Tag: spartiates

  • [Entretien] Fabien Colotti, Spartiates : « On va jouer une équipe de Gap dangereuse »

    [Entretien] Fabien Colotti, Spartiates : « On va jouer une équipe de Gap dangereuse »

    La Marseillaise : Vous êtes toujours troisièmes du championnat après les treize premières journées de Ligue Magnus. Comment analysez-vous ce début de saison ?

    Fabien Colotti : C’est un premier tiers assez positif. On voit les prémices du potentiel de notre équipe. On a connu un très gros début de saison, mais on a moins de réussite ces derniers temps, on perd des points un petit peu bêtement. Mais globalement, les plans de jeu et les ingrédients qu’il y a à l’intérieur de nos rencontres, en dehors des résultats, sont positifs. On veut vraiment imprégner une manière et une identité de jeu chez nous, avec de la compétitivité.

    Vous sortez d’une défaite pesante contre Amiens (2-3, a.p.). Comment accueillez-vous cette mauvaise passe actuelle ?

    F.C. : On essaie de se concentrer sur le contenu. Je ne pense pas qu’il soit si différent des victoires que l’on a connues en tout début de saison. On a eu beaucoup de matches aussi qui ont tourné en notre sens. Parfois, c’est plus simple, et parfois, c’est plus difficile. Le match de mardi soir l’a prouvé. On mène de deux buts, le contenu est très bon, mais sur deux petites erreurs, on se fait rapidement rattraper. Après le match tourne complètement, ce n’est plus le même scénario. Mais dans le contenu, il y a quand même beaucoup de positif et ça n’impacte pas notre bilan comptable. Il n’y a pas d’alarme. Il faut qu’on continue à travailler là-dessus.

    Qu’est-ce qui fait, selon vous, la force de votre équipe actuelle ?

    F.C. : On a un groupe plus fourni que les saisons précédentes, très homogène, avec quatre lignes complètes capables de compétitionner contre n’importe quelle équipe. Le danger peut venir de partout. On sait qu’on a des joueurs qui sont plus amenés à faire des points ou à être décisifs. On a un gros noyau de joueurs capables de faire ça, malgré les nombreux blessés que l’on a connus depuis le début de la saison. Le point positif est que ça ne se ressent pas dans la qualité de notre jeu.

    Vous affrontez les Rapaces de Gap, ce vendredi (20h) à l’Alp’Arena, une équipe que vous avez battu à six reprises lors de vos sept dernières rencontres. Comment appréhendez-vous ce duel face à votre ancien club ?

    F.C. : On affronte des équipes qui ont connu un mauvais début de saison et qui se redorent la pilule dernièrement. On va jouer une équipe de Gap dangereuse, on sait qu’ils sont très intenses et qu’ils patinent très vite. Cette année, aucun match n’est facile. Il va falloir mettre les ingrédients nécessaires pour aller chercher trois points précieux afin de partir sur une trêve de deux semaines avec l’esprit tranquille.

  • Laura Fleury, une femme de caractère à la tête des Rapaces

    Laura Fleury, une femme de caractère à la tête des Rapaces

    Dans la famille Fleury, le nom de Damien, ancien international français de renom, est bien connu du monde du hockey. Mais depuis mai dernier, c’est sa petite sœur, Laura, qui attire les regards. Elle a relevé le défi de prendre les rênes des Rapaces de Gap en devenant manager générale.

    Originaire de Caen, dans le Calvados, elle est ainsi devenue la première femme à occuper cette fonction en Ligue Magnus, l’élite du hockey sur glace français. Cette responsabilité s’accompagne nécessairement d’une certaine pression, « mais elle est davantage liée au rôle de manager et à ma volonté de bien faire qu’au fait d’être une femme », souligne Laura Fleury. Une situation qu’elle a déjà connue lorsqu’elle était directrice des ressources humaines du circuit Paul-Ricard, au Castellet. Elle n’a pourtant jamais eu le sentiment que son genre constituait un obstacle dans son parcours professionnel. « Je suis peut-être une femme bulldozer qui avance sans se soucier de ceux qui ne veulent pas suivre, ou peut-être ai-je simplement toujours été respectée. C’est ce que je préfère croire », poursuit-elle.

    Spectatrice assidue

    Depuis sa plus tendre enfance, Laura Fleury a grandi au rythme du hockey, arpentant les vestiaires et suivant de près les exploits de son grand frère, dont la passion est née dès l’âge de deux ans, à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver. « Je n’ai pas eu le choix que de suivre les traces de Damien », sourit-elle. Laura a ainsi traversé la France entière, avant de le suivre en Suède durant ses quatre premières saisons à l’étranger, afin de rester au plus près de sa carrière. Damien a ensuite poursuivi son parcours en Allemagne, en Finlande, puis jusqu’en Chine.

    Malgré leur relation fusionnelle, elle a choisi de prendre ses distances avec le hockey. Une parenthèse de courte durée, puisque son fils a décidé de perpétuer l’histoire familiale. Et six mois plus tard seulement, elle avait accepté le poste de présidente du Marseille Hockey Club Amateur (MHCA), structure reliée aux Spartiates. « Le hockey fait partie intégrante de ma personnalité. Je ne suis pas simplement fan de ce sport, il fait partie de moi. C’est donc tout naturellement que je m’y investis avec plaisir et que je souhaite contribuer à son développement, car il reste encore beaucoup à faire », estime celle qui n’avait jamais eu l’occasion de monter sur la glace avant la saison passée. « Mes parents n’ont pas souhaité que je pratique le hockey, car ce sport demande beaucoup de temps et d’investissement financier, entre les déplacements, les équipements et les licences », détaille-t-elle avec compréhension.

    Passion énergivore

    Après près de trois ans passés à la tête du club amateur de Marseille, installé au Palais omnisports, Laura Fleury a décidé de passer le relais à Jessye Austen, son binôme durant deux saisons, pour se consacrer pleinement à ses fonctions de manager générale des Rapaces de Gap. « Cette structure, c’est un peu mon bébé », confie-t-elle, en révélant par ailleurs que l’association était au bord de la cessation de paiements quand elle en a repris la présidence. « Gérer un club, ce n’est pas seulement prendre la lumière en tant que présidente. C’est mettre les mains dans le cambouis au quotidien. C’est extrêmement fatigant », raconte l’ancienne bénévole.

    Elle reste toutefois reconnaissante de ce que le hockey lui a apporté dans sa vie. « Ce sport véhicule des valeurs de respect, de fair-play et d’exigence. Ça demande aussi un fort investissement des familles, entre les déplacements et les week-ends de compétition. Tout cela crée une vraie proximité entre les parents, mais aussi des liens très forts entre les enfants, qui partagent ensemble des moments intenses », explique la maman de Sandro, toujours licencié au MHCA. Ils ne portent désormais plus le même maillot, mais partagent toujours la même passion.

    Rebondir dans les Hautes-Alpes

    Après une défaite frustrante au Pomge, contre Amiens (2-3), les Spartiates sont en déplacement, ce vendredi (20h), sur la glace de Gap. Les Marseillais affrontent les Rapaces, seulement 10e après 13 journées de Ligue Magnus. Face à la pire défense du championnat, Marseille a l’opportunité de retrouver le goût de la victoire et de rester collé aux basques du duo de mastodontes : Grenoble et Rouen.

    Cette rencontre est la dernière avant une trêve internationale de 15 jours, où Enzo Cantagallo et Kevin Spinozzi ont été invités à la Coupe des Nations, avec les Bleus. Les Spartiates retrouveront Grenoble, le vendredi 13 novembre.

    P.G.

  • Anton, un prénom qui résonne dans les Gradins des Spartiates

    Anton, un prénom qui résonne dans les Gradins des Spartiates

    Il a tout de l’archétype du Suédois : grand, blond, les yeux bleus et, surtout, un solide coup de crosse sur la glace, au pays des mille lacs où le hockey est roi. Débarqué fin septembre chez les Spartiates de Marseille pour pallier les absences de longue durée d’Oscar Gustafsson et d’Adel Koudri, Anton Gradin n’a pas tardé à trouver sa place dans la rotation marseillaise, où il a déjà inscrit cinq buts après dix matches en Ligue Magnus.

    À 26 ans, l’attaquant originaire d’Örnsköldsvik, une commune d’environ 30 000 habitants située à près de 500 km au nord de Stockholm, n’a d’ailleurs pas eu le luxe de prendre progressivement ses marques. À peine atterri dans la cité phocéenne, il était déjà lancé dans le grand bain. Dès le lendemain de son arrivée à Marseille, le Suédois d’1 m 87 a été aligné avec le groupe marseillais. Nombreux auraient pu être impressionnés par un tel baptême du feu. Pas Anton Gradin, qui a rapidement conquis le public du Palais omnisports en inscrivant le troisième but des Spartiates lors de leur victoire aux Boxers de Bordeaux (5-2, le 25 septembre).

    « La première période a été compliquée. Je pense que le vol et le voyage se faisaient encore sentir dans mes jambes », reconnaît l’attaquant suédois. Le Scandinave s’est également acclimaté rapidement à l’ambiance marseillaise, qu’il juge plus « chaleureuse » que celle des pays nordiques. Formé au MoDo Hockey, le club de sa ville natale, Örnsköldsvik, Gradin a ensuite poursuivi sa carrière dans cinq autres formations de l’Allsvenskan, la deuxième division suédoise.

    Connexion suédoise

    La saison passée, sous les couleurs de l’IF Troja-Ljungby, il a notamment côtoyé Albin Nilsson. Une rencontre qui n’a rien d’anodin puisque les deux joueurs se retrouvent aujourd’hui sous le maillot des Spartiates de Marseille. « Le fait que nous parlons la même langue et que nous avons joué sur la même ligne durant près de neuf mois, ça m’a aidé. Nous avons eu une bonne relation », explique le renfort offensif.

    Après Ljungby, il avait rejoint un club norvégien, qui a finalement fait faillite quelques mois plus tard. « J’étais dans une situation particulière, j’ai donc demandé à mon agent de me trouver de nouvelles équipes. J’avais déjà entendu parler de Marseille et j’ai toujours été intéressé », confie Anton Gradin. L’attaquant se décrit comme un joueur « qui travaille dur, qui aime marquer et se retrouver dans les zones où ça brûle un peu, autour du but en particulier ». « Je veux aider mon équipe dans les moments décisifs, être quelqu’un sur qui elle peut compter », ajoute-t-il, conscient des différences entre le hockey pratiqué dans son pays natal et celui qu’il découvre désormais en Ligue Magnus. « En Suède, la défense a plus d’importance, alors qu’en France, le jeu est davantage tourné vers les attaques rapides et les initiatives individuelles », résume le 4e Suédois de l’effectif marseillais, après Bobbo Petersson, Oscar Gustafsson et Albin Nilsson. Il devrait continuer d’y trouver son compte.

  • [Hockey sur glace] Les Spartiates battent Anglet

    [Hockey sur glace] Les Spartiates battent Anglet

    Victoire 3-2 face à Hormadi, grâce à des réalisations de Kevin Spinozzi, Paul Joubert et Jan Dufek. Les trois joueurs cités ont également réalisé une assist sur un autre but que le leur. Les Spartiates restent dans le wagon de tête en compagnie de Rouen et Grenoble. Prochaine rencontre dès ce dimanche, avec un match retour sur le glaçon d’Anglet. Marseille se rendra une nouvelle fois au Pomge, mardi, pour y accueillir Amiens.

  • Les Spartiates passent le 1er tour sans encombre

    Les Spartiates passent le 1er tour sans encombre

    Les Spartiates, qui évoluent à un échelon supérieur, ont d’abord pu compter sur l’assistant-capitaine Bourgeois, né à Morzine, pour ouvrir le score, avant que Cantagallo et Dufek ne creusent l’écart à la fin du 1er tiers-temps. Ivanov (x3), Larinmaa, Quattrone, Ishida et de nouveau Dufek ont poursuivi le mouvement dans les deux périodes suivantes. Les protégés de Luc Tardif feront leur retour au Palais omnisports Marseille grand-est, vendredi (à 20h15), face à l’Hormadi Anglet.

  • Les Spartiates veulent profiter de la Coupe pour renouer avec le succès

    Les Spartiates veulent profiter de la Coupe pour renouer avec le succès

    La Coupe de France arrive à point nommé pour les Spartiates. Surclassés par les Dragons de Rouen (3-0), puis défaits sur le fil chez les Gothiques d’Amiens (5-4) en Ligue Magnus, les hockeyeurs marseillais s’apprêtent à faire leurs grands débuts en Coupe de France, ce mardi au stade des 16es de finale, sur la glace des Pingouins de Morzine-Avoriaz, pensionnaire de Division 1. Le manager général phocéen Jonathan Zwikel a d’ailleurs été vice-champion de France 2007 avec les Haut-Savoyards, dont il a porté le maillot durant trois saisons en Ligue Magnus. Les deux formations se sont affrontées à quatre reprises, lorsqu’elles évoluaient ensemble au sein du deuxième échelon national, où les Spartiates n’ont remporté qu’une seule des confrontations passées. Les Pingouins avaient tout de même poussé les Rapaces de Gap dans leurs retranchements la saison passée, mais cela n’avait pas suffi pour passer le cap fatidique du premier tour de la compétition. Parmi leurs adversaires du soir, les protégés de Luc Tardif – qui ne pourront toujours ni compter sur les retours des Suédois Albin Nilsson et Oscar Gustafsson, ni celle d’Adel Koudri – vont croiser la crosse avec l’attaquant Gautier Alvau.

    L’Aubagnais de 29 ans a débuté sa carrière à Anglet, avant de vivre deux saisons en Ligue Magnus. Après des courts passages à Nantes et Chamonix en Division 1, Alvau s’est exporté durant quatre ans en Division 2 suédoise. Deux exercices à Meudon, puis de nouveau à Nantes ont suivi, avant de signer cette saison sous les couleurs de Morzine-Avoriaz.

  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    La Marseillaise : Vous êtes leaders de Ligue Magnus après neuf journées avec une seule défaite. Comment analysez-vous ce début de saison ?

    Jonathan Zwikel : Le bilan comptable est positif, avec des points précieux dans la course aux play-offs. Mais le plus encourageant reste le contenu, la cohésion et la motivation du groupe. L’équipe est soudée, suit les consignes et va dans le même sens, ce qui permet d’aborder plus sereinement certains aléas.

    Comment vous adaptez-vous
    à la vague de blessures que vous connaissez depuis la première journée de championnat
     ?

    J.Z. : Elles ont particulièrement touché des joueurs clés de notre effectif. Nous avons d’ailleurs appris qu’Albin Nilsson sera absent au moins dix jours après avoir subi une commotion sur une charge [face aux Rapaces de Gap, ndlr]. Il faut anticiper la profondeur de l’effectif, mais lorsque les absences s’enchaînent aussi tôt dans la saison, nous devons réagir rapidement. L’objectif est d’éviter de trop solliciter les mêmes joueurs, au risque de provoquer de nouvelles blessures. Nous avons donc travaillé rapidement pour trouver des solutions en recrutant Anton Gradin et Jesper Larinmaa comme jokers.

    Y a-t-il un match référence depuis le début de saison ?

    J.Z. : Notre premier match à domicile contre Briançon a été difficile, notamment en raison d’une mauvaise gestion des émotions et d’un manque de cohérence. C’est celui qui nous a le plus appris. Nous avons compris que mettre de l’énergie sans coordination ni cadre ne suffisait pas. Le fait d’avoir vécu cette expérience, puis d’avoir identifié ensemble ce qui n’avait pas fonctionné, nous a beaucoup aidés pour la suite.

    Sur quel point votre équipe
    a-t-elle le plus progressé
     ?

    J.Z. : La saison dernière, certains n’en avaient pas les moyens ou l’envie, ce qui suffisait à déséquilibrer l’équipe. Cette année, le groupe croit dans le plan et possède les capacités pour le mettre en œuvre. Cela n’empêche pas les erreurs ou les périodes plus difficiles, mais cette cohérence est essentielle.

    Quel impact aura l’enchaînement des déplacements à Rouen et Amiens, jeudi et vendredi ?

    J.Z. : Les joueurs de hockey ont l’habitude d’enchaîner les efforts malgré la fatigue et les petits pépins physiques. Amiens bénéficiera toutefois d’un avantage puisqu’ils n’auront pas joué la veille. Les joueurs savent gérer ce type de situation, même si deux matchs consécutifs restent peu fréquents.

    Que ressentez-vous lorsque vous retournez à Rouen, où vous avez débuté et conclu votre carrière ?

    J.Z. : C’est un club particulier pour moi. Ma famille, mes amis d’enfance et plusieurs personnes du club y sont toujours. C’est aussi le club où j’ai été formé et où j’ai commencé puis terminé ma carrière. J’ai toujours plaisir à y retourner et je m’y sens encore un peu chez moi. Avec le temps, l’émotion est moins forte qu’au premier déplacement, mais retrouver ces personnes et ces souvenirs reste agréable. Une fois le match commencé, je me concentre toutefois sur notre objectif.

    Quels souvenirs gardez-vous
    de votre passage à Rouen
     ?

    J.Z. : Les saisons 2009-2010 et 2010-2011 restent marquantes. Nous avons remporté deux titres de champion avec mon frère, ainsi qu’une Coupe de France et une Coupe de la Ligue. Je retiens particulièrement la finale de 2010 contre Angers. Après avoir perdu les deux premiers matchs, nous avons remporté les deux suivants avant de gagner le match décisif à Rouen. Mon frère et moi jouions sur la même ligne et avions chacun marqué lors de cette rencontre. C’est un souvenir très fort que nous partageons.

    Comment analysez-vous les deux rencontres à venir ?

    J.Z. : Ce double déplacement représente un énorme défi. Rouen a construit une équipe très complète, avec de grandes ambitions et des joueurs de qualité à tous les postes. Même si nous les avons battus à domicile, gagner chez eux sera très difficile. À Amiens, il faudra enchaîner. Malgré son classement, elle possède une réelle valeur et a été pénalisée en début de saison par des blessures. C’est une équipe physique, qui joue avec beaucoup d’intensité.

  • [Entretien] Laura Fleury : « Je serai à 100% avec Gap pour cette rencontre »

    [Entretien] Laura Fleury : « Je serai à 100% avec Gap pour cette rencontre »

    La Marseillaise : Vous êtes la première femme de l’histoire à être manager général d’un club de Ligue Magnus. Comment se passent vos premiers mois à la tête des Rapaces de Gap ?

    Laura Fleury : Ça se passe très bien. C’est un gros challenge, compte tenu du contexte autour de l’équipe de Gap, avec beaucoup de travail en tant que manager général. Mais c’est un beau défi. La dynamique et le projet commencent à prendre, même s’il reste beaucoup à faire pour construire quelque chose de pérenne et durable. On commence à poser les bases et c’est ce qui est encourageant.

    Comment analysez-vous votre effectif pour cette saison ?

    L.F. : L’équipe est composée de joueurs de qualité, aussi bien sportivement qu’humainement. C’est essentiel pour créer un vrai collectif, dont Gap a besoin aujourd’hui. Il reste des choses à améliorer, mais nous avons déjà vu de belles choses. Au-delà des victoires, l’objectif est de construire un groupe solide et de poursuivre cette dynamique.

    Sur quoi repose l’identité des Rapaces de Gap, selon vous ?

    L.F. : Elle repose d’abord sur l’histoire du hockey à Gap, son palmarès et ses victoires. Même en reconstruction, nous devons garder l’ambition de retrouver progressivement le haut du tableau et le meilleur niveau du hockey français. Le chemin est encore long, mais nous voulons avancer de manière progressive et solide. Notre identité repose aussi sur un public fidèle et connaisseur, présent depuis des générations. Sa ferveur est particulière et différente de celle de Marseille, mais elle implique une vraie exigence pour être à la hauteur de ses attentes.

    Vous avez démissionné, lundi, de vos fonctions de présidente du Marseille Hockey club amateur pour vous consacrer pleinement aux Rapaces. Est-ce particulier d’affronter les Spartiates quelques jours seulement après l’annonce de votre départ ?

    L.F. : Je mentirais si je disais que ce match n’a pas une saveur particulière pour moi. Marseille est un club de la région que je connais bien et que j’apprécie, mais ce match vaut les mêmes points que les autres. Il pourra être plus engagé en raison de la proximité entre les deux clubs, mais dès le coup d’envoi, je serai pleinement concentrée sur Gap et derrière mon équipe. La rivalité est évidemment sportive et existe à chaque match, avec une saveur particulière pour un derby, comme Briançon. Mais au-delà du terrain, nos enjeux sont communs, à savoir développer le hockey français. Je suis désolée pour mes amis marseillais, mais je serai à 100% avec Gap pour cette rencontre.

  • Paul Joubert, petit rapace pugnace installé dans le nid des Spartiates

    Paul Joubert, petit rapace pugnace installé dans le nid des Spartiates

    Le petit rapace s’est envolé de ses propres ailes. Paul Joubert, pensionnaire des Spartiates de Marseille formé à Gap, s’apprête à affronter son ancien club, ce vendredi à 20h30, au Palais omnisports, lors de la 9e journée de Ligue Magnus.

    « Je suis arrivé à Gap à l’âge de 10 ans et j’y ai franchi les étapes jusqu’à mes 17 ans, avant de commencer à m’y entraîner en professionnel durant six saisons », raconte l’attaquant de 26 ans. « Ils m’ont donné ma chance du début à la fin, avec notamment deux finales de Coupe de France et plusieurs saisons dans le top 5. C’était une équipe forte de Magnus et je leur dois énormément. Je suis là où j’en suis aujourd’hui grâce à eux », reconnaît celui qui a d’abord été prêté dans la cité phocéenne entre 2019 et 2023, avant d’y signer définitivement.

    De nombreux Spartiates ont évolué à un moment de leur carrière à Gap, à l’instar du capitaine Fabien Colotti, son assistant Fabien Bourgeois, du gardien Florian Gourdin et du défenseur Yohan Coulaud. « ça prouve que c’était une belle place de hockey auparavant », souligne l’enfant des Rapaces, conscient que les Gapençais ont systématiquement terminé à la dernière place de Magnus lors des trois dernières saisons.

    Un homme de caractère

    Joueur complet, efficace offensivement et responsable défensivement, Paul Joubert affiche sur la glace un caractère bien trempé. « Il ne faut pas trop venir me chercher, il ne faut pas chercher mes coéquipiers, sinon, je sais que je répondrai présent », prévient-il, en assumant totalement son côté provocateur avec les défenseurs adverses.

    « J’aime faire sortir l’adversaire de son match. À chaque coup, je réponds pour lui faire comprendre qu’il n’aura pas une soirée tranquille. C’est un avantage, tant qu’il ne faut pas aller trop loin pour ne pas sortir moi-même de mon match », souligne le Haut-Savoyard.

    Sa malice lui a parfois joué des tours, notamment lors de sa première saison avec les Spartiates, où il reconnaît volontiers en avoir « fait un peu trop ». « Des fois, les joueurs pètent les plombs. Je vais toujours avoir un petit coup aux engagements. Non pas contre l’adversaire spécialement, mais parce que ça me permet d’entrer dans mon match », confie l’international français, persuadé qu’un hockeyeur ne peut pas « s’en sortir sans un minimum de caractère ». « Je ne suis pas le joueur le plus talentueux et j’utilise donc mes qualités mentales pour faire la différence. Je pense que sinon, je n’aurais pas eu la même carrière », explique-t-il, en comparant son profil à celui de l’ancien international tricolore Valentin Claireaux, originaire de Saint-Pierre-et-Miquelon.

    Un archipel proche du Canada que connaît particulièrement Paul Joubert, puisqu’il y a grandi une partie de son enfance. « C’est là-bas que j’ai découvert le hockey qui est le sport numéro un », raconte celui qui s’est également essayé au football et au judo sur l’île.

    « On jouait au hockey dans la rue, dans les couloirs, partout. J‘ai eu un attachement pour ce sport qui n’est pas commun. Et pour un petit métropolitain, c’était vraiment fantastique », lance le passionné des Canadiens de Montréal, club phare de la Ligue nationale de hockey nord-américaine (NHL).

    Une migration décisive dans la vie de l’ancien rapace.

    Garder le statut de leader contre Gap

    Les hockeyeurs marseillais, nouveaux leaders de Ligue Magnus depuis leur victoire dimanche sur la glace des Brûleurs de Loups de Grenoble, reçoivent les Rapaces de Gap, ce vendredi (20h30) au Palais Omnisports de Marseille, pour le compte de la 9e journée du championnat. « C’est une équipe difficile à manœuvrer », souligne Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates, très satisfait du début de saison de ses protégés. « La balle tombe du bon côté pour le moment, parce que le contenu de nos matches est bon, avec de la constance », ajoute le technicien phocéen. C.K.

  • Cinquième victoire de suite pour les Spartiates

    Cinquième victoire de suite pour les Spartiates

    Plus rien ne les arrête. Les Spartiates de Marseille ont enchaîné un cinquième succès consécutif, vendredi soir à domicile, face aux Ducs d’Angers (4-1). Cette sixième victoire de la saison leur permet de conserver leur deuxième place en Ligue Magnus, avec une longueur de retard sur les Brûleurs de Loups de Grenoble, leur prochain adversaire ce dimanche (18h15).

    Il y avait une petite surprise sur la feuille de match du jour. L’attaquant finlandais Jesper Larinmaa (28 ans), récemment passé par les Gothiques d’Amiens et les Aigles de Nice, a signé vendredi avec le club phocéen, suite aux nombreuses blessures survenues ces dernières semaines dans le secteur offensif.

    Duel fratricide

    Pour cette septième journée face aux Ducs d’Angers, troisièmes au classement de la Ligue Magnus juste derrière les hockeyeurs marseillais avant le coup d’envoi, Oscar Gustafsson et Adel Koudri manquaient toujours à l’appel, sans compter les absences de Maxime Corvez, Teddy Da Costa et Grégoire Gonnard.

    Mais un retour de taille a été annoncé une heure avant le coup d’envoi : celui d’Emil Tavernier. Le jeune attaquant des Spartiates, auteur de trois buts depuis le début de la saison, était présent dans la quatrième ligne phocéenne pour faire face à son frère aîné, Sami, meilleur buteur et meilleur pointeur du championnat. Le benjamin de la fratrie s’est illustré après l’ouverture du score de Timothé Quattrone. Premier round en faveur du Tavernier marseillais.

    MARSEILLE 4 – ANGERS 1

    7e journée de Ligue Magnus

    Tiers-temps : 1-0, 2-1, 1-0.

    Au Palais Omnisports Marseille Grand-Est (4 512 spectateurs)

    Arbitres : MM. Scolari et Peyre

    Buts : Quattrone (16’), E. Tavernier (25’), Ivanov (34’), Gradin (60’) pour Marseille ; Melin (33’) pour Angers

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin (g) – Ishida, Coulaud, Spinozzi, Cantagallo, Petersson, Bourgeois (A) – Joubert, Larinmaa, Colotti (C), Gradin, Dair, MacIntyre, E. Tavernier, Ivanov, Dufek (A), Quattrone, Limtong, Nilsson.

    Entraîneur : Luc Tardif