[Entretien] Jean-Yves Roux : « Au Sénat, c’est l’intérêt général qui compte »

La Marseillaise : Comment avez-vous démarré votre carrière politique ?

Jean-Yves Roux : J’ai commencé ma carrière politique en 1995, quand j’étais adjoint au maire du Brusquet. En 1990, j’ai commencé à travailler à la Caisse primaire d’assurance maladie. J’y ai travaillé pendant 25 ans. Donc tout ce qui est santé, je connais. En 1998, je me suis présenté au conseil général de l’époque, où j’étais le plus jeune conseiller général de France. En 2001, j’ai décidé de me présenter contre le maire du Brusquet. C’était le premier adjoint qui avait pris la place de mon père, qui a été maire du Brusquet de 1959 à 1995, donc pendant 36 ans. Et ma mère a été sa secrétaire de mairie. J’ai été maire de 2001 à 2010, tout en conservant mon travail à la caisse primaire d’assurance maladie que j’ai gardé jusqu’en 2014, jusqu’à ce que je sois sénateur.

Pourquoi vous êtes-vous porté candidat aux sénatoriales en 2014 ?

J.-Y.R. : J’étais au Parti Socialiste à cette époque, et on avait fait une sorte de primaire. J’avais posé ma candidature, et j’ai été désigné par les militants du Parti socialiste.

Pourquoi avez-vous quitté le PS ?

J.-Y.R. : J’ai quitté le PS trois ans après parce que j’ai eu un conflit avec la fédération du département, et par rapport à l’évolution du Parti socialiste au niveau national.

Qu’est-ce qui vous déplaisait ?

J.-Y.R. : On commençait déjà à parler d’une large union de la gauche. Je ne suis pas pour la Nupes. J’ai su me rassembler avec d’autres, comme Gérard Paul (PCF) avec qui j’ai beaucoup travaillé. D’autres partis, je pense, n’avaient pas cette même réflexion. Je ne voulais pas m’allier avec LFI. Le Parti socialiste a voulu faire ce grand mouvement de la gauche. Ils ont mis un candidat contre moi aux élections sénatoriales en 2020 et en 2017. Je suis désormais apparenté Parti radical de gauche, mais je n’y suis pas encarté. Dans notre groupe, au Sénat, on a une politique de compromis pour l’intérêt général. On a la liberté de vote. Chacun vote comme il veut, on n’a pas de ligne, c’est ce qui nous différencie.

Vous préférez être indépendant, électron libre ?

J.-Y.R. : Pas électron libre, parce que j’ai des idées de gauche. En 2020, je me suis présenté divers gauche, malgré le fait que j’avais toute la gauche contre moi, parce que j’étais pas des leurs, parce que j’étais pas encarté. Que vous soyez dans une majorité ou pas au Sénat, c’est l’intérêt général qui compte. C’est pas parce que vous allez appartenir aux Républicains que vous allez arriver à faire passer plus de choses et changer le monde. C’est pas comme ça que ça se passe.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *