Tag: Hockey-sur-glace

  • JO 2030 : les épreuves s’éloignent aussi de Gap

    JO 2030 : les épreuves s’éloignent aussi de Gap

    Face à la polémique liée au coût jugé exorbitant pour installer les épreuves sur glace à l’Allianz Riviera de Nice, Roger Didier, maire (DVD) de Gap, avait, à plusieurs reprises, proposé sa ville comme alternative moins onéreuse. « Gap est un haut lieu des sports de glace en France, comme en témoignent les quatre titres de champion de France remportés par son équipe de hockey. […] De plus, l’accueil de certaines épreuves à l’Alp’Arena […], permettrait de remédier aux enjeux budgétaires que pose le projet d’une triple patinoire à Nice », argumentait l’élu dans un communiqué paru en novembre, proposant notamment l’accueil du curling à la patinoire gapençaise.

    L’Alp’Arena proposée

    « Nous avons expertisé tous les sites, répond Renaud Muselier, président de Région, ce lundi. Nous avons eu la confirmation qu’il n’y avait pas les équipements, qu’à Gap, c’était trop petit. » La ville de Gap n’a, à cette heure, pas réagi à l’annonce de dimanche. Mais, avec le ski alpin majoritairement en Savoie et les épreuves en patinoire déplacées à Lyon, cette décision risque de faire grincer des dents dans le département, où certains dénonçaient déjà un déséquilibre entre les Alpes du Sud et celles du Nord dans la répartition des compétitions majeures.

  • Noa Nsonsa-Kitala à la découverte de l’Amérique

    Noa Nsonsa-Kitala à la découverte de l’Amérique

    De Marseille à l’Iowa, il n’y a finalement qu’un pas. Spartiate depuis deux années, Noa Nsonsa-Kitala, tout juste 19 piges, sera un aigle noir la saison prochaine. L’attaquant a été choisi, mardi soir, par les Waterloo Black Hawks, équipe concourant en USHL, une ligue américaine réservée aux moins de 21 ans. Le jeune Français a été « drafté » en 67e position par cette formation neuf fois championne. Il s’est montré heureux de ce nouveau palier dans sa carrière : « Je regardais la draft et je me suis dit que j’allais être drafté à peu près à ce moment. J’ai été très content dès que j’ai vu mon nom, ça m’a vraiment fait plaisir. »

    « L’intérêt de Noa était prioritaire »

    Noa Nsonsa-Kitala va donc découvrir un nouveau continent, une nouvelle équipe et une ligue qui a vu passer des joueurs talentueux. « C’est une très bonne ligue, beaucoup de joueurs NHL sont passés par là. Le plus récent, c’est Macklin Celebrini, un jeune de 19 ans, qui est l’un des meilleurs en NHL maintenant. Il jouait en USHL il y a deux ans », explique le futur élément de Waterloo.

    Son aventure américaine se dessinait déjà alors qu’il n’était encore qu’un lycéen. Ce championnat s’était déjà intéressé à lui lors des deux dernières années. « Oui, ça fait deux ans que l’on me demande. On parle avec les équipes, c’est aussi mon agent qui gère ça. J’ai fait une visio avec cette équipe, ça s’est super bien passé, les coaches étaient sympas, le manager général également. Franchement, je sentais une bonne alchimie », décrit-il.

    L’attaquant passé par les Brûleurs de Loups de Grenoble n’a désormais plus qu’un mot à la bouche : développement. Partir dans une ligue aussi compétitive doit lui permettre de passer plusieurs marches dans sa jeune carrière. Choisir les États-Unis était une suite logique, après avoir découvert le monde pro à Marseille. « Noa, c’est un super jeune, très facile à coacher, qui a envie d’apprendre. Il est assez mature pour son âge. C’est un super choix de partir maintenant. Nous on l’a même orienté vers ce choix, même si ce n’était pas dans notre intérêt. Mais c’était bien l’intérêt de Noa qui était prioritaire », souffle Luc Tardif, son entraîneur lors de son passage aux Spartiates.

    Noa Nsonsa-Kitala remercie grandement le club phocéen de l’écoute et des conseils prodigués. « Marseille, c’est une famille, c’est un club avec un grand cœur. Je leur ai direct expliqué. Ils ont pu m’aider, m’aiguiller sur ce que je devais faire. Ils ont pensé à mon développement et c’est quelque chose qui m’a beaucoup plu. » Son départ dans l’Iowa se fera en août avant d’attaquer une saison à rallonge. Un nouveau défi, mais une continuité pour cet espoir du hockey tricolore.

  • Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris Entertainment Company, exploitant de l’Accor Arena et de l’Adidas Arena, société majoritairement détenue par la Ville de Paris, met en avant son expérience des grands événements sportifs et son implication dans Paris 2024. Cette initiative intervient dans un contexte d’incertitude autour du pôle de glace de Nice, fragilisé par l’arrivée du nouveau maire (UDR), Éric Ciotti, et son refus de certains aménagements prévus. Et trois semaines après la proposition du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, d’accueillir des compétitions de glace au cas où Nice serait écartée des sites olympiques.

    Mais dans un communiqué jeudi soir, la Région Paca a indiqué que « les études menées démontrent la faisabilité technique du projet » dit « des Arboras », du nom du stade privilégié par Eric Ciotti pour accueillir le hockey masculin. « Il convient désormais de poursuivre le travail sur sa faisabilité calendaire et financière » avec une nouvelle réunion prévue lundi, poursuit la Région.

  • JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    « On est sur un fil, mais le fil est toujours tendu et on n’est pas tombés du fil. On a la semaine », a déclaré Renaud Muselier, lundi soir, à l’issue d’une réunion entre les différentes parties prenantes de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver prévus pour se dérouler dans les Alpes françaises.

    Vendredi, le dossier semblait pourtant dans l’impasse, Renaud Muselier et Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, s’accusant mutuellement de tout bloquer.

    Nice doit théoriquement accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling ainsi qu’un village olympique et un centre des médias. De son côté, le Comité d’organisation (Cojop) a indiqué que « les parties prenantes ont convenu d’un commun accord de poursuivre l’examen technique des hypothèses en matière d’implantation et de financement permettant d’accueillir à Nice les épreuves de glace, dans le strict respect des enveloppes budgétaires. Une nouvelle réunion du groupe de travail se tiendra dans le courant de la semaine », selon un communiqué. « Je me réjouis de ces avancées positives », a déclaré Éric Ciotti à l’AFP.

    « Ligne rouge »

    « Tout est OK, sauf le hockey », a répété Renaud Muselier. Car pour Éric Ciotti, le projet de couvrir temporairement le stade de football de l’Allianz Riviera pour accueillir le tournoi de hockey, ce qui priverait l’OGC Nice de son stade pendant plusieurs mois, reste « une ligne rouge absolue ».

    « Tout le monde a un peu travaillé ce week-end et les options alternatives de M. Ciotti ont été présentées. M. Cadot a dit qu’il fallait les étudier et on a jusqu’à la fin de la semaine », a déclaré Renaud Muselier. Michel Cadot, ex-préfet d’Île-de-France et ancien délégué interministériel aux JO-2024, assure une mission « par intérim » au Cojop dans l’attente de la désignation d’un nouveau directeur général, après le départ en février de Cyril Linette suite à des « désaccords insurmontables » avec le président Edgar Grospiron.

    « Tout le monde veut Nice. Il y a un fort attachement au pôle niçois, qui avait beaucoup séduit le CIO », a aussi rappelé le président de la Région Paca, qui a ajouté qu’Éric Ciotti « a eu le président de la République à ce sujet ».

    Le Comité d’organisation a par ailleurs indiqué qu’un nouveau directeur général serait désigné le 11 mai. Selon Renaud Muselier, « il y a deux noms qui ressortent assez clairement ».

  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Il y a une déception de ne pas avoir fait mieux »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Il y a une déception de ne pas avoir fait mieux »

    La Marseillaise : Après une cinquième place en saison régulière, votre équipe s’est faite éliminer en quart-de-finale des play-offs pour la troisième année consécutive face à aux Boxers de Bordeaux. Une surprise à vos yeux ?

    Jonathan Zwikel : Je pense qu’il n’y a pas eu de surprise, ni négative ni positive. On est un peu là où est notre budget. Maintenant, il y a une déception de ne pas avoir pu faire mieux. Même si notre niveau d’exigence monte, c’est notre place. Et ça n’a pas été évident, vu les péripéties qui sont arrivées entre les changements de joueurs et les pressions. Et après, sur les playoffs, un peu de regret, parce qu’on n’était pas loin sur tous les matches et qu’on aurait pu avoir une équipe un peu plus complète. Et au-delà de la déception, il y a cette satisfaction d’avoir donné tout ce qu’on pouvait pour essayer de challenger Bordeaux. C’est assez contradictoire, parce qu’on n’a pas pris 4-1, mais on était dans le coup sur tous les matchs.

    Qu’est-ce qui vous manque
    pour passer ce cap fatidique
     ?

    J.Z. : Un peu de tout. On est dans une position intermédiaire qu’on a atteinte très rapidement. Mais la vérité, c’est que pour atteindre l’échelon supérieur, il faut un peu plus d’expérience et un peu plus de qualité dans les joueurs. On est très proche de passer un cap, mais on n’y est pas encore. Ça paraît spectaculaire, parce que ça fait trois années d’affilée, et trois années d’affilée contre la même équipe. Mais au final, ça ne fait que trois années qu’on est là. On est réguliers dans notre progression. Mais le petit step d’après est d’entrer dans le top 4. Ça nous a donné beaucoup d’indications sur la manière d’y arriver.

    Laquelle est la plus importante ?

    J.Z. : Celle d’être en adéquation avec nos convictions. La première étape là-dedans, c’est au moment où tu conçois l’équipe. Beaucoup de choses se jouent l’été quand tu crées le modèle d’équipe que tu veux avoir. Tu choisis les joueurs qui vont jouer dans ce modèle. Cette année, on s’en est un peu écarté. On a couru après des adaptations. Et ça a été une année épuisante à cause de ça. On a dû faire des changements, etc. Ça ne veut pas dire d’aller tête baissée. Mais ça veut dire d’aller à fond dans notre identité.

    Est-ce que vous comptez, comme la saison passée, procéder à un bouleversement total de l’effectif ?

    J.Z. : Il y a encore beaucoup d’inconnus. Chaque année, l’idée n’est pas de changer pour changer. Mais changer pour trouver le bon équilibre. Et encore une fois, cette année, on a eu beaucoup d’indications. On va essayer de repartir dans la direction qu’on veut avoir. Mais il y a beaucoup de joueurs qui sont là cette année et qui correspondent à la trajectoire qu’on peut prendre. On va essayer de les garder.

  • Les Spartiates de Marseille s’offrent un sursis face aux Boxers de Bordeaux

    Les Spartiates de Marseille s’offrent un sursis face aux Boxers de Bordeaux

    Ils n’avaient pas d’autres choix que de l’emporter pour que leur aventure puisse continuer. Les Spartiates de Marseille sont allés chercher la victoire tant attendue (2-1), mercredi soir sur la glace du Palais Omnisports, lors du quatrième match de la série des quarts de finale de play-offs de la Ligue Magnus face aux Boxers de Bordeaux. Maintenant qu’ils ont décroché leur premier succès, les protégés de Luc Tardif vont devoir impérativement s’imposer à Bordeaux, samedi, avant de pouvoir revenir à domicile lundi prochain. Les Marseillais, qui n’ont pas profité de leurs cinq power-play sur l’ensemble du match, ont toutefois pu compter sur un Libor Kasik impérial dans ses cages (36 arrêts). Avec Petersson et Ruusu à la manœuvre, les Spartiates peuvent encore nourrir l’espoir d’une qualification.

    MARSEILLE 2

    BORDEAUX 1

    4e match de la série des quarts de finale de play-offs – Ligue Magnus

    Tiers-temps : 0-0, 1-1, 1-0

    Au Pomge (4 585 spectateurs)

    Arbitres : MM. Cregut et Herrault

    Buts pour Marseille : Petersson (38’14, ass. Lindgren et Da Costa), Ruusu (45’06, ass. Joubert et Bourgeois)

    But pour Bordeaux : Pageau (29’25, ass. Bruche et Puffer)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Wong, Gonnard, Joubert, Asten, Colotti (cap), Dair, Dufek (ass), Welsh, Da Costa, Valtonen.

    Entraîneur : Luc Tardif

    BORDEAUX : Papillon, Dubeau – Boscq, Tournier, Pageau, Kindl, Lamarche, Ouellet Beaudry – Guidoux, Guillaume (ass), Tomasino, Pompei (ass), Poudrier (cap), Ragot, Puffer, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier.

    Entraîneur : Olivier Dimet

  • Les Spartiates de Marseille dos au mur avant le match 4

    Les Spartiates de Marseille dos au mur avant le match 4

    Après les deux victoires des Boxers de Bordeaux sur leur glace (3-2 t.a.b et 3-0), les Spartiates de Marseille se devaient de réagir, mardi soir, pour leur retour à domicile, à l’occasion du troisième match des quarts de finale de play-offs. Mais les hockeyeurs phocéens ont une nouvelle fois trouvé le chemin de la défaite (3-4 a.p.), permettant ainsi aux Girondins de mener trois à zéro dans cette série.

    Les protégés de Luc Tardif ont pourtant été entreprenants dès les premières minutes de jeu, où ils n’ont pas hésité à multiplier les offensives face à la cage de bordelaise. Cet état d’esprit conquérant a rapidement porté ses fruits, avec l’ouverture du score du défenseur et assistant-capitaine Fabien Bourgeois (1-0, 6’).

    Malgré une égalisation girondine (1-1, 11’), les hockeyeurs marseillais ont repris l’avantage grâce à un sublime tir de loin signé par l’attaquant tchèque Jan Dufek (2-1, 17’).

    Galvanisés par le soutien de leurs supporters, les Spartiates ont été freinés dans leur dynamique à cause d’une longue interruption de 40 minutes avant de débuter le deuxième tiers-temps : un trou s’est formé dans la glace et a dû être comblé. Fait qui s’est d’ailleurs reproduit en plein milieu de la deuxième période, suspendant la rencontre pendant près de 50 minutes.

    Selon les techniciens de l’enceinte, la surfaceuse était mal réglée depuis le début de la journée. Suite à un problème électronique, trois centimètres de glace ont été raclés, au lieu d’un demi centimètre, ce qui a fragilisé la glace par endroit.

    Ces longues pauses n’ont toutefois pas empêché un beau spectacle de se produire par la suite. Passant à côté de leur premier power-play (phase de supériorité numérique), les Spartiates se sont retrouvés quelques minutes plus tard en situation d’infériorité numérique et ont vu les Boxers égaliser (2-2, 30’).

    Mais ce n’était sans compter sur le défenseur tricolore Yohan Coulaud, qui a permis aux Marseillais de reprendre le dessus au tableau d’affichage (3-2, 32’). Les Spartiates se sont de nouveau retrouvés en supériorité numérique à la fin du deuxième tiers-temps, mais toujours sans succès. Un point qu’ils devront rectifier dès ce mercredi pour le quatrième match de la série. Les Bordelais, portés par l’efficacité offensive de Mathieu Pompei, ont recollé au score deux minutes avant la fin de la deuxième période (3-3, 39’).

    Malgré deux power-play dans le dernier tiers-temps, les hockeyeurs phocéens n’ont pas réussi à faire la différence dans le temps réglementaire. Les prolongations ont été de très courte durée : en 18 secondes, Tommy Giroud a planté le but décisif. Pour la plus grande joie des Boxers et la plus grande tristesse des courageux spectateurs qui sont restés jusqu’au bout de la désillusion.

    Camille Kadoum

    ————————————————————————————

    MARSEILLE 3
    BORDEAUX 4
    3e match des quarts de finale de play-offs – Ligue Magnus
    Tiers-temps : 2-1, 1-1, 0-0
    Au Palais Omnisports Marseille Grand-Est (4 545 spectateurs)
    Arbitres : MM. Cregut et Herrault

    Buts pour Marseille : Bourgeois (5’18, ass. Colotti), Dufek (16’40, ass. Coulaud et Bourgeois), Coulaud (31’01, ass. Cantagallo et Asten)

    Buts pour Bordeaux : Pompei (10’35, ass. Boscq et Ouellet Beaudry ; 38’02, ass. Boscq), Morin (29’38, ass. Giroux), Giroud (60’18, ass. Lamarche)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Wong, Gonnard, Joubert, Asten, Colotti (cap), Dair, Dufek (ass), Welsh, Da Costa, Valtonen. Entraîneur : Luc Tardif

    BORDEAUX : Papillon, Dubeau – Boscq, Tournier, Pageau, Kindl, Lamarche, Ouellet Beaudry – Guidoux, Guillaume (ass), Tomasino, Pompei (ass), Poudrier (cap), Ragot, Puffer, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier. Entraîneur : Olivier Dimet

  • Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters

    Les Spartiates de Marseille veulent se racheter devant leurs supporters

    L’heure a sonné pour les hockeyeurs marseillais. Menés deux à zéro dans leur série des quarts de finale de play-offs face aux Boxers de Bordeaux, ils vont devoir profiter du double retour à la maison pour réduire l’écart au tableau d’affichage. Et ainsi aller de l’avant après les deux désillusions sur la glace girondine. « Le premier match a été serré sur le plan du score, parce qu’on a été solidaires défensivement et que Libor (Kasik, le gardien) a fait un match excellent, mais on a été dominés dans pas mal de parties du jeu, mais pas parce qu’on a été un peu approximatifs avec le palet », déplore Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates de Marseille, conscient que ses protégés n’ont passé que huit minutes en zone offensive, « ce qui est très faible », contre vingt-quatre minutes pour les Boxers de Bordeaux. Cela ne les a pas empêchés d’inscrire deux buts, sur des situations de power-play (supériorité numérique), pour aller en prolongations (défaite aux tirs au but).

    Avantage maison

    « Au bout du compte, on aurait pu aller chercher cette victoire », martèle le technicien marseillais, frustré d’être passé à côté d’une superbe opportunité dès le premier match de la série. Malgré un score plus lourd dans le deuxième match (3-0), les Spartiates ont montré plus de solidité dans tous les aspects. « On retourne à la maison avec des certitudes défensives, mais il va falloir qu’on fasse mieux offensivement à 5 contre 5 », lance Tardif, qui compte sur le soutien du public marseillais pour faire la différence.

  • Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Les Spartiates de Marseille débutentleurs play-offs sur la glace de Bordeaux

    Bordeaux – Marseille, comme on se retrouve ! Pour la troisième fois de leur histoire, les Spartiates se sont qualifiés en play-offs de Ligue Magnus, qui opposent les huit meilleures équipes de la saison régulière. Et pour la troisième fois, ils joueront Bordeaux au premier tour. Les Marseillais ont été éliminés lors des deux précédentes séries et comptent bien bouleverser les choses, ce vendredi soir, sur le glaçon bordelais. En 2024, les Phocéens sont passés à quatre minutes de franchir un tour, mais Bordeaux avait égalisé avant de l’emporter en prolongation.

    En phase finale, les deux formations se sont donc affrontées à treize reprises. Huit matches ont tourné en faveur des Boxers et cinq pour les Spartiates. Lors de ces différentes confrontations, les hommes de Luc Tardif Jr ne se sont imposés qu’une seule fois dans leur Palais omnisports, pourtant souvent entièrement acquis à leur cause. C’était il y a deux ans jour pour jour, lors d’un succès 3-1. Depuis, ils restent sur une série de quatre défaites à domicile.

    Trois buts par match encaissés cette saison

    La différence de buts est d’ailleurs nettement en faveur des Girondins. 13 matches, 37 buts marqués et 23 encaissés. Près de trois buts par rencontre concédés sur les deux séries, soit exactement le ratio des Spartiates, cette année, lors de la saison régulière. Il faudra sans doute resserrer les rangs pour espérer enfin dépasser ce premier tour des play-offs version 2025-2026. Les premiers éléments de réponse arriveront dans les prochaines 24 heures, avec deux face-à-face Bordeaux-Marseille, avant un retour dans les Bouches-du-Rhône, la semaine prochaine.

  • [Entretien] Quentin Papillon : « Une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates  »

    [Entretien] Quentin Papillon : « Une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates  »

    Troisième saison en Ligue Magnus, troisième qualification pour les play-offs et troisième confrontation de suite face aux Boxers de Bordeaux pour les Spartiates de Marseille. Défaits à chaque campagne, les hockeyeurs phocéens comptent bien prendre leur revanche face au portier bordelais, Quentin Papillon.

    La Marseillaise : Malgré un début de saison compliqué, vous terminez quatrièmes du championnat. Quel bilan tirez-vous de cette saison régulière ?

    Quentin Papillon : On a été happés par une spirale négative au début, mais on a trouvé un peu plus de régularité par la suite. Je pense que nos premières défaites, face à de grosses équipes du championnat, ont installé du doute dans la tête de nos joueurs. Heureusement, ça ne nous a pas empêchés de bien nous classer et d’avoir l’avantage du terrain pour les quarts de finale.

    Vous allez affronter les Spartiates pour la troisième fois d’affilée en quarts de finale des play-offs. Est-ce un avantage à vos yeux ?

    Q.P. : On connaît bien les Spartiates, mais c’est une équipe qui a toujours modifié son effectif. Il reste quelques joueurs de la première saison, mais ils sont assez minoritaires. Aujourd’hui, une rivalité s’est installée entre nous et les Spartiates. C’est ce qui va donner une saveur particulière à ce 3e quart de finale de suite.

    Vous les avez battus à trois reprises en quatre confrontations cette saison. Quel est, selon vous, le point fort de cette équipe marseillaise ?

    Q.P. : Ils sont capables d’avoir un gros impact physique et possèdent un power-play (séquence en supériorité numérique) assez efficace. Il va falloir que l’on se montre disciplinés et qu’on fasse attention à ne pas prendre trop de pénalités.

    Plus de 5 000 spectateurs seront attendus dans les tribunes du Palais Omnisports Marseille Grand-Est pour les matches 3 et 4. Est-ce que cet engouement vous impressionne ?

    Q.P. : C’est vrai qu’il y a toujours une grosse ambiance quand on débarque à Marseille, même si pour nous, il y a forcément un peu plus d’animosité. Mais ça reste très plaisant, beaucoup plus plaisant que de jouer dans une patinoire à moitié vide.

    Programme des quarts de finale :

    Match 1 – Vendredi 13 mars, à Bordeaux

    Match 2 – Samedi 14 mars, à Bordeaux

    Match 3 – Mardi 17 mars, à Marseille

    Match 4 – Mercredi 18 mars, à Marseille

    Match 5 (si nécessaire) – Samedi 21 mars, à Bordeaux

    Match 6 (si nécessaire) – Lundi 23 mars, à Marseille

    Match 7 (si nécessaire) – Mercredi 25 mars, à Bordeaux