Remplir le frigo ou le réservoir, une vraie question quand on est obligé de prendre sa voiture pour travailler
et qui hante les salariés depuis la rentrée. Une question qui s’est pris la semaine dernière de plein fouet l’annonce des « profits exceptionnels » de TotalEnergies – 7 milliards d’euros sur le 3e trimestre, 17 milliards sur les neuf premiers mois de l’année. Le pire est que le géant pétrolier veut faire croire qu’il ne voit même pas où est le problème, persuadé que les miettes qu’il a consenties à la pompe suffiront à faire passer la pilule et à casser son image de profiteurs de guerre. Mais la déglutition est aussi gênée par l’accélération de l’inflation – plus 3,4% sur un an en octobre – l’explosion des prix des fruits et légumes suite à la sécheresse… et pendant ce temps, les salaires qui stagnent.
L’emploi, pas
les dividendes
Aussi la question s’impose-t-elle au centre de la grève et de la manifestation de jeudi avec une intersyndicale qui demande des négociations immédiates et obligatoires dans les entreprises et les branches dans le privé, l’augmentation du point d’indice dans le public, la revalorisation des pensions et l’augmentation substantielle du Smic. Pas question de demander l’aumône cependant. Il s’agit d’exiger une autre politique, la fin de celle de l’offre qui verse quelque 200 milliards d’euros d’aides publiques par an aux entreprises sans contrepartie et nourrit les dividendes plutôt que l’emploi et les salaires.
La manifestation de jeudi sera l’occasion de marteler, comme l’a encore fait lundi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, que : « augmenter les salaires c’est relancer l’économie ».

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