Il y a eu plusieurs promotions, un premier titre de champion de France et, à l’aube du XXIe siècle, le club poursuit sa structuration avec quelques nouveautés. En ayant dans le viseur la montée en Pro D2, l’Aix Rugby Club devient Pays d’Aix Rugby Club en 2001. Attaché à l’identité des clubs en général, Jean-Luc Chovelon, ancien joueur et auteur d’un livre sur l’histoire du rugby aixois, comprend tout de même ces changements de noms. « Les changements successifs de nom de club, c’est un peu délicat. C’est une part d’identité qui est un peu gommée. D’Aix Rugby Club à Pays d’Aix Rugby Club, on comprend très bien, et ce n’est pas la première fois que ça se passe, que c’est pour des raisons de soutien institutionnel. Lucien Simon, qui était président à cette époque, et qui a été joueur pendant le titre de l’année 1986, a changé le nom pour avoir le soutien de la Région. »
Comble du destin, la même année, l’ARC va jusqu’en finale de Fédérale 2, qui se déroule à Colomiers, là où vendredi dernier, Provence Rugby a remporté sa demi-finale de Pro D2. Deux années plus tard, le professionnalisme débarque enfin dans les Bouches-du-Rhône. 2e de sa poule derrière Nîmes, Pays d’Aix entre directement en huitièmes de finale de Fédérale 1. Après des victoires contre Oloron, Nîmes et Tours, le club joue pour un nouveau titre, face au Stade Bordelais. Grâce à six pénalités et un drop, les Aixois l’emportent 21-12 et empochent le bouclier.
Dans le livre de Jean-Luc Chovelon, le président Lucien Simon raconte qu’il a appelé la maire Maryse Joissains pour lui dire que Toulon et Béziers allaient venir à Aix la saison prochaine. À quoi elle a répondu : « Mais quelles équipes ? Celles qui ont été championnes de France ? » Ce coup de téléphone est la première pierre menant au lifting du stade Maurice-David, qui sera entièrement rénové au milieu des années 2000. Le Parc obtiendra une enceinte digne de ce niveau, mais aura le plus grand mal à se stabiliser en Pro D2, avec plusieurs montées et descentes jusqu’à la décennie 2010.

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