La Marseillaise : Pour les personnes qui ne vous connaissent pas encore, qui êtes-vous Samuel Bambi ?
Samuel Bambi : Je suis comédien, humoriste, j’ai commencé ce métier à l’âge de 17 ans dans le Jamel Comedy Club avec mon ami Younes Depardieu on formait le duo « Younes et Bambi ». Je me suis ensuite lancé dans une carrière solo, j’ai participé à l’émission Clique de Mouloud Achour j’ai lancé mon spectacle Machine ! et en 2026 j’ai gagné la dernière saison de Danse avec les Stars. Je suis donc actuellement le plus grand danseur de 202- (rires).
Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir humoriste ?
S.B. : Je ne sais pas ça a toujours été en moi, je crois que c’est parce que j’ai toujours été entouré d’une famille hilarante. J’ai toujours côtoyé des gens drôles que ce soit les amis de mes parents ou mes amis. J’ai été baigné très tôt dans des sketches on avait des DVD ou des cassettes à la maison d’Eli Kakou, Gad el Maleh ou encore Les Inconnus par exemple. Dans ma classe j’étais le petit mec qui faisait rire tout le monde. Finalement, ce n’est qu’une continuité des choses.
Quels sont les sujets abordés dans votre spectacle « Machine ! »
S.B. : Machine c’est mon premier spectacle solo. Il faut savoir qu’un premier spectacle c’est toujours une carte de visite de l’artiste, on découvre qui il est, sa façon d’écrire, d’être, ses mimiques et sa façon de penser. J’ai décidé de partir sur un spectacle qui porte ce nom pour parler d’un garçon qui pense pouvoir tout faire et tout réaliser dans la vie mais petit à petit il se rend compte que pas du tout et il se prend un mur en pleine face. Le tout agrémenté de nombreux sujets d’observations, c’est aussi l’occasion pour moi de me raconter, de parler de mon rapport avec ma mère, la technologie et autre. Au début du spectacle par exemple je suis sur mon canapé en train se scroller sur Instagram et je vois la story d’une mannequin qui demande « qui est à Hambourg ? », je décide de lui répondre parce qu’un peu comme tout le monde sur les réseaux sociaux on se sent pousser des ailes. Derrière notre téléphone on commente tout, on parle de tout alors que dans la vraie vie ce n’est pas la même chose ! Moi je peux insulter UBER sur Twitter parce qu’ils m’ont facturé 2 euros de trop mais en vrai je n’ose même pas demander au chauffeur de tourner à gauche (rires)… Donc voilà je vais dire à cette mannequin que j’arrive jusqu’à ce que bien évidemment je me retrouve devant elle. Et pour la suite, il faut venir au spectacle pour savoir ce qu’il se passe.
Est-ce que vous vous inspirez de la vie, de ce que vous voyez et vivez au quotidien pour écrire ?
S.B. : Je m’inspire de choses qui me sont arrivées, qu’on me raconte ou que je vois. Je suis accompagné d’un super collègue qui s’appelle Jonathan de Mayo pour écrire et souvent quand on se voit on ne se dit pas « Bon allez on va écrire des blagues » mais on discute beaucoup, on raconte ce qui nous offusque,pas seulement ce qui nous fait rire, ce qui nous fait pleurer aussi et cela peut nous emmener à des situations drôles.
Au-delà du spectacle, vous incarnez sur les réseaux sociaux des personnages, un peu comme des caricatures ça cartonne d’ailleurs. D’où vous vient cette inspiration-là ?
S.B. : Je suis très observateur de ce qu’il se passe sur les réseaux et par exemple quand je vois que les gens se sont bien imprégnés d’une tendance je me dis ok maintenant tout le monde l’a en tête donc je peux le faire à ma sauce. Par exemple j’en ai fait une sur un restaurant un peu conceptuel où on ne comprend pas ce qu’on mange et ça nous est déjà arrivé à tous d’aller dans un restaurant où le serveur t’explique pendant une heure ce que tu vas manger alors qu’en vrai on s’en fout ! Je crée aussi des personnages qui n’existent pas comme l’agent de star dans le métro parisien qui a bien marché aussi.
Vous en parliez plus tôt, vous avez remporté la dernière saison de Danse avec les stars, que vous a apporté cette expérience ?
S.B. : Danse avec les stars a été la plus grande expérience de ma vie. J’ai beaucoup hésité à le faire parce que je ne savais pas si j’aillais être ridicule ou si c’était ma place en tant qu’humoriste. Comme je vous l’ai dit, mon métier c’est de faire un pas de côté par rapport à ce qu’il se passe dans la société pour en faire des parodies et là, on me demandait d’être premier degré, d’être moi, de montrer mes émotions etc. Et au final j’ai appris plein de choses comme la rigueur, l’abnégation, ne jamais rien lâcher grâce à ma coéquipière Anna Riera. Même si c’était très difficile je suis très heureux d’être allé au bout, d’avoir réussi aussi grâce au dépassement de soi. J’ai eu une formation du métier d’artiste dans sa globalité avec ces danseurs qui se dévouent à leur corps, à leur métier et c’est incroyable. Cette émission m’a aussi permis de réaliser mon rêve d’enfant parce que la danse m’a toujours animée étant un grand fan de Michaël Jackson.
Votre métier, c’est de faire un pas de côté dans la société. Justement, quel regard portez-vous sur la situation actuelle en France ?
S.B. : Il est évident que le monde n’est pas simple mais il me semble qu’il ne l’a jamais été quelles que soient les générations. Malheureusement les guerres, la pauvreté… ont toujours existé, aujourd’hui il y a des gens qui essaient de déconstruire la France ou de nous dire tous les jours que ça ne va pas mais je crois qu’on doit essayer de rester optimistes parce que nous avons de la chance de vivre ici.