Tag: Ligue 1

  • Himad Abdelli, un talent olympien encore à polir

    Himad Abdelli, un talent olympien encore à polir

    Le mal-aimé de la saison passée a peu à peu redoré son image. En difficulté, avec des prestations souvent moyennes, voire ternes, jusqu’à la première trêve internationale, Himad Abdelli semble depuis avoir trouvé sa place dans le onze olympien. Sous les ordres de Bruno Genesio, le milieu offensif de 26 ans retrouve progressivement le niveau qui avait fait sa réputation et lui avait valu de nombreux éloges lors de son passage au SCO d’Angers. « C’est un technicien altruiste, qui met son talent au service du collectif et privilégie le jeu de l’équipe à sa réussite personnelle », souligne Gérald Baticle, son premier entraîneur en Maine-et-Loire, où il l’avait accueilli en juin 2022. Le Normand venait alors de quitter Le Havre, son club formateur, où il avait évolué durant quatre saisons en Ligue 2.

    « C’est un garçon qui bosse beaucoup, qui est à l’écoute et qui cherche toujours à progresser. Et ça se voit. Il évolue d’année en année, voire même de match en match », ajoute l’actuel sélectionneur de l’équipe de France Espoirs. Il avait rapidement identifié chez lui un véritable passionné de football, mais surtout de l’OM, un club qui a toujours occupé une place particulière dans son cœur. « Alors qu’il était encore joueur d’Angers, on s’est croisé dans le Vélodrome il y a deux ans, où j’étais venu observer Quentin Merlin. Il m’avait déjà confié son amour pour l’OM. C’est beau de le voir aujourd’hui porter les couleurs d’un club qui lui tenait tant à cœur », se réjouit Baticle.

    Les qualités doivent

    se traduire en actes

    Mais ceux qui ont suivi de près son parcours sont convaincus qu’il a encore une marge de progression. « C’est un joueur plein de potentiel, mais qui n’en exprime pas encore toutes les qualités. À l’OM, il doit franchir un cap en gagnant en régularité et en continuité dans son jeu pour enfin confirmer les attentes placées en lui », estime Paolo Rongoni, ancien directeur de la performance de l’équipe nationale d’Algérie. Il a côtoyé Himad Abdelli avec les Fennecs, sous les ordres de Vladimir Petkovic, de mars 2024 à juillet 2026. Le technicien italien connaît bien l’environnement olympien, pour avoir également été directeur de la performance au sein du staff de Rudi Garcia (entre octobre 2016 et juin 2019). « À l’OM, les qualités ne suffisent pas. Il faut les traduire en actes. »

    Selon lui, le milieu offensif international algérien dispose d’une puissance physique supérieure à la moyenne, mais manque d’endurance. Une lacune qui pourrait expliquer son irrégularité sur le terrain. Rongoni estime que cette faiblesse le pénalise particulièrement à Marseille, où l’OM attend davantage de créativité de son numéro 10. « S’il parvient à comprendre que son meilleur positionnement se situe un peu plus bas, dans l’entrejeu, Himad pourrait devenir un joueur vraiment intéressant », avance son ancien préparateur physique, qui le rapproche du profil d’un compatriote, l’Arlésien Ismaël Bennacer.

  • Amine Harit retrouve la route du succès à l’OM

    Amine Harit retrouve la route du succès à l’OM

    Si l’OM est en train de redorer son blason, au moins en Ligue 1, Amine Harit est bien un acteur important de ce redressement. Dans une bonne forme, l’international marocain a confirmé, ce dimanche, lors de la victoire au Vélodrome contre Toulouse (2-0). Imprévisible pour la défense adverse, impérial à la conservation du ballon, au top techniquement, l’ancien joueur du FC Nantes a multiplié les actions de classe. Son entame de partie a été idéale avec ce but après 63 secondes de jeu, d’un extérieur du pied bien senti.

    Élu homme du match, Harit a préféré mettre en avant la performance collective. « Mon trophée d’homme du match est un trophée d’équipe pour moi. Ça m’importe peu. Aujourd’hui, je suis fier. On a su faire le dos rond quand c’était plus compliqué », a-t-il expliqué au micro du diffuseur. Même lorsque les Olympiens ont subi, lors de la seconde période, l’équipe est restée solidaire. Proche de craquer, avec les deux buts toulousains hors-jeu, la barrière a tenu. « On a concédé beaucoup d’occasions, mais le fait de se battre et d’avoir eu des moments compliqués, ça nous a beaucoup soudés. »

    De manière plus générale, Bruno Genesio a évoqué le rôle de ses attaquants durant la conférence de presse d’après-match. L’entraîneur semblait satisfait du nombre d’occasions créées et que son équipe possède la 2e attaque du championnat (20 buts, à une unité du PSG). Il encourageait ses offensifs, dont Amine Harit, a tenté. « Il faut aussi laisser de la créativité et de l’inspiration aux joueurs. Sinon, ils ne tenteront plus rien et ne feront plus rien. Je dis souvent que les attaquants ont besoin de ça, de tenter des choses, de rater pour mieux réussir ensuite. »

    Gouiri et Harit se tirent vers le haut

    Une association sautait aux yeux lors du visionnage de ce match face au TFC : celle entre les deux Amine, Gouiri et Harit. Dès le coup d’envoi, le premier cité a parfaitement servi le second d’un extérieur du pied, pour l’ouverture du score. Tout au long de la partie, les deux hommes se sont cherchés et se sont trouvés. Une certaine complémentarité était présente avec une volonté de se distribuer mutuellement des ballons. L’une des clés du match, sur le plan offensif. « Le coach nous laisse énormément de liberté, donc on essaie de prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Et aujourd’hui, on a réussi à le faire », a simplement raconté Gouiri. Le buteur algérien ajoute : « Avec Amine, on parle le même football ! » Une phrase déjà sortie de sa bouche plus tôt dans la saison, pour évoquer sa relation avec son coéquipier de l’attaque marseillaise.

    Sur la scène européenne, Harit a été un joueur de second plan depuis le début de la saison. Relégué sur le côté gauche à Besiktas, le Marocain a pris l’eau de toutes parts. Son entrée contre l’Olympiakos fut loin d’être remarquable, alors que se profile le déplacement à Leverkusen. Bruno Genesio fera-t-il de nouveau confiance aux plus jeunes jeudi ? C’est ce qu’il laisse entendre, au détriment d’Amine Harit.

  • La Ligue 1 cherche activement son prochain diffuseur

    La Ligue 1 cherche activement son prochain diffuseur

    Comment réussir à se donner de l’air pour de bon ? La Ligue 1 est, de toute évidence, affaiblie financièrement à cause de droits TV inexistants et de problèmes structurels. Ce mardi 3 novembre peut être le début de l’éclaircie, faut-il encore prendre les bonnes décisions. La Ligue de football professionnel (LFP) lance son appel d’offres pour la session 2027-2032. L’objectif ? Trouver un diffuseur et récupérer un chèque assez conséquent pour aider les clubs à retrouver une certaine stabilité.

    Jeudi dernier, un comité de pilotage s’est réuni pour acter les demandes à adresser aux potentiels candidats. Parmi les acteurs présents autour de la table, le président de la LFP Vincent Labrune, le directeur général de LFP Media Olivier Bramly, les présidents des collèges de Ligue 1 et Ligue 2, ainsi que le président du conseil d’administration du Stade Rennais, Nicolas de Tavernost. Les dirigeants du fonds d’investissement CVC se sont également joints à cette réunion. Pour rappel, CVC a investi 1,5 milliard d’euros et récupère 13% des bénéfices commerciaux de la LFP. L’une des nombreuses épines dans le pied de la ligue, obligée de verser ce pourcentage « à vie » et cela depuis 2022.

    Avant même le lancement officiel de cet appel d’offres, quelques informations ont pu filtrer dans la presse. Premièrement, la voie privilégiée par les décideurs est celle du lot unique. C’est-à-dire le choix d’un seul diffuseur pour la totalité des matches de la Ligue 1. Une nouveauté parce que la législation française ne le permettait pas avant la loi du 3 août 2026 relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel. Désormais, un championnat de football peut être retransmis sur une seule et même chaîne.

    Un diffuseur historique ou un nouveau venu ?

    Cette solution comporte plusieurs avantages, tout d’abord pour le spectateur, qui n’aura pas à payer plusieurs abonnements pour suivre son équipe favorite. Ensuite, cette centralisation permettra d’avoir un seul payeur et donc un seul chèque, plus efficace pour redistribuer leurs parts aux clubs.

    Justement, ces clubs sont encore dans le flou sur le montant que la LFP pourrait obtenir et sur les réelles intentions des diffuseurs intéressés. Un président de Ligue 1 s’est exprimé auprès de RMC Sport : « Il faut que la Ligue 1 arrive à recréer l’événement. Les équipes de Ligue 1+ ont réalisé un travail très sérieux, mais la chaîne reste assez confidentielle. Je peux le voir au quotidien dans mon cercle familial, en dehors des fans de football, Ligue 1+ n’a pas attiré le grand public, il faut qu’on arrive à faire basculer vers l’abonnement les personnes qui nous ont lâchés après Mediapro. »

    Et maintenant, qui sera choisi ? Les premiers diffuseurs ayant fait part de leur intérêt sont Canal+, RMC Sport mais aussi des plateformes comme Netflix ou Disney+. La France prendra-t-elle le même virage que la Liga espagnole ? Le 6 août dernier, le président de la Liga, Javier Tebas, annonçait la retransmission de son championnat, en France, sur DAZN et Disney+. Il justifiait : « Cet accord marque une nouvelle étape importante dans notre partenariat mondial avec The Walt Disney Company et reflète notre ambition commune de faire rayonner le meilleur du football espagnol auprès des supporters du monde entier. » La France verra-t-elle plus global ? Tant de questions et peu de réponses à l’heure actuelle.

  • L’OM résiste face à Toulouse

    L’OM résiste face à Toulouse

    Après l’avertissement sans frais du Havre, les Olympiens devaient montrer qu’ils avaient retenu la leçon.

    Toulouse, qui restait sur cinq matches sans défaites, pouvait-il jouer le rôle de la victime expiatoire ? Après moins d’une demi-heure de jeu, cela semblait être le cas. Les deux Amine, Harit puis Gouiri, y étaient allés chacun de leur but et le jeu tournait à une démonstration marseillaise. Sans les réflexes de Guillaume Restes, les Toulousains auraient pu rentrer à la pause avec un retard plus conséquent que les deux buts affichés.

    Néanmoins, si l’OM se montrait efficace et pressant, sur leurs coups d’accélérateur sporadiques, les Toulousains venaient rappeler leur capacité à jouer de mauvais tours. Heureusement, dans le but phocéen, Jeffrey de Lange, qui venait de récupérer le numéro 1 sur son maillot, avait la main chaude.

    Le Néerlandais allait gagner plusieurs duels, à des moments clés. Juste avant le repos, et quelques minutes après la reprise. Permettant ainsi à son équipe de conserver son avantage, alors que les débats s’équilibraient après les retouches de Jens Berthel-Askou.

    Après leur démonstration en première période, les Olympiens passaient en mode abnégation dans un acte II où Toulouse était plus souvent aux abords de la surface marseillaise. La vidéo devait sauver l’OM d’une réduction du score qui aurait sans doute plombé l’ambiance, en sanctionnant Casper Tengstedt d’un hors-jeu (69).

    S’ils restaient devant, se procurant même des occasions de porter leur avantage à trois buts, notamment sur une reprise de la tête d’Igor Paixão renvoyée par le montant de Guillaume Restes (61), les hommes de Bruno Genesio se montraient moins à leur avantage à l’approche du money-time. Comme si les démons du Havre étaient revenus hanter le Vélodrome.

    Mais cette fois, l’OM parviendra à les chasser pour assurer un quatrième succès consécutif en Ligue 1. Bienvenu avant le voyage à Leverkusen.

  • OM, rester dans le bon tempo

    OM, rester dans le bon tempo

    L’OM va mieux. Du moins en ce qui concerne la Ligue 1.

    En témoignent les trois victoires que les Phocéens viennent d’enchaîner, dont deux en déplacement. Et les 18 buts inscrits depuis le coup d’envoi de la saison, ce qui fait de son attaque la meilleure du championnat, à égalité avec Rennes.

    S’il n’y avait eu le trou d’air de septembre, et les sorties ratées en Ligue Europa, on pourrait se dire que les clignotants sont au vert. Néanmoins, le dernier quart d’heure face au Havre a montré que la confiance était loin d’être ancrée dans les têtes.

    L’OM a failli perdre le bébé avec l’eau du bain lorsque les Normands ont accéléré. Un final qui a rappelé les heures sombres de la saison dernière, lorsque les Marseillais finissaient leurs matches la peur au ventre, encaissant des buts qui les privaient de victoire au dernier moment.

    Comment faire pour chasser ces démons ? « C’est quelque chose à laquelle je réfléchis avec mon staff parce que c’est visiblement un traumatisme au club déjà depuis l’année dernière », a reconnu Bruno Genesio. « Il y a une peur d’être rejoints quand nous menons au score. J’ai eu le même problème à Lille avant de le régler et il y a des choses à mettre en place tactiquement et mentalement », a-t-il confié.

    Pour lui, enchaîner un second match au Vélodrome, face à Toulouse, « une des meilleures équipes de Ligue 1 », peut lui servir de remède. Et surtout de réussir une passe de quatre positive, qui compenserait le mauvais début de saison. « Nous avons gagné et ce n’était pas simple », rappelle-t-il au sujet du dernier match face au Havre. Et le fait d’aller ensuite en Allemagne pour y disputer sa dernière chance de rester vivant en Ligue Europa est aussi important. « Nous allons pouvoir nous étalonner face à l’une des meilleures équipes de Ligue Europa, Leverkusen. Allons aussi regarder sur quels axes nous devons encore progresser pour continuer de nous améliorer », admet-il. Jouer Toulouse en préambule, « sera un bon test. C’est l’une des équipes surprises du championnat et qui fait de bonnes choses selon moi ».

    Emerson est au diapason de son entraîneur. « C’est un match important parce que c’est à domicile et après nous jouerons deux fois à l’extérieur avant la trêve », a-t-il insisté en conférence de presse. « Toulouse est une équipe proche de nous au classement, ce sera difficile comme nos deux derniers matches contre eux. C’est primordial de pouvoir prendre ces trois points. »

    « Toulouse est une équipe surprise qui fait de bonnes choses »

  • Bruno Genesio tape du poing sur la table après Le Havre

    Bruno Genesio tape du poing sur la table après Le Havre

    Gagner était l’objectif. Le faire de cette manière rend toutefois la victoire plus amère. Le staff olympien, Bruno Genesio en tête, était particulièrement frustré et même énervé du scénario de la rencontre remportée, dimanche, face au Havre (4-3). Après des buts d’Egan-Riley, Weah, Paixão et Abdelli, l’Olympique de Marseille menait de quatre longueurs à un quart d’heure du terme. Normalement à l’abri, les locaux se sont pris les pieds dans leur propre tapis et ont sué jusqu’au bout du temps additionnel. Le coup de sifflet final de Clément Turpin a été accueilli comme une délivrance.

    Dès la fin de la rencontre, Himad Abdelli a fustigé l’attitude des siens. « C’est à nous de mettre de l’engagement pendant 90 minutes, les entrants aussi. Nous, on se donne à fond durant 70 ou 80 minutes, les entrants doivent aussi le faire. Je pense que ce soir, ça n’a pas été le cas », expliquait au micro du diffuseur le milieu algérien. La colère froide du joueur s’est propagée jusqu’à son entraîneur, calme, mais remonté devant certaines prestations individuelles. Il a notamment pointé du doigt les plus jeunes.

    « Je n’aime pas dire ça, mais je vais le dire parce que je pense que c’est leur rendre service. Les deux jeunes qui sont entrés ont l’ambition d’être titulaires à Marseille, on leur dit qu’ils ont les qualités pour et que c’est presque une injustice qu’ils ne le soient pas. Mais quand on entre à 4-1, la moindre des choses est de faire preuve d’humilité. C’est l’apprentissage et je vais me charger de leur apprendre plus vite que ce qu’il faut. »

    Abdallah assigné à la Pro 2

    Des paroles aux actes, Bruno Genesio a décidé de mettre Keyliane Abdallah à disposition de la Pro 2, selon nos confrères de La Provence. Une information que nous sommes en mesure de confirmer. Selon nos sources, le principal intéressé a compris et accepté le choix de son coach. Le jeune ailier va passer les prochains jours avec la réserve et compte s’impliquer, avec un état d’esprit irréprochable, pour retrouver au plus vite l’équipe première. Une piqûre de rappel qui doit lui permettre de continuer de grandir.

    « Je vais le dire parce que je pense que c’est leur rendre service », a dit, pour rappel, Bruno Genesio. Cette sanction apparaît comme une leçon et l’entraîneur de 60 ans semble compter sur Keyliane Abdallah, auteur d’une rentrée timide, sans énergie, contre les Havrais. Nouhoum Kamissoko a également reçu des remontrances de la part du staff, sans pour autant être sanctionné plus durement. Lui aussi n’a pas réalisé les efforts suffisants lors de la dizaine de minutes passée sur le terrain. Avant même la fin du match, Bruno Genesio, dans sa zone technique, haussait le ton sur ses jeunes joueurs, ainsi que sur Neal Maupay et Angel Gomes, eux aussi loin de convaincre.

    L’OM a évité le pire en conservant les trois points dimanche. Mais malgré une dynamique positive en championnat, l’équilibre demeure fragile et peut rapidement être remis en cause. À une rencontre de la trêve, Marseille a recollé au wagon de tête et occupe désormais une position plus favorable.

  • L’OM s’est fait très peur

    L’OM s’est fait très peur

    Quand Himad Abdelli a claqué une tête victorieuse les chances havraises semblaient anéanties.

    L’OM menait alors 4 – 0, et rien ne semblait annoncer un final digne des pires scénarios vécus jusque-là. Car, telle la salamandre, emblème de leur ville, les Havrais ont alors mis en branle une remontada qui a presque failli tout renverser.

    Alors qu’à la pause, l’observateur envoyé par le Levski Sofia, qui se rendra prochainement au Vélodrome en Ligue Europa, indiquait « ne pas reconnaître l’équipe que j’ai vu perdre à Graz », son sentiment était tout autre après que Clément Turpin ait sifflé la fin d’un match crispant. Cela après un gros quart d’heure de temps additionnel, durant lequel Le Havre aurait pu valider un dernier quart d’heure tonitruant en obtenant un second penalty.

    Heureusement, l’assistance vidéo n’a pas estimé que Tochukwu Nnadi avait commis une faute de main dans la surface marseillaise. Le score en restait donc à 4 – 3 en faveur d’un OM qui a failli tout perdre, dans un final catastrophique.

    Bruno Genesio avait visiblement trouvé les bons équilibres dans son onze de départ. La démonstration de force, avec quatre buts au terme d’actions limpides, en était la concrétisation. Mais lorsqu’il a fait ses choix pour gérer la fin de match, après que Josh Maja ait évité le 0 pointé aux Normands sur pénalty, la machine phocéenne s’est enrayée.

    Sur son carnet à spirale, l’observateur du Levski pouvait noter la fragilité de l’édifice marseillais. Tel le Colosse de Rhodes, Bruno Genesio a vu sa belle organisation s’effondrer sous les coups d’accélérateurs havrais. Avec à la clef deux nouveaux buts offerts sur un plateau par une défense déboussolée.

    Heureusement, l’OM avait su marquer dans ses temps forts. Mais, contrairement à Angers où ils avaient su contenir la révolte de leurs adversaires, ils se sont complètement délités dans un dernier quart d’heure interminable. Assurant malgré tout l’essentiel.

  • OM : confirmation attendue

    OM : confirmation attendue

    Quel sera le visage de l’OM, dimanche pour la réception du Havre ?

    Cette question trotte dans les têtes des supporters, soumis au régime de la douche écossaise, bien avant le 21 janvier, date du voyage à Glasgow. Car les dernières prestations marseillaises ont eu de quoi les échauder.

    Il y a certes eu deux victoires en championnat, hors du Vélodrome, mais ces résultats positifs ont été tempérés par la rechute européenne à Graz, jeudi. Une défaite par le plus petit des scores, comme face à l’Olympiakos, qui complique un peu plus la tâche phocéenne en Ligue Europa.

    Avec un zéro pointé après trois matches, les chances d’une qualification directe pour les huitièmes de finale sont quasi nulles, même si Bruno Genesio estime que l’OM peut encore exister dans la compétition.

    Mais avant d’enchaîner ce qui sera sans doute le voyage de la dernière chance, à Leverkusen le 5 novembre, les Marseillais retrouvent la Ligue 1 et le Vélodrome, dimanche. Avec la réception du Havre, dernier de la Ligue 1. Une Ligue 1 dans laquelle ils ont su rectifier le tir, après une entame catastrophique.

    Grâce aux deux victoires ramenées de Troyes et Angers, l’OM s’est hissé dans la première moitié du classement. Et se retrouve dans une position médiane, avec 5 points de retard sur le groupe de tête, et 5 d’avance sur leur adversaire de dimanche.

    La réception des Havrais peut donc permettre aux Olympiens de faire la bonne bascule. À condition de montrer leur visage d’Angers, où ils ont été plus à leur avantage qu’à Troyes. Ces deux prestations, si elles leur ont permis d’engranger six points, montrent les deux faces d’un OM qui se cherche encore.

    Comme en témoignent les changements de Bruno Genesio d’un match à l’autre. « Ils ne modifient pas réellement les choses, parce que nous avons beaucoup de qualité dans cet effectif », estime Jeffrey de Lange. Le gardien de but voit plutôt « une bonne chose de pouvoir effectuer des changements et de faire en sorte que tout le monde soit impliqué. C’est quelque chose de positif pour notre équipe ».

    À Graz, jeudi, sept joueurs n’étaient pas dans le onze de départ victorieux à Angers. Mais l’OM n’a été dangereux qu’après la pause, lorsque Bruno Genesio a redistribué les cartes, en faisant notamment entrer Himad Abdelli, dont le repositionnement en meneur de jeu semble apporter plus de percussion au collectif marseillais.

    Une percussion qui sera impérative face au Havre, afin de prolonger la série positive.

    REPÈRES

    PSG – Lyon interdit et décalé

    La LFP prend acte de l’arrêté de la Préfecture de Police interdisant l’organisation de la rencontre Paris Saint-Germain – Olympique Lyonnais, comptant pour la 8e journée de Ligue 1, le dimanche 25 octobre à 20h45 et décide, en accord avec Ligue 1+, de décaler le match au lundi 26 octobre à 20h30. La rencontre sera retransmise en direct sur Ligue 1+.

    La Coupe de France en 6e

    Les rencontres du sixième tour se disputent ce week-end. Les cinq équipes rescapées intégreront le tableau auquel participeront les clubs de Ligue 2. Endoume, Fos et Istres seront en déplacement.

    6e tour

    St Didier/Pernes – Cannes 15h30

    Fréjus/St Raphaël – Fos 17h00

    SC Toulon – Mandelieue 18h00

    Riviéra – Istres 15h00 dim

    Manosque – Endoume 15h00 dim

  • Les choix payants de Bruno Genesio validés à Angers

    Les choix payants de Bruno Genesio validés à Angers

    Dimanche, les Olympiens ont réussi une double première en championnat, cette saison.

    En ramenant la victoire d’Angers (5 – 2), ils ont enchaîné un second succès de rang. Surtout, sont parvenus pour la première fois à s’imposer après avoir concédé l’ouverture du score. Toutefois, au-delà de ce constat, c’est ailleurs que Bruno Genesio est allé chercher ses sujets de satisfaction.

    « Je vois qu’il y a quelques jeunes joueurs qui sont prêts pour jouer un match ou deux de temps en temps », a-t-il ainsi reconnu. Avant de confier que « cela me donne des possibilités de faire des changements d’un match à l’autre et d’avoir des joueurs frais qui peuvent débuter. Tout ça, ce sont des réponses que les jeunes nous ont apportées sur ces derniers matches, et ça permet de se projeter sur les prochains ».

    Un nouveau trio

    se dessine

    Par rapport à la sortie troyenne, où ils étaient trois au coup d’envoi, à savoir Keyliane Abdallah, Kelyann Bezahaf et Nouhoum Kamissoko, seul le dernier a débuté face à Angers. Dans un trio de milieu inédit dans lequel il a rapidement trouvé ses repères, avec un premier but chez les pros qui a permis à l’OM de virer en tête à la pause.

    Ce trio testé à Raymond-Kopa a fait preuve d’une belle complémentarité. Avec Nouhoum Kamissoko rapide dans ses projections. Tochukwu Nnadi efficace dans la récupération et les relances. Et Himad Abdelli qui s’est révélé au poste de numéro 10.

    L’ancien angevin a été le chef d’orchestre de la belle musique jouée par les Olympiens, dimanche. Avec, pour lui aussi, la récompense d’un but. À Troyes, c’est sur penalty qu’il avait assis la victoire marseillaise. Face à son ancien club, il était à point nommé pour ajuster une reprise imparable de la tête qui a permis à son équipe d’effacer la bourde de l’ouverture du score offerte aux Angevins.

    Dimanche, la dalle était donc marseillaise. Avec des Olympiens frustrés de n’avoir pas confirmé en Ligue Europa face à une équipe d’Olympiakos pourtant largement à sa portée, le renouveau aperçu dans l’Aube. Et que la démonstration en Anjou a conforté.

    Bruno Genesio a d’ailleurs souligné l’importance de son trio du milieu dans le résultat. « C’est un gros point positif, avec deux jeunes joueurs Tochukwu [Nnadi, ndlr], Kami [Nouhoum Kamissoko, ndlr] et Himad [Abdelli, ndlr], le milieu a été très complémentaire. » Avant de confier qu’après les successions de mauvaises surprises lors de la première phase de la saison, « ce sont là des motifs de satisfaction, qui ouvrent des possibilités dans un secteur important pour gagner des matches ».

    Il est clair qu’avec des milieux capables de dégager le terrain et de les placer en position favorable, les attaquants ont plus de possibilités et, surtout, de facilité pour marquer des buts. En revanche, cette nouvelle configuration risque de reléguer certains au rôle de second couteau. Même si la répétition des matches ne leur fermera pas définitivement la porte. Tant que l’OM jouera l’Europe.

    Pierre-Emile Højbjerg candidat pour Graz

    Blessé lors d’un match avec la sélection danoise, Pierre-Emile Højbjerg a repris les séances collectives.

    S’il n’a pas fait le voyage à Angers, le vice-capitaine olympien a reçu le feu vert du staff médical pour réintégrer le groupe. Bruno Genesio a admis que le Danois sera bien présent lors du voyage en Autriche, jeudi (match à 18h45). « Nous allons avoir le retour de Pierre [Pierre-Emile Højbjerg, ndlr], qui est un joueur important sur le terrain et aussi sur l’expérience qu’il amène au groupe », a confirmé l’entraîneur marseillais à Angers. Avant de reconnaître qu’avec ce retour et les prestations des jeunes, « l’horizon s’éclaircit un peu grâce aux réponses que les joueurs ont données ».

    M.Ga.

  • Les Olympiens ont su rester maîtres des clefs

    Les Olympiens ont su rester maîtres des clefs

    Une gourmandise en plusieurs couches, alternant l’acidulé, notamment sur l’ouverture du score angevine, puis la remise en selle de ces mêmes Angevins dans l’entame du dernier quart d’heure. Mais en prenant soin d’apporter quelques touches plus gourmandes. Avec, en cerise, une frappe d’Amine Harit qui a permis d’assommer à nouveau un SCO qui s’était remis à rêver. Avant qu’Igor Paixão n’apporte la touche digestive.

    Sans être géniaux, les Marseillais ont montré un visage un peu plus serein qu’à Troyes. Les retouches de Bruno Genesio, notamment concernant l’organisation du jeu, se sont avérées judicieuses. Notamment celle de confier les clefs à Himade Abdelli.

    En retrouvant la douceur angevine, il a délivré une de ses prestations les plus abouties depuis son arrivée à l’OM. Avec à la clef un but qui a permis à son équipe de sortir la tête du seau. Pour aller chercher un second succès consécutif en déplacement. Dans un match placé sous le signe des bévues et boulettes.