Tag: Provence Rugby

  • L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    Face aux maîtres incontestés des access matches, Provence Rugby y aura cru. Après un début de match en-dessous de tout, les Catalans ont redressé la barre pour vaincre les locaux sur le score de 47 à 24. Les Aixois évolueront une année de plus dans l’antichambre de l’élite.

    Cette première période avait si bien commencé. Comme souvent cette saison, Provence Rugby apprend de ses erreurs et a parfaitement entamé sa partie. Parasitant le jeu de l’Usap, les locaux ont empêché la formation de Top 14 de développer même une seule attaque. Les fautes de mains catalanes ont été nombreuses et Perpignan s’est également retrouvé à 14 contre 15 au quart d’heure de jeu, suite à un plaquage haut de son pilier gauche. Les Aixois en ont profité pour prendre le large grâce à deux essais coup sur coup. Jalagonia puis le capitaine Andres Zafra ont visité l’en-but, mais le pourtant si adroit Manuel Vareiro n’a pas transformé. 10-0, l’avantage était court et, malgré un carton orange pour l’Usap, les Rouges et Jaunes sont revenus dans le match. Ils ont subi et ont fini en trombes avec, eux aussi, deux essais qui ont frappé un grand coup derrière la tête des Provençaux, pourtant auteurs d’une très bonne première mi-temps (10-14, 40e).

    Perpignan sérieux et d’un grand réalisme

    Mais voilà, Perpignan est le club le plus habitué à disputer un access match depuis son instauration. L’expérience du Top 14, l’expérience de ce type de rencontre, cela compte. Toujours. Dès la reprise, 14 points supplémentaires pour les visiteurs grâce à un ballon porté et un essai du bout du monde, suite à une interception (10-28). Léo Drouet a entretenu l’espoir en aplatissant dans l’en-but à l’heure de jeu.

    Déjà la semaine dernière, à Toulouse, contre Vannes, les Aixois sont revenus à 11 longueurs avant d’échouer à quatre malheureux points. Cette fois, « Perpi » a enfoncé le clou et s’est assuré une place en Top 14 grâce à un nouvel essai. Les quelques unités égarées en première période, au pied, ont coûté chers aux hommes de Philippe Saint-André. Comme lors des derniers access matches, l’Usap a fait tourner la partie en sa faveur. Pour le plus grand bonheur de leurs bruyants fans, qui ont fini par envahir la pelouse du stade Maurice-David.

  • L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    Trente-trois matches, trente-trois batailles et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Celle-ci sera sombre ou beaucoup plus claire selon le résultat de cette 34e affiche de la saison. Plus de neuf mois après avoir entamé son exercice 2025-2026, Provence Rugby dispute, ce dimanche au stade Maurice-David (18h), la dernière rencontre de son aventure. L’enjeu est énorme, avec à la clé une promotion historique en Top 14 en cas de victoire contre Perpignan, le barragiste de l’élite. L’Usap connaît parfaitement cette situation, participant pour la quatrième fois en cinq ans à l’access match.

    Les Catalans ont, à chaque fois, bien géré leur passage sur le siège éjectable avec deux victoires dans la capitale des Alpes françaises, contre Grenoble, et une autre contre Mont-de-Marsan. Une expérience précieuse avant d’affronter des Aixois qui n’ont jamais atteint une telle altitude, club et joueurs compris. « On ne s’était pas projetés au-delà de la finale de Pro D2 », disaient en chœur Philippe Saint-André et Joris Cazenave, à l’issue du match perdu d’un cheveu, la semaine dernière, face à Vannes (14-18). Les Provençaux s’étaient préparés pour monter directement et battre leur adversaire breton, mais la balance a finalement penché du mauvais côté.

    Les corps et les esprits ont été touchés par ce revers, les joueurs n’ont repris l’entraînement que mardi, sans deux des leurs. Nous le savions depuis samedi, le pilier gauche Federico Wegrzyn s’est gravement blessé en finale. Provence Rugby a confirmé que l’Argentin souffrait d’une rupture du tendon d’Achille et sera longuement absent. Autre immense coup dur à l’approche de ce barrage, Setareki Bituniyata, le dynamiteur aux 14 essais cette saison, a été touché au pied contre Vannes. Le Fidjien est trop diminué pour être aligné en access match. Forcément une perte considérable.

    Le difficile défi de l’access match

    Le barrage entre le 13e du Top 14 et le finaliste de Pro D2 est un exercice particulier. Réinstauré en 2018, les trois premières éditions ont vu le club de 2e division prendre l’ascenseur. Mais depuis, uniquement des victoires pour les membres de l’élite.

    Le défi est large, même si les Aixois ont l’avantage d’accueillir la partie. « Là, on va jouer Perpignan, qui prépare ce match depuis trois mois. Nous, on va avoir cinq jours pour le préparer. On sera à domicile et j’espère qu’il n’y aura pas 3 000, mais 9 000 supporters de Provence. Avec l’énergie et l’ambiance qu’ils ont mises aujourd’hui [samedi dernier], pour pousser notre équipe dimanche », déclarait « PSA ». Les fans ont répondu présents pour faire bouillir une dernière fois Maurice-David, le guichet fermé ayant déjà été annoncé. Provence Rugby a encore son destin entre les mains, avant l’ultime rendez-vous de la saison, et faire passer le club bucco-rhodanien dans une autre dimension.

    Access match Top 14/Pro D2

    Stade Maurice-David (dimanche, 18h)

    Arbitre : Vincent Blasco Baque

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Cellio-Zwiler, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt (composition probable)

    PERPIGNAN : Allan – Veredamu, Duguivalu, De la Fuente, Forner – Urdapileta, Hall – Oviedo, Le Corvec, Hicks – Tanguy, Gray – Brookes, Ruiz, Tetrashvili (composition probable)

  • Provence meurtri mais toujours en quête de Top 14

    Provence meurtri mais toujours en quête de Top 14

    Les détails font souvent la différence au rugby. En 80 minutes de jeu, les péripéties sont nombreuses, le scénario évolue et chaque fragment de match a son importance. Cette saison, Provence Rugby a eu son lot de détails, en sa faveur ou en sa défaveur. La courte défaite à domicile contre le VRDR, les victoires au forceps face à Grenoble, Oyonnax et plus récemment à Béziers. Parfois, la balance tombe du mauvais côté. Les Aixois sont tombés armes à la main face au grand favori, Vannes, samedi (14-18). Quatre petits points, moins d’un essai, et une montée directe passant entre les doigts des hommes en doré.

    Philippe Saint-André a réalisé une longue tirade de 5 minutes pour analyser cette partie rude, en appuyant sur ces minuscules détails. « Je suis très fier de mes joueurs. C’était une première finale pour 95% de l’effectif du club. Après, ça se joue à des petits détails. Ce dont je suis content, c’est qu’on a été dans le bras de fer. Les 15 premières minutes, sur les duels aériens, au lieu de n’avoir qu’un joueur qui allait sur les duels, on en avait trois. Après, il y a une situation, il y a un 2 contre 1 juste avant la pause. Une touche aussi pas droite à la 78e, alors que, si on fait un ballon porté, on a peut-être une balle de match. »

    Entré en cours de jeu et auteur du dernier essai de la partie, Joris Cazenave était forcément déçu à l’issue de cette rencontre. Le demi de mêlée notait que son équipe a su rester dans le match. « C’est compliqué de parler, mais je pense qu’ils ont fait une grosse entente de match. Ils tournent à 10-0 et on revient à 10-7. Je pense qu’on a un petit tournant en première mi-temps, à la 35e, et on ne marque pas. On leur fait un mal à la tête avant la pause. Après, en seconde mi-temps, on savait très bien que le premier qui marquait des points allait un peu partir en tête sur la fin du match. Forcément, il y a de la frustration ce soir. »

    Une atmosphère digne d’une finale

    Vannetais comme Aixois ont également mis en avant l’ambiance hors normes qui a régné autour de la finale. « PSA » a souligné « un moment exceptionnel pour le rugby, une fête fantastique ». Du cœur de l’après-midi à la tombée de la nuit, les supporters ont fêté la présence des leurs en finale. « On aurait pu remplir un stade de 30 000 ou 35 000 places », a ajouté le manager provençal.

    Provence Rugby se projette désormais vers dimanche prochain (18h), car la saison n’est pas encore terminée. Après cette défaite, un autre immense défi se tient face à eux : accueillir Perpignan, 13e de Top 14, pour l’access match. « Tu n’es pas préparé à ça. C’est sûr, quand tu viens dans une finale, tu viens pour gagner. Donc tu ne réfléchis pas à la semaine après. Là, on a perdu, on reprendra mardi. Et mardi, on se lancera dans le match de Perpignan et essayer de faire tomber cette équipe qui est préparée depuis six mois, je pense, à faire ce barrage », décrivait, tête basse, Joris Cazenave. « Je pense qu’on a quand même pris un coup dans la tête. C’est normal, c’est logique », poursuit-il. Aix doit maintenant se vider la tête pour bien aborder le choc face à l’USAP.

    Federico Wegrzyn gravement blessé lors de la finale

    Le pilier gauche argentin Federico Wegrzyn ne disputera pas l’access match, dimanche prochain à Aix, face à Perpignan. Le numéro 1 de Provence Rugby a subi une rupture du tendon d’Achille à la 33e minute de cette finale. L’Argentin s’est effondré sur une mêlée et n’a pas réussi à se relever. Il est sorti du terrain, aidé par son collègue sud-américain Andres Zafra.

    « Je n’ai jamais vu ça, disait Philippe Saint-André à la suite de la rencontre. Il y a une grosse suspicion de rupture du tendon d’Achille. Je peux vous dire qu’il ne jouera pas l’access match. » Une blessure supplémentaire pour Provence Rugby, qui avait vu son infirmerie se vider récemment. Vareiro a aussi été touché à l’épaule, mais le mal est moins important.

  • Provence Rugby échoue à 4 points de l’exploit, Vannes promu en Top 14

    Provence Rugby échoue à 4 points de l’exploit, Vannes promu en Top 14

    Le stade Ernest-Wallon, antre habituelle des Dupont, Ntamack et compagnie, recevait une belle fête du rugby, ce samedi soir. Comme les saisons dernières, Toulouse accueillait la finale de Pro D2, attribuant un ticket direct pour le Top 14. Vannes et Provence Rugby se faisaient face dans une très belle ambiance. Le Morbihan ne faisait qu’un dans l’enceinte, remplie aux deux tiers de Bretons sous marinières et tuniques bleues. Les Aixois étaient également plusieurs milliers et tentaient de se faire entendre malgré la vague bleue.

    Devant 18 632 supporters, les Provençaux y ont cru jusqu’au bout, mais ont fini par s’incliner sur un score maigre de 18-14. Un souffle, un essai non converti, pour envoyer tout un club dans l’élite du rugby tricolore. Restera “l’access match”, le 14 juin, au stade Maurice-David d’Aix-en-Provence. La victoire sera obligatoire face à Perpignan, treizième du Top 14.

    Provence Rugby à réaction

    Le RCV a décidé de frapper fort d’entrée de jeu. Les Vannetais ont produit le jeu qu’ils montrent depuis la fin août 2025, avec des sorties de balles rapides et des passes après contact usant l’adversaire. Le centre Robin Taccola a franchi la ligne d’en-but rapidement, dès la 5e minute, après une longue phase.

    La tension était palpable dans le camp provençal avec des balles rendues trop vite à leurs homologues. Il a fallu attendre la seconde partie de la première période pour les voir reprendre le dessus. Porter le ballon a été la solution et l’essai de Paul Cellio-Zwiler, 19 ans et enfant du club, a redonné un coup de boost à son équipe. Les Provençaux ont même failli doublé la mise juste avant la sirène, mais un en-avant est venu gâcher cette action bien entamée. Seulement 3 points entre les deux formations à la mi-temps, Provence était bien dans son match (7-10).

    La seconde période se lance sur le même souffle avec un match toujours équilibré, les hommes de Philippe Saint-André ne se faisant pas marcher dessus face aux vainqueurs de la saison régulière. Il a fallu attendre 15 minutes pour voir le score évoluer, mais aucune des deux équipes n’a pris le large avant l’heure de jeu.

    Irrespirable, indécise, cette finale a été grandiose de bout en bout et a montré toutes les qualités de ce championnat. Jusque dans les derniers instants, il n’était pas possible de connaître le vainqueur du bouclier. L’essai de Joris Cazenave a rapproché Provence Rugby à quatre longueurs, mais Vannes a su jouer au ralenti pour conserver sa toute petite marge. Les Provençaux sont à terre alors que les fans bretons ont envahi la pelouse pour célébrer ce succès. 365 jours après sa descente, le RC Vannes est de retour en Top 14.

  • L’impact essentiel des avants aixois

    L’impact essentiel des avants aixois

    Avec un pack comme celui-ci, Provence Rugby est armé pour affronter la meilleure équipe de Pro D2. Lors de la demi-finale, vendredi dernier, sur la pelouse de Colomiers, les avants aixois ont réalisé un véritable chantier. Leurs homologues de la banlieue toulousaine ont explosé en route, accumulant les pénalités à leur encontre. Dès l’entame de la seconde période, Alexandre Etchebehere, le pilier gauche local, a reçu un carton jaune suite à une faute en mêlée.

    Même dans les rucks, les premières lignes provençales ont été agressives, parasitant les sorties de balles de Colomiers. Il est vrai, parfois à la limite de la légalité, mais ils n’ont finalement pas été tant sanctionnés que ça. « Je leur tire mon chapeau ce soir, mais il ne faudra pas trop leur dire parce que ce n’est pas fini », lâchait Arthur Coville à l’issue de la demi-finale.

    Faire dérailler le plan vannetais

    Une pression et une agressivité qu’il faudra conserver encore 80 minutes. Ajouter du désordre à la mécanique bien huilée de Vannes est l’objectif des hommes en noir. Instaurer un combat de tous les instants sera essentiel pour tenter de bousculer le vainqueur de la phase régulière. Pour cela, Philippe Saint-André ne se privera pas de faire des changements tôt dans la partie. Comme lors du match précédent, le banc sera en 6-2, soit 6 avants et 2 arrières. Un renouvellement indispensable des forces pour espérer vaincre une formation bretonne archi favorite de la finale. « On est un sport de passes, on est un sport d’évitements, mais on est aussi un sport de combat. Je suis très content parce que mes joueurs ont grandi », rappelait le manager aixois. Comptez sur Provence Rugby pour instaurer un combat permanent et ne laisser aucun ballon facile à son adversaire.

  • Les rugbymen aixois sont à 80 minutes du Top 14

    Les rugbymen aixois sont à 80 minutes du Top 14

    L’adage dit : « Une finale ça ne se joue pas, ça se gagne. » Mais pour l’emporter, il faut déjà jouer. Et le faire le mieux possible. Ce samedi à 18h, Provence Rugby découvre un monde nouveau. Un rendez-vous en terre inconnue pour des Aixois atteignant pour la première fois de tels sommets. Une altitude pareille ne les affecte pas plus que ça, puisque leur adversaire endosse avec aisance le costume de favori. Cet adversaire, Vannes, a survolé la saison régulière avec 116 points au compteur, soit 21 de plus que son dauphin, Colomiers. Un mastodonte fait pour remonter en Top 14, deux ans seulement après sa première accession.

    Cette situation sied parfaitement aux Provençaux. « La bonne chose, c’est qu’on n’était pas favoris contre Brive, on n’était pas favoris contre Colomiers et on ne sera pas encore favoris face à Vannes. Continuer à dire qu’on est outsiders, ça nous va très, très bien. On est des outsiders ambitieux », déclare Philippe Saint-André. Une approche qui apporte de la sérénité à des joueurs qui ne sont pas tombés dans l’euphorie suite à leur victoire à Colomiers. Apparus en conférence de presse d’après-match, vendredi dernier, le héros de la demi-finale Charly Gambini et Arthur Coville se sont montrés calmes, posés, déjà focus sur l’objectif du club : la montée. « On ne va pas sortir en boîte de nuit ce soir [vendredi dernier, Ndlr]. On a un énorme match qui nous attend samedi. Le match que tout le monde veut jouer, le match pour lequel on s’entraîne. On va jouer Vannes qui est ultra-favori, qui a été dominant toute la saison. C’est pour ça que ce soir, on n’est pas non plus ultra-festif, parce qu’on sait que le chemin n’est pas fini », détaille le frère du navigateur breton Thomas Coville.

    Avant cette finale, les joueurs de Provence Rugby ont pu découvrir leur terrain de jeu. Ce vendredi après-midi, l’entraînement du capitaine s’est déroulé au stade Ernest-Wallon, antre habituel du Stade Toulousain. L’occasion de prendre de premières marques, le pouls de cette enceinte emblématique du rugby tricolore.

    Sept succès de suite

    En dehors de tout ce qui a été évoqué précédemment, l’autre avantage de Vannes porte sur sa connaissance de la finale de Pro D2. Pas plus tard qu’il y a deux ans, le RCV s’était imposé 16 à 9 face à Grenoble. Un match ultra-défensif, permettant aux hommes du Morbihan de faire monter leur club dans l’élite pour la première fois. Après le Top 14 en Bretagne, le Top 14 en Provence ? « La phase finale, c’est un championnat différent. La logique voudrait que ce soit Vannes, mais, sur un match, tout est possible », argumentait Léo Drouet, ce vendredi.

    Philippe Saint-André l’a largement mis en valeur, semaine après semaine, la série de victoires des Provençaux a apporté un tas de confiance à ses joueurs. Ces derniers en sont à sept succès consécutifs et ont affronté tous types d’adversaires depuis deux mois. À commencer par Vannes. Une rencontre absolument renversante où Provence fut mené 0-24 à la pause avant de s’imposer 34-31. Une soirée qui avait des airs de phases finales. « On est dans une bonne dynamique, on a engrangé de la confiance donc on tente et réussit plus de choses », disait Romain Latterrade.

    Provence Rugby a rendez-vous avec son histoire. Le club d’Aix-en-Provence est maintenant à 80 minutes d’aller chercher le bouclier le plus prestigieux de son histoire. Et de faire son entrée parmi les 14 meilleures équipes de France.

    Finale de Pro D2

    Stade Ernest-Wallon, Toulouse (18h)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    VANNES : Bouthier – Benmegal, Taccola, Boudehent, Surano – Lafage, Ruru – Kalamafoni, Gorrissen, Augry – Desjeux, Marks – Medrano, Beziat, Vunipola

    PROVENCE : Vareiro – Cellio-Zwiler, Bituniyata, Finau, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Wegrzyn

  • Provence Rugby est devenu un club reconnu de Pro D2

    Provence Rugby est devenu un club reconnu de Pro D2

    Se structurer pour devenir une équipe pérenne en Top 14 ou en Pro D2 est un rêve pour beaucoup de clubs français. Mais chaque rêve à ses obstacles et tout contrôler relève de l’impossible. Le Pays d’Aix Rugby Club l’a vécu depuis le début du XXIe siècle. Rien que sur la décennie 2010, pas moins de trois descentes en Fédérale 1 avec des remontées rapides.

    Les Provençaux ont pris plusieurs fois l’ascenseur, un passage presque obligatoire pour toute équipe ambitieuse. Ancien joueur de l’ARC, Jean-Luc Chovelon détaille les difficultés pour un club de franchir un niveau supérieur. « Il y a un fossé. C’est toujours très difficile pour un club qui monte dans ses dernières divisions de pouvoir continuer sur cette lancée à moins d’avoir des moyens extraordinaires ou de bénéficier de conditions particulières. C’est le lot de tous les clubs qui accèdent pour la première fois à ce niveau. On parle entre Fédérale 1 et Pro D2, mais l’ultime écart est entre la Pro D2 et le Top 14. On le voit en ce moment. Ces dernières années, combien d’équipes qui sont montées de la Pro D2 au Top 14 ont réussi à se maintenir dans les deux ans ? Il n’y en a pas beaucoup. »

    Le Parc devient Provence Rugby

    Le Parc subit un changement majeur avec une nouvelle modification de son nom. En 2015, Provence Rugby voit le jour, mené par Denis Philippon, président depuis deux ans et toujours en place actuellement. « On arrive à un niveau où l’argent et la dynamique économique sont super importants. Il y a un président, Denis Philippon, avec une entreprise qui marche fort. Il s’est entouré aussi de partenaires pour avoir un budget important. C’est l’un des plus gros de la division aujourd’hui », appuie Jean-Luc Chovelon. L’entreprise évoquée se nomme voyageprivé.com. Agence de voyage en ligne, elle est basée à Aix-en-Provence et se trouve être le sponsor principal.

    Le travail effectué porte ses fruits en 2018 et se poursuit les années suivantes. Depuis cette date, Provence Rugby est un club de Pro D2 et franchit les étapes, palier après palier. Le mandat du manager argentin Mauricio Reggiardo a permis au club de remporter la saison régulière en 2024, échouant finalement à monter dans l’élite. Après deux phases finales consécutives, les Aixois sont désormais en finale de D2 pour la première fois de leur histoire. Ce samedi, à Toulouse, le livre d’or peut s’épaissir en cas de victoire, synonyme de promotion. Les hommes de Philippe Saint-André ne sont plus qu’à une marche du Graal.

  • Provence Rugby : 2001, changement de nom et professionnalisation

    Provence Rugby : 2001, changement de nom et professionnalisation

    Il y a eu plusieurs promotions, un premier titre de champion de France et, à l’aube du XXIe siècle, le club poursuit sa structuration avec quelques nouveautés. En ayant dans le viseur la montée en Pro D2, l’Aix Rugby Club devient Pays d’Aix Rugby Club en 2001. Attaché à l’identité des clubs en général, Jean-Luc Chovelon, ancien joueur et auteur d’un livre sur l’histoire du rugby aixois, comprend tout de même ces changements de noms. « Les changements successifs de nom de club, c’est un peu délicat. C’est une part d’identité qui est un peu gommée. D’Aix Rugby Club à Pays d’Aix Rugby Club, on comprend très bien, et ce n’est pas la première fois que ça se passe, que c’est pour des raisons de soutien institutionnel. Lucien Simon, qui était président à cette époque, et qui a été joueur pendant le titre de l’année 1986, a changé le nom pour avoir le soutien de la Région. »

    Comble du destin, la même année, l’ARC va jusqu’en finale de Fédérale 2, qui se déroule à Colomiers, là où vendredi dernier, Provence Rugby a remporté sa demi-finale de Pro D2. Deux années plus tard, le professionnalisme débarque enfin dans les Bouches-du-Rhône. 2e de sa poule derrière Nîmes, Pays d’Aix entre directement en huitièmes de finale de Fédérale 1. Après des victoires contre Oloron, Nîmes et Tours, le club joue pour un nouveau titre, face au Stade Bordelais. Grâce à six pénalités et un drop, les Aixois l’emportent 21-12 et empochent le bouclier.

    Dans le livre de Jean-Luc Chovelon, le président Lucien Simon raconte qu’il a appelé la maire Maryse Joissains pour lui dire que Toulon et Béziers allaient venir à Aix la saison prochaine. À quoi elle a répondu : « Mais quelles équipes ? Celles qui ont été championnes de France ? » Ce coup de téléphone est la première pierre menant au lifting du stade Maurice-David, qui sera entièrement rénové au milieu des années 2000. Le Parc obtiendra une enceinte digne de ce niveau, mais aura le plus grand mal à se stabiliser en Pro D2, avec plusieurs montées et descentes jusqu’à la décennie 2010.

  • 1986, premier titre national de l’histoire pour les rugbymen aixois

    1986, premier titre national de l’histoire pour les rugbymen aixois

    La progression de l’Aix Rugby Club dans la hiérarchie française a finalement été linéaire. Après une décennie au niveau régional, l’équipe découvre le troisième échelon et les championnats nationaux, en 1979. Sept ans plus tard, les planètes s’alignent et les Aixois remportent la division. Ancien joueur, Jean-Luc Chovelon a participé à cette épopée, mais était suspendu pour la finale à cause de mots doux envoyés au corps arbitral. Il détaille pourquoi la mayonnaise a bien pris : « C’était assez extraordinaire parce qu’on était un petit peu tous des joueurs issus de milieux différents. Personne n’était là pour le rugby à proprement parler, mais ce mélange a fait qu’on s’est trouvé une équipe sympa. Et surtout, un entraîneur qui est arrivé là, André Dupouy, qui était un entraîneur très important dans l’histoire du club. »

    Arrivé des Landes, le coach découvre la manière de pratiquer le rugby des Méditerranéens. « J’avais du mal à comprendre comment ça fonctionnait. Par exemple, on attisait la haine des clubs varois, mais je ne savais pas pourquoi. Les joueurs étaient capables du meilleur, mais aussi de baisser les bras sans que j’en perçoive la raison. J’étais entouré de mystères », raconte-t-il.

    Six victoires pour conclure la saison du titre

    Les dirigeants du club aixois ont annoncé vouloir jouer le maintien avant cette saison clé. La montée en deuxième division et le titre n’étaient pas du tout ancrés dans les têtes. En se hissant en phases finales, il n’y avait plus que deux rencontres à gagner pour être promu. Saint-Marcellin et Lons-le-Saunier sont battus, puis viendra le tour de Mimizan, Bizanos et Châteauroux. Lors de la grande finale, le duel face à Arudy sera XXL. Finalement, le sud-est triomphe avec une victoire 18-9 dans les dernières minutes. L’entente entre les joueurs n’était pas forcément exceptionnelle, mais l’équipe est arrivée pleine d’énergie au moment voulu. André Dupouy expliquait que, « avant ce titre, l’équipe a vécu une intersaison déplorable, plusieurs joueurs étant partis sous d’autres cieux. Dix jours avant les phases finales, je fais faire un test VMA et les joueurs avaient explosé leur record. On était en forme ».

    Après ce moment majeur de l’histoire du club, ce dernier va se stabiliser à ce niveau avant de viser progressivement le professionnalisme.

  • Histoire et anecdotes sur la création de Provence Rugby

    Histoire et anecdotes sur la création de Provence Rugby

    Cinquante-six ans de vie et peut-être une première dans l’élite du rugby français. À travers toutes ces saisons, le club aixois a progressé dans la hiérarchie nationale jusqu’à s’établir depuis quelques années en deuxième division. Mais tout a commencé lors de l’été 1970. « Il y avait un club de rugby sur Aix, qui était l’AUC Rugby, donc une section du club omnisports universitaire d’Aix-en-Provence. Cette section rugby avait été assez florissante, puisqu’elle avait des équipes à tous les niveaux, c’était un club assez important. Il y a un ensemble de dirigeants qui en ont eu un peu marre de cette direction de l’AUC. Ils ne se reconnaissaient pas trop dans cette direction universitaire et ils ont décidé de débaptiser le club et de fonder l’Aix Rugby Club », explique Jean-Luc Chovelon, ancien journaliste de La Marseillaise et auteur d’un livre historique sur Provence Rugby.

    Un nom aujourd’hui bien connu a lancé cette nouvelle aventure : Maurice David. Avocat aixois et amateur de rugby, il va être l’un des instigateurs de ce projet. « C’est effectivement la figure tutélaire de la création de ce club », appuie Jean-Luc Chovelon. Il en a été le premier président, jusqu’en 1973, alors que le club évoluait dans les championnats régionaux.

    Pour chaque nouvelle équipe, il faut forcément des couleurs. Il a fallu trouver un terrain d’entente et se réunir autour d’une seule nuance. Le choix a été vite fait. « Ils avaient tous des maillots à dominance jaune et noir, qui étaient les couleurs de l’AUC. Ils ont tout teint en noir, c’était la seule couleur qui leur permettait de pouvoir uniformiser tous ces maillots. » La couleur noire est restée jusqu’à aujourd’hui. Dès la fin des années 1970, l’ARC découvre les compétitions nationales et ne fait que progresser…