Tag: spectacle

  • À Saint-Menet, les minots des Mecs font le cirque

    À Saint-Menet, les minots des Mecs font le cirque

    « Je suis l’étoile de la Reynarde ! » s’écrie Kylian en s’élançant sur le trapèze, bras écartés et tête en bas. Un des cinq ateliers déployés par la Fondation culture et diversité, le Centre international des arts en mouvement (Ciam) et l’Association médicosociale de Provence (AMSP) dans le parc du château de la Mecs à Saint Menet, dans le 11e arrondissement.

    « C’est un projet artistique et sportif qui s’étend sur deux ans, avec une succession d’ateliers de médiation culturelle, de stages de cirque, pour tous les enfants qui y participent, de 5 à 18 ans », explique Valentine Bellone, responsable pédagogique du Ciam, « on va même les emmener au spectacle pour les festivals Jours et Nuits de cirques et Nuits du Magic… ». La Fondation culture et diversité, qui œuvre depuis vingt ans en faveur de l’égalité des chances par l’accès aux arts et à la culture, lançait ces 27 et 28 août dans les Bouches-du-Rhône son programme Arts, cultures et publics en Mecs. « On avait connaissance de cette expérience menée dans le Nord, on s’est dit qu’on allait la reproduire ici, en plus grand », s’enthousiasme Valentine Bellone au milieu des dizaines d’enfants qui se familiarisent au jonglage, à la voltige ou à l’équilibrisme encadré par les animateurs circassiens et éducateurs sociaux.

    « J’ai pris la confiance »

    Sur le câble de fer tendu à trente centimètres du sol, Liam, 9 ans, « bientôt en CM2 », tente d’avancer sans perdre l’équilibre. « J’ai pas peur de glisser et de tomber, ça m’arrive tout le temps », lâche-t-il, fier du mètre parcouru. « Les arts du cirque sont un vecteur extraordinaire pour le développement, atteste Valentine, pour la motricité, la gestion des émotions, l’esprit de coopération, le respect des règles ». Ou la prise de risque maîtrisée. Comme pour Samra, 13 ans, perchée sur le grand trapèze à quelque mètre du sol, en fait l’expérience. Rapidement à l’aise, elle s’élève dans l’air et exécute une figure élégante. « Je fais de la danse », avoue-t-elle. Elle appréhendait cependant cette première expérience de voltige « à cause de la hauteur ». L’adolescente en ressort grisée par la sensation de liberté : « après, j’ai pris la confiance et quand on se lâche, avec l’élan c’est trop bien ».

    Plus loin, Louis, intervenant du Ciam, donne des conseils pour manier le diabolo à Younès, 17 ans, qui préfère rester au sol : « je n’aime pas trop la hauteur ». Evan quant à lui, n’en revient pas de son exploit : « j’ai marché sur le fil ! Pourtant j’ai peur quand c’est dangereux, mais ils m’ont motivé ». Dans un groupe de petits, il faudra à Louis plutôt remettre en face de la réalité les prétentions de deux minots qui pensent savoir « déjà jongler avec trois balles », au regard de la maîtrise qu’ils ont d’une seule. La concentration sera de mise. Découverte, sensibilisation, exaltation, mais aussi un temps calme avec l’atelier du musée numérique créé par La Villette installé dans une des salles du château. Des tables d’écolier, une projection sur écran et des tablettes devant eux, les enfants sont invités à entrer dans l’univers des collections des musées nationaux en « likant » des images.

    Mickael Roman, directeur des deux mecs de l’Amsp fait le tour des ateliers un sourire aux lèvres. Il ne cache pas son bonheur d’assister à ces parenthèses magiques dans les parcours marqués par les ruptures et fragilités multiples des petits et des ados qu’il accueille sur les sites de Saint-Menet et de l’Arbois : « Sans l’aide de la Fondation, on n’a pas les moyens de financer ce type de projets, pourtant essentiel ». Qui pourrait même créer des vocations.

  • La Breaking Cup sur la scène de l’opéra

    La Breaking Cup sur la scène de l’opéra

    Le petit nouveau s’apprête à clore le programme des événements annuels du groupe La Marseillaise. La Breaking Cup revient pour une 5e saison, entre le 7 et le 13 septembre. Une semaine complète d’activités est prévue autour de la culture urbaine avec, en point d’orgue, une compétition de breaking qui se tiendra le dimanche 13, dans un cadre majestueux. Après le Palais du Pharo, celui de la Bourse ou encore l’espace Bargemon, ce tournoi réunira les participants sur le parvis et sur la scène de l’Opéra de Marseille. La Ville ouvre cet écrin d’exception pour l’occasion.

    Le hip-hop entre

    sur la scène de l’opéra

    « Ouvrir l’opéra pour un tel événement, ce n’est pas anodin. Nous voulons porter à Marseille la pratique du sport libre et que celui-ci ait accès à des lieux privilégiés », souffle Yahya Güngörmez, adjoint délégué aux équipements sportifs. Mardi matin, lors de la conférence de presse réalisée dans la salle des Rotatives de La Marseillaise, le programme de la semaine a été détaillé [voir ci-contre]. La place du refuge, au Panier, sera l’hôte de la première journée, puis la Breaking Cup se déplacera dans la ville et au-delà. La Busserine, le 15e arrondissement mais également Septèmes-les-Vallons et Port-de-Bouc seront aussi des terres d’accueil pour cette édition 2026.

    Plusieurs ateliers danse, écriture et graff rythmeront la semaine. Une exposition photo est également prévue « pour mettre en valeur des danseurs hip-hop d’exception ». Cette exposition a été concoctée par le photographe lillois Lamine Jammeh, de son nom d’artiste Lemz.O. Le clou du spectacle sera la journée de dimanche avec la compétition de breaking à l’opéra de Marseille. Pour cela, l’organisation a mis les bouchées doubles en accueillant un jury international composé de neuf personnes, ainsi que 3 disciplines différentes : le popping, le hip-hop et le breakdance.

    Le planning démarrera dès 10h avec des présélections sur le parvis de l’opéra. À partir de 14h30, les 8es de finale débuteront sur la scène principale et les différentes disciplines défileront au fur et à mesure. L’accès sera gratuit pour tous les spectateurs. « Je suis honoré d’être directeur artistique et d’être accueilli à l’opéra, c’est une première pour la culture hip-hop », expliquait Mofak, une nouvelle fois désigné directeur artistique.

    AU PROGRAMME

    7 septembre

    Ateliers sur la place du Refuge (2e arr.), de 16h30 à 19h30, suivis de la soirée de lancement dans la salle des rotatives de La Marseillaise, de 18h30 à 21h.

    8 septembre

    Ateliers sur la plaine des Sports à la Busserine (14e arr), de 16h30 à 19h30.

    9 septembre

    Ateliers à La Paternelle (14e arr.), de 16h30 à 19h30.

    10 septembre

    Ateliers dans le 15e arr. (le lieu n’est pas encore fixé), de 16h30 à 19h30.

    11 septembre

    Ateliers à la Gavotte Peyret à Septèmes-les-Vallons suivi d’un repas partagé et d’un ciné plein air. De 16h30 à 22h30.

    12 septembre

    Ateliers à Cours Landrivon à Port-de-Bouc, suivi d’un repas partagé et d’un ciné en salle. De 10h30 à 18h.

    13 septembre

    De 10h à 19h, finale de La Marseillaise Breaking cup, sur le parvis de l’opéra (1er arrondissement) puis sur la scène de l’opéra pour les derniers danseurs sélectionnés.

    ILS ONT DIT

    Léo Purguette, président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise

    « La Marseillaise Breaking Cup fait écho à nos valeurs et se trouve à l’intersection du sport, de la danse et de la culture. C’est un événement gratuit regroupant un public populaire. Nous sommes ravis de l’extension vers les villes de Septèmes-les-Vallons et Port-de-Bouc pour cette nouvelle édition. »

    Maryan Barthélémy, directeur des événements de La Marseillaise

    « La culture breakdance est tirée du mouvement culturel et sportif. C’est une discipline qui propage le goût de l’effort ainsi que la fraternité, une notion chère à notre journal. Cette 5e saison de La Marseillaise Breaking Cup s’annonce remplie de surprises et de nouveautés. Nous remercions la Ville pour la mise à disposition de l’opéra. »

    Yahya Güngörmez, élu de Marseille délégué à la pratique sportive libre

    « Tout d’abord, La Marseillaise est un journal qui m’est cher, c’est le journal de la Résistance et je voulais lui souhaiter un bon anniversaire. C’est important. Le breakdance est un art qui se fait sans club, sans licence, au sein même des quartiers. La discipline s’inscrit pleinement dans les idées de la Ville. »

  • [C’est l’été] Fête de la Saint-Loup à Solliès-Ville

    [C’est l’été] Fête de la Saint-Loup à Solliès-Ville

    Puis, la troupe « Première » donnera un spectacle gratuit « Zoom sur Mamma Mia ! », en référence au célèbre film se déroulant sur une île grecque. La soirée se termine par un bal en accès libre.

    G.C.

  • Pendant deux jours, Embrun vit à l’heure médiévale

    Pendant deux jours, Embrun vit à l’heure médiévale

    Du matin au soir, ce jeudi et vendredi, les rues d’Embrun prennent des airs de cité médiévale. De 10 à 22h, c’est presque chaque demi-heure qu’a lieu une nouvelle animation. Bien sûr, il y a toujours les habituels temps forts de la fête, avec le marché médiéval, qui réunit plus de 40 exposants sur la place Dosse et la rue Clovis Hugues, de 10h à 19h les deux jours, et en nocturne jusqu’à 22h le jeudi. Sur la place Barthelon et la place aux Herbes, l’Ost des temps jadis, en armure rutilante, propose des démonstrations d’escrime et des initiations au tissage, travail du cuir et tir à l’arc.

    À l’occasion du projet européen Alcotra entre les régions italiennes et françaises, une quinzaine de lanceurs de drapeaux et musiciens italiens animeront les rues. La compagnie El Giullari Del Diavolo propose, elle, des spectacles fixes et déambulatoires de comédie, jonglage, magie, acrobaties, performances de feu, musique et danse. De son côté, la compagnie Les Joyeux Tourdions invite durant les deux jours à des initiations aux danses médiévales.

    Le soir, défilé costumé

    et jongleries

    La nuit tombée, à l’émulation s’ajoute la féerie. Le jeudi à 20h30 s’élancera le défilé costumé avec musiciens et jongleurs depuis la place Saint-Marcellin, tandis qu’à 21h15 l’Ost des temps jadis délivre un conte médiéval, animé de jonglerie, épées et bâtons de feu sur la place Barthelon. Le vendredi soir, après le banquet médiéval au jardin du roc, de 20h30 à 22h, les compagnies El Giullari del Diavolo, Vidofnir et Kazan proposeront successivement des spectacles de danse, jonglerie et musique. Les festivités, nombreuses, ont de quoi faire tourner la tête.

    Le programme complet
    est à retrouver sur le site
    de la ville d’embrun

  • [C’est l’été] Six siècles d’histoire de La Ciotat racontés sur les planches

    [C’est l’été] Six siècles d’histoire de La Ciotat racontés sur les planches

    « Le concept de ce spectacle, c’est de mettre en valeur des personnages qui ont marqué l’histoire de La Ciotat et La Provence », explique Mireille Benedetti, présidente de l’association « La Ciotat, il était une fois » et scénariste et metteuse en scène du spectacle La Ciotat, il était une fois 600 ans d’histoire. « Je voulais mettre en valeur la particularité de La Ciotat : les habitants se sont toujours battus pour préserver l’authenticité et les valeurs de la ville », ajoute-t-elle. Le spectacle commence en 1429, date de création de la ville, marquant la prise d’indépendance par rapport à la ville voisine, Ceyreste. « Il y a neuf actes, un final et un entracte », précise Mireille Benedetti.

    Pour petits et grands

    Le spectacle « est prévu pour touristes et locaux, petits et grands », insiste-t-elle. La scénariste travaille depuis six mois sur le spectacle. Au printemps, l’association a lancé des castings pour réunir 100 acteurs, « la plus petite à 2 ans et demi, le plus âgé 83 ans », dit-elle. Pour les combats, ce sont des escrimeurs professionnels, provenant de la troupe des Dragons de Condé de Fréjus. Les 100 comédiens incarneront au total 500 personnages.

    Les portes du Théâtre de la mer s’ouvriront, jeudi et vendredi, à partir de 18h. Dès 18h30, des animations sont prévues pour « vivre agréablement l’attente ». Une taverne gourmande tenue par l’association sera sur place. Le spectacle commence à 20h. « Il reste des places ! », indique Mireille Benedetti. Pour s’en procurer, il y a une billetterie en ligne sur « Helloasso.com La Ciotat, il était une fois ». Il est également possible d’obtenir des billets, ce mardi matin et à partir de 20h au comité des fêtes de La Ciotat, puis mercredi, jeudi et vendredi dès 17h au Théâtre de la mer. Un accès PMR est prévu. Le tarif est de 20 euros pour les adultes, 15 euros pour les enfants de moins de 12 ans et pour les groupes à partir de 10 personnes.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Les Nuits magiquesprolongées à Fontaine-de-Vaucluse

    [C’est l’été] Les Nuits magiquesprolongées à Fontaine-de-Vaucluse

    Prolongées, les Nuits magiques se termineront finalement le 23 août prochain.

    A.GC.

    À partir de 21h30. Gratuit

  • [C’est l’été] La fête entre ciel et terre pour le 15 août

    [C’est l’été] La fête entre ciel et terre pour le 15 août

    Karaoké géant, espace pétanque ou encore battle de danse, la soirée du 15 août sur l’esplanade du J4, à Marseille, a enchanté petits et grands jusqu’au bout de la nuit. Plusieurs milliers de personnes se sont réunies pour observer le feu d’artifice. Mais en attendant le lancement du spectacle aérien à 22h, familles et amis ont donné de la voix lors du karaoké géant : « Je suis là depuis 20h, l’ambiance est magnifique, je m’amuse beaucoup ! », se réjouit Daphné, 29 ans, qui espère entonner « Ma philosophie » d’Amel Bent. Les uns après les autres, des spectateurs volontaires grimpent sur scène pour devenir « la star de la soirée », lors de ce rendez-vous désormais incontournable de l’été marseillais. En attendant leur tour, Jade et sa meilleure amie Lia, 9 ans, se préparent à prendre le micro : « La soirée est trop bien ! On veut chanter du Jul ! » Afin de ravir tous les goûts, 400 titres étaient proposés, entre tubes des années 80 et rap français. Plus tard dans la soirée, « Ma philosophie » a résonné sur l’esplanade, pour le plus grand bonheur de Daphné, tandis que Jade et Lia ont repris leurs morceaux favoris sous les projecteurs.

    Loin du micro, la fête proposait aussi plusieurs animations pour varier les plaisirs. Une fois le karaoké terminé, pour Jade et Lia, le programme était déjà tout tracé : « On va faire l’atelier de customisation de casquettes ! », s’impatientent les deux fillettes, qui ont déjà en tête leurs créations, à l’effigie de leur chanteur préféré : « On va mettre le signe de Jul sur la casquette ! »

    Un spectacle « original et créatif »

    Le moment que tout le monde attendait apparaît dans le ciel une fois la nuit tombée. Il est 22h et les premiers feux d’artifice scintillent sous les yeux ébahis des enfants comme des plus grands. « Il y en a partout ! C’est trop beau », s’exclame Noam, 10 ans, impressionné par le ballet aérien. Le show dure une vingtaine de minutes. Rouge, vert, bleu, doré, les formes et les couleurs s’enchaînent. Drones et pyrotechnie créent ensemble des tableaux mettant à l’honneur le patrimoine méditerranéen : bateau à voile, cerf-volant, colombe, soleil ou encore la Bonne Mère. Le spectacle se termine sous les applaudissements du public, conquis.

    Venu entre amis, Jean-Louis est séduit par l’originalité du spectacle : « C’est chouette, l’idée du feu d’artifice avec les drones, ça rajoute quelque chose, souligne-t-il. J’ai trouvé ça très original et très créatif ». Son amie Aurélie ajoute : « C’est aussi sympa d’avoir fait l’événement avec le karaoké, ça rassemble les gens ». Le groupe, venu spécialement pour le feu d’artifice, a également profité du grand karaoké qui a repris juste après le spectacle : « On a chanté, pas sur scène, mais on a chanté du Johnny ! » Les musiques se sont finalement enchaînées jusqu’à minuit, mais l’été marseillais ne s’arrête pas là. Le prochain rendez-vous est donné au stade nautique Florence-Arthaud, le vendredi 21 août, pour un DJ set signé Orisha, de quoi prolonger les festivités jusqu’à la fin de l’été.

    Andréa Goyard-de Castro

  • [Week-end] Estérel Caravaning à Saint-Raphaël, le camping version luxe

    [Week-end] Estérel Caravaning à Saint-Raphaël, le camping version luxe

    Ici, pas de danse des tongs. Encore moins lors des soirées blanches, tradition bimensuelle lors de laquelle les clients se parent de blanc pour assister à un show en grande pompe, au bord de la piscine. « Je n’ai jamais été invitée aux soirées d’Eddie Barclay, alors j’ai voulu faire pareil. Et en mieux, vous allez voir », parie Aurore Laroche, instigatrice de ces moments voluptueux. Surtout en cette soirée des 50 ans d’Esterel Caravaning, pour laquelle la directrice n’a pas lésiné sur les moyens afin d’offrir un spectacle digne d’un grand cabaret mêlant chant, danse, musique, dans une scénographie époustouflante, loin de l’idée qu’on se fait du camping.

    Un site « hors-norme »

    Dans la droite ligne de l’extravagance assumée de ce bout de femme de 58 ans aux cheveux courts blonds platine, robe de froufrous, énergie rotor et main de fer dans un gant de velours, qui passe entre les tables pour discuter avec chacun des convives, habitué ou nouveau venu. Son but : continuer à faire de l’établissement, créé par ses parents, Jean et Jacqueline, en 1976, « un camping hors norme ». Car dès son ouverture, il s’est distingué par un « concept avant-gardiste » : des salles de bain indépendantes sur les emplacements. Doté de 164 pour camping-car et caravane (pas de tente) et 331 mobile homes sur 12 hectares entre le massif de l’Estérel et la rade d’Agay, le camping n’a cessé de grandir. Ce « qui n’était qu’un espace de garrigue brute », retrace Aurore Laroche, compte désormais 298 000 plantes : « Je plante 10 000 plantes, arbres, fleurs par an, depuis 20 ans, par passion et pour compenser ma dépense carbone », annonce-t-elle. Et s’il offre des services classiques (supérette, piscine, terrains de pétanque, snack…), tout y est plus grand. Parc aquatique d’un hectare, restaurant semi-gastronomique, plage artificielle avec vue sur l’Estérel, terrains de padel, salle de squash, et un grand nombre d’activités entièrement gratuites. Et surtout, des emplacements et bungalows pour certains dotés de piscines et de spas, avec des prix grimpant jusqu’à 9 800 euros la semaine pour 12 personnes en pleine saison. « Mais il y en a pour tout le monde », assure Aurore Laroche : 805 euros pour un mobile home 2/3 personnes, 560 euros pour un emplacement standard. Laure et Stéphanie, plus habituées aux villas et aux hôtels, ont trouvé leur compte avec un mobile home agrémenté d’un spa : « C’est important d’être installé confortablement. Il y a toutes les infrastructures, la supérette, les animations pour enfants, dans un cadre magnifique », se réjouissent-elles. Mourad, Christine et leur fils Kamil, venus du Nord, sont des habitués. « Je suis venue ici pour la première fois en 1982 », raconte Christine, qui a vu le camping se transformer depuis. Installés au premier rang pour le spectacle, avec les autres fidèles, ils passent tous leurs étés ici, eux qui y sont propriétaires d’un mobile home : « La baie d’Agay et l’une des plus belles de la région, et ici, on a trouvé un esprit familial, de la convivialité, et un cercle d’amis qu’on revoit chaque année ». Au sein duquel on retrouve Claude et Florence, assis à la table d’à côté, originaires de l’Essonne, et qui viennent depuis 1993 dans « ce camping découvert par hasard. Maintenant, ce sont nos enfants qui y amènent les leurs, la tradition se perpétue ». Pour eux, le quotidien, c’est surtout la plage. « Et un peu la pétanque parce qu’ici, c’est facile de gagner », s’amuse Claude, en taquinant Kamil, annonçant la revanche du lendemain. Comme dans n’importe quel camping, finalement.

  • [Fête du 15 août] Pluie de festivités dans le ciel marseillais

    [Fête du 15 août] Pluie de festivités dans le ciel marseillais

    Karaoké géant, spectacle de drones ou encore feu d’artifice, tout Marseille est invité aux festivités exceptionnelles de ce samedi 15 août. La soirée se déroulera face à la mer, sur l’esplanade Gisèle-Halimi au niveau du J4, dans une ambiance que la Ville promet « conviviale et festive, pour toutes les générations et toutes les envies ».

    Dès 19h, le micro est tendu au public !

    Devenu un rendez-vous incontournable de l’été marseillais depuis sa création en 2021, le célèbre karaoké en plein air fait son grand retour pour cette nouvelle édition. Le temps d’une soirée, Marseillais et visiteurs sont conviés à « monter sur scène et devenir la star de la soirée ». Amateurs de R&B comme passionnés de chanson française, tout le monde pourra chanter en chœur, puisque le répertoire de cette année compte plus de 400 titres. Des tubes intemporels des années 80 au rap français, en passant par l’afrobeat, il y en aura pour tous les goûts.

    Un spectacle insolite dans les airs

    C’est le temps fort de la soirée. Dès 22h, le public pourra lever les yeux vers un spectacle aérien hors norme sous le thème de la « Méditerranée poétique ». Le traditionnel feu d’artifice s’associe à un ballet de drones inédit, conçu par le renommé Groupe F. Un rendez-vous d’une vingtaine de minutes « à découvrir et à partager en famille ou entre amis », soulignent les organisateurs. Ensuite, le karaoké reprendra de 22h30 à minuit, afin de clore la soirée comme elle avait commencé : en musique.

    Autour de la scène, l’ambiance sera de mise toute la soirée avec six stands d’animation ouverts à tous, un espace détente, une aire de pétanque et un coin restauration avec food trucks et bars installés en bord de mer.

    L’événement est entièrement gratuit et accessible à tous. La scène du karaoké dispose d’un accueil inclusion tandis qu’un accès PMR est prévu sur l’esplanade de la Major pour profiter du spectacle pyrotechnique. À noter qu’en cas de mauvais temps, les festivités pourront être reportées au dimanche 16 août.

    Andréa Goyard de Castro

    Circulation modifiée à retrouver sur marseille.fr

  • La cité des Papes d’Avignon de nuit

    La cité des Papes d’Avignon de nuit

    Cet édifice est le témoignage de la succession de neuf papes à Avignon au XIVe siècle. La visite permet de comprendre les étapes et les techniques de construction du palais, mais aussi de se rendre compte du pouvoir et du faste de la papauté.

    La visite dure 1h45 et inclut les trois jardins : le verger urbain, le jardin pontifical et le jardin des papes. La jauge est limitée à 30 personnes, ce qui donne l’impression aux visiteurs d’être seuls dans la cité. Le Palais des Papes n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite en raison d’un très grand nombre de marches. Les tarifs vont de 22 à 25 euros.

    Gabrielle Cartellier.

    Réservation sur le site du Palais des papes, visite à 21H30 les vendredis et samedis d’août.