Tag: prévention

  • À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    À Aubagne, des policiers municipaux sereins

    De quoi clore les polémiques… Les conclusions de l’audit « Ressources humaines », réalisé par la Ville d’Aubagne au sein de sa police municipale, ont été rendues public, ce jeudi 29 octobre. Et elles sont positives, se félicite la Ville dans un communiqué. Cette démarche avait été entreprise par la majorité de Jean-Pierre Squillari (DVG) suite à un signalement pour harcèlement du Syndicat national de la sécurité publique (SNSP) lors de la deuxième mandature de Gérard Gazay (LR), en septembre 2025.

    Agir sur la base des faits

    « La municipalité a choisi d’écouter les agents, de regarder la réalité du service et d’agir sur la base des faits », justifie la Ville. Forte d’un taux de participation de 68 agents des pôles et unités de la direction concernée sur 98, soit 70%, elle estime que « la perception du fonctionnement de la police municipale [est] globalement positive », celle-ci étant « décrite comme structurée, organisée et cadrée ». Les agents apprécient le cycle de travail et le climat de « respect, considération et cohésion au sein des équipes ». Mieux, « aucune situation de harcèlement moral, de discrimination ou de management toxique, ni aucun comportement managérial constitutif de tels faits » n’a été « identifié ou signalé ».

    Le directeur de la police municipale, Vincent Gomez, est reconduit dans ses fonctions. Une « continuité », mais pas de « l’immobilisme », tempère la Ville, qui veut donner « une nouvelle impulsion aux actions de proximité et de prévention ». Avec six équipages de jour et deux de nuit, la police municipale assure actuellement la surveillance des écoles, la lutte contre les incivilités, le respect du stationnement, la sécurisation des commerces, la régulation de la circulation et des actions avec la police nationale et la SNCF.

  • À Pierrevert, des pistes forestières rénovées pour les pompiers et l’ONF

    À Pierrevert, des pistes forestières rénovées pour les pompiers et l’ONF

    Un régiment de militaires de la Sécurité civile détaché pour les travaux d’urgence d’espaces naturels, basé à Brignoles, a achevé jeudi un important chantier de rénovation de deux pistes forestières endommagées à Pierrevert et à Montfuron, dans les Alpes-de-Haute-Provence, près de Manosque.

    Pendant près de trois semaines, les militaires du régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile ont débroussaillé, sécurisé les deux pistes, et y ont créé des aires pour permettre aux camions de se croiser. Le bon état des pistes est particulièrement important dans cette zone, à haut risque d’incendies.

    « Les pistes s’abîment avec le temps, avec la pluie, le passage des motos, des chasseurs », explique le sergent Gauthier Sorton, chef du module pendant le détachement. Afin de réaliser le chantier, les militaires avaient à leur disposition deux bulldozers, une mini-pelle et un tracteur. Sept militaires du rang et un sous-officier sont intervenus pour ces travaux.

    L’intercommunalité DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération) a entièrement financé le chantier, qui lui a coûté environ 20 000 euros, selon Cyril Marin, responsable du service espaces naturels. « Cela aurait coûté beaucoup plus cher en passant par une entreprise privée, à peu près entre 70 000 et 90 000 euros, puisqu’on aurait dû payer la main-d’œuvre », affirme-t-il.

    Malgré quelques interruptions dues aux intempéries, qui ont compliqué l’intervention des militaires, le chantier a pu se terminer à temps.

    Plusieurs communes de la communauté d’agglomération ont « cruellement souffert des incendies au début des années 2000, donc il y a eu une réelle volonté unanime des élus, lors de la création de la DLVA, de prendre cette compétence de DFCI (Défense des Forêts Contre l’Incendie) pour mutualiser les moyens », a relaté Gilles Mégis, vice-président de la DLVA, délégué à la prévention des risques.

    Les militaires du régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile interviennent sur de nombreuses catastrophes naturelles, comme des tremblements de terre ou des feux de forêt. Après des inondations, ils retirent les arbres tombés sur la route ou les voitures emportées par le courant, comme récemment dans les Bouches-du-Rhône et le Var. Pendant les intempéries, des engins du chantier ont dû y être évacués.

    Il existe trois régiments de ce type en France, à Brignoles, à Libourne et à Nogent-le-Rotrou. Le régiment de Brignoles vient de signer une nouvelle convention avec la mairie de Manosque pour revenir intervenir tous les ans pendant quatre ans. En 2025, ce régiment était déjà intervenu à Manosque pour rénover une piste stratégique de défense du massif du Luberon.

  • Au Pontet, les « échanges » entre mairie et inspection académique interrogent

    Au Pontet, les « échanges » entre mairie et inspection académique interrogent

    La ville du Pontet, dirigée par Joris Hébrard (RN), et l’inspection académique ont signé une convention portant sur « l’échange d’informations à des fins de prévention éducative et de prévention de la délinquance ». Un accord qui ne passe pas pour le Snes-FSU de Vaucluse.

    Dans le document, que La Marseillaise a pu consulter, il est précisé que les informations échangées entre les établissements du premier et du second degré implantés sur le territoire pontétien permettraient de mettre en place un « accompagnement éducatif des élèves » et un « soutien et accompagnement des familles ». Ce, sans préciser de quelle manière, évoquant seulement des « réponses coordonnées, proportionnées et adaptées aux situations rencontrées, dans le respect du périmètre de compétences de chaque institution ».

    Pas de garanties sur

    les contours du document

    Un document qui est « totalement flou » pour le Snes-FSU de Vaucluse. « On a été reçus par le secrétaire général de la direction académique qui était incapable de nous donner d’explications. Nous n’avons pas eu de garanties sur les contours du document, notamment quand la mairie dit qu’elle peut proposer des solutions éducatives sans que l’on sache ce que c’est. Dans tous les cas, ce n’est pas censé être leur compétence », regrette Salima Ouannaï, secrétaire départementale du syndicat. Qui précise qu’un accord similaire avait été signé en 2016 entre la Ville, déjà dirigée par Joris Hébrard, et un chef d’établissement du collège Jules-Verne. « Quasiment personne n’était au courant que cela existait », poursuit la responsable syndicale, qui demande l’annulation de l’accord.

    Contacté, le directeur académique assure que la convention « vise à mieux coordonner les réponses éducatives et actions de prévention dès lors qu’une réponse globale apparaît pertinente pour accompagner un jeune en situation d’absentéisme récurrent ou ayant commis des faits de violence ou d’incivilité au sein ou aux abords d’un établissement scolaire ». Dans sa réponse, elle assure que des conventions de même nature ont été signées à Avignon et Pertuis, tandis que la FSU affirme qu’elles « n’ont rien à voir ». Et de conclure que « son renouvellement périodique vise à en réinterroger le contenu pour un contrôle de conformité et pour un rappel explicite des périmètres de compétences et prérogatives de chacune des parties » et qu’« elle peut être dénoncée avant son échéance en cas de dysfonctionnement constaté ».

  • L’Agence régionale de santé met le paquet sur le cancer

    L’Agence régionale de santé met le paquet sur le cancer

    Avec 44 500 nouveaux cas pris en charge chaque année, la Région Paca reste particulièrement touchée par les cancers. Un enjeu de santé majeur au cœur de la feuille de route 2026-2030 de l’Agence régionale de santé (ARS) a expliqué ce mardi 27 octobre son directeur général, Yann Bubien. « Nous faisons face à une augmentation continue du nombre de cancers, liée notamment au vieillissement de la population », contextualise-t-il, vieillissement accru en Paca quand « beaucoup de personnes âgées viennent s’installer en dernière partie de vie ». Deuxième constat, les inégalités sociales et territoriales qui persistent. « On a certains dépistages qui restent insuffisamment réalisés dans notre région », convient le directeur de l’ARS Paca, or « certains cancers de mauvais pronostics nécessitent des parcours plus rapides pour être pris en charge à un stade localisé ».

    Forte de ce diagnostic, l’ARS décline 22 actions, choisies parmi celles proposées par l’Institut national du cancer, qu’elle travaille en grands axes thématiques et en projets avec les hôpitaux, les professionnels de santé, l’Éducation nationale, les collectivités et nombre d’associations. Un investissement de 115 millions d’euros sur 5 ans. Concrètement, le paquet est mis sur la prévention quand « aujourd’hui, environ 40% des cancers peuvent être évités grâce à des actions sur les comportements et sur l’environnement », assure Yann Bubien. Dans la ligne de mire, le tabac, l’alcool, l’exposition aux UV très importante sous nos latitudes ou les infections HPV entendre les papillomavirus humains. Des objectifs précis sont fixés en matière de dépistage : 42% pour le cancer du sein contre 31% aujourd’hui, 35% pour le cancer colorectal contre 26% actuellement.

    Le tabagisme, un fléau

    L’ARS entend également réduire les délais d’accès aux soins. « Pour certains cancers, notamment ceux du poumon, du pancréas, de l’ovaire, chaque semaine compte », rappelle le directeur de l’ARS. Pour améliorer le « confort » de la prise en charge, l’ARS mise aussi sur l’ambulatoire avec le développement de l’hospitalisation à domicile (HAD). « On a multiplié par 4 notre taux de recours à la chimiothérapie par intraveineuse en HAD », précise Élodie Crétel Durand, médecin et cheffe projet stratégie décennale cancer.

    Sur le cancer du poumon dont 9 sur 10 sont liés au tabagisme, et dont le diagnostic est fait tardivement faute de symptômes, un programme baptisé « Impulsion » a été lancé, Paca faisant partie des 5 régions pilotes de France. Pas moins de 20% des 18 à 79 ans de la région fument, soit 775 000 personnes. L’ARS se fixe pour mission de réduire ce chiffre à 18% d’ici 2030 avec un dépistage accru auprès des fumeurs ou ex-fumeurs, âgés de 50 à 74 ans.

    « Nous avons mis en place un premier niveau avec des centres instigateurs, en clair, des structures médicales qui vont inclure les personnes dans le parcours, les accompagner, les amener au dépistage et vont suivre les résultats », détaille Olivier Reilhes, directeur de la santé publique de l’ARS Paca. Treize centres pour le moment installés dans les Alpes maritimes et les Bouches-du-Rhône mais qui devraient passer à 30 en s’étendant sur le Vaucluse, les territoires alpins et le Var. Dans un deuxième temps, les personnes concernées peuvent bénéficier d’un « scanner thoracique à faible dose », réalisé dans 9 centres d’imagerie d’hôpitaux ou de ville. Sur 700 personnes inclues dans l’étude et 500 scans réalisés en quelques mois, dix cas se sont avérés positifs.

    REPÈRES

    Moins de décès en Paca

    Entre 2019 et 2023, environ 135 000 personnes décèdent chaque année d’un cancer dans la région Paca, dont 58% d’hommes. Mais le taux de mortalité plus « favorable » qu’au national, 185 décès pour 100 000 habitants en Paca contre 195 en France masque des « différences selon les territoires et les cancers » selon l’ARS.

    Plus de mélanomes

    La progression des cancers cutanés reste un enjeu important pour l’ARS qui dénombre une augmentation de 29% du mélanome entre 2017 et 2023. Une progression à mettre en regard avec la diminution du nombre de dermatologues dans la région s’inquiète-t-elle.

    775 000

    personnes âgées de 18 à 79 ans fument en Paca, soit 20,9% de cette classe d’âge indique l’ARS. Avec une situation préoccupante pour les femmes dont 18,3% se déclarent fumeuses, un chiffre supérieur à la moyenne nationale.

  • Toulon : l’imposture de l’extrême droite se confirme en conseil municipal

    Toulon : l’imposture de l’extrême droite se confirme en conseil municipal

    Le parfois sinistre comique-troupier de l’extrême droite toulonnaise s’est une nouvelle fois mis en scène sur les « planches » du conseil municipal, alternant gravité feinte et blagues de sale gosse provocateur qu’il revendique. Convoquant ses talents d’acteur de studio, Amaury Navarranne a lancé sa première charge contre la gauche qui, selon lui, n’aurait pas suffisamment condamné les violences survenues en marge de la manifestation du 17 octobre. Des propos outranciers et mensongers qui méritent réponse, même si le camp progressiste n’est hélas plus représenté dans cette assemblée.

    Sans prévention

    Un camp, ajoute-t-il, « toujours à même de donner de grandes leçons et parfois même à se retirer aux élections pour faire barrage », en parlant de « grande abjection »… Il interpelle ensuite directement la maire de Toulon, Josée Massi : « Il est une honte de continuer à faire semblant que le soutien de ces formations politiques, qui a été bénéfique pour vous… ». Puis : « Je crois qu’aujourd’hui, il serait important de clarifier les positions, on ne peut pas se satisfaire du soutien de gens qui n’ont de mots suffisamment forts pour dénoncer l’inacceptable. »

    Dénoncer l’inacceptable ? Comme lorsque ce même élu, qui s’élève au rang de défenseur de l’ordre et la sécurité, paradait aux côtés d’Yvan Benedetti lors de l’hommage rendu, le 28 août dernier à Toulon, au général félon et séditieux Raoul Salan, ancien chef de l’OAS, l’organisation clandestine qui tenta d’assassiner le général de Gaulle ? Pour mémoire, l’infréquentable Benedetti se déclarait, en 2011, « antisioniste, antisémite, anti-juif ».

    Même si, comme lui a répondu la première magistrate, « le conseil municipal n’est pas une tribune politique », il est toujours bon de rappeler d’où on parle.

    À l’occasion d’une délibération portant sur la demande de soutien financier au Département, au titre du Fonds d’initiative cantonale, d’un montant de 560 000 euros pour deux opérations de désimperméabilisation et de végétalisation des cours des groupes scolaires Brusquet et Jean-Aicard, le conseiller municipal frontiste a redemandé la parole, pour ne rien dire. Si ce n’est affirmer que « le conseil départemental n’est pas un tiroir-caisse ». Mais aussi pour tenter de jeter quelque peu la suspicion en pointant que les établissements concernés, cette année, sont dans le canton de Josée Massi. L’occasion pour cette dernière d’énumérer les écoles ayant déjà bénéficié de ces investissements publics dans les autres cantons.

    Lors du vote sur l’attribution de subventions à des associations intervenant dans le domaine, hautement stratégique, de la prévention de la délinquance, le RN s’est encore distingué en s’abstenant. Au prétexte dixit Amaury Navarranne que « [son] unité de mesure, c’est le nerf optique ».

    De bien curieux stratèges qui prônent la sécurité tout en refusant d’agir en amont, avant même que l’ordre public ne soit troublé. À moins que ce ne soit finalement le chaos qu’ils recherchent.

    ET AUSSI

    Un Ravi de la crèche multirécidiviste

    Le conseiller municipal d’opposition RN, Amaury Navarranne, est revenu comme chaque année, au mépris de la laïcité, demander l’installation d’une crèche dans le hall de la mairie. Il en a profité pour traiter l’ancien conseiller municipal communiste André De Ubeda, qui n’est plus dans l’assemblée pour lui répondre vertement lorsqu’il dérapait, d’« yatollah de la laïcardisation ». « Jésus l’aimait aussi, lui », ajoute-t-il pour faire rire l’auditoire.

    Et la maire de lui répondre : « Comme chaque année, je vais vous dire qu’on sera toujours pour le respect de la laïcité. »

    Logements sociaux

    Le conseil municipal a approuvé une participation financière de la Ville de Toulon pour un montant de 165 000 euros à la société d’HLM 1 001 vies, qui réalise pour une opération de production de 11 logements sociaux au 90 boulevard Tessé en mode acquisition-réhabilitation.

    « Dans l’attente de la signature du Contrat de Mixité Sociale 2026-2028, la Commune poursuit sa politique de soutien à la production de logements sociaux afin de répondre aux besoins du territoire en accompagnant financièrement les bailleurs sociaux porteurs de projets », a expliqué l’adjoint Serge Lhôtellier. Et de poursuivre : « Tous ces financements nous rapprochent chaque fois un peu plus de la sortie de la carence. »

    Une leçon sur Napoléon

    Quand on ne joue pas les pompiers pyromanes, les pitres de services ou les climatosceptiques, aux côtés des conseillers municipaux RN, on essaie coûte que coûte d’occuper le terrain de la prise de parole. Robin Cloedt s’est donc cru obligé de donner à l’auditoire un peu gêné un long cours sur Napoléon Bonaparte à l’occasion d’une prochaine exposition au Musée d’art de Toulon dédiée aux dessins réalisés pendant la campagne d’Égypte. Et d’appeler « à l’exaltation du génie français ».

    Consternant, non ?

  • Drogues : une pétition lancée pour restaurer les maraudes à Figuerolles

    Drogues : une pétition lancée pour restaurer les maraudes à Figuerolles

    En 2024, le Caarud assurait encore toutes ses maraudes dans le quartier Figuerolles. Les chiffres annoncés par la structure montrent l’importance de ses actions : « En 2024, nous avons réalisé 129 maraudes sur les secteurs Figuerolles/Cité Gély. Elles nous ont permis de rencontrer 89 personnes, dont 25 pour la première fois. Sur une période de 18 mois, 707 seringues usagées ont également été récupérées dans l’espace public », détaille le Caarud.

    Depuis longtemps, le quartier Figuerolles, qui jouxte la cité Gély connue pour son trafic de drogue, connaît des problématiques autour de la consommation de drogue visible dans l’espace public, provoquant des tensions avec les habitants. Le parc de la Guirlande et le square du Père-Bonnet sont particulièrement concernés. Démunis, les habitants oscillent entre volonté de fermer ces espaces, renforcer les dispositifs de police ou travailler en amont à la prévention.

    Quid du financement ?

    L’association Safe Contrôle, qui travaille avec le Caarud, propose la création d’une « unité mobile de consommation à moindre risque », c’est-à-dire un bus qui pourrait accueillir les usagers, proposer des soins et les orienter vers l’addictologie. Une proposition reprise et aujourd’hui défendue par le maire Michaël Delafosse.

    Mais aujourd’hui, ce sont bien les financements qui manquent. Le Caarud dispose en effet de fonds de l’Agence régionale de santé (ARS) pour son accueil collectif et individuel, la fourniture d’informations, le soutien dans l’accès aux soins, aux droits, au logement et à l’insertion professionnelle, la mise à disposition de matériel de prévention des infections, l’intervention dans des lieux extérieurs comme les prisons ou encore la réalisation de médiation sociale entre les consommateurs et les institutions. Mais l’ARS n’a fléché aucun financement pour les maraudes. Jusqu’ici, le Caarud devait donc soustraire deux personnes aux autres missions auxquelles elles étaient affectées.

    « Nous avons pu opérer ponctuellement ce redéploiement et avons même choisi de maintenir une partie de cette présence à moyens constants parce que les besoins observés sur le quartier le justifiaient. Mais ce qui peut relever ponctuellement d’un arbitrage ne saurait devenir un modèle économique pérenne : à terme, nous ne ferions que déshabiller une mission pour tenter d’en préserver une autre », précise la structure qui confirme rechercher « les conditions susceptibles de nous permettre de réinvestir durablement ce territoire ». Le Caarud a par exemple demandé 28 000 euros auprès de l’État dans le cadre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance, mais la préfecture n’a pas retenu ce projet.

    Soutenus par Ademass (Association pour le développement des mixités artistiques et sociales et des solidarités), les habitants du quartier Figuerolles ont donc lancé une pétition. Face à « la dégradation préoccupante de notre quartier liée à la consommation de drogues », ils réclament « la mise en place de moyens financiers, humains et juridiques permettant de rétablir un accompagnement social quotidien, ainsi que des dispositifs sociaux adaptés à la grave crise sociale et sanitaire que traverse le quartier ». Pour cela, ils proposent aussi la création d’une unité mobile, « d’ouvrir des structures d’accueil et d’hébergement à bas seuil », mais surtout de « redonner aux travailleurs sociaux et singulièrement au Caarud les moyens financiers, humains et réglementaires de restaurer une présence quotidienne et incarnée qui réinsuffle de la cohésion et de la sécurité dans l’espace partagé ».

    * Urgence à Figuerolles : restaurons la prévention
    et l’accompagnement social, Framapetitions

  • Marseille : des animations pour tisser des liens au centre Vallier

    Marseille : des animations pour tisser des liens au centre Vallier

    « Notre objectif est de permettre, à une partie de la jeunesse qui est éloignée des circuits associatifs et institutionnels, de créer du lien avec ces milieux ». Tels sont les mots de Didier Jau, maire écologiste des 4e et 5e arrondissements de Marseille, présent, ce mercredi, au centre Vallier, à l’occasion de cette journée d’animations. Pour lui, l’organisation de ces événements s’inscrit dans « le projet de faire de Vallier un point de rencontre culturel, sportif, familial et de la jeunesse ». Cette journée s’inscrit dans le cadre de la Semaine de prévention et protection de la jeunesse, organisée par la mairie de secteur et la Mission prévention de la délinquance auprès des jeunes en difficulté de la Ville de Marseille (MPDJD).

    De nombreux stands étaient proposés sur le complexe, notamment des associations sportives, les marins-pompiers, la police municipale ou France Travail et la Mission locale.

    « On propose des rappels aux jeunes sur leurs droits, leurs devoirs et les infractions qui existent autour de débats. Au fond, notre volonté est de promouvoir le vivre ensemble et que les jeunes reviennent sur du droit commun, explique Olivier, qui travaille pour la protection judiciaire de la jeunesse. Il faut une présence d’adultes de confiance pour que les jeunes confrontés au trafic n’y sombrent pas. »

    Djamal, lui, s’occupe des adolescents du centre municipal Beausoleil. « On a essayé de rassembler le maximum de jeunes possible pour cette journée de prévention. La présence de la police municipale est vraiment une bonne chose, ça donne aux jeunes une autre vision d’eux. C’est important en ce moment », s’enthousiasme-t-il, heureux de la mise en place du dispositif.

  • Des digues renforcées pour protéger l’île Piot à Avignon

    Des digues renforcées pour protéger l’île Piot à Avignon

    Sous le pont Édouard-Daladier, les rayons de soleil détonent avec les nombreux branchages qui flottent dans le Rhône en arrière-plan, illustration que les crues du fleuve peuvent être très puissantes. Mais désormais, l’île Piot est mieux protégée de ces débordements grâce aux travaux de confortement des digues la protégeant, inaugurés ce mercredi 21 octobre.

    « Il y a des rubans qui ont plus de sens que les autres », lâche ainsi Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon et président du Grand Avignon, en coupant la bande tricolore. Dans toutes les têtes, et dans tous les discours, les crues de 2002 et 2003, pendant lesquelles l’île a été submergée pendant plusieurs jours. C’est justement à la suite de celles-ci que des études avaient été lancées par la ville d’Avignon pour mieux protéger les 5 500 habitants du site.

    23 ans plus tard, 1 200 m de murs verticaux, 130 m d’enrochements, 6,5 m de protections amovibles et 405 m de rehaussement de voies ont été réalisés. Le tout pour un coût total de 3,4 millions d’euros, financés par le Grand Avignon (268 952 euros), l’État (1 340 000 euros), la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 005 000 euros), le Département de Vaucluse (335 000 euros), la Ville d’Avignon (330 000 euros) et la Compagnie nationale du Rhône (CNR) (176 048 euros). « Au moment où l’actualité est assez tragique, il faut faire en sorte de protéger au mieux la population et leurs biens », pointe Thierry Lagneau, président par intérim du département de Vaucluse.

    100 000 habitants

    Le secteur sud de l’île a été priorisé car « plus urbanisé », confirme Camille Riotte, ingénieure en charge de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (Gemapi). « Il manque maintenant la partie nord dont les études se poursuivent. Et qui, je l’espère, aboutiront d’ici la fin du mandat », lance de son côté le premier édile de la Cité des Papes. Pour rappel, plus de 100 000 habitants du Grand Avignon vivent en zone inondable et 150 communes vauclusiennes sont menacées par ce risque naturel.

  • Marseille : une semaine prévention de la délinquance dans les 4-5

    Marseille : une semaine prévention de la délinquance dans les 4-5

    Après la Busserine ou Consolat, une nouvelle semaine de la prévention de la délinquance est organisée par la mission prévention de la délinquance auprès des jeunes en difficulté de la Ville de Marseille (MPDJD) et la mairie des 4e et 5e arrondissements, tout au long de la semaine. Outre des ateliers dans les centres municipaux d’animation, une journée gratuite rassemble nombre d’ateliers et d’animations ce mercredi 21 octobre au stade Vallier*.

    Le lieu a son importance. Sans être un des points les plus chauds de la ville, niché au cœur d’un habitat diffus, au sein d’une densité semi-urbaine, il concentre des conflits d’usages explique un des participants à l’opération avec « des jeunes qui font du sport, et d’autres qui squattent et qui consomment énormément de drogues », dans un quartier disparate en termes de revenus et qui n’est pas considéré comme prioritaire. Et reste pour le moment dépourvu en matière de dispositif de prévention.

    Tribunal judiciaire, police nationale, municipale, préfecture, Éducation nationale et de nombreuses associations ont répondu présents pour cette journée à destination des enfants et des ados. Au programme, des stands de sensibilisation aux « risques du quotidien », sur les relations parentales, la prévention des violences sexuelles et sexistes, l’engagement citoyen, sur les droits des enfants mais aussi des stands boxes, football ou des pistes de sécurité routière.

    * De 10h à 12h30 et de 14h à 17h au 2, bd. Françoise Duparc
    à Marseille (4
    e). Entrée libre.

  • [Entretien] Anthony Gonçalves : « En soutien à ce qui fait progresser la prévention et l’éducation à la santé »

    [Entretien] Anthony Gonçalves : « En soutien à ce qui fait progresser la prévention et l’éducation à la santé »

    La Marseillaise : Le Palais du Pharo a été éclairé en rose. Qu’est-ce que la Ville fait d’autre pour Octobre rose ?

    Anthony Gonçalves : Il y aura le village santé les 21 et 22 octobre à Frais Vallon qui est un événement fort dans le domaine de la prévention, du dépistage et de la promotion de la santé. La participation de la ville, s’intègre aussi dans sa volonté d’être en soutien à tout ce qui fait progresser les pratiques de prévention et d’éducation. Un axe fort dans le cadrage des appels à projets et des demandes de soutien des associations à la Ville porte d’ailleurs sur le fait d’aller chercher les publics les plus éloignés dans ce domaine.

    C’est aussi l’objet de ce village santé. ça donne des résultats ?

    A.G. : C’est toujours positif car ça connecte à ces problématiques, des publics qui n’y accrochent pas spontanément. Sur la journée, des centaines de personnes entrent en contact avec des professionnels dans divers domaines : maladies chroniques, hypertension, diabète, maladies respiratoires, dépistages des cancers. Et certains rentrent dans un parcours de prévention ou de soins. Peut-on faire mieux ? On aimerait pérenniser des structures, des maisons de la prévention dans les quartiers en déficit.

    Quel est le budget de la Ville ?

    A.G. : En termes de subventions aux associations faisant la promotion de la santé, c’est plus de 800 000 euros. Il y a dedans : la réduction des risques, la santé sexuelle ou mentale, la santé des femmes, la nutrition… 80% de ces financements sont consacrés à la prévention.

    La mutuelle de la Ville peut-être une autre pièce du dispositif ?

    A.G. : Parmi les outils qui peuvent être utiles, on compte aussi sur la mutuelle communale, en effet. Dans les exigences posées dans l’appel à manifestation d’intérêt, il y a d’ailleurs la participation aux initiatives en faveur de la prévention et du dépistage.

    Et sur la question de la proximité en matière de santé ?

    A.G. : Marseille est une ville originale dans le domaine. La municipalité a la volonté de déployer des maisons de santé et ça a commencé. L’APHM a des centres, il y a les Secpa, ces structures d’exercices coordonnées communautaires qui font de la santé participative. On va soutenir ces structures au contact des populations les plus éloignées et continuer à en déployer sur divers modèles : APHM, communautaires mais aussi mutualistes. Et peut-être d’autres ? On pourrait associer les maisons de santé pluriprofessionnelles qui ne sont pas tout à fait des centres de santé mais ont des médecins libéraux au secteur 1, donc sans dépassement d’honoraires et avec le tiers payant, qui s’engagent sur des actions de médiation sociale. Elles peuvent être des solutions. Toutes ces structures peuvent participer à cette volonté de pérenniser les villages de santé dans le temps.