[Grève du 5 novembre] Paroles de syndicalistes (3/5)

Clotilde Volle, Co-secrétaire départementale Solidaires

« Pour Solidaires et l’intersyndicale, l’important est de rejoindre le mouvement qui a été initié par les lycéens et les lycéennes, et faire front ensemble contre ce gouvernement qui s’obstine encore dans ses choix austéritaires. La colère monte, il y a un besoin que les travailleurs et les travailleuses se fassent entendre pour défendre les emplois, les services publics, les salaires, et pour notre industrie. Il y a un besoin de faire front face au gouvernement et au patronat qui se montrent très sourds aux revendications.

On a fait le choix de multiplier les lieux de manifestations dans le département, par rapport au coût de l’essence notamment, pour qu’un maximum de personnes puissent rejoindre la mobilisation demain. Il y a trois lieux de rassemblement (Digne, Manosque et Barcelonnette). C’est aussi pour permettre aux lycéens et lycéennes de rejoindre le mouvement, de s’associer. »

Sylvain Moretti, Secrétaire général de l’Union départementale CGT

« Pour les salariés, la situation dans le pays est de moins en moins tenable, surtout sur la question des salaires. Tout augmente, en particulier le prix du carburant qui a explosé. En parallèle, on a des salaires qui stagnent complètement. Le mot d’ordre pour ce jeudi, c’est de se mobiliser pour gagner des augmentations de salaires, parce que ce qui a été fait jusqu’à maintenant est loin d’être suffisant. Dans le département, très peu de choses sont faites dans très peu d’entreprises. La prime carburant annoncée n’a pas été mise en place dans les entreprises… Les fins de mois sont de plus en plus en début de mois pour l’ensemble des salariés. Il y a aussi la nécessité pour le monde du travail de soutenir les mobilisations lycéennes, qui correspondent à ce que porte la CGT aussi, notamment sur la répartition des richesses et les services publics, avec des attaques de budgets austéritaires en permanence contre les services publics. On a besoin de se mobiliser et d’aller au-delà de ce qui a pu être fait sur le mois d’octobre. »

Gweltaz Broudic, Co-secrétaire départemental FSU

« Il faut saluer le soulèvement de la jeunesse qui a donné l’impulsion du plus grand mouvement social depuis des années en France, et que face à un gouvernement qui est vraiment à bout de souffle et en bout de course, il faut mettre collectivement la pression dessus pour un changement radical de politique. On a des revendications qui restent nationales sur l’école inclusive. Au niveau local, on veut des embauches massives d’AESH, pour lesquelles on réclame un vrai statut et un vrai salaire. On demande des créations de postes dans les collèges et les lycées du département, qui ont subi des suppressions de postes depuis plusieurs années. Nous exigeons aussi des investissements dans les lycées professionnels, recréer des vraies filières d’enseignement professionnel. Je pense que le mouvement sera suivi, notamment dans le premier degré sur Digne, où on aura pas mal d’écoles fermées. »

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