Comment entrer dans le concret avant une course ? En allant chercher son dossard, évidemment. Vendredi, les quelque 20 000 coureurs prévus au départ de la 47e édition de Marseille-Cassis se sont rués vers le parc Chanot. L’un des hangard, avec vue sur le stade Vélodrome, accueillait le village éphémère. Ses 43 stands d’exposants, de partenaires et de l’organisation formaient un véritable labyrinthe où l’ambiance était garantie.
Dès l’entrée, des personnes de tous âges et de tous horizons se présentaient aux bénévoles pour récupérer leur précieux sésame. C’était le cas de David, Strasbourgeois venu spécialement pour l’occasion. Il s’apprête à découvrir, « en détente », la course. « La montée de la Gineste va être costaud, donc on va voir. J’ai plus l’habitude de faire des marathons, je vais essayer de ne pas partir trop vite et je vais demander des conseils », explique celui qui est venu courir avec sa femme et plusieurs amis.
Marseille-Cassis est désormais réputé et s’internationalise de plus en plus avec environ 40 nationalités sur la ligne de départ. Herbert a fait le voyage depuis Vienne, en Autriche, pour être au départ de l’épreuve. « J’espère surtout que je vais rester en bonne santé, plaisante-t-il. Je suis venu parce que c’est un challenge et que les paysages sont magnifiques. J’espère qu’il y aura beaucoup de monde pour nous supporter. »
Après la remise du dossard et la déambulation parmi les stands, place au sac cadeaux, distribué par une armée de bénévoles vêtus de bleu. Georgina est l’une d’entre elles et en détaille le contenu : « Avec les consignes de course, nous mettons une flasque en plastique pour tous les coureurs, ainsi qu’une crème, des fruits secs et des bonbons. » S’ajoute aussi le t-shirt officiel de la course, couleur menthe à l’eau, en 2026.
Dans les allées, les sourires et les selfies se multiplient à mesure que le village se remplit en cette fin d’après-midi. La fourmilière prend de l’ampleur. Baskets blanches et chaussettes rose fluo, Marie, Bretonne installée à Marseille, se dit « excitée » et a hâte de réaliser son second Marseille-Cassis : « Les dix premiers kilomètres vont être les plus stressants, surtout que ça remonte encore après. Mais l’ambiance va être bonne et on est tous dans la même galère. » Même constat chez Alice, d’un calme olympien, prête à affronter la course dominicale pour une troisième fois. à 18h30, le village ne désemplissait pas.
Les participants ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, il sera temps de prendre le départ.

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