Les Olympiens ont peut-être déjà atteint leurs limites

C’est un Bruno Genesio résigné qui s’est présenté face à la presse, dans les entrailles d’un stade Louis II à l’image de son OM, en chantier.

Avec une grosse différence. Car la date de rénovation de l’enceinte monégasque est connue. Alors que les travaux entrepris pour construire un groupe marseillais cohérent et compétitif sont à l’image de l’arrivée du nouveau métro de Marseille : hypothétiques.

Après le feu d’artifice d’ouverture contre Strasbourg au Vélodrome, l’OM devait montrer sa capacité à enchaîner. En passant un test de niveau chez un adversaire a priori plus solide que les Alsaciens.

« Même si le score est en notre défaveur et que nous sommes très déçus, il faut savoir prendre un peu de hauteur et regarder ce qui s’est passé dans le match ». Bruno Genesio a cherché le positif, dans une soirée où rien n’a semblé tourner en faveur de ses hommes. Il voit même « un match plutôt équilibré, quand on regarde bien au niveau statistique. La différence, c’est que Monaco a concrétisé ses temps forts, ce que nous n’avons pas réussi à faire ».

Genesio assume

Lors de l’ouverture, c’est après le repos que l’OM a trouvé les ouvertures, après avoir tenté de forcer le verrou alsacien. À Louis II dimanche, « où nous avons eu dix premières minutes encourageantes », estime l’entraîneur phocéen, rien n’est allé dans le sens des Marseillais.

À commencer par le but encaissé sur la première occasion monégasque du match. « Il est un peu casquette ! » peste Bruno Genesio. Or, au-delà de semer le doute dans les esprits olympiens, la réussite de Paris Brunner a mis en lumière les limites actuelles du groupe marseillais.

Avec un collectif qui a trop rapidement lâché prise. Certains joueurs ont donné le sentiment de renoncer à se battre, avant même la fin de la première période. À l’image de Geoffrey Kondogbia, maintenu en défense centrale et qui a raté sa soirée, ou Quinten Timber, fantomatique et remplacé à la pause par Keyliane Abdallah. « Peut-être ne l’ai-je pas placé dans les meilleures conditions ? » s’excuse Bruno Genesio, admettant surtout « qu’il faut assumer ses choix, quand ils sont bons, mais aussi mauvais ! »

Le Néerlandais était peut-être taraudé par sa situation personnelle. Ne sachant pas s’il va rester, il est possible qu’il ait déjà eu la tête ailleurs.

À Monaco, il y a donc eu la défaite. Mais aussi les sorties sur blessure de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi. Le premier souffre d’une blessure musculaire et le second a été touché au genou. La durée de leur absence n’est pas encore connue, mais Bruno Genesio devra visiblement faire sans eux, au moins pour la réception du Paris FC, dimanche en clôture de la troisième journée.

Avec la perspective d’autres départs à venir, et la probabilité qu’il n’y aura aucun renfort, il se montre fataliste. « Je devrais m’adapter à cet effectif et être capable d’en tirer le maximum. » Avant de soupirer, « je suis bien content que cela se termine », au sujet d’un marché des transferts atypique pour l’OM cette saison.

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