Tag: commissariat

  • Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Le parquet de Marseille a confirmé ce jeudi-après midi le placement en garde à vue du député LFI de Marseille Sébastien Delogu «dans le cadre de l’enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique», comme l’a révélé l’AFP. Le parlementaire était convoqué en début d’après-midi en audition libre suite à la plainte déposée par un policier, après une altercation lundi après-midi dans le hall du bâtiment où il réside.

    A l’arrivée de Sébastien Delogu au commissariat de l’Eveché (2e), son avocat Me Yones Taguelmint confirmait à la presse avoir déposé plainte mardi soir contre X, pour violence physique et injures par personne dépositaire de l’autorité publique. Dans une vidéo diffusée à la presse, on entendait un policier en civil traiter le parlementaire de «trou du cul». Le ministre de l’Intérieur avait apporté son soutien aux policiers impliqués. «Les policiers intervenaient pour interpeller l’auteur d’un vol en flagrance», expliquait-il.

  • Le zéro pointé de la CGT Intérieur au ministre de la Justice

    Le zéro pointé de la CGT Intérieur au ministre de la Justice

    Un document de 12 pages qui met le feu aux poudres. Après l’émoi déclenché par la mort de Lyhanna, 11 ans, le 4 juin dans le Gers et la mise en examen, pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans, de Jérôme Barella, principal suspect, le ministre de la Justice a transmis un courrier à son homologue de l’Intérieur. Daté du 29 juillet, révélé par Le Monde, il pointe des dysfonctionnements « d’ordre structurel », qui tiennent à la question des moyens, de la formation, des outils et du pilotage, mais pas « à la volonté des personnels de terrain. » Est également évoqué un gigantesque « stock fantôme », des dossiers non répertoriés par la justice faute de lui avoir été transmis.

    De quoi agacer singulièrement les syndicats de policiers. Dans un long communiqué en date du 11 août, la CGT Intérieur réplique en alignant les chiffres issus de ce même document : « 85 047 plaintes en attente, six policiers pour 4 000 dossiers au Mans, 257 millions pour un logiciel qui n’existe pas. » « Le résultat de décisions politiques identifiables, prises en connaissance de cause » assène-t-elle. Pour elle, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur durant 4 ans, « découvre son propre bilan. »

    Tout sur le bureau du ministère depuis 3 ans

    Et « oublie que par sa réforme néfaste, il a démantelé les filières d’investigation (…) et appauvri la police nationale et la gendarmerie dans leur dimension judiciaire ».

    Sur le chiffre édifiant des plaintes en rade, « certaines n’ont jamais quitté le commissariat. D’autres ont été perdues. Rien de tout cela n’est un accident : chacun de ces manques a été provoqué, budget après budget, par des responsables qui savaient », balance la CGT. Et de citer « le rapport interinspections de juin 2023 sur l’engorgement de la chaîne pénale, celui de la Cour des comptes de mai 2023, le rapport d’évaluation des stocks recensant plus de trois millions de procédures non traitées et alertant expressément sur le sort des viols et agressions sexuelles sur mineurs », tous « sur le bureau du ministre de l’Intérieur de l’époque. »

    L’organisation syndicale est allée jusqu’à calculer le temps que les fonctionnaires de police pouvaient consacrer aux dossiers. Reprenant l’exemple du Mans, où six policiers du groupe de protection des familles se partagent plus de 4 000 cas, soit 667 procédures par agent. « Rapporté à la durée légale annuelle de travail -1 607 heures-, il reste deux heures et vingt-quatre minutes par dossier et par an », indique la CGT. Tandis qu’à Amiens, « où trois enquêteurs portent chacun plus de trois cents dossiers, on atteint cinq heures et vingt minutes », complète-t-elle.

    L’enquête, spécificité abandonnée

    Elle pointe également une date, 1995, où l’enquête a « cessé d’être un métier. » Le corps des enquêteurs dissous, « 16 000 inspecteurs de police rejoignent 2 200 officiers de paix » dans le nouveau corps des officiers.

    La CGT établit également une autre bascule, en 2024. Depuis, l’ordre public prime dans la gestion des troupes estime l’organisation syndicale. « Un dossier d’enfant ne fait pas de bruit. Une manifestation, si », commente-t-elle. Elle raconte aussi cet outil numérique daté et inepte, qui « perd des fichiers, découpe les procès-verbaux et impose des ressaisies redondantes des mêmes informations dans des logiciels qui ne se parlent pas. » Le projet « Scribe », lancé en 2016 pour le remplacer, est abandonné en 2021 puis relancé pour « 2028 au mieux » assure-t-elle.

    En conséquence, la CGT exige de « faire de l’enquête un métier », « donner aux enquêteurs un outil qui fonctionne » et « sortir l’enquête de l’arbitrage préfectoral. » Elle réclame aussi la présence des syndicats et des associations de victimes à la réunion prévue le 3 septembre entre les deux ministères.

  • Tranquillité publique : régler les problèmes ensemble au commissariat

    Tranquillité publique : régler les problèmes ensemble au commissariat

    Dans la petite salle du commissariat du 12e arrondissement, c’est un peu l’effervescence ce mercredi matin. C’est là que tous les 15 jours se tient le « GPO » pour Groupe de Partenariat Opérationnel. Représentants des CIQ, des collectivités, de l’Éducation nationale, de la RTM et bien sûr police nationale et municipale se retrouvent pour évoquer les problèmes du quotidien rue par rue. Depuis la mise en place en 2018 de ces structures dans les Bouches-du-Rhône, pas moins de 7 600 réunions de ce type se sont tenues. « C’est un des départements qui fonctionnent le mieux », se félicite la préfète de police déléguée, Corinne Simon. Après une visite de terrain à la Viste (15e), elle est venue prendre la température dans les quartiers Est de la ville. Là encore, l’objectif reste le même : aller chercher l’information à la source, détecter les « signaux faibles » précise la préfète pour agir en conséquence sur la tranquillité et la sécurité publique.

    Cambriolages en baisse de 31%, nuisances sonores, stationnement plus qu’approximatif, jets de cailloux sur une école, dépôts de poubelles, barbecues nocturnes… On ne peut pas dire que le secteur soit franchement impacté par la délinquance reconnaît le responsable du commissariat qui mène les débats de main de maître. Mais cette approche microscopique trouve justement tout son intérêt dans la capacité à faire en sorte que tout le monde vive ensemble.

    « S’ils le pouvaient les gens iraient avec leur voiture dans la salle de sport ou sur le terrain de boules mais c’est vrai qu’en même temps se garer dans cette ville est devenu insoluble », commente un président de CIQ. Plus de ronde de la police municipale, PV dressés avec « discernement » sont autant de solutions évoquées.

    Éteindre le feu qui couve aussi. Quand un autre représentant des habitants signale l’installation d’un nouveau point de deal, le patron du commissariat prend de minutieuses notes. « Poursuivez ce travail de fourmi », incite la préfète, soulignant les bienfaits de toutes ces « interactions. »

  • Soupçon de féminicide à Martigues après la mort d’une femme de 25 ans

    Soupçon de féminicide à Martigues après la mort d’une femme de 25 ans

    Mardi matin, la rue Paul-Baptistin Lombard s’éveille. Les volets métalliques des commerces se relèvent, les habitants claquent leur porte d’entrée pour filer au boulot. Tout semble ordinaire. Pourtant, la veille, des équipes de la police scientifique s’affairaient dans un appartement du deuxième étage, situé à deux pas du cours du 4-Septembre, jusque tard dans la soirée. « Il y avait des rubalises pour bloquer la rue et énormément de forces de l’ordre », témoigne une voisine, encore sous le choc.

    Lundi, aux alentours de 16h, les pompiers ont été appelés pour secourir une jeune femme de 25 ans. Ils ont trouvé la victime en arrêt cardiorespiratoire dans son appartement du deuxième étage. Lardée de « plaies transperçantes », elle n’a pas pu être réanimée. Son compagnon, qui avait donné l’alerte affirmant l’avoir retrouvée dans cet état en rentrant du travail, a été placé en garde à vue. L’homme, âgé de 39 ans et au casier judiciaire vierge, s’y trouve toujours. Le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, précise néanmoins : « À cette heure, je ne peux pas dire que nous avons des éléments suffisants pour affirmer qu’il s’agit d’un homicide conjugal. »

    La Ville appelle

    à la retenue

    Walid, jeune vendeur de la supérette située au rez-de-chaussée du bâtiment, ne comprend pas ce qu’il a pu se passer, mais il veut rendre hommage à la victime. « On entend plein de rumeurs. Moi, je verrai plus ma voisine et ça me déchire. Je l’aimais beaucoup, c’était une femme pleine de vie, souriante, toujours en train de passer la tête pour dire bonjour. »

    Dans ces « circonstances douloureuses », le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, appelle à « la retenue », « au recueillement et à la solidarité ». « Alors que de nombreuses informations, commentaires et interprétations circulent déjà sur les réseaux sociaux et dans certains médias, nous nous refusons à toute spéculation, écrit-il. Contrairement à ceux qui se précipitent pour tirer des conclusions ou attribuer des responsabilités, nous considérons qu’il est de notre devoir de respecter le travail des enquêteurs et de la justice. »

    S’agissant de la détection des situations de violences, Éric Florentino, directeur adjoint de Solidarité Femmes 13, souligne : « On est dans un département plutôt bien doté en termes de structures de proximité de soutien social, psychologique ou juridique. La Ville de Martigues est très impliquée sur le sujet, il y a beaucoup de permanences sur le territoire. L’Apers et notre association sont, par exemple, à la Maison de la justice et du droit, l’hôpital a développé un service spécifique qui s’appelle Sofa, le commissariat de Martigues est très sensibilisé. On comprend la mécanique la peur, mais il y a des interlocuteurs pour recevoir la parole et organiser une prise en charge. »

  • Le local du PCF de Carpentras dégradé

    Le local du PCF de Carpentras dégradé

    « Cassez-vous » ou encore « 100 000 000 de morts », plusieurs tags dégradants ont été retrouvés sur la façade du local du PCF de Carpentras ce mardi 21 avril en début de matinée. La serrure d’entrée a également été fracturée. Une plainte a été déposée auprès du commissariat de police.

    Plusieurs croix rouges recouvraient aussi des affiches du secrétaire national du PCF Fabien Roussel ainsi qu’une affiche du parti. « Dans ce local, on a toujours été tranquille. Il n’y a jamais eu d’agression ni d’atteintes du tout. C’est la première fois qu’il y a des dégradations, des souillures », regrette le secrétaire de section Julien Guérin, qui explique que c’est une voisine qui a prévenu des dégradations. Des caméras de surveillance à proximité pourraient permettre d’identifier les auteurs.

    La section PCF s’étonne également du timing de ces inscriptions. « Doit-on voir dans cette soudaine libération de la parole fasciste à Carpentras, alors que jusqu’ici notre local n’avait jamais subi aucune dégradation ni agression de ce type, un lien avec l’élection d’une municipalité à la tête du RN ? » glisse-t-elle dans un communiqué, en lien avec l’élection de Hervé de Lépinau (RN) il y a un mois. « On n’accuse personne en particulier, mais c’est un climat. Ce sont des mots d’ordre de toute évidence inspirés de la droite et de l’extrême droite », pointe Julien Guérin tout en ajoutant « qu’il ne faut pas crier au loup plus que nécessaire » car il ne souhaite « pas qu’il y ait une escalade. »

    Soutien des insoumis

    Le groupe d’action LFI Carpentras Roseraie a également exprimé son soutien dans un communiqué en rappelant qu’il y a deux mois, des dégradations similaires avaient été retrouvées sur le bâtiment qui devait accueillir le forum « Décolonisons nos esprits ». « Le GA LFI alerte sur le climat de tension que ces agissements visent à instaurer dans notre commune. Qui veut faire obstacle au pluralisme politique ? Qui craint le débat d’idées ? Qui veut ainsi porter atteinte à la démocratie ? » s’interroge-t-elle également. Et estime qu’ « il revient aux autorités de l’État de réagir avec la fermeté que requiert la gravité de ces tags qui expriment la haine de la démocratie républicaine, la volonté d’imposer à la société une conformation idéologique d’acceptation de l’ordre social. »

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce jeudi

  • À Septèmes, André Molino enfile de nouveau son écharpe de maire

    À Septèmes, André Molino enfile de nouveau son écharpe de maire

    La victoire fut nette et le conseil d’installation serein. Une semaine après l’avoir emporté au 1er tour des élections municipales avec plus de 60% des suffrages (2627 voix), la liste « Ensemble pour Septèmes » à reélu ce dimanche matin à la tête la commune, le maire sortant, André Molino (PCF). C’est lui, même en tant que doyen (79 ans) du conseil municipal, qui a eu l’honneur et le plaisir de l’annoncer dans une salle pleine à craquer. De chaleureux applaudissements s’en suivront.

    Humilité et émotion

    Aux 27 voix de sa majorité d’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, est venue s’associer celle de Smahane Mebarki. La candidate de la France insoumise, créditée de 6,51% des suffrages le 15 mars, a obtenu un siège. Le fruit d’un joli score dans le quartier de la Gavotte d’où elle est originaire. Les nouveaux conseillers municipaux d’extrême droite, eux, ont voté blanc. Créditée de 32% des suffrages dimanche dernier, la liste du ciottiste Adrien Duché (UDR) occupe cinq sièges. Ils n’étaient toutefois que trois présents pour ce symbolique premier rendez-vous de la nouvelle mandature.

    « Je reçois cette responsabilité avec humilité et reconnaissance mais aussi, sachez-le, beaucoup d’émotions », a lancé André Molino. Installé dans le fauteuil de maire depuis 1999, il s’est dit fier de voir fructifier l’héritage de « celles et ceux qui nous ont précédés » et a eu une pensée toute particulière pour Marc Ferrandi et Fernand Ros. Comme eux, il promet d’être le maire de tous les Septémoises et les Septémois, « quelle que soit leur opinion politique et quel eut été leur vote la semaine dernière ».

    Devant une salle attentive où plusieurs membres du conseil municipal des jeunes étaient présents, le communiste rappelle les grandes lignes d’un programme « concret et réaliste » basé sur « une ambition claire et partagée » : réduction des inégalités, réponse à l’urgence climatique, renforcement des services publics locaux pour garantir justice sociale et solidarité intergénérationnelle, et soutien à la participation citoyenne. Des engagements qui se traduiront en direction de l’école communale, de la petite enfance, de la jeunesse, des seniors, du sport, de la culture et de la santé.

    Trois entrants dans

    le nouvel exécutif

    « Bien que compétence de l’état », André Molino n’en oublie pas « la sécurité des biens et des personnes ». Au-delà du renforcement annoncé de la police municipale, il promet que sa majorité pèsera de tout son poids pour l’installation d’un commissariat de plein exercice à Plan de campagne. Un projet qui sera vivement applaudi. « Place à l’action ! Un programme ambitieux ne demande qu’à être décliné en actes », lance un peu plus tard, le maire espérant une opposition « constructive et objective dans le seul intérêt de notre ville », en connaissance du choix exprimé par les habitants.

    Dans la foulée, le conseil municipal procède à la désignation des neufs nouveaux adjoints au maire. Un vote là encore validé par 28 voix sur les 33 du conseil municipal. La première écharpe, celle de première adjointe, est remise à Sylvie Laurent. Elle succède à Sophie Celton qui a tenu avec mérite ce rôle lors des deux derniers mandats, et continuera de porter des « dossiers fondamentaux » sur les sept prochaines années, assure le maire.

    Sept autres adjoints étaient déjà élus sur la dernière mandature. Gérard Guerrero (2e adjoint), Louisa Hammouche (3e), Hocine Ben Saïd (4e), Sophie Celton (5e) et Carole Halgand (9e), tous cinq adjoints sortants, sont reconduits. Conseiller municipaux sortants, Jérémy Martinez (6e) et Audrey Cermolacce (7e) entre eux dans l’exécutif septémois. Non élu, en 2020, Hervé Vaquier-Tolinos, éducateur spécialisé dans le civil, est le seul en fin de compte à y faire ses premiers pas. Il occupera le poste de 8e adjoint. Les délégations de chacun seront prises par arrêté du maire. Le travail pourra alors définitivement commencer.

  • Plus que quelques petits jours pour faire sa procuration de vote

    Plus que quelques petits jours pour faire sa procuration de vote

    Les personnes qui ne pourront pas se rendre dans leur bureau de vote, les dimanches 15 et 22 mars, peuvent faire une procuration, en confiant leur vote à un proche, qui glissera le bulletin pour elles. Mais quelles sont les modalités de la procédure et surtout, est-il encore temps de la faire à trois jours du scrutin ? La préfecture de police du département et le commissariat des 1-6 ont détaillé ladite procédure…

    Pas de panique, il n’est pas trop tard ! Pour les détenteurs de la nouvelle carte d’identité, plus besoin de se rendre au commissariat, puisqu’ils « peuvent faire leur procuration de manière dématérialisée avec le dispositif France identité », explique Agathe Foucault, commissaire et porte-parole de la police nationale.

    Pour les autres, direction le commissariat ou la brigade de gendarmerie les plus proches de chez vous. En se rendant sur place, il est encore possible de réaliser la procédure complète auprès des officiers de police. Mais pour gagner du temps, le dispositif mi-dématérialisé demeure le plus fréquent.

    Détails de la procédure

    Les votants doivent d’abord réaliser une demande de procuration, sur le site « Ma procuration », en se connectant grâce au portail France Connect, puis en renseignant l’état-civil du mandataire choisi, qui réalisera le vote. La demande de procuration peut porter sur le premier, le second ou les deux tours. Ils recevront une validation par mail, accompagnée d’un code de six signes, à préserver. Une fois cette étape réalisée, direction le commissariat, munis de votre code et votre document d’identité, où des agents valideront la procuration.

    Une quinzaine de personnes faisait la queue au commissariat de Noailles, ce jeudi à 9h. Mais l’attente reste raisonnable, puisqu’« un dispositif particulier est mis en place avec des policiers dédiés à la prise en charge des procurations », précise Agathe Foucault. Ici, deux policiers sont à l’accueil, effectif pouvant évoluer « en fonction de l’affluence, pour que les procurations soient faites rapidement », ajoute la porte-parole de la police nationale. Une jeune femme venue valider sa procuration affirme n’avoir « pas attendu trop longtemps, une dizaine de minutes, ce qui est raisonnable et en dessous de ce que je pensais ».

    Dernier détail : les délais ! Techniquement, « il n’y a pas de date limite » assure Agathe Foucault, avant d’ajouter : « Toutefois, il vaut mieux y aller au maximum la veille, pour être sûr que votre procuration soit reportée sur la liste d’émargement de votre bureau de vote. »

    Demande de procuration via : maprocuration.gouv.fr

  • Des mesures contre les agressions de pompiers annoncées à Toulon

    Des mesures contre les agressions de pompiers annoncées à Toulon

    Laurent Nuñez est arrivé au commissariat de police aux alentours de 17h. La séquence a débuté par une rencontre avec sept policiers adjoints et de futures recrues. Ces dernières, âgées de 18 à 29 ans, au nombre de 54, sont issues de la première cuvée du processus de recrutement 100% varois. Elles sont amenées à devenir policiers adjoints après une formation de quatre mois. S’ensuit un contrat de 3 ans renouvelable une fois, sans condition de diplôme, qui permet, après un an, de passer le concours de gardien de la paix.

    Après ces salutations lui ont été présentés plusieurs chantiers en cours : ceux des cellules et du bureau des plaintes de l’hôtel de police (achevés d’ici mai 2026) et le desserrement de ce dernier vers le conseil départemental, ainsi que ceux du chenil de la brigade canine et du nouveau commissariat de Sanary, qui sera inauguré le 20 février.

    Le ministre a ensuite pris la direction du centre d’incendie et de secours de Toulon, dans le contexte de la recrudescence des violences sur les sapeurs-pompiers. « Il y a eu un électrochoc en mai 2025 lorsqu’un sapeur-pompier de Haute-Savoie a été sauvagement agressé au point de presque y laisser la vie. Face à ces violences, il y a un principe simple : la tolérance zéro », martèle Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises, présent aux côtés du ministre.

    1 500 agressions par an sur les pompiers, 56 dans le Var

    Ce dernier a rappelé que les pompiers étaient victimes de « 1 500 agressions (physiques) par an depuis 2021 [dont 56 dans le Var en 2025, + 166% en un an, Ndlr]. Dans trois quarts des cas, elles sont le fait des personnes secourues, qui sont, une fois sur deux, sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ». Pour endiguer ce phénomène, a été conçu un plan national de lutte contre les violences visant les sapeurs pompiers, « en concertation avec les organisations professionnelles », précise Laurent Nuñez, pour qui nombre de « ces 19 mesures ne seront efficaces que si elles sont déclinées dans chaque département ».

    Parmi celles-ci, « la cartographie des secteurs posant des difficultés », « faire systématiquement remonter les événements à l’observatoire des violences », « un état-major de sécurité annuel entre préfets et acteurs », le déploiement généralisé des « caméras embarquées », expérimentées dans certains départements, et des « gilets pare-lames », et enfin, le renforcement de « l’accompagnement des pompiers victimes d’agressions ». Un plan qui élude, comme souvent, les causes – sociales – au profit des conséquences, que Laurent Nuñez veut aussi doter de « référents en contact avec les forces de l’ordre », annonçant une réflexion pour « apporter des moyens supplémentaires aux services d’incendie et de secours ».

  • À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    À Port-de-Bouc, Laurent Belsola veut bâtir « la ville de demain »

    Une équipe « ouvrière, populaire, ancrée et non parachutée ». C’est ce qu’a présenté le maire sortant qui brigue un second mandat, Laurent Belsola, salué par le conseiller municipal qui repart à ses côtés, Gilbert Caneri, devant une salle Youri-Gagarine comble et acquise à sa cause, jeudi.

    Comme lui, ils sont 18 de l’ancienne majorité à s’engager de nouveau pour écrire cette « nouvelle page ». Laurence Casandri, conseillère municipale déléguée au handicap et aux droits des femmes, figure en deuxième position de la liste et fera de l’inclusion son cheval de bataille. Son premier combat : « L’ouverture d’une classe Ulis [unité localisée pour l’inclusion scolaire, Ndlr.] collège. » Patrice Chapelle reprendra la délégation de la culture. Floriane Sotta, David Guiot, Martine Muller et Akrem M’Hamdi complètent le haut de liste, suivis de Cathy Vaxès, petite fille de l’ancien maire de 1990 à 2005, Michel Vaxès. La directrice de la mission locale veut mettre ses « compétences » et son « réseau professionnel au service des administrés et notamment des jeunes administrés pour favoriser leur émancipation, faciliter leur accès à l’emploi et à l’autonomie ».

    Parmi les autres visages connus qui complètent la liste, Naïma El Ghazzar, très impliquée dans le club de plongée et à la SNSM, Éric Jovenet du chantier naval, ou encore Matthieu Perfetti, qui fait rayonner la commune pendant Noël avec les illuminations qu’il installe dans son jardin.

    La santé comme priorité

    En cas d’élection, cette nouvelle équipe entend poursuivre le travail engagé depuis des années par les différentes majorités communistes. Laurent Belsola l’annonce : « La santé n’est pas une compétence municipale, mais ce sera notre priorité pour le mandat. » Le maire-candidat explique avoir d’ores et déjà racheté le centre Michel-Borio, autrefois centre de la mutualité Oxance, pour un euro symbolique, et dit vouloir le redynamiser « pour que l’hôpital de Martigues puisse s’y déployer »  : « Les discussions sont très avancées. » La liste emmenée par Laurent Belsola entend convertir les locaux de l’ancienne Caisse primaire d’assurance maladie en résidence senior.

    L’équipe veut s’atteler à continuer de « recoudre la ville », avec la fin des réhabilitations des quartiers prioritaires Bellevue, la Lèque et les Aigues Douces et la requalification de la RN568 en boulevard urbain. Mais aussi en renforçant l’attractivité avec le développement du tourisme culturel et industriel, la mise en place d’un village de Noël gastronomique en lien avec les restaurateurs, la rénovation des bâtiments du Respelido pour y installer un nouveau commerce de proximité ou le déplacement des sardinades vers le port pour créer un ensemble avec les artisans de bouche.

    Enfin, côté tranquillité publique, la liste de gauche compte se battre pour obtenir un commissariat mixte abritant la police municipale, mais aussi un détachement de la police nationale de Martigues. Les projets sont nombreux, mais l’équipe est motivée.

  • Un besoin de services publics aux Pennes-Mirabeau

    Un besoin de services publics aux Pennes-Mirabeau

    Aux Pennes-Mirabeau, cinq listes se sont aujourd’hui déclarées, dont deux d’extrême droite. Le RN encouragé par son score au 2nd tour des législatives de 2024, plus de 67%, lorgne sur cette commune de 22 000 habitants, entre Marseille et Aix.

    Une commune est urbaine, agricole, forestière et aussi commerciale. Avec sa liste citoyenne et plurielle « Les Pennes-Mirabeau demain », rassemblant largement des personnes de tout l’arc républicain, clairement soutenue par les forces de gauche et écologistes (PCF, PS, EELV), Jean-Philippe Musso accorde une attention particulière à la proximité et à l’écoute. Aussi, avant toute promesse, il se propose de « commencer par aller au bout du programme sur lequel il a été élu en 2020 sur la liste de Michel Amiel », qui ne se représente pas et soutient la liste de Grégory Bouchet.

    C’est sur le territoire des Pennes qu’est née, il y a 60 ans, la plus grande zone commerciale d’Europe : Plan de Campagne, qu’elle partage avec Cabriès. Pour Jean-Philippe Musso, Plan de Campagne mérite un traitement plus attentif concernant les services publics qui y sont globalement absents. Parmi ces services publics une absence criante est pointée par les trois communes du bassin de vie : celle d’un outil indispensable pour faire face aux problèmes de sécurité et de tranquillité publique, un commissariat de plein exercice. Jean-Philippe Musso a annoncé sa volonté, parmi bien d’autres, d’agir avec les communes voisines de Cabriès et Septèmes pour l’obtention de ce commissariat de plein exercice. À noter, le Docteur Groselle sera le 35e de liste, « une place symbolique qui aux Pennes a du sens », dit le candidat.