Anton, un prénom qui résonne dans les Gradins des Spartiates

Il a tout de l’archétype du Suédois : grand, blond, les yeux bleus et, surtout, un solide coup de crosse sur la glace, au pays des mille lacs où le hockey est roi. Débarqué fin septembre chez les Spartiates de Marseille pour pallier les absences de longue durée d’Oscar Gustafsson et d’Adel Koudri, Anton Gradin n’a pas tardé à trouver sa place dans la rotation marseillaise, où il a déjà inscrit cinq buts après dix matches en Ligue Magnus.

À 26 ans, l’attaquant originaire d’Örnsköldsvik, une commune d’environ 30 000 habitants située à près de 500 km au nord de Stockholm, n’a d’ailleurs pas eu le luxe de prendre progressivement ses marques. À peine atterri dans la cité phocéenne, il était déjà lancé dans le grand bain. Dès le lendemain de son arrivée à Marseille, le Suédois d’1 m 87 a été aligné avec le groupe marseillais. Nombreux auraient pu être impressionnés par un tel baptême du feu. Pas Anton Gradin, qui a rapidement conquis le public du Palais omnisports en inscrivant le troisième but des Spartiates lors de leur victoire aux Boxers de Bordeaux (5-2, le 25 septembre).

« La première période a été compliquée. Je pense que le vol et le voyage se faisaient encore sentir dans mes jambes », reconnaît l’attaquant suédois. Le Scandinave s’est également acclimaté rapidement à l’ambiance marseillaise, qu’il juge plus « chaleureuse » que celle des pays nordiques. Formé au MoDo Hockey, le club de sa ville natale, Örnsköldsvik, Gradin a ensuite poursuivi sa carrière dans cinq autres formations de l’Allsvenskan, la deuxième division suédoise.

Connexion suédoise

La saison passée, sous les couleurs de l’IF Troja-Ljungby, il a notamment côtoyé Albin Nilsson. Une rencontre qui n’a rien d’anodin puisque les deux joueurs se retrouvent aujourd’hui sous le maillot des Spartiates de Marseille. « Le fait que nous parlons la même langue et que nous avons joué sur la même ligne durant près de neuf mois, ça m’a aidé. Nous avons eu une bonne relation », explique le renfort offensif.

Après Ljungby, il avait rejoint un club norvégien, qui a finalement fait faillite quelques mois plus tard. « J’étais dans une situation particulière, j’ai donc demandé à mon agent de me trouver de nouvelles équipes. J’avais déjà entendu parler de Marseille et j’ai toujours été intéressé », confie Anton Gradin. L’attaquant se décrit comme un joueur « qui travaille dur, qui aime marquer et se retrouver dans les zones où ça brûle un peu, autour du but en particulier ». « Je veux aider mon équipe dans les moments décisifs, être quelqu’un sur qui elle peut compter », ajoute-t-il, conscient des différences entre le hockey pratiqué dans son pays natal et celui qu’il découvre désormais en Ligue Magnus. « En Suède, la défense a plus d’importance, alors qu’en France, le jeu est davantage tourné vers les attaques rapides et les initiatives individuelles », résume le 4e Suédois de l’effectif marseillais, après Bobbo Petersson, Oscar Gustafsson et Albin Nilsson. Il devrait continuer d’y trouver son compte.

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