« Cassez-vous » ou encore « 100 000 000 de morts », plusieurs tags dégradants ont été retrouvés sur la façade du local du PCF de Carpentras ce mardi 21 avril en début de matinée. La serrure d’entrée a également été fracturée. Une plainte a été déposée auprès du commissariat de police.
Plusieurs croix rouges recouvraient aussi des affiches du secrétaire national du PCF Fabien Roussel ainsi qu’une affiche du parti. « Dans ce local, on a toujours été tranquille. Il n’y a jamais eu d’agression ni d’atteintes du tout. C’est la première fois qu’il y a des dégradations, des souillures », regrette le secrétaire de section Julien Guérin, qui explique que c’est une voisine qui a prévenu des dégradations. Des caméras de surveillance à proximité pourraient permettre d’identifier les auteurs.
La section PCF s’étonne également du timing de ces inscriptions. « Doit-on voir dans cette soudaine libération de la parole fasciste à Carpentras, alors que jusqu’ici notre local n’avait jamais subi aucune dégradation ni agression de ce type, un lien avec l’élection d’une municipalité à la tête du RN ? » glisse-t-elle dans un communiqué, en lien avec l’élection de Hervé de Lépinau (RN) il y a un mois. « On n’accuse personne en particulier, mais c’est un climat. Ce sont des mots d’ordre de toute évidence inspirés de la droite et de l’extrême droite », pointe Julien Guérin tout en ajoutant « qu’il ne faut pas crier au loup plus que nécessaire » car il ne souhaite « pas qu’il y ait une escalade. »
Soutien des insoumis
Le groupe d’action LFI Carpentras Roseraie a également exprimé son soutien dans un communiqué en rappelant qu’il y a deux mois, des dégradations similaires avaient été retrouvées sur le bâtiment qui devait accueillir le forum « Décolonisons nos esprits ». « Le GA LFI alerte sur le climat de tension que ces agissements visent à instaurer dans notre commune. Qui veut faire obstacle au pluralisme politique ? Qui craint le débat d’idées ? Qui veut ainsi porter atteinte à la démocratie ? » s’interroge-t-elle également. Et estime qu’ « il revient aux autorités de l’État de réagir avec la fermeté que requiert la gravité de ces tags qui expriment la haine de la démocratie républicaine, la volonté d’imposer à la société une conformation idéologique d’acceptation de l’ordre social. »
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