Tag: Provence Rugby

  • Idéale entame de saison pour Provence Rugby vainqueur d’Agen

    Idéale entame de saison pour Provence Rugby vainqueur d’Agen

    Pas de panique, Andres Zafra et ses coéquipiers ont bien mieux débuté la saison comparé à l’année dernière. Les deux revers fin août, début septembre 2025 avaient empêché Provence Rugby d’accéder au top 2 au printemps. Ce jeudi soir, le boulot a été fait et bien fait avec une large victoire 44 à 10 contre Agen, plusieurs crans en-dessous des hommes en noir.

    Provence Rugby frappa en premier. Sur leur incursion inaugurale dans les 22 mètres adverses, les locaux en ont profité pour ouvrir le score. Le nouveau talonneur Vincent Giudicelli a aplati après un ballon porté. La suite fut plus incertaine avec du déchet et quelques pénalités concédées. Le nouveau coup d’accélérateur des Aixois fut fatal aux Agenais. Les débuts de Giudicelli sont remarquables avec un doublé sécurisé dès la 33e minute. Adrien Lapègue va même enfoncer le clou juste avant la sirène pour prendre 19 longueurs à la pause (22-3).

    Deux périodes costaudes de Provence

    Outre la réussite offensive plutôt intéressante, les Provençaux ont eu quelques moments de grâce en défense. Reprise de partie, Agen campe 7 minutes dans la zone de marque des Noirs, mais aucun point inscrit. Les visiteurs sont entrés dans l’en-but, sans aplatir, synonyme de ballon rendu. Cette barrière infranchissable a fini par céder à l’heure de jeu avec un essai inscrit par l’ailier Charles Laloi (22-10). Ses points concédés n’ont pas du tout chamboulé Provence Rugby avec trois nouvelles visites en terre promise par l’entrant Romain Latterrade, l’espoir portugais Manuel Vareiro et le demi d’ouverture Caleb Muntz. La partie était bouclée, les hommes du manager Philippe Saint-André ont réussi leur début de saison.

  • [Maj] Vaincre Agen et démarrer du bon pied pour Provence Rugby

    [Maj] Vaincre Agen et démarrer du bon pied pour Provence Rugby

    Les souvenirs du frustrant access match contre Perpignan sont désormais lointains et Provence Rugby négocie en ce moment un nouveau virage dans son histoire. Annoncés grands favoris de la saison de Pro D2, les Aixois démarrent, ce jeudi soir, le premier de leurs trente travaux vers le titre de champion.

    Pour l’ouverture de l’exercice 2026-2027, le SU Agen est le premier adversaire des Provençaux. Sur le papier, ce concurrent venu du Lot-et-Garonne a tout du piège. Cette semaine, Philippe Saint-André a rappelé tous les tracas causés par les pensionnaires du stade Armandie l’an passé. « Jeudi, nous avons un match très important contre Agen. C’est la seule équipe, la saison dernière, à nous battre chez elle et ils sont également venus gagner ici. »

    « Il ne faudra pas se poser de questions »

    En effet, le SUA s’était imposé 27-23 chez eux avant de débarquer à Maurice-David pour l’emporter 24-22. Un succès obtenu lorsque les Aixois étaient dans une spirale négative (5 défaites consécutives). La dernière victoire à domicile contre Agen remonte à 2024, il y a presque deux ans jour pour jour, le 30 août. Léo Drouet et Adrien Lapègue étaient déjà marqueurs d’essais lors de cette soirée.

    Les deux équipes ne se découvrent pas du tout puisqu’elles ont toujours été de vieilles connaissances, souvent adversaires de haut de tableau en Pro D2. Par ailleurs, l’Argentin Mauricio Reggiardo entame sa seconde saison à la tête du club agenais, lui qui a passé les quatre années précédentes à Aix-en-Provence. Autant dire qu’il connaît sur le bout des doigts son concurrent de la semaine.

    Andres Zafra a été officiellement intronisé capitaine pour la saison à venir et le joueur colombien voit sa formation prête à se confronter au championnat. « Je trouve qu’on a fait une très bonne prépa. Les nouveaux sont arrivés un peu plus tôt que les autres, ils se sont très bien intégrés. Les anciens, on a tout fait pour qu’ils se sentent bien. On a bien bossé physiquement et techniquement, détaillait le deuxième ligne. Il y a des nouveaux joueurs qui vont nous apporter de l’expérience, de la nouveauté, plein de bonnes choses. Comme Philippe l’a dit, il va falloir bien démarrer par rapport à l’année dernière. Je pense qu’on a un peu de pression parce que c’est le premier match, on est favoris, mais jeudi soir à 21h, il ne faudra pas se poser de questions. »

    Dans le premier groupe de la saison, nous retrouvons six recrues, dont quatre sont titulaires. La première ligne est entièrement remodelée avec Pontanier, Giudicelli et Cotet alignés. Romain Trouilloud est lui placé à l’ouverture.

    1ère journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    Provence Rugby : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Colombet – Trouilloud, Coville – Tuisue, Gambini, Harrison – Youyoutte, Zafra – Cotet, Giudicelli, Pontanier

    Agen : Dupichot – Laloi, Muscarditz, Ramoka, Etcheverry – Soulan, Bellot- Matakaiongo, Lebian, Tolofua – Demotte, Delemarle – Heiland, Socino, Lombard Buret

    Denis Philipon revient sur le coup Wembanyama

    À l’occasion du point presse organisé lundi au stade Maurice-David, le président Denis Philipon est revenu sur le passage de la star du basket Victor Wembanyama. Le géant de 2m24 s’était entraîné cinq jours à Aix.

    « Ça a été fait par connexion. Ne me demandez pas tous les détails. Ça, ce sont les secrets de notre cuisine et de la force de notre équipe. Victor avait plusieurs possibilités et il a choisi la Provence. C’est le gendre idéal. En plus, il a tout le reste. Au-delà de ses 2,24m, il est intelligent, il est modeste, il est plein d’humilité », rapportait le président. Le club compte sortir les images de sa venue au cours du mois de septembre, s’il obtient toutes les autorisations nécessaires. Une question de droit d’images.

    P.G.

  • Provence Rugby endosse le costume de favori

    Provence Rugby endosse le costume de favori

    Un plébiscite presque total amenant de nouvelles responsabilités. À quelques encablures du début de la saison de Pro D2 – ce sera ce jeudi soir contre Agen, à Maurice-David -, nos confrères de Midi Olympique ont dévoilé les favoris pour l’exercice à venir. Selon un sondage réalisé auprès des entraîneurs de la division, 14 d’entre eux (sur 16) ont fait de Provence Rugby leur champion 2026-2027. Pour traduire, la plupart des managers de l’antichambre du Top 14 voient les Aixois dominer le championnat comme l’avait fait Vannes l’an passé.

    Ce statut est une première pour les Noirs, mais le président Denis Philippon assume pleinement ce rôle. « Effectivement, on est en train d’endosser le statut de favori. J’ai envie de dire que c’est une continuité de ce qu’on a bâti toutes ces dernières années aussi. Un statut, ça ne se déclare pas, ça se mérite. On le prend avec, non seulement beaucoup de sérieux, de modestie, d’humilité, mais aussi parce que c’est une de nos valeurs : avec ambition. »

    Lundi soir, avant de présenter son effectif au public et aux partenaires, le manager Philippe Saint-André donnait ses clés pour atteindre l’objectif principal, c’est-à-dire la montée. « Le rugby, c’est une remise en question et c’est une humilité. Il va falloir être très humble parce qu’on sait que ce championnat, il est long, il est âpre, il est difficile. Il va falloir qu’on ait un état d’esprit incroyable, une solidarité totale et on aura aussi besoin de notre public », décrit l’ancien international français.

    Un effectif amélioré

    Deux mois et demi après avoir été si proche de valider son accession dans l’élite, Provence Rugby repart de l’avant dès cette semaine. Pour remplir l’objectif annuel, les Provençaux ont réalisé quelques modifications à leur effectif, staff compris. Une dizaine d’arrivées, sur toutes les lignes, dont les expérimentés grenoblois Thibaut Martel et Romain Trouilloud, deux joueurs de Castres, club de Top 14, ou encore le 3e ligne Etonia Waqa. Arrivé des Fijians Drua, le joueur est un monstre physique avec son mètre 96 et ses 98 kilos. Un groupe plus dense, qui doit permettre d’être plus régulier au cours de la saison et de pallier les blessures qui arriveront forcément un moment ou un autre.

    L’encadrement a donc aussi subi un léger lifting. Entraîneur des avants, Sébastien Fouassier garde cette casquette et obtient celle de coach principal. « Certains joueurs ont demandé un référent lorsque j’étais absent donc c’était naturel que Sébastien soit l’entraîneur en chef », rapporte PSA. Jeune retraité, Jules Plisson s’occupe désormais de la technique individuelle, du développement et du jeu au pied des joueurs. Un kiné est passé à temps complet, renforçant aussi le secteur médical.

    Les Aixois pointent en haut de tableau sur un autre classement sorti en ce début de semaine : celui des budgets. Provence Rugby est le numéro 1 cette saison avec 20 millions d’euros pour sa SASP. Brive vient 3 crans en dessous, puis Grenoble, Biarritz, Nevers, Oyonnax et Montauban naviguent entre 12 et 13 millions. Bref, les feux sont au vert à tous les niveaux du côté du stade Maurice-David.

    Modification du règlement et challenge pour les staffs

    Comme chaque année, le rugby modifie légèrement ses règles. En 2026, la Ligue Nationale de Rugby a abaissé le temps pour botter une pénalité, passant de 60 à 45 secondes. Philippe Saint-André lui-même en est à l’origine. Ensuite, l’autre évolution se situe autour de la règle des changements définitifs. En France, il était possible d’en faire 12 par match. Cette marque a été baissée à 8, pour s’aligner avec le rugby international. « Au niveau du coaching et du management des joueurs, ça va changer. Le profil des joueurs va changer puisque celui qui n’est pas capable de jouer 80 minutes a peu de chances d’être titulaire. Je pense que les 3 ou 4 premiers matches, il y aura beaucoup d’essais dans les 20 dernières minutes », explique Saint-André.

  • Provence Rugby prend des premiers repères solides face à Nice

    Provence Rugby prend des premiers repères solides face à Nice

    C’était il y a deux mois, quasiment jour pour jour, Provence Rugby manquait l’opportunité de monter en Top 14 à l’issue d’un match frustrant face à Perpignan. Ce 13 août, les Aixois retrouvaient leur antre de Maurice-David pour une première rencontre amicale. Nissa Rugby, fraîchement promu en Pro D2, a fait le déplacement dans les Bouches-du-Rhône et s’est nettement incliné (42-19).

    Trente joueurs étaient sur la feuille de match, ce jeudi soir. L’occasion de découvrir les recrues – elles étaient six au coup d’envoi – et de faire tourner pour permettre à l’effectif de tâter le terrain, à deux semaines de la reprise du championnat. Les Niçois n’ont pas vu le jour en première période avec cinq essais concédés, deux cartons jaunes et presque aucun ballon dans les 22 mètres provençaux. Un calvaire, sous une forte chaleur (35-0 à la pause).

    Philippe Saint-André a ensuite fait jouer dix Espoirs en fin de partie, les innombrables changements ont rendu la seconde mi-temps plus terne mais le manager était heureux de ce premier rendez-vous.

    Sous les yeux de Victor Wembanyama

    « La première mi-temps a été sérieuse, avec 2 ou 3 pénalités concédées. On a été impliqués. On a l’impression d’être mieux en place qu’à la même époque, la saison dernière. » Transfuge de Grenoble, Thibaut Martel a aussi aimé le fait que les joueurs « se trouvaient bien sur le terrain, avec déjà des automatismes. » La partie s’est déroulée sous le regard de la star du basket français et mondial, Victor Wembanyama, qui va s’entraîner toute la semaine auprès des rugbymen de Provence.

  • La promesse de jours meilleurs pour Provence Rugby

    La promesse de jours meilleurs pour Provence Rugby

    Clap de fin pour Provence Rugby. Leur défaite dimanche au stade Maurice-David, lors du barrage d’accession en Top 14 face à l’USA Perpignan (24-47), a définitivement condamné les Aixois à rester en Pro D2.

    « C’est étonnant parce qu’on domine 30 minutes, on mène 10-0, ça peut être 17-0, ils prennent un carton orange (32e), mais on manque d’expérience. On est une équipe jeune et on prend deux essais à zéro passe (36e et 39e). Sur le deuxième, on se replace à deux à l’heure. On tourne à 10-14 à la mi-temps alors qu’on doit être devant. En deuxième période, ils sont puissants et efficaces. Ils n’ont rien fait pendant cinquante minutes mais ils mettent quatre essais à zéro passe. C’est dur mais je suis fier de la saison des joueurs », souligne Philippe Saint-André, manager de Provence Rugby, persuadé qu’il faut finir parmi les deux premiers de la saison régulière pour avoir le plus de chances d’accéder au plus haut niveau français.

    « Là, on a joué les six derniers matches (les deux derniers de saison régulière, les trois de phase finale de Pro D2 et l’access-match) comme des finales et on l’a payé. Cet extra-match contre Brive (en barrage) a coûté cher. On a perdu les deux derniers matches, les deux plus importants. Quand on reviendra la saison prochaine, il faudra être plus précis, plus dur sur les intensités. Il faut revenir avec un gros appétit et être plus constants sur notre saison », poursuit l’ancien sélectionneur du XV de France, conscient que l’affrontement face à Brive a mis un coup à l’énergie des Provençaux.

    Optimisme pour l’avenir

    Cette aventure a quand même conduit les Noirs vers leur première finale de Pro D2, puis vers leur premier barrage d’accession pour accéder en Top 14. « C’était dur, mais je suis très fier de mes joueurs », encense Philippe Saint-André. Il sait que ses protégés ont beaucoup appris cette saison, notamment concernant les habitudes de l’entraîneur. « Ils n’avaient pas l’habitude de s’entraîner comme moi », confie l’ex-ailier de Montferrand. « Ils étaient fatigués. Mais j’ai apprécié cet état d’esprit. J’ai apprécié le leadership de certains joueurs qui se sont distingués. J’ai apprécié le fait que nous ne nous soyons jamais plaints. Même avec 18 joueurs blessés, nous n’avons rien dit. À la fin de la saison, ils ont été incroyables : leur implication, leur travail, leur détermination », enchaîne Saint-André, en espérant que le meilleur est à venir.

    Une vision partagée par les supporters. « On est déçus forcément, mais on apprend encore. On a tous envie d’être en Top 14, mais c’est un long chemin et une réalité sportive différente de la simple envie d’y accéder », estime Adrien, suiveur assidu de l’institution aixoise, optimiste sur l’avenir de son club de cœur. « On est très fier de notre équipe, on a vécu une très belle saison », lance Anne, fan inconditionnelle de Provence Rugby. « La montée en Top 14 se fera un jour. Et on sera là pour les supporter », ajoute-t-elle avec la conviction qu’Aix-en-Provence est devenu une terre de rugby.

  • Le rêve du Top 14 s’envole pour les valeureux aixois

    Le rêve du Top 14 s’envole pour les valeureux aixois

    Un tel scénario laisse forcément de gros regrets. Auteur de deux essais dans les 25 premières minutes du match, sans oublier l’avertissement puis l’exclusion d’un joueur adverse quelques minutes plus tard, Provence Rugby semblait disposer d’une main plus qu’idéale pour obtenir le précieux sésame qu’il convoite depuis quelques saisons : l’accession en Top 14.

    Mais la paire d’As que les Aixois avaient entre leurs mains à ce moment de la partie a nettement et progressivement perdu de sa valeur lorsque Perpignan, lanterne rouge du plus haut niveau national, a retrouvé de la confiance devant les plusieurs centaines de supporters qui ont fait le déplacement en Provence.

    Le rêve s’est donc rapidement transformé en cauchemar pour le capitaine Zafra et ses coéquipiers, déjà passés à côté d’une occasion de monter en Top 14, samedi dernier au stade Ernest-Wallon, à Toulouse, lors du match pour le titre de Pro D2 face au RC Vannes (14-18).

    Déjà menés au score à la mi-temps, les Noirs n’ont pas résisté à l’endurance des Catalans, plus opportunistes devant la zone d’en-but aixoise. Cette défaite condamne Provence Rugby à rester en Pro D2 la saison prochaine. « Il faut accepter qu’ils aient été plus forts que nous, même s’ils n’ont rien fait pendant 50 minutes », lance Philippe Saint-André, manager de l’institution aixoise, conscient que son équipe est « encore jeune » et « manque d’expérience ».

    Comme il l’a rappelé, seuls trois de ses pensionnaires ont connu une finale dans leur carrière. Et aucun d’entre eux n’a vécu un « access-match ». À l’heure où Perpignan a remporté son quatrième barrage d’accession en cinq saisons.

    « Le club grandit »

    Derrière la déception, qui pouvait clairement se lire sur le visage du manager provençal, se cachait une réelle fierté. « Le club grandit », martèle Saint-André en évoquant plus globalement l’état d’esprit de ses joueurs sur l’ensemble de la saison. « J’ai particulièrement apprécié le leadership qu’ont incarné certains d’entre eux. Malgré 18 blessés, on a pris des coups et on n’a rien dit. Ils ont été incroyables d’investissement et de détermination. Je pense que la saison prochaine sera meilleure que cette saison », poursuit l’ancien sélectionneur du XV de France (2011-2015), qui vivait son premier mandat à la tête d’une formation de Pro D2.

    « Provence Rugby a prouvé qu’elle est devenue une terre de rugby », souligne Laurent Labit, manager de l’USA Perpignan, persuadé que ses protégés ont fait la différence en seconde période grâce à des séquences longues. « Il fallait arrêter de faire des fautes stupides pour éviter à Provence de connaître un second souffle », ajoute l’ex-arrière du Castres Olympique. Institution que les Catalans, portés par leur fan-base mythique, retrouveront dès septembre en Top 14.

    PROVENCE RUGBY 24 (10)- PERPIGNAN 47 (14)

    Match d’accession en Top 14

    Stade Maurice-David, à Aix-en-Provence (8 574 spectateurs)

    Arbitre : V. Blasco Baque

    Essais : Jalagonia (20’), Zafra (25’), Drouet (59’), Pifeleti (73’) pour Provence ; Yalo (36’, 51’), Former (39’), Oviedo (43’, 77’), Ruiz (65’), De La Fuente (80’) pour Perpignan

    Transformations : Vareiro (59’, 73’) pour Provence ; Allan (37’, 40’, 43’, 51’, 77’, 80’) pour Perpignan

    Carton jaune : Zafra (37’), Bituniyata (42’) pour Provence : Tetrashvili (16’) pour Perpignan

    Carton rouge : Malolo (32’) pour Perpignan

    PROVENCE RUGBY : Vareiro – Lapègue, Bituniyata, Finau (Lucas, 62’), Drouet – (o) Muntz, (m) Coville (Cazenave, 75’) – Gambini, Jalagonia (Tuisue, 33’), Harrison (Okuya, 43’) – Youyoutte (Rodda, 49’), Zafra (cap) – Francis (Ndiaye, 49’), Latterade (Pifeleti, 51’), Julien (Vernet, 43’).

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

    PERPIGNAN : Allan – Joseph (Ruiz, 34), Duguivalu, De La Fuente (cap), Forner (Devaux, 18’) – (o) McIntyre (Petaia, 66’), (m) Hall (Ecochard, 63’) – Van Tonder (Le Corvec, 40’), Oviedo, Hicks – Gray (Tuilagi, 53’), Tanguy (Yato, 28’) – Brookes (Ceccarelli, 53’), Malolo, Tetrashvili.

    Entraîneur : Mathieu Cidre

  • L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    Face aux maîtres incontestés des access matches, Provence Rugby y aura cru. Après un début de match en-dessous de tout, les Catalans ont redressé la barre pour vaincre les locaux sur le score de 47 à 24. Les Aixois évolueront une année de plus dans l’antichambre de l’élite.

    Cette première période avait si bien commencé. Comme souvent cette saison, Provence Rugby apprend de ses erreurs et a parfaitement entamé sa partie. Parasitant le jeu de l’Usap, les locaux ont empêché la formation de Top 14 de développer même une seule attaque. Les fautes de mains catalanes ont été nombreuses et Perpignan s’est également retrouvé à 14 contre 15 au quart d’heure de jeu, suite à un plaquage haut de son pilier gauche. Les Aixois en ont profité pour prendre le large grâce à deux essais coup sur coup. Jalagonia puis le capitaine Andres Zafra ont visité l’en-but, mais le pourtant si adroit Manuel Vareiro n’a pas transformé. 10-0, l’avantage était court et, malgré un carton orange pour l’Usap, les Rouges et Jaunes sont revenus dans le match. Ils ont subi et ont fini en trombes avec, eux aussi, deux essais qui ont frappé un grand coup derrière la tête des Provençaux, pourtant auteurs d’une très bonne première mi-temps (10-14, 40e).

    Perpignan sérieux et d’un grand réalisme

    Mais voilà, Perpignan est le club le plus habitué à disputer un access match depuis son instauration. L’expérience du Top 14, l’expérience de ce type de rencontre, cela compte. Toujours. Dès la reprise, 14 points supplémentaires pour les visiteurs grâce à un ballon porté et un essai du bout du monde, suite à une interception (10-28). Léo Drouet a entretenu l’espoir en aplatissant dans l’en-but à l’heure de jeu.

    Déjà la semaine dernière, à Toulouse, contre Vannes, les Aixois sont revenus à 11 longueurs avant d’échouer à quatre malheureux points. Cette fois, « Perpi » a enfoncé le clou et s’est assuré une place en Top 14 grâce à un nouvel essai. Les quelques unités égarées en première période, au pied, ont coûté chers aux hommes de Philippe Saint-André. Comme lors des derniers access matches, l’Usap a fait tourner la partie en sa faveur. Pour le plus grand bonheur de leurs bruyants fans, qui ont fini par envahir la pelouse du stade Maurice-David.

  • L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    Trente-trois matches, trente-trois batailles et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Celle-ci sera sombre ou beaucoup plus claire selon le résultat de cette 34e affiche de la saison. Plus de neuf mois après avoir entamé son exercice 2025-2026, Provence Rugby dispute, ce dimanche au stade Maurice-David (18h), la dernière rencontre de son aventure. L’enjeu est énorme, avec à la clé une promotion historique en Top 14 en cas de victoire contre Perpignan, le barragiste de l’élite. L’Usap connaît parfaitement cette situation, participant pour la quatrième fois en cinq ans à l’access match.

    Les Catalans ont, à chaque fois, bien géré leur passage sur le siège éjectable avec deux victoires dans la capitale des Alpes françaises, contre Grenoble, et une autre contre Mont-de-Marsan. Une expérience précieuse avant d’affronter des Aixois qui n’ont jamais atteint une telle altitude, club et joueurs compris. « On ne s’était pas projetés au-delà de la finale de Pro D2 », disaient en chœur Philippe Saint-André et Joris Cazenave, à l’issue du match perdu d’un cheveu, la semaine dernière, face à Vannes (14-18). Les Provençaux s’étaient préparés pour monter directement et battre leur adversaire breton, mais la balance a finalement penché du mauvais côté.

    Les corps et les esprits ont été touchés par ce revers, les joueurs n’ont repris l’entraînement que mardi, sans deux des leurs. Nous le savions depuis samedi, le pilier gauche Federico Wegrzyn s’est gravement blessé en finale. Provence Rugby a confirmé que l’Argentin souffrait d’une rupture du tendon d’Achille et sera longuement absent. Autre immense coup dur à l’approche de ce barrage, Setareki Bituniyata, le dynamiteur aux 14 essais cette saison, a été touché au pied contre Vannes. Le Fidjien est trop diminué pour être aligné en access match. Forcément une perte considérable.

    Le difficile défi de l’access match

    Le barrage entre le 13e du Top 14 et le finaliste de Pro D2 est un exercice particulier. Réinstauré en 2018, les trois premières éditions ont vu le club de 2e division prendre l’ascenseur. Mais depuis, uniquement des victoires pour les membres de l’élite.

    Le défi est large, même si les Aixois ont l’avantage d’accueillir la partie. « Là, on va jouer Perpignan, qui prépare ce match depuis trois mois. Nous, on va avoir cinq jours pour le préparer. On sera à domicile et j’espère qu’il n’y aura pas 3 000, mais 9 000 supporters de Provence. Avec l’énergie et l’ambiance qu’ils ont mises aujourd’hui [samedi dernier], pour pousser notre équipe dimanche », déclarait « PSA ». Les fans ont répondu présents pour faire bouillir une dernière fois Maurice-David, le guichet fermé ayant déjà été annoncé. Provence Rugby a encore son destin entre les mains, avant l’ultime rendez-vous de la saison, et faire passer le club bucco-rhodanien dans une autre dimension.

    Access match Top 14/Pro D2

    Stade Maurice-David (dimanche, 18h)

    Arbitre : Vincent Blasco Baque

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Cellio-Zwiler, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt (composition probable)

    PERPIGNAN : Allan – Veredamu, Duguivalu, De la Fuente, Forner – Urdapileta, Hall – Oviedo, Le Corvec, Hicks – Tanguy, Gray – Brookes, Ruiz, Tetrashvili (composition probable)

  • Provence meurtri mais toujours en quête de Top 14

    Provence meurtri mais toujours en quête de Top 14

    Les détails font souvent la différence au rugby. En 80 minutes de jeu, les péripéties sont nombreuses, le scénario évolue et chaque fragment de match a son importance. Cette saison, Provence Rugby a eu son lot de détails, en sa faveur ou en sa défaveur. La courte défaite à domicile contre le VRDR, les victoires au forceps face à Grenoble, Oyonnax et plus récemment à Béziers. Parfois, la balance tombe du mauvais côté. Les Aixois sont tombés armes à la main face au grand favori, Vannes, samedi (14-18). Quatre petits points, moins d’un essai, et une montée directe passant entre les doigts des hommes en doré.

    Philippe Saint-André a réalisé une longue tirade de 5 minutes pour analyser cette partie rude, en appuyant sur ces minuscules détails. « Je suis très fier de mes joueurs. C’était une première finale pour 95% de l’effectif du club. Après, ça se joue à des petits détails. Ce dont je suis content, c’est qu’on a été dans le bras de fer. Les 15 premières minutes, sur les duels aériens, au lieu de n’avoir qu’un joueur qui allait sur les duels, on en avait trois. Après, il y a une situation, il y a un 2 contre 1 juste avant la pause. Une touche aussi pas droite à la 78e, alors que, si on fait un ballon porté, on a peut-être une balle de match. »

    Entré en cours de jeu et auteur du dernier essai de la partie, Joris Cazenave était forcément déçu à l’issue de cette rencontre. Le demi de mêlée notait que son équipe a su rester dans le match. « C’est compliqué de parler, mais je pense qu’ils ont fait une grosse entente de match. Ils tournent à 10-0 et on revient à 10-7. Je pense qu’on a un petit tournant en première mi-temps, à la 35e, et on ne marque pas. On leur fait un mal à la tête avant la pause. Après, en seconde mi-temps, on savait très bien que le premier qui marquait des points allait un peu partir en tête sur la fin du match. Forcément, il y a de la frustration ce soir. »

    Une atmosphère digne d’une finale

    Vannetais comme Aixois ont également mis en avant l’ambiance hors normes qui a régné autour de la finale. « PSA » a souligné « un moment exceptionnel pour le rugby, une fête fantastique ». Du cœur de l’après-midi à la tombée de la nuit, les supporters ont fêté la présence des leurs en finale. « On aurait pu remplir un stade de 30 000 ou 35 000 places », a ajouté le manager provençal.

    Provence Rugby se projette désormais vers dimanche prochain (18h), car la saison n’est pas encore terminée. Après cette défaite, un autre immense défi se tient face à eux : accueillir Perpignan, 13e de Top 14, pour l’access match. « Tu n’es pas préparé à ça. C’est sûr, quand tu viens dans une finale, tu viens pour gagner. Donc tu ne réfléchis pas à la semaine après. Là, on a perdu, on reprendra mardi. Et mardi, on se lancera dans le match de Perpignan et essayer de faire tomber cette équipe qui est préparée depuis six mois, je pense, à faire ce barrage », décrivait, tête basse, Joris Cazenave. « Je pense qu’on a quand même pris un coup dans la tête. C’est normal, c’est logique », poursuit-il. Aix doit maintenant se vider la tête pour bien aborder le choc face à l’USAP.

    Federico Wegrzyn gravement blessé lors de la finale

    Le pilier gauche argentin Federico Wegrzyn ne disputera pas l’access match, dimanche prochain à Aix, face à Perpignan. Le numéro 1 de Provence Rugby a subi une rupture du tendon d’Achille à la 33e minute de cette finale. L’Argentin s’est effondré sur une mêlée et n’a pas réussi à se relever. Il est sorti du terrain, aidé par son collègue sud-américain Andres Zafra.

    « Je n’ai jamais vu ça, disait Philippe Saint-André à la suite de la rencontre. Il y a une grosse suspicion de rupture du tendon d’Achille. Je peux vous dire qu’il ne jouera pas l’access match. » Une blessure supplémentaire pour Provence Rugby, qui avait vu son infirmerie se vider récemment. Vareiro a aussi été touché à l’épaule, mais le mal est moins important.

  • Provence Rugby échoue à 4 points de l’exploit, Vannes promu en Top 14

    Provence Rugby échoue à 4 points de l’exploit, Vannes promu en Top 14

    Le stade Ernest-Wallon, antre habituelle des Dupont, Ntamack et compagnie, recevait une belle fête du rugby, ce samedi soir. Comme les saisons dernières, Toulouse accueillait la finale de Pro D2, attribuant un ticket direct pour le Top 14. Vannes et Provence Rugby se faisaient face dans une très belle ambiance. Le Morbihan ne faisait qu’un dans l’enceinte, remplie aux deux tiers de Bretons sous marinières et tuniques bleues. Les Aixois étaient également plusieurs milliers et tentaient de se faire entendre malgré la vague bleue.

    Devant 18 632 supporters, les Provençaux y ont cru jusqu’au bout, mais ont fini par s’incliner sur un score maigre de 18-14. Un souffle, un essai non converti, pour envoyer tout un club dans l’élite du rugby tricolore. Restera “l’access match”, le 14 juin, au stade Maurice-David d’Aix-en-Provence. La victoire sera obligatoire face à Perpignan, treizième du Top 14.

    Provence Rugby à réaction

    Le RCV a décidé de frapper fort d’entrée de jeu. Les Vannetais ont produit le jeu qu’ils montrent depuis la fin août 2025, avec des sorties de balles rapides et des passes après contact usant l’adversaire. Le centre Robin Taccola a franchi la ligne d’en-but rapidement, dès la 5e minute, après une longue phase.

    La tension était palpable dans le camp provençal avec des balles rendues trop vite à leurs homologues. Il a fallu attendre la seconde partie de la première période pour les voir reprendre le dessus. Porter le ballon a été la solution et l’essai de Paul Cellio-Zwiler, 19 ans et enfant du club, a redonné un coup de boost à son équipe. Les Provençaux ont même failli doublé la mise juste avant la sirène, mais un en-avant est venu gâcher cette action bien entamée. Seulement 3 points entre les deux formations à la mi-temps, Provence était bien dans son match (7-10).

    La seconde période se lance sur le même souffle avec un match toujours équilibré, les hommes de Philippe Saint-André ne se faisant pas marcher dessus face aux vainqueurs de la saison régulière. Il a fallu attendre 15 minutes pour voir le score évoluer, mais aucune des deux équipes n’a pris le large avant l’heure de jeu.

    Irrespirable, indécise, cette finale a été grandiose de bout en bout et a montré toutes les qualités de ce championnat. Jusque dans les derniers instants, il n’était pas possible de connaître le vainqueur du bouclier. L’essai de Joris Cazenave a rapproché Provence Rugby à quatre longueurs, mais Vannes a su jouer au ralenti pour conserver sa toute petite marge. Les Provençaux sont à terre alors que les fans bretons ont envahi la pelouse pour célébrer ce succès. 365 jours après sa descente, le RC Vannes est de retour en Top 14.