Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez annonce, à Nîmes, la commande de deux Canadair pour un montant de près de deux millions d’euros. C’est une très bonne nouvelle tant ce type d’appareils a manqué durant les derniers grands incendies qui ont ravagé le sud de la France, ces dernières années.
Pour autant, ils ne seront pas livrés avant 2032 voire 2033. Les deux Canadair commandés en 2024, eux, arriveront en 2028. De quoi redouter des étés encore en situation de grande fragilité.
Le dérèglement climatique, qui se traduit dans notre région par des épisodes de chaleur et de sécheresse plus intenses et sur une plus large période, exige de nous une préparation plus globale.
En misant d’abord sur la prévention et la répression des causes des départs de feux. 9 incendies de forêt sur 10 sont d’origine humaine. Si le climat favorise la progression rapide des flammes, ce sont bien des imprudences ou de la malveillance humaine qui provoquent l’essentiel des sinistres.
Vigilance globale
Ensuite, les investissements consentis pour doter la France de nouveaux Canadair auraient pu alimenter la création d’une filière nationale ou européenne de production d’avions bombardiers d’eau.
Les sommes engagées ne doivent pas se faire au détriment des dotations de soutien à l’investissement des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis), ni des moyens humains.
Pourtant, les syndicats de sapeurs-pompiers alertent sur l’état des matériels au sol et des troupes. Face aux feux de demain, la vigilance doit être globale, et l’effort massif.

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