À Aix-en-Provence, les salariés toujours inquiets de la vente de SFR

Finalisée en juin dernier, la vente de l’opérateur télécom SFR par Altice, son propriétaire, à Orange, Bouygues et Free avait suscité angoisses et incompréhension chez ses salariés.

Déjà en septembre, plusieurs dizaines de salariés étaient descendus au pied du siège aixois de SFR, déplorant un flou quant à leur avenir au sein de la boîte où autour des conditions de départ proposées. Rebelote, ils sont une soixantaine à avoir fait grève ce mardi 3 novembre au matin.

Pas de visibilité

Pour rappel en septembre, la mesure prévoyait de passer 2 500 salariés, au total, chez les trois acheteurs : dont environ 2 300 vers Bouygues Telecom. Une SA SFR avait également été créée comme passerelle pour alléger cette refonte. « Sauf qu’au cours des négociations avec le consortium [composé d’Orange, Free et Bouygues, Ndlr.], on découvre qu’une seule offre nous sera proposée », déplore Jonathan Fulpin pour la CFTC. En cas de refus, c’est « le minimum sur un licenciement économique ». Seconde option proposée aux salariés : « Lever la main pour partir, poursuit Jonathan Fulpin. On négocie donc les départs volontaires mais ils restent bien moins avantageux que ceux proposés en 2017. »

Qui plus est, le syndicaliste indique, entre autres, l’absence de mise en place d’un « plan sénior ». Les discussions sociales devraient reprendre dès vendredi, entre salariés SFR qui promettent d’être « très attentifs à ce qu’on leur propose » et le dit consortium.

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