C’est en président de parti que Renaud Muselier s’est affiché entouré d’élus de droite et centristes. Ce vendredi soir, son parti Cap sur l’Avenir fait sa rentrée régionale. « Tu nous as donné une mission, celle de rassembler le plus d’élus possible. Aujourd’hui, il y a quasiment 400 élus de la Région Sud Paca, plus de 150 maires adhérents à ton mouvement », introduit Camille Galtier, maire (DVD) de Manoque. D’ailleurs, diverses figures de la droite sont venues afficher leur soutien. Parmi elles, l’ex-ministre marseillaise Sabrina Agresti-Roubache (Ren.) ou la sénatrice (LR) Valérie Boyer.
La méthode souhaitée par Renaud Muselier, c’est celle « du rassemblement des forces politiques républicaines » pour Bénédicte Martin, vice-présidente du conseil régional en charge de l’agriculture. Ou celle de « chasser en meute » pour François de Canson, maire de la Londe (Var). Et ce, avec l’ambition de faire barrage aux extrêmes, notamment au RN, et remporter les scrutins des élections municipales 2026, sur le modèle de la Région, « décalé du national ». L’engagement se veut basé sur une charte, incluant notamment l’adhésion à la « mobilisation de fonds européens » pour financer les projets locaux, à un « rassemblement au service des communes » et des budgets « 100% climat ». « On a réussi à bâtir ensemble quelque chose d’exceptionnel en France, s’est félicité Renaud Muselier. On a réussi à regrouper des gens fondamentalement différents (…) On a réussi à faire un bloc central ou l’on a rejeté les extrêmes et fait en sorte que tous les gens qui ont un peu de bon sens viennent s’additionner (…) Vous avez le RN contre vous, vous êtes divisés, vous perdez, point barre. Il faut être unis. »

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