Tag: Parc Chanot

  • Marseille Chanot, le parc des expositions se met au vert

    Marseille Chanot, le parc des expositions se met au vert

    La reconnexion du Parc Chanot à son environnement urbain se concrétise. Le chantier d’aménagement des espaces extérieurs avance. Le site s’est fortement désimperméabilisé. Des zones vertes et une piste cyclable donnent la mesure du travail accompli pour apporter plus de confort aux congressistes et l’ouvrir aux citadins.

    Succédant à la SAFIM qui gérait le parc depuis 1985, Marseille Events, exploitant délégué du Parc Chanot depuis janvier 2025 (avec CCIAMP Infrastructures), réaménage ces grands espaces pour les ouvrir sur la ville, lutter contre les îlots de chaleur qu’étaient ces grandes esplanades asphaltées et usées.

    Désasphalter les parkings

    Le parc Amable Chanot est l’héritier du champ de manœuvres militaires du Rouet créé en 1875 pour accueillir sur 20 hectares un régiment entier de cavalerie. Par la suite, le succès des expositions coloniales de 1906 et 1922, celle de l’électricité de 1908, en ont fait le parc incontournable des expositions et des congrès. Marseille, lauréate du label européen « 100 villes neutres en carbone d’ici 2030 », se devait de transformer ce grand parc en cœur de ville.

    En se dirigeant vers le Pavillon des Arts, le promeneur est accueilli par 500m² d’espaces verts aménagés. 2 000m² de surface ont été désimperméabilisés. L’objectif est de passer de 2% à 10% d’espaces perméables sur tout le parc. 76 bancs et 36 mètres linéaires de tables ont été installés. Un écrin végétal met en valeur le Pavillon des arts de Provence, vestige de l’exposition coloniale de 1922, avec les atlantes du sculpteur Louis Botinelly et les mosaïques de l’artisan d’art Patrizio conçues d’après les dessins de Valère Bernard.

    À proximité, une petite « palmeraie » rafraîchit l’esplanade du Palais des Événements. La nature en petits pots déplaçables ne sera jamais qu’une illusion de forêt urbaine. Les aménageurs l’ont bien compris : ce parc reste structuré par ses longs mails de micocouliers et de tilleuls. 22 arbres ont d’ailleurs été plantés.

    Pour renforcer les mobilités douces, un long ruban bleu marine traverse le parc, sur 900 mètres, de la porte du Rond-Point du Prado à la porte de la rue Raymond Teisseire. Cette piste cyclable sécurisée et en partie ombragée, raccorde ainsi les quartiers de Saint-Giniez, du Rouet et de Sainte-Marguerite.

    Progressivement, la grande esplanade se végétalise : 10 000m2 de parking (1 800 places) sont désasphaltés, remplacés par une couche drainante ocre. L’an prochain, la zone arrière d’exposition des piscines doit devenir une « oasis » de biodiversité. Un regret : oubliées dans le programme, les grilles Art Déco de Louis Trichard font grise mine. Leur restauration urge.

  • Art Explora, un rendez-vous culturel au parc Chanot à Marseille

    Art Explora, un rendez-vous culturel au parc Chanot à Marseille

    Après deux ans d’absence, la fondation Art Explora est de retour à Marseille pour deux journées placées sous le signe de la culture. Une culture que la fondation souhaite accessible au plus grand nombre, c’est pourquoi ces samedi et dimanche ils investissent le parc Chanot à Marseille autour de trois grands rendez-vous immersifs à destination des familles et gratuits. « L’objectif de la fondation est de lever les barrières qui peuvent exister sur différents plan en ce qui concerne l’accès à la culture et aux musées », explique Lucie Avril, responsable des MuMo de la fondation Art Explora. « Il y a la barrière sociale, la barrière financière mais aussi une barrière symbolique autour des thématiques des expositions, c’est pourquoi nous en avons choisi une qui peut plaire et attirer le plus grand nombre. »

    Les arts du cirque à l’honneur cette année

    Ainsi, avec son musée mobile (MuMo) – Centre Pompidou, ce n’est pas le public qui va à l’art mais l’art qui vient au public et ce week-end, petits et grands pourront découvrir l’exposition « Pompidou Circus ». « Chaque année, le Centre Pompidou, musée national d’art moderne à carte blanche pour trouver une thématique. Cette année c’est Anne Lemonnierqui est attachée de conservation aux collections modernes qui a imaginé l’exposition », continue-t-elle. « On pourra donc découvrir des peintures, des photographies, des vidéos mais aussi des affiches, aquarelles et papiers découpés de grands artistes comme Matisse, Chagall, Dufy ou encore Bombois tous représentant les athlètes ou arts du cirque. »

    En parallèle de l’exposition deux ateliers seront proposés au sein du Palais des Arts du parc Chanot, le premier est une expérience immersive en réalité virtuelle pour plonger au cœur des cultures méditerranéennes intitulé « Merveilles de Méditerranée » et accessible dès 10 ans. Autre activité, un atelier de papier découpé autour de la série « Jazz » d’Henri Matisse en écho aux œuvres présentées dans le camion musée.

    Samedi et dimanche de 10h à 12h30 et de 17h à 21h. Le MuMo ouvrira ses portes à 11h30. Gratuit.

  • L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille

    L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille

    Professionnels de santé, responsables d’établissements et représentants institutionnels se retrouvent au Parc Chanot, les jeudi 18 et vendredi 19 juin à Marseille, pour échanger sur les enjeux de l’hospitalisation à domicile (HAD), à l’occasion des Universités d’été de la FNEHAD.

    15 470 patients l’an passé

    L’HAD est une hospitalisation à part entière permettant à des patients de recevoir, à leur domicile, des soins médicaux et paramédicaux complexes qui auraient autrement nécessité un séjour dans un établissement de santé. Chimiothérapies, soins palliatifs, pansements complexes, assistance respiratoire ou encore rééducation peuvent ainsi être réalisés sur le lieu de vie du patient, grâce à une coordination entre médecins, infirmiers et autres professionnels de santé.

    La région Sud figure parmi les territoires où cette activité progresse le plus rapidement. En 2025, les 22 établissements d’hospitalisation à domicile de la région ont réalisé 740 016 journées d’hospitalisation, soit une hausse de 9,2% en un an, au bénéfice de 15 470 patients (+14,7%).

    Porté par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et la nécessité de désengorger les hôpitaux, ce développement s’accompagne de besoins croissants en personnel.

    Les structures d’HAD emploient notamment des infirmiers, aides-soignants, médecins coordonnateurs, cadres de santé, psychologues, assistants sociaux et logisticiens. Elles travaillent également avec de nombreux professionnels libéraux.

  • La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    Le projet Marseille Basketball, présenté le mois dernier afin de pouvoir permettre à la cité phocéenne de retrouver le plus haut niveau français d’ici 2031, commence par une défaite sur le plan sportif. Les pensionnaires de la section basket du Stade Marseillais Université Club, cinquièmes de Nationale 2, ont été défaits samedi soir (77-91), pour leur grande première historique au Palais des Sports de Marseille, face à l’USO Rognonas, onzième du championnat. « On a malheureusement manqué de dureté », reconnaît Patrick Galin, pour sa grande première sur le banc marseillais. Il a succédé au trio Kanté-Nicolas-Michée en début de semaine pour les trois derniers matches de la saison. « Au début, on a tenu un peu les duels. Malheureusement, sur le troisième quart-temps, on a beaucoup insisté sur les tirs extérieurs, peut-être trop. On n’a pas trouvé de solution à l’intérieur, alors que je leur avais demandé de jouer poste haut. Mais ça ne s’est pas produit », déplore le technicien marseillais, figure de la formation au Smuc Basket. Les 18 points inscrits par l’ailier Geoffrey Cavanna et l’intérieur Jonathan Radjouki, deux visages emblématiques de la formation smuciste, n’ont pas empêché cette sixième défaite de suite, malgré le soutien des 3 000 spectateurs qui ont assisté à ce premier rendez-vous du projet Marseille Basketball. « La fin du match et le fait qu’on n’ait pas gagné, ça met un petit peu de froideur à cette grande fête, mais l’organisation a été top et le public a répondu présent. Ça fait des années que je suis au club et je n’avais jamais vu ça », lance le capitaine Hakim Sayah, habitué à évoluer devant quelques centaines de personnes seulement au Technosport de Luminy. « C’est une ambiance incomparable. C’est un régal. C’est vraiment des conditions de haut niveau. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut une équipe à Marseille. Il y a tout pour en tout cas », estime l’ailier fort marseillais, qui aimerait que l’opération soit rééditée la saison prochaine.

    Vallier et Chanot étudiés

    « On ne s’attendait pas à une telle réussite. Ça montre bien que la Marseille mérite du basket et on l’a prouvé en remplissant la salle en quinze jours », lâche Charles-Antoine Assailly, président du directoire Marseille Basketball. Sans compter les nombreux invités, seize clubs de basket du territoire métropolitain ont été invités à assister à la rencontre depuis les tribunes. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de toucher un maximum de jeunes marseillais au travers du projet marseillais qui fait beaucoup de bruit à l’échelle nationale. « On a reçu beaucoup de messages de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants qui veulent nous rejoindre », glisse l’ancien directeur Paca de l’Union financière de France. Ce dernier envisage d’organiser au moins trois matches la saison prochaine au Palais des Sports de Marseille. « Je veux surtout que l’on soit sûr de jouer dans un environnement correct. On voit bien qu’il y a du monde dans les tribunes quand on joue au centre-ville. Il faut trouver une solution », souligne Assailly, en ayant en tête deux options : le Parc Chanot et la salle Vallier. Si le premier s’avère complexe sur le papier, avec la gestion du groupe Marseille Events, le deuxième site envisagé serait « parfait » selon le président.

  • Les petites entreprises veulent surfer sur les Alpes 2030

    Les petites entreprises veulent surfer sur les Alpes 2030

    « Comment transformer un événement mondial en levier économique local ? » C’est la question que se posaient les petits et moyens entrepreneurs régionaux, réunis lors du salon « Made in PME » en vue des Jeux olympiques d’Hiver de 2030 dans les Alpes.

    Le grand raout annuel de la CPME SUD (Confédération des petites et moyennes entreprises de la région), qui accueille des milliers de représentants d’entreprises au parc Chanot à Marseille ce jeudi, se penchait sur l’épineux sujet de la captation des marchés par les boîtes locales en vue de l’événement sportif, lors du premier débat de la journée. « 50% de nos marchés devront être attribués à des TPE-PME sur la totalité des 2,4 milliards d’euros d’achats à venir », rappelle Elie Patrigeon, directeur « Impact, héritage et durabilité » du Cojop (Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques). Avant de développer : « C’est une organisation de toute une chaîne de valeurs sur plusieurs années autour d’une livraison, dans les temps et dans le budget, d’un événement mondial. Il y a donc une mobilisation totale des ressources pour cette livraison. »

    Autant dire que les enjeux économiques sont grands pour les entrepreneurs du coin, qui devront faire face à une concurrence internationale…
    « L’ambition initiale de la Région est d’utiliser ces Jeux comme levier de transformation du territoire et de développement. (…) Désenclaver les Hautes-Alpes fait partie du budget des JO », abonde Alexis Rouque, directeur régional de la Banque des Territoires, filiale de la Caisse des Dépôts. Il met en exergue le fait que « l’ensemble des services doivent être mis à niveau » citant les réseaux télécoms, comme d’eau ou d’électricité. Et cite « le village olympique au Fort de Briançon, classé Unesco qui sera transformé en logements, c’est du jamais vu ».

    Un ruissellement vert ?

    D’où l’espoir du monde économique local d’un « ruissellement » des budgets faramineux prévus pour, et autour, de ces JO. Elie Patrigeon plaide pour une « logique d’anticipation » et un « groupement des filières locales » en lien avec la plateforme mise en place par la Solideo et le Cojop « Marchés 2030 » (notre article du 26/03). Reste qu’il rappelle que les marchés publics sont bien cadrés légalement et ne permettent pas de favoritisme local : « On respecte la commande publique, on ne veut pas aller en prison. » Pas de fatalisme pour autant : « Elle nous permet quand même de travailler la localisation des fournisseurs : Quand on travaille sur la décarbonation, plus la chaîne logistique est courte, plus elle est vertueuse, plus elle est locale évidemment. » Le lien est tout trouvé avec l’aspect environnemental et écologique prévu : « Il faut que les JO soient décarbonés, c’est pour ça qu’on a des critères environnementaux très élevés pour nos achats. » Wait and see donc.

  • À Marseille, la logistique électorale s’active avant le vote

    À Marseille, la logistique électorale s’active avant le vote

    Seul le bruit du papier qu’on remue résonne dans l’immense entrepôt du Parc Chanot où, ce samedi matin, s’activent quelque 1 000 personnes. À une semaine du premier tour des élections municipales, la mise sous plis des professions de foi a commencé dès 7h30, explique Carine Laurent, directrice adjointe de la citoyenneté, de la légalité et de l’environnement à la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui supervise les opérations avec son équipe.

    Il y a là 550 fonctionnaires « toute fonction publique confondue », précise-t-elle, qui se sont portés volontaires et ont été autorisés à venir avec un accompagnant. Avec 13 documents de propagande à mettre par enveloppe, chaque binôme ayant une part de 1 000 plis à réaliser, « c’est quand même un travail important, même s’il est un peu plus rapide que d’autres élections nationales que certains ont pu connaître », estime Carine Laurent.

    Pour ces premières municipales organisées après le passage de la loi PLM qui instaure un double scrutin à Marseille, soit 1 094 206 enveloppes à envoyer pour 547 103 inscrits recensés, cette mise sous plis à Chanot concerne uniquement la liste pour la mairie centrale et « trois communes, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes » précise-t-elle. Le travail pour les listes marseillaises par secteur se faisant à Toulouse, confié à une entreprise privée, la société SMS. Tout comme la propagande destinée aux communes de Barbentane, Châteaurenard, Eyragues, Graveson, Noves et Rognonas indiquait dès décembre le préfet, dans un communiqué. Préfet qui a choisi de faire appel à « un marché régional qui existe, utilisé par beaucoup de préfectures, avec un prestataire qui a l’habitude de travailler sur les élections, qui le fait déjà depuis plusieurs années pour d’autres préfectures », indique la directrice adjointe, de ce côté-là, tout est déjà terminé depuis la veille se félicite-t-elle. Dans le département, la mise sous plis s’organise également par îlots, dans chaque sous-préfecture, complète-t-elle.

    La rémunération motive la plupart des troupes

    À l’intérieur, sur les grandes tables tout en longueur, des tas de feuilles soigneusement ordonnées ou classées dans des casiers en plastique. Chacun y va de sa méthode pour gagner en efficacité : le casque sur les oreilles, les gants fins, la glycérine pour éviter que le papier glisse, jusqu’à cette jeune femme équipée d’une petite boîte hermétique remplie d’eau, d’une éponge, pour mouiller les rabats encollés des enveloppes et mieux les sceller…

    On retrouve là David et Caroline. « Ça avance bien, c’est répétitif, il suffit d’être bien concentré, ne pas perdre le rythme », confient-ils. Un peu plus loin, Frédéric et Céline sont des habitués. « C’est mon mari qui est dans la fonction publique, et c’est comme dans les mariages, on a le droit d’amener un ami, on fait ça depuis dix ans », racontent-ils. Ils ont fait le déplacement aux aurores depuis Salon-de-Provence, râlent car ils n’ont pas eu accès au parking pour cause de salon de l’Étudiant.

    Ce qui les motive, comme la plupart, c’est la rémunération : très exactement 33 centimes par enveloppe. Même si, glisse quand même notre couple, ils ont aussi le sentiment de participer un peu au process démocratique. À 11h du matin, ils ont déjà atteint les 500, remplissant allègrement l’un des bacs à roulettes mis en bout de table. Une fois plein, les équipes de la Poste, positionnées à l’arrière du bâtiment, viendront les récupérer. « C’est fait au fil de l’eau », précise Carine Laurent. Une fois les 22 camions remplis, dont certains vont faire des rotations, « la Poste commence à livrer dans les centres de distribution. Elle n’attend pas », poursuit-elle. De quoi démarrer la distribution dès le lundi, quand tout devait être bouclé le dimanche en début d’après-midi, assurait, sereine, Carine Laurent.

    Sur l’organisation des élections en général, « les services de la préfecture ont l’habitude, on l’a vu même en cas de dissolution en 2024 », rappelle-t-elle. Tout est déjà calé pour les échéances logistiques, prévues les 18 et 19 mars, avant le second tour du 22 mars.

    Au Rove, les procurations s’anticipent

    À l’occasion des municipales, la commune du Rove, en lien avec la gendarmerie, met à disposition un service pour valider ses procurations, préalablement effectuées en ligne (maprocuration.fr). Accueil à l’Hôtel de Ville le lundi de 9h à 10h et le mercredi de 15h à 16h. Se présenter muni de la carte d’identité ou du passeport, le QR Code reçu après votre demande en ligne. Cette vérification, rapide et simplifiée, est assurée par des gendarmes spécialement mobilisés. Pour les personnes en difficulté, un agent municipal peut aider sur rendez-vous (04.91.46.80.00). Se munir de vos identifiants FranceConnect ainsi que des données d’état civil du mandataire.

  • Un week-end d’hommages à la culture japonaise

    Un week-end d’hommages à la culture japonaise

    Le festival qui met à l’honneur la pop-culture japonaise est de retour pour sa 16e édition marseillaise, au Parc Chanot. Sur les 40 000m2, répartis sur trois halls du parc des expositions, food-trucks, animations et boutiques auront tous un point commun : rendre hommage au Japon.

    Cette année, le festival a pour tête d’affiche le youtubeur Cyprien, présent samedi pour une séance de dédicace. Second événement de cette édition : une exposition dédiée à la série animée Goldorak, « premier dessin animé japonais arrivé en France, en 1978 », détaille Thomas Sirdey, co-fondateur de la Japan Expo. Dès l’entrée, une statue de deux mètres de haut du robot Goldorak, des produits de collection, et des décors photos accueillent les visiteurs.

    En continuant à avancer dans les allées, se succèdent « des exposants, des animations, des produits manga ou pop culture aussi bien que des dégustations ou de l’épicerie ». Thomas Sirdey insiste : « c’est précisément ça la Japan Expo, présenter un éventail le plus large possible, à la fois de pop culture mais aussi de toute la culture japonaise ».

    Un événement pour tous

    Avec une moyenne d’âge à 27 ans, Thomas Sirdey admire « un public multi-générationnel. Évidemment que ce n’est pas que pour les jeunes, sinon, on n’ouvrirait pas sur Goldorak ». Il y en a pour tout le monde dans le festival : nourriture asiatique, ateliers d’arts martiaux ou expositions. Le cofondateur de l’événement le souligne : « C’est ça qui est sympa, c’est que tout le monde trouve chaussure à son pied, on veut vraiment faire en sorte que quand vous venez sur le festival, soit vous êtes ultra-fan et vous accédez à un contenu très pointu, soit vous êtes juste curieux et vous allez forcément accrocher avec quelque chose, apprendre. »

    Arrivée il y a 16 ans à Marseille, la Japan expo ne veut pas faire un copier-coller de sa version parisienne. Thomas Sirdey, fier du partenariat initié avec le consulat japonais à Marseille, insiste : « On a toujours voulu être ancrés dans le tissu local en arrivant à Marseille, on travaille avec des boutiques, des associations locales au maximum. L’idée c’est que quand les gens viennent et découvrent quelque chose qui leur plaît, ils puissent y avoir accès près de chez eux. »

    Des places sont encore disponibles sur le site de la Japan Expo. Aucun billet vendu sur place.

  • Un appel à projets pour décarboner le maritime

    Un appel à projets pour décarboner le maritime

    Deux ministres qui jettent l’ancre ce jeudi à Marseille mais pour des annonces aux airs de goutte d’eau dans l’océan. Au salon Euromaritime qui se déroule au parc Chanot depuis mardi dernier, Catherine Chabaud, ministre de la Mer et de la Pêche et Sébastien Martin, ministre délégué à l’Industrie étaient particulièrement attendus pour officialiser un soutien au secteur. « Ça y est, on a un budget ! Et on a inscrit la décarbonation du secteur maritime dans celui-ci via la déclinaison nationale d’un appel à projets », lance Catherine Chabaud, avec un grand sourire devant le gratin des acteurs et industriels locaux (lire notre article du 05/02). Un soutien ou une redistribution ? « Il va y avoir un fléchage de la taxe carbone pour le maritime, qu’on appelle les ETS [système d’échange de quotas d’émission carbone auquel est soumis le secteur depuis 2024, Ndlr] pour soutenir la filière industrielle dans sa décarbonation. »

    Cet appel à projets sur l’ensemble du territoire sera lancé « d’ici fin mars avec le ministère des Transports » et « opéré par l’Ademe [Agence de la transition écologique, Ndlr] ». Il porte sur « trois thématiques : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien aux chantiers navals pour les flottes et le financement d’infrastructures portuaires ». Un sujet qui pourrait paraître technique pour les marins d’eau douce mais qui va avoir une forme très terre à terre. « C’est 70 millions pour financer des projets très concrets : acquisition de navires à propulsion décarbonée, développement de la filière vélique ou décarbonation des infrastructures portuaires », résume le ministre délégué à l’Industrie. « On ne fait pas de cadeau au secteur, on soutient une dynamique. Il y a une concurrence internationale », précise la ministre. Le tout, avec le traditionnel arrivage d’aides et crédits divers et variés puisque Catherine Chabaud annonce aussi « la mobilisation de garanties de projets stratégiques jusqu’à 20 millions d’euros et le renforcement des financements mobilisables via un dispositif de certificats d’économie d’énergie ».

    « Les meilleurs gagneront »

    De quoi mettre du vent dans les voiles des acteurs du maritime ? « C’est une très bonne nouvelle pour la filière, on travaille depuis un an avec l’administration pour mettre en place ce dispositif. Union des ports français, le Gican [Groupement des Activités Navales, Ndlr] et armateurs sont ensemble sur le sujet », se réjouit Laurent Martens, délégué général d’Armateur de France, organisation professionnelle regroupant les entreprises armatrices. Avant de nuancer : « Mais c’est un peu normal : on paie une taxe pour décarboner, on doit t’aider à décarboner… Et il était prévu initialement qu’une partie des ETS reviennent au secteur. »

    La mesure est amenée à être reconduite sur les années selon la ministre de la Mer. « 70 millions, c’est pas beaucoup. On est sur 90 millions au total avec le reste et ça va augmenter avec les années », espère-t-il. Détail d’importance : qui dit appel à projets dit candidats, lauréats mais aussi projets non retenus… « Les meilleurs gagneront », conclut Laurent Martens, par ailleurs ancien de la CMA CGM, premier armateur français et employeur privé de Marseille. Reste que l’idée du gouvernement est « d’irriguer toute la filière ». Jakob Sidenius, directeur général de Seayard Terminal Fos se disait justement « demandeur d’une feuille de route » notamment sur la question de l’électricité dans les ports. « Les besoins sont énormes, il y a une nécessité d’investir dans les infrastructures », plaide-t-il, en faisant référence à la ligne Très Haute Tension en projet, qui doit arriver à Fos. Et in fine du coût de l’électricité. « Il y a des pistes de financements : les ETS et l’Europe. Si on veut que notre produit soit attractif, mais qu’on a pas les aides ni les ETS, on aura beau se regarder avec les autorités portuaires… », laisse-t-il en suspend. Et de prévenir : « L’électricité sera un élément décisionnel pour faire venir les navires. »

  • Marine Le Pen et Franck Allisio en confiance au parc Chanot

    Marine Le Pen et Franck Allisio en confiance au parc Chanot

    Les CRS postés dans la station de métro rond-point du Prado donnent le ton. Devant la monumentale grille en fer forgé du Parc Chanot, près de 500 manifestants antiracistes sont rassemblés derrière une banderole : « Éteignons la flamme RN ». La foule entonne un « siamois tutti antifascisti ». Face à eux, un cordon de CRS barre l’entrée.

    Les sympathisants d’extrême droite venus assister, ce vendredi, aux vœux de Franck Allisio, candidat du RN à la mairie de Marseille, se faufilent, accompagnés de huées lorsqu’ils franchissent la porte. « C’est pas au parc Chanot… Le Pen et Allisio c’est en prison », lancent les manifestants avant de craquer des fumigènes. Il est 18h40 lorsque les CRS se mettent en position.

    Plus loin, à l’intérieur, dans la file qui se dirige tranquillement vers l’auditorium, l’ambiance est détendue. « T’as vu Delogu ? » glisse un homme à son voisin avant de sourire. L’allusion n’a rien à voir avec l’indiscret du Canard enchaîné (lire ci-dessous). Le député insoumis de Marseille est dans le comité d’accueil devant les grilles. La mobilisation s’achèvera sans incidents graves.

    à l’intérieur, l’auditorium est plein, le balcon a été ouvert. Bien plus qu’en mars 2020, lorsque celle qui était encore présidente du RN était venue dans une campagne municipale sous Covid soutenir Stéphane Ravier, alors candidat de l’extrême droite à la mairie. Six ans plus tard, à l’image du petit film d’introduction, le ton est plus policé.

    « Le mistral va souffler »

    Avec son timbre nasillard, « Francky » reste à sa place habituelle, derrière Marine Le Pen qui a déplacé la foule. Le député de Marignane invite les Marseillais à un « rendez-vous avec l’histoire », rappelle les succès électoraux de son parti et cite Pagnol.

    Mais il fait surtout penser à M. Brun lorsqu’il vante son identité marseillaise et se dépeint en « petit-fils de maçon piémontais » et de « policier rapatrié d’Afrique du Nord », avant de fustiger, Benoît Payan qui « voulait faire de Marseille le 1er port d’accueil des migrants ». La foule hue. Ne manquant pas de s’adresser au monde économique, lui va « tourner la page du socialo macronisme », « rompre avec le déclin » et propose « un projet tourné vers les Marseillais plus que SOS Méditerranée ». « Priorité absolue », il remettra « Marseille en ordre ». « Le mistral va souffler jusqu’à la victoire à Paris », conclut-il avant de devenir inaudible.

    Marine Le Pen lui succède pour dénoncer « six années de gauchisme à Marseille » et lui apporter « son soutien et sa confiance ». L’escapade à Marseille lui « offre l’occasion de quitter quelques heures la vie parisienne et de ressentir toute la ferveur et l’enthousiasme des Marseillais ». En plein procès en appel des assistants parlementaires, pour lequel elle a été condamnée à 4 ans de prison et à 5 ans d’inéligibilité en première instance, la légèreté n’étonne pas. Elle, réclame de nouvelles élections, raille « Calimero Lecornu » et appelle au « sursaut national » en 2027…

  • Marine Le Pen vise Marseille pour se refaire

    Marine Le Pen vise Marseille pour se refaire

    Marseille comme une prise de guerre… En faisant « l’amitié » à Franck Allisio, député RN de Marignane et candidat à la mairie, d’assister ce vendredi 17 janvier à ses vœux, transformés du coup en « meeting populaire », c’est un message clair qu’envoie Marine Le Pen pour son premier déplacement dans la campagne des municipales : pour la cheffe de file du Rassemblement national, la ville est gagnable.

    Le sondage La Marseillaise/ Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi 12 janvier dans nos colonnes, qui donne à égalité son poulain et le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, avec 30% des intentions de vote au premier tour, ouvre le champ des possibles. Entre opération de dédiabolisation réussie, indifférence et transposition de la politique nationale au local, l’extrême droite fait désormais moins peur aux électeurs marseillais que La France insoumise (LFI), apprend-on dans le second volet de notre enquête exclusive. à propos des personnalités en lice, à la question « diriez-vous que si elle devenait maire, ce serait une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise, très mauvaise chose ou ni une bonne chose, ni une mauvaise chose pour l’avenir de Marseille ? », 32% des sondés estiment que ce serait « une bonne chose » concernant Franck Allisio, avec une part importante qui estiment que ce serait « ni une bonne, ni une mauvaise chose ». L’élection du candidat LFI, Sébastien Delogu, serait jugée comme « une mauvaise chose » par 54%des personnes interrogées. Au sujet du RN, cela « fait une majorité potentielle, analysait Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et opinion d’Ipsos-BVA, mardi. Clairement, le repoussoir, c’est LFI au plan national, c’est Delogu à Marseille. »

    S’emparer des villes fait aussi partie de la stratégie du parti d’extrême droite pour s’enraciner durablement dans une région Paca où il sévit depuis longtemps. « Le seul mandat qui permet d’ancrer solidement un territoire, c’est celui de maire », confiait ce jeudi 15 janvier au Figaro, un des cadres locaux du RN.

    À surfer sur l’insécurité, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, a bien compris qu’elle risquait de nouveau de boire la tasse. Au lendemain du sondage, son porte-parole, Romain Simmarano (Ren), a tenté de renverser la vapeur : « Nous, c’est le gaullisme, la République, l’amour du drapeau, la volonté d’avoir une ville sécure qui offre des perspectives à tous ces enfants. Que M. Allisio arrête de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. »

    Unis pour résister

    À gauche, conscients que la bataille sera rude, le maire sortant et ses soutiens se posent en rempart. « On est dans une situation tellement inédite que Marseille doit montrer une forme de résistance à l’inclinaison que le pays est en train de prendre », déclarait Benoît Payan dans La Marseillaise du 14 janvier. « On a joué un rôle historique pour libérer cette ville de la menace fasciste, on ne les laissera pas venir », assène Anthony Gonçalvez, chef de file PCF aux municipales.

    En mettant la pression sur la deuxième ville de France, Marine Le Pen, si prompte à dénoncer « les magouilles » chez ses adversaires, voit là une occasion de faire oublier ses propres casseroles. Condamnée en première instance, le 31 mars, par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d’inéligibilité, 4 ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100 000 euros d’amende dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires du Front national, elle joue son avenir politique avec un procès en appel démarré ce mardi. Pour mémoire, son candidat est lui aussi visé par une enquête pour détournement de biens publics…

    Des élus d’extrême droite inquiétés par la justice

    Franck Allisio inquiété pour détournement de biens publics

    Le député fait l’objet d’une enquête du parquet suite à un signalement de la Région Sud, où il préside le groupe RN. Le travail de deux collaborateurs employés par la collectivité n’a pas été déclaré auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Des véhicules de service auraient par ailleurs servi à du tractage et des réunions de la campagne des européennes de juin 2024, puis des élections législatives anticipées.

    Marc-Etienne Lansade condamné

    Après les affaires de gestion du port de plaisance, d’un restaurant de plage et de marchés publics, l’ex-élu d’extrême droite a perdu la mairie de Cogolin, le 1er juillet. Il a été condamné par la cour d’appel d’Aix à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité immédiate de 3 ans pour abus de confiance après avoir fait signer une procuration à un « ami » sur son lit d’hôpital, permettant la vente d’un bien immobilier au profit de son ex-maîtresse.

    Yann Bompard et Marie-France Lorho jugés pour emploi fictif

    Le tribunal correctionnel de Marseille rendra sa décision, le 26 janvier, sur l’affaire d’emploi fictif et détournement de fonds concernant Yann Bompard, maire Ligue du Sud d’Orange, et Marie-France Lorho, députée RN. Deux ans de prison et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire ont été requis par le parquet pour le premier, 18 mois de prison avec autant d’inéligibilité pour la seconde.

    David Rachline poursuivi pour favoritisme

    Poussé à la démission de son poste de vice-président du parti par Marine Le Pen, début décembre, car mis en cause pour « prise illégale d’intérêt » et « corruption », le maire de Fréjus, David Rachline, poursuivi pour favoritisme, sera jugé le 22 septembre pour avoir favorisé la société de sécurité d’un de ses proches dans l’attribution de marchés publics pour la sécurité de la mairie.