« Cela nous a donné du fil à retordre mais on est arrivé à un consensus entre nous. » Ce lundi soir en séance du conseil communautaire du Grand Avignon, Grégoire Souque, maire (RN) de Morières, n’évoque pas le vote du budget. Le vice-président en charge des déchets fait état de la révision du règlement d’accès aux déchetteries du territoire. Un document pourtant modifié en février dernier qui visait « à améliorer l’accueil, la fluidité et l’équité d’accès aux équipements », exposait alors le Grand Avignon.
Mais, à l’usage et face aux nombreuses complaintes des particuliers, la collectivité a revu sa copie. « Toujours à l’écoute de ses usagers, le Grand Avignon fait évoluer les conditions d’accès à ses déchetteries pour proposer un service public plus souple et mieux adapté aux réalités du quotidien », indique pudiquement, dans un communiqué, l’agglo ce mardi. La norme reste le plafonnement à 18 passages par an dans la limite de 3 m3 par jour. Un seuil jugé trop faible, notamment pour l’évacuation de végétaux.
Ainsi, à compter du 1er octobre, 10 passages supplémentaires par an sont autorisés pour les végétaux. Et même 10 encore de plus pour les « personnes soumises à une obligation légale de débroussaillement, sur présentation d’un justificatif », précise le Grand Avignon. Attention, ces 10 passages en sus « ne sont pas automatiques : ils doivent faire l’objet d’une demande anticipée auprès du Grand Avignon, afin de permettre l’enregistrement et le traitement du dossier ». Second changement notable, une dérogation exceptionnelle peut être accordée pour des apports volumineux, au-delà des 3 m3 quotidiens. Et ce en cas de décès, sinistre ou déménagement. Là encore, il faudra montrer patte blanche en prévenant au moins 96 heures avant, une offre uniquement valable sur le site d’Avignon Courtine.
Enfin, les particuliers pourront accéder aux déchetteries avec un utilitaire jusqu’à 3,5 tonnes, style camionnette et grand fourgon. Interpellé par Annick Dubois (PS) sur le fait que cette disposition pouvait inciter les professionnels à se faire passer pour des particuliers et éviter de payer, le président Olivier Galzi, président (DVD) assume ce « risque et ne pas pénaliser l’usager », qui serait moins tenté par un dépôt sauvage.

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