Le théâtre du Rouge Gorge portait bien son nom, ce vendredi, pour accueillir la présentation de la méthode et lignes directrices du projet de Place publique pour les municipales des 15 et 22 mars. Car la tête de liste Benoît Belvalette a la voix qui a bien chauffé, exposant longuement comment le parti de Raphaël Glucksmann entend « faire de la politique autrement ».
Novice en politique – il a pris sa première carte à Place publique il y a un an – cet inspecteur général de justice de 56 ans a surtout été pendant plusieurs années à Avignon directeur territorial de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) . « Cette thématique sera prioritaire avec le plus gros budget », annonce déjà Benoît Belvalette, qui tiendra une première réunion sur ce sujet le 25 septembre. Le candidat a vanté son expérience professionnelle (notamment son rôle dans la création du restaurant d’insertion Graines de piment ou l’école numérique des apprentissages) comme un atout pour mettre en place des projets transversaux. « Je fais une force de ne pas avoir d’expérience politique, je serai plus légitime car je ne me sens pas prisonnier de ce qui a été fait », soutient-il.
Pointant « trois cailloux » que sont la sécurité, la propreté ou la circulation, Benoît Belvalette entend « régénérer » la classe politique. « Je n’attaquerai jamais un parti ou la majorité sortante mais il faut un changement sur la forme et sur le fond », clame-t-il. Il dénonce en creux le fonctionnement actuel trop cloisonné de Cécile Helle : « On est plus fort ensemble, le maire ne peut décider seul dans son bureau avec son directeur de cabinet. » À ses côtés figurent pourtant Claude Nahoum et Catherine Gay, actuels premier adjoint et adjointe à la sécurité de Cécile Helle qui, sans adhérer à Place publique, soutiennent la démarche (notre édition du 28/08).
Si dans son propos, Benoît Belvalette se voit déjà aux responsabilités, il tend la main et « rêve d’une alliance du bloc de gauche excepté la France insoumise ». Des échanges « permanents » ont lieu ainsi avec les candidats déclarés issus de la majorité, Joël Peyre et Paul-Roger Gontard en tête, mais aussi David Fournier, dont il attend « une clarification » face à LFI. Quant à s’ouvrir vers le bloc de centre droit, comme le prône Paul-Roger Gontard, « on verra au second tour », conclut le chef de file de Place publique.

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