Tag: Hassen Hammou

  • En difficulté à Marseille, la droite se serre les coudes

    En difficulté à Marseille, la droite se serre les coudes

    Sauver Marseille. Un nouveau slogan pour sauver une campagne. Distancé dans les derniers sondages par le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, et Franck Allisio, le candidat (RN) de l’extrême droite, Martine Vassal est à la relance. Partie en campagne le 13 septembre sous le slogan « Marseille, je t’aime », la candidate de la droite, a voulu changer de braquet avec le lancement de son comité de soutien.

    « ça fait chaud au cœur », concède-t-elle en prenant la parole pour conclure la soirée. « C’est vrai que c’est dur, j’en prends plein la figure », poursuit-elle en reprenant les mots de Renaud Muselier, le président de son comité soutien « mais je ne vais rien lâcher ». Près de 600 personnes s’étaient inscrites pour ce rendez-vous dans une brasserie de l’Escale Borély (8e). Un peu moins de la moitié était présente. Parmi eux des élus, un certain Yvon Berland, aussi, candidat macroniste qui avait contribué à sa défaite en 2020, ou Titi le boss, ce supporter de l’OM rendu célèbre pour « gratter » les maillots des joueurs à la sortie de la Commanderie.

    « Madame courage »

    à la tribune, quelques membres de son comité qui réunit presque 6 000 personnes, viennent expliciter leur engagement. Il sera beaucoup question de sécurité. Sans surprise. Christine Frontera, commandante de police honoraire, estime que Martine Vassal « a la volonté, le courage et la lucidité nécessaires pour affronter ce défi majeur ». Elle apprécie « l’idée novatrice » de création un hôtel des polices à la Caserne du Muy.

    « Marseille a besoin de constance, d’une autorité qui soit juste, protège et rassure », enchaîne Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille Provence. André Bendano, ex-président de la chambre régionale des métiers et de l’artisanat, s’engage par « sens du devoir » et par « refus du déclin de la ville ». Il cède le micro à Djihane Dib, d’une Génération pour Marseille. Elle, se bat pour une « ville plus accueillante, plus sûre, plus verte », où « sortir le soir ne doit être plus être un sujet ». N’y voir aucun lien avec la fermeture du métro à 21h30, même si elle salue la proposition de gratuité des transports pour les moins de 26 ans. Toute la droite locale qui honnit la gratuité applaudit.

    Invité surprise, le président du club de football de Vivaux Sauvagère, Omar Keddadouche, n’a pas écrit de discours. Il enchaîne les punchlines : « Personne n’a le monopole du cœur et des quartiers », « Je veux travailler pour le peuple », « Mon sang est bleu et blanc », « Martine tu vas gagner car on n’a pas besoin d’amateur mais de gens qui ont fait leurs preuves ».

    C’est finalement Renaud Muselier qui sortira les gants pour boxer les autres candidats, persuadé que « les choses ne se passeront pas comme annoncé » à « Marseille, reine des batailles ». Comprendre un duel entre Allisio, le « candidat à l’étiquette porteuse » qui a « fui à Vitrolles » et Benoît Payan. à l’entrée du « money-time », il invite la salle à ne pas croire aux sondages. Après avoir singé Nora Preziosi, dansant autour du candidat Erwan Davoux de manière « téléguidée », le président (Ren.) de la Région tape sur le maire sortant.

    Les JO 2024 et la coupe du monde de rugby, « c’est moi », et le Pape, c’est Gaudin… La gauche c’est les budgets retoqués en justice, le fiasco d’une adjointe à l’urbanisme qui ne « sortait pas un permis », l’affaire de l’ex-maire (PM) des 6-8 « sorti manu militari de la mairie pour avoir fait des cochonneries ». Après avoir évoqué le cas Hammou, il finit par convoquer « les héritiers de Guérini »… « Martine, c’est Madame courage. Il faut l’applaudir. On la défendra. Cette campagne est difficile, elle va être extrêmement violente. » On veut bien le croire.

    « ça fait chaud au cœur…
    C’est vrai que c’est dur,
    j’en prends plein la figure
    mais je ne vais rien lâcher »

  • Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Clap de fin ? Trois semaines après sa condamnation à 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur, pour laquelle il a fait appel, Hassen Hammou, ex-cadre marseillais du parti Les Écologistes, était de retour devant la justice. Il comparaissait cette fois pour usurpation d’identité. L’objet du délit ? Avoir créé, fin novembre, un compte Snapchat au nom d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dans le but d’obtenir des informations.

    Ce dernier a déposé plainte le 25 novembre, moins de deux semaines après le retentissant assassinat de son frère Mehdi. Jeudi, à l’issue de sa garde à vue, Hassen Hammou a reconnu les faits et accepté, dans le huis clos d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une peine de deux mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité.

    La validation devant le juge, en audience publique, sera hésitante. « Il n’y a pas de peine partielle ici, sinon, c’est le procès », s’agacera le président du tribunal face aux hésitations de l’accusé. « Il n’a aucunement voulu nuire, son but était de savoir ce qu’il allait advenir de lui au sein du parti », explique l’avocate d’Hassen Hammou à la barre. Désigné chef de file des écologistes pour les municipales à Marseille, ce dernier croyait alors encore à une issue positive à son procès pour corruption de mineur, dont le délibéré est attendu le 16 décembre.

    « En se faisant passer pour Amine, il voulait tester la parole d’un membre de son parti pour savoir s’il était en quelque sorte loyal envers lui, s’il pouvait avoir son soutien en vue des élections », abonde Soraya Slimani, l’avocate d’Amine Kessaci. Reçu comme partie civile, il n’était pas présent à l’audience et réclamait un euro symbolique.

    Stratégie inchangée

    pour Les écologistes

    à la barre, son avocate souligne « la dignité » de son client, soucieux « d’apaiser le débat ». Dans un message qu’il l’a chargée de lire au tribunal, Amine Kessaci estime que « l’identité, le deuil et la parole ne sont pas des outils politiques ». « Il a été sidéré, consterné, attristé d’apprendre qu’un camarade qui partage les mêmes convictions, ait pu usurper son identité, son image, sa cause » et ait pu « parler à sa place », note l’avocate. Comme lui, Hassen Hammou avait fondé un collectif de soutien aux victimes du narcotrafic.

    Cette condamnation à trois ans d’inéligibilité scelle l’avenir politique immédiat d’Hassen Hammou, ex-membre du bureau national d’EELV, suspendu le 17 octobre puis exclu en décembre de son parti qui a exprimé son « profond dégoût à l’idée qu’une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci ».

    Le 2 janvier, le conseil statutaire d’EELV avait par ailleurs invalidé le vote des adhérents, portant sur la stratégie municipale et la désignation du chef de file, en annulant pour « irrégularités » l’AG qui avait servi de support. Un vote réalisé sous le contrôle de la tutelle nationale… La stratégie d’alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais reste toutefois la règle. Personne ne demande à la revoter, expliquait mardi Olivier Bertrand, responsable national des élections, à nos confrères du Monde, qui ont révélé l’information.

  • Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Hassen Hammou en garde à vue pour usurpation d’identité

    Il est suspecté d’avoir usurpé l’identité d’Amine Kessacci, fondateur de l’association Conscience d’aide aux victimes du narcotrafic, en ouvrant un faux compte sur les réseaux sociaux.

    Hassen Hammou avait été dans un premier temps choisi pour être le chef de file des écologistes à Marseille dans le cadre de la campagne des municipales avant d’en être écarté suite à sa condamnation en première instance, en décembre dernier, pour corruption de mineurs, jugement dont il a fait appel.

  • Hassen Hammou condamné

    Hassen Hammou condamné

    La sanction est tombée, sèche et brutale, ce mardi. Reconnu coupable de « corruption de mineur par un moyen électronique », Hassen Hammou a été condamné en première instance par le tribunal judiciaire de Marseille à 15 mois de prison assorti d’un sursis simple, à une inscription au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles et à une interdiction d’exercer une activité professionnelle en contact avec les mineurs pour une durée de trois ans.

    Lors de l’audience à huis clos, le 13 novembre, 18 mois de prison avec sursis probatoire avaient été requis à son encontre. « On avait senti que le tribunal avait peut-être une lecture incomplète du dossier, on a essayé de rééquilibrer les choses », explique Me Richeboeuf, son avocat à l’issue de l’audience, indiquant qu’un appel allait être formé et que son client restait « pour l’heure totalement innocent ». Me Cyril Amar a, lui, salué « un délibéré courageux qui démontre la gravité des faits », et reconnaît son client comme « une victime ».

    Hassen Hammou avait été désigné chef de fil des Écologistes pour les municipales à Marseille le 14 octobre, la veille de la révélation de cette affaire. Lui explique être tombé dans un traquenard en juin 2024, après avoir pris contact sur internet avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs.

    Il s’était mis en retrait, avant d’être suspendu à titre conservatoire par son parti, le 17 octobre. Alors qu’un conseil disciplinaire doit se tenir en interne, Hassen Hammou « n’a plus sa place chez Les Écologistes », indique le bureau exécutif d’EELV dans un communiqué.

  • Écarté, Hassen Hammou s’en va… puis revient

    Écarté, Hassen Hammou s’en va… puis revient

    Poursuivi pour corruption de mineur, écarté du chef de filât écologiste pour les municipales à Marseille et convoqué devant le conseil disciplinaire de son parti, Hassen Hammou a vu rouge. Déjà suspendu à titre conservatoire de son poste au bureau politique national, il a annoncé, vendredi en début d’après-midi, quitter les Écologistes… avant de se raviser deux heures plus tard. « J’ai réagi sous la colère », justifie ce dernier : « J’ai reçu des messages de soutien et je vais attendre le 16 décembre [le jour du délibéré de son procès]. J’aviserai en fonction des discussions au conseil disciplinaire, une procédure que je conteste et qui se fonde sur ma présence sur le site coco.fr, alors que je n’y ai été qu’à deux reprises, avant l’affaire Pelicot et au moment où le site était encore légal. »

    Jeudi, 18 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui à la barre du tribunal correctionnel dans le cadre de l’affaire de corruption de mineur, révélée le 15 octobre par La Provence, au lendemain de sa désignation comme chef de file. « Il ne peut plus être notre candidat. Il ne nous avait rien dit sur ses visites sur le site coco. C’est contraire à une candidature », expliquait un peu plus tôt François Thiollet, chargé des régions au bureau et représentant de la tutelle.

    Hassen Hammou assure être tombé dans un traquenard, en juin 2024, après avoir pris contact sur internet avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui soutirent de l’argent, son porte-cartes… Le tribunal pour enfants les a condamnés. C’est la plainte déposée par la mère de l’un des deux jeunes qui a déclenché l’ouverture du second dossier, dans lequel il est accusé d’avoir formulé des propositions sexuelles à un mineur.

    Jeudi, Sandrine Rousseau, avec qui il a été élu en binôme au bureau national d’EELV, assurait dans une boucle WhatsApp interne, lui avoir demandé « de démissionner du bureau politique », comme elle lui avait déjà réclamé mi-octobre, de se mettre « en retrait de ses désignations et mandats internes ».

    Hassen Hammou a été désigné chef de file, le 14 octobre, par un vote des militants. Les écologistes ont aussi entériné lors de ce vote une alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais. Depuis sa propre mise en retrait, un comité de campagne avait été créé.

  • Hassen Hammou quitte Les Ecologistes

    Hassen Hammou quitte Les Ecologistes

    Alors que 18 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui, jeudi, par la procureure, à la barre du tribunal correctionnel de Marseille, Hassen Hammou a annoncé ce vendredi « quitter le parti les Ecologistes ». « Le chef de filat m’a été retiré par le bureau national et on me demande de passer en conseil disciplinaire, je regrette ce non respect de la présomption d’innocence » a justifié à La Marseillaise le jeune homme de 37 ans.

    Hassen Hammou assure être tombé dans traquenard en juin 2024 après être entré en contact, via la plateforme Coco et Snapchat, avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui ont soutiré de l’argent, son porte-cartes… En septembre 2024, le tribunal pour enfants les a condamnés.

    C’est la plainte déposé par la mère de l’un des deux jeunes hommes qui a déclenché l’ouverture du second dossier dans lequel Hassen Hammou est accusé d’avoir formulé des propositions de nature sexuelle à un mineur.

    Jeudi, Sandrine Rousseau, porteuse de la motion qui lui avait permis d’être élu en binôme au bureau national du parti Les Ecologistes, assurait avoir à Hassen Hammou « de démissionner du Bureau politique des Écologistes » comme elle avait déjà réclamé en vain, mi-octobre, de se mettre « en retrait de ses désignations et mandats internes ».

  • 18 mois avec sursis requis contre Hammou

    18 mois avec sursis requis contre Hammou

    Le huis clos sollicité par Me Ammar, au nom de son client mineur, et accepté par la présidente du tribunal, n’a pas permis à la presse d’entrer dans le fond du dossier. Désigné le 14 octobre chef de file par EELV pour les municipales à Marseille, Hassen Hammou était, jeudi, face au tribunal pour répondre des chefs « d’incitation de mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à connaître un acte de nature sexuelle ».

    Un délit passible de sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Après trois heures d’audience, le procureur a réclamé 18 mois avec sursis probatoire assortis d’une interdiction professionnelle de rentrer en contact avec des mineurs. Ses deux avocats ont plaidé la relaxe de celui qui est suspecté d’avoir sollicité des rapports sexuels tarifés à un mineur.

    Les faits remontent à juin 2024. Hassen Hammou les conteste et se dit « victime ». Il assure être tombé dans traquenard après être entré en contact, via la plateforme Coco* et Snapchat, avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui ont soutiré de l’argent, son porte-cartes… En septembre 2024, le tribunal pour enfants les a condamnés.

    Le second dossier de cette affaire qui l’oppose donc à un des jeunes a été mis en délibéré au 16 décembre.

    * Un tchat en ligne fermé par la justice pour des contenus pédophiles et à l’origine de guets-apens tendus à des homosexuels.

  • Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Le plus dur ne fait que commencer. « C’est ce que me répètent nos partenaires depuis hier », soufflait Hassen Hammou peu avant midi à l’issue d’un point presse consécutif à sa désignation (55%) comme chef de file Les écologistes pour les municipales 2026 à Marseille. Une triste réalité l’a vite rattrapé. L’homme de 36 ans est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit « d’incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle ».

    L’affaire a été révélée en fin de journée par nos confrères de La Provence. Les faits remontent à juin 2024. Placé en garde à ce moment-là, Hassen Hammou a été de nouveau convoqué en septembre devant le parquet de Marseille où il s’est vu renvoyé devant le tribunal.

    Lui conteste les faits et assure être « victime de cette affaire », assurant être tombé dans un guet-apens après avoir pris contact sur snapchat avec un homme et une femme qu’il pensait majeurs. En septembre 2024, la victime présumée et un autre adolescent ont été condamnés par le tribunal pour enfants de Marseille du chef d’« extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secrets, fonds valeurs ou bien ».

    « C’est un gros coup derrière la tête, la justice me convoque 18 mois après, alors que les personnes ont été condamnées… Je suis sûr de mon innocence, les choses sont très claires pour moi, et je n’ai pas envie de subir l’humiliation du retrait alors que je me sais innocent, ce serait me condamner d’office », a réagi Hassen Hammou auprès de La Marseillaise, espérant une décision de justice début décembre. La révélation de cette affaire tombe bien mal pour Hassen Hammou et son parti. La veille, en même temps que sa désignation comme chef de file, quelque 300 adhérents avaient acté lors de l’assemblée générale organisée sous la tutelle du bureau national (La Marseillaise du 15 octobre) une stratégie de ralliement au Printemps marseillais. Il y a cinq ans, seuls 74 adhérents s’étaient prononcés pour une candidature autonome.

    Quelle incidence ?

    « ça montre que notre mouvement est vivant et qu’il grandit. C’est une belle dynamique, un message d’ouverture et d’union », appréciait Mirabelle Lamoureux face à la presse. La référente des Jeunes écolos avait obtenu 6% des suffrages lors du scrutin sur la désignation du chef de file. La troisième candidate, Christine Juste, adjointe au maire de Marseille en charge de l’environnement, avait obtenu 35%.

    Soucieux de laisser la justice faire son travail, le sénateur écologiste Guy Benarroche, qui a appris la nouvelle en regardant son smartphone, assure qu’une réunion du parti a été demandée dans la foulée. Elle devrait se tenir rapidement. « Il y aura forcément une incidence sur le processus qui a été enclenché mais je ne peux pas présager des décisions qui seront prises. Au regard du fonctionnement habituel de notre parti, on peut penser qu’il serait logique que le chef de file se mette en retrait le temps que la justice se fasse. La décision pourrait même venir de lui », tente d’analyser le sénateur. Pas de quoi en revanche à ses yeux remettre en question le choix stratégique adopté à plus de 90% des suffrages mardi, celui d’une union dès le 1er tour des municipales avec le Printemps marseillais.

    Après le ralliement du Parti communiste français acté il y a une dizaine de jours, l’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, à la tête de la Ville depuis 2020, saluait un peu plus tôt dans la journée « une étape décisive » pour se mettre en ordre de marche « autour d’un projet commun » dans le but de « poursuivre le travail collectif engagé depuis cinq ans avec Benoît Payan ».

  • Les écologistes votent Printemps marseillais

    Les écologistes votent Printemps marseillais

    Après les communistes, les Écologistes se sont mis en ordre de marche. Appelés à se prononcer sur une orientation stratégique en vue des municipales à Marseille, les militants du parti ont acté un processus de rassemblement avec Printemps marseillais dès le 1er tour. La piste d’une union avec les insoumis dont est partisan Sébastien Barles, adjoint à la transition écologique parti dans une aventure solo, et celle d’une candidature autonome, ont été écartées. Près de 90% des adhérents se sont prononcés pour la première option.

    Les discussions seront portées par Hassen Hammou. C’est lui qui a été désigné avec 55% des suffrages pour être le chef de file des Écologistes. L’ancien porte-parole régional « souhaite s’inscrire pleinement dans la continuité de la dynamique initiée par le Printemps marseillais et dans le bilan porté par les Écologistes au sein de la majorité et en premier par celui Michèle Rubirola ».

    Lui qui est entré cette année au bureau politique exécutif du parti, a été préféré à Christine Juste et Mirabelle Lamoureux. Celle-ci a salué « une très belle victoire collective », félicitant Hassen Hammou pour sa victoire et Christine Juste pour sa campagne.

    Quel que soit le chef de file, sa marge de manœuvre était assez réduite. Avec un bureau régional sous tutelle depuis des mois, le national avait pris la main et déjà pointé une liste de vingt noms destinés à intégrer la liste des conseillers municipaux pour la mairie centrale.

    « C’est un vote clair qui vient clore une longue et exigeante séquence démocratique », apprécie Didier Jau, le maire (EELV) des 4-5. « C’est une très bonne nouvelle pour le rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens », se félicite-t-on du côté du Printemps marseillais.

  • Les écolos vont choisir leur chef de file aux Municipales

    Les écolos vont choisir leur chef de file aux Municipales

    Trois candidats pour une orientation ? Les écologistes marseillais, toujours sous la tutelle de la direction nationale, sont appelés à s’exprimer sur leur stratégie pour les Municipales. Un ultime « débat » a eu lieu lundi en visioconférence. Le vote se fera en présentiel à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture (13001) ce mardi entre 18h30 et 21h.

    Un premier scrutin permettra de désigner un chef de file pour la campagne. Trois noms sont en lice : Hassen Hammou, membre du bureau politique exécutif national, Mirabelle Lamoureux, fondatrice d’une start-up spécialisée dans le reconditionnement informatique, et Christine Juste, adjointe au maire de Marseille, en charge de l’environnement, candidate du Nouveau Front Populaire aux législatives de 2022.

    Quel qu’il soit, sa marge de manœuvre sera étroite. « Le chef de file ne négociera pas, sa mission sera surtout d’animer l’équipe en fonction de lignes établies par les militants », précise Christine Juste. Le candidat devra en effet suivre « la trajectoire programmatique » élaborée par des groupes de travail ayant défini une dizaine de lignes rouges et vertes pour encadrer les discussions. Elles sont en finalisation.

    Sur la stratégie globale, trois options devraient être sur la table. Le ralliement au Printemps marseillais, l’union avec les Insoumis et la candidature autonome. « À ce stade, la majorité des militants souhaite le rassemblement autour du Printemps marseillais, il ne devrait pas y avoir de suspense », estime un responsable du parti. « D’après les échos de la tutelle, les choses se passent bien. On a compris que LFI ne souhaitait pas faire partie de l’union et les discussions sont bonnes avec nos partenaires », reprend Christine Juste. « Il faut que cette promesse d’une ville plus verte soit portée dans un Printemps 2 (…) Plusieurs chantiers ont été lancés, nous devons aller plus loin et plus vite. »

    « Adhésions suivies »

    Un autre vote doit aussi permettre de valider une liste de vingt noms désignés pour intégrer la liste des candidats à la mairie centrale. Ils ont été sélectionnés par la tutelle en fonction des différentes tendances. « On nous a assuré que toutes les tendances s’y retrouveront », précise encore un responsable écologiste.

    Toutes sauf une. Celle de Sébastien Barles, adjoint à la transition écologique. Ce dernier s’est lancé en solitaire dans la course aux municipales avec le collectif Vaï Marseille. Dénonçant « un simulacre de démocratie », le candidat écologiste aux municipales de 2020 critique « une assemblée où il n’y a aucun débat d’orientation » et « une opération de ralliement sans exigences politiques à la liste du Maire sortant ». Lui regarde du côté de LFI, dont des cadres l’ont soutenu, il y a cinq ans. Et de pointer des « opérations d’entrisme » et « la multiplication de cartes de complaisance ».

    Tout a été contrôlé par la tutelle, rassure-t-on dans le camp des « loyalistes ». « À partir du moment où il y avait une interrogation, on a fait une procédure d’adhésions suivies, on a vérifié les réalités des adhérents, leur domiciliation, leur engagement dans les quatre groupes locaux et il n’y a aucun doute, en tout cas sur ce qu’on a constaté », explique Olivier Bertrand, délégué aux élections pour le bureau national. À Marseille les écologistes comptent environ 450 adhérents. Selon lui 350, ayant fait vérifier et valider leur inscription, participeront vote.