Au son d’une bande originale à la fois martiale et rédemptrice composée par Arthur Bison, six interprètes et danseurs s’envolent, tournoient, se débattent sur scène dans une obscure clarté pendant plus d’une heure. À l’image du « langage chorégraphique », mêlant danse, théâtre, cirque et cinéma, développé par Raphaëlle Boitel, à l’origine de La chute des anges qui se prend ses quartiers vendredi 16 et samedi 17 octobre aux Salins. Comme des morts vivants, ils « s’accrochent à la vie » dans un « univers sans contrôle », indique le programme de la scène nationale de Martigues.
« Que deviendrait notre monde si même les anges ne pouvaient plus voler ? », interroge Raphaëlle Boitel dans ce spectacle où elle met en scène « un groupe d’hommes et de femmes, manœuvrés, survivants d’un monde sans silence et sans soleil », qui « se regardent sans se voir ». Une dystopie aux relents hélas actuels déployés au milieu d’un décor fait de structures métalliques et mât chinois qui impriment le rythme d’un Big Brother dont six âmes en peine doivent se défaire. Parmi le groupe, « un grain de sable, un personnage qui cherche sans le savoir, la lumière enfouie en chacun de nous », est-il mentionné dans les intentions de ce spectacle clin d’œil à « l’allégorie de la caverne. Et si rien n’était irrévocable ? ».
Vendredi 16 octobre à 20h30 et samedi 17 octobre à 19h. Entre 10 et 20 euros. www.les-salins.net

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