La sanction est tombée, sèche et brutale, ce mardi. Reconnu coupable de « corruption de mineur par un moyen électronique », Hassen Hammou a été condamné en première instance par le tribunal judiciaire de Marseille à 15 mois de prison assorti d’un sursis simple, à une inscription au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles et à une interdiction d’exercer une activité professionnelle en contact avec les mineurs pour une durée de trois ans.
Lors de l’audience à huis clos, le 13 novembre, 18 mois de prison avec sursis probatoire avaient été requis à son encontre. « On avait senti que le tribunal avait peut-être une lecture incomplète du dossier, on a essayé de rééquilibrer les choses », explique Me Richeboeuf, son avocat à l’issue de l’audience, indiquant qu’un appel allait être formé et que son client restait « pour l’heure totalement innocent ». Me Cyril Amar a, lui, salué « un délibéré courageux qui démontre la gravité des faits », et reconnaît son client comme « une victime ».
Hassen Hammou avait été désigné chef de fil des Écologistes pour les municipales à Marseille le 14 octobre, la veille de la révélation de cette affaire. Lui explique être tombé dans un traquenard en juin 2024, après avoir pris contact sur internet avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs.
Il s’était mis en retrait, avant d’être suspendu à titre conservatoire par son parti, le 17 octobre. Alors qu’un conseil disciplinaire doit se tenir en interne, Hassen Hammou « n’a plus sa place chez Les Écologistes », indique le bureau exécutif d’EELV dans un communiqué.

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