Une dernière occasion de parcourir les allées de ce rendez-vous annuel, réunissant près de 1 000 exposants autour de l’habitat, la gastronomie, l’artisanat, l’innovation et les loisirs. L’occasion de jeter un œil sur les expositions Regard sur la Méditerranée et Raconte-moi la Grotte Cosquer, de visiter le Village des armées, le Village des sports, le Pôle Conseil ainsi que la traditionnelle fête foraine. L’entrée de cette journée de lundi est gratuite pour les seniors
(+ de 60 ans). Un billet est à retirer sur le site internet de la Foire et devra être présenté accompagné d’un justificatif.
Tag: Parc Chanot
-

Clap de fin pour la Foire de Marseille
-

L’Italie en cheffe de file des pavillons de la Foire de Marseille
De nombreux élus et représentants d’institutions ont participé, ce jeudi matin au parc Chanot, à l’inauguration de la Journée officielle de l’Italie à la Foire. Valentina Muiesan, consule générale d’Italie, Ilaria Bozzo, conseillère métropolitaine représentant la Ville et la Métropole de Gênes, Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, ou encore Maxime Tommasini, président de la chambre italienne de commerce pour la France à Marseille, ont fait le déplacement pour l’occasion.
Ce dernier a tenu à remercier l’organisation de la Foire de Marseille pour ce partenariat avec l’Italie, lors de la conférence de presse organisée au Palais des Arts. Il a poursuivi en souhaitant la « bienvenue à tous les amoureux de l’Italie, autant qu’à ceux qui veulent découvrir la richesse de l’artisanat et de la gastronomie italienne ».
Les représentants ont ensuite entamé une visite du Pavillon italien, situé dans le hall 3. Accompagnés de Pierre Arvis, directeur de Marseille Events, ils ont pu déguster de nombreuses spécialités italiennes, de la Sicile à la Lombardie, en passant par les Pouilles, au gré de leurs rencontres avec les commerçants. Une quarantaine d’exposants, venus de toute l’Italie, sont présents. Spécialités gastronomiques régionales, créateurs de mode, artisans et même une exposition audiovisuelle occupent cet espace.
Spécialités des quatre coins du mondeMais au-delà des stands italiens, de nombreux exposants proposent également des spécialités venues du monde entier. Cette dimension internationale, emblématique de la Foire, est une nouvelle fois mise à l’honneur. Entre le hall 6 et le parvis du hall 8 du parc Chanot, plus d’une quarantaine de pays sont représentés. Six pavillons sont présents, avec le Maroc, le Canada, le Vietnam, l’Inde, la Tunisie et l’Arménie, mais de nombreux autres stands mettent en avant la culture d’autres pays comme le Japon, l’Éthiopie, le Mexique, la Roumanie ou encore le Népal.
« Cet endroit est superbe, je ne pensais pas qu’il y aurait autant de pays représentés. Ça m’a permis de découvrir beaucoup de spécialités que je ne connaissais pas. On peut vraiment faire le tour du monde en dix minutes », raconte Hervé, venu pour la première fois à la Foire ce jeudi. Léa et Agathe partagent également le même avis : « Même si nous sommes déjà venues, c’est toujours sympa de redécouvrir des cultures dont on a moins l’habitude. Même si l’on ne vient pas forcément pour acheter quelque chose, il y a toujours de quoi passer un bon moment ici. »
Toutes sortes de produits sont proposés : de la vanille de Madagascar aux spécialités asiatiques, en passant par les couscous orientaux, les tapis et les objets de décoration venus des quatre coins du monde.
Ouverture de 9h à 23h. Informations et programme
sur foiredemarseille.comAU PROGRAMME CE VENDREDI
Nocturne
Les artistes Amel Bent, Upsilone ou encore Teddy Bear seront présents pour animer la soirée sur la grande scène à partir de 20h. Un feu d’artifice illuminera le ciel marseillais pour clôturer la soirée.
Fabrication de pesto maison
De 11h à 11h30, un atelier immersif est proposé au stand 3G22 autour du pesto, suivi d’une dégustation de produits italiens.
Fête foraine
Sur l’esplanade 5 et le parvis du hall 6, de nombreuses attractions sont présentes pour toute la famille, que ce soit des manèges vertigineux ou des carrousels.
-

Une Foire contrastée pour les inventeurs et démonstrateurs
Les emblématiques emplacements réservés au « Club des inventeurs » et aux démonstrateurs sont de nouveaux présents cette année sur la Foire, au parc Chanot. Un regroupement qui « évoque les marchés d’autrefois et rappelle la créativité légendaire des forains », selon les organisateurs.
Parmi les commerçants venus mettre en avant leurs produits, de nombreux médaillés du Concours Lépine. L’occasion de découvrir le Tirflem, ramasse-boule de pétanque magnétique, ou encore l’enfile-couette Hopoli. Que ce soit pour trouver les futurs cadeaux de Noël, faire du shopping, ou se laisser séduire par les vendeurs, l’espace attire chaque année son lot de visiteurs.
Hausse du coût de la vieCependant, l’augmentation générale du coût de la vie semble freiner une partie des visiteurs. « Forcément, tout coûte plus cher, donc on achète moins, on se fait moins plaisir », expriment Béatrice et Sandrine, deux habituées de la Foire. Ce changement d’habitudes chez les clients se fait également ressentir auprès des commerçants. « On le voit, les gens n’ont plus une thune, ils dépensent moins », lance Guilhem, inventeur d’une raclette en silicone avec réservoir. « J’essaye de me mettre aux réseaux, mais c’est pas mon truc. Aujourd’hui, c’est de plus en plus dur de surprendre le public », poursuit-il, en évoquant l’impact des réseaux sociaux et de l’e-commerce sur son activité. Sentiment partagé par Anthony, un autre vendeur présent sur cet espace : « Le prix du stand a augmenté par rapport à l’an dernier, et il y a moins de visiteurs, donc forcément, c’est compliqué, y’a un souci ».
Malgré tout, certaines grandes enseignes bénéficient de leur notoriété et ne pâtissent pas de la situation. « On n’a pas eu de baisse des ventes par rapport à l’an dernier, on est même en positif », confie Emilie Delphon, responsable du stand Tupperware.
AU PROGRAMME CE JEUDI
Journée senior
Une deuxième journée senior est prévue ce jeudi à la Foire. L’accès est de nouveau gratuit pour les personnes de plus de 60 ans.
Animations par l’ES
Tout au long de la journée, l’association et club de loisir pour seniors ES 13, proposeront des animations sur la grande scène. Différentes activités, shows et une tombola auront lieu sur la scène centrale.
Soirée gourmande et dansante
Dès 19h, sur la grande scène, le groupe Gipsy by Paco Baliardo reprendra les classiques des Gipsy King.
-

Les entreprises locales à l’honneur de la Foire de Marseille
La Foire internationale de Marseille, rendez-vous incontournable de la rentrée, se tient du 25 septembre au 5 octobre, au parc Chanot. Pour son ouverture, l’accès à la Foire est gratuit ce vendredi. L’occasion de découvrir tous ces stands à moindre coût. Les visiteurs, attendus en nombre, pourront alors profiter des quelque 1 000 exposants, que ce soit pour faire du shopping ou pour découvrir des spécialités culinaires du monde entier. La Méditerranée sera mise en avant lors de cette édition avec le slogan : « La Méditerranée en scène ». Ainsi, de nombreuses activités et expositions liées à la mer et sa préservation seront au programme de la foire, comme des ateliers d’upcycling, des immersions en réalité virtuelles, et bien d’autres.
Start-up de la régionLa Foire accueille de nouveau un village dédié aux entrepreneurs marseillais et de la région, intitulé Innova’Marseille. Cet espace sera présent du 25 au 28 septembre et « regroupera douze innovateurs, sélectionnés au préalable par un jury », précisent les organisateurs. Ils auront l’occasion de mettre en avant leur produit ou leur concept afin de séduire les passants. À l’issue du week-end, le prix « coup de cœur du public » sera décerné à l’inventeur qui aura le plus convaincu les visiteurs. Des démonstrations, des quiz et des jeux seront proposés à chaque stand afin d’interagir avec le public et solliciter leur soutien.
Parmi les entreprises sélectionnées, une marque d’encens sains et durables, l’inventeur d’une bâche photovoltaïque pour voiture, ou encore des applications boostées à l’IA pour faciliter le quotidien.
Simon Vukojevic
Informations et programme : foiredemarseille.com
-

Marseille Chanot, le parc des expositions se met au vert
La reconnexion du Parc Chanot à son environnement urbain se concrétise. Le chantier d’aménagement des espaces extérieurs avance. Le site s’est fortement désimperméabilisé. Des zones vertes et une piste cyclable donnent la mesure du travail accompli pour apporter plus de confort aux congressistes et l’ouvrir aux citadins.
Succédant à la SAFIM qui gérait le parc depuis 1985, Marseille Events, exploitant délégué du Parc Chanot depuis janvier 2025 (avec CCIAMP Infrastructures), réaménage ces grands espaces pour les ouvrir sur la ville, lutter contre les îlots de chaleur qu’étaient ces grandes esplanades asphaltées et usées.
Désasphalter les parkingsLe parc Amable Chanot est l’héritier du champ de manœuvres militaires du Rouet créé en 1875 pour accueillir sur 20 hectares un régiment entier de cavalerie. Par la suite, le succès des expositions coloniales de 1906 et 1922, celle de l’électricité de 1908, en ont fait le parc incontournable des expositions et des congrès. Marseille, lauréate du label européen « 100 villes neutres en carbone d’ici 2030 », se devait de transformer ce grand parc en cœur de ville.
En se dirigeant vers le Pavillon des Arts, le promeneur est accueilli par 500m² d’espaces verts aménagés. 2 000m² de surface ont été désimperméabilisés. L’objectif est de passer de 2% à 10% d’espaces perméables sur tout le parc. 76 bancs et 36 mètres linéaires de tables ont été installés. Un écrin végétal met en valeur le Pavillon des arts de Provence, vestige de l’exposition coloniale de 1922, avec les atlantes du sculpteur Louis Botinelly et les mosaïques de l’artisan d’art Patrizio conçues d’après les dessins de Valère Bernard.
À proximité, une petite « palmeraie » rafraîchit l’esplanade du Palais des Événements. La nature en petits pots déplaçables ne sera jamais qu’une illusion de forêt urbaine. Les aménageurs l’ont bien compris : ce parc reste structuré par ses longs mails de micocouliers et de tilleuls. 22 arbres ont d’ailleurs été plantés.
Pour renforcer les mobilités douces, un long ruban bleu marine traverse le parc, sur 900 mètres, de la porte du Rond-Point du Prado à la porte de la rue Raymond Teisseire. Cette piste cyclable sécurisée et en partie ombragée, raccorde ainsi les quartiers de Saint-Giniez, du Rouet et de Sainte-Marguerite.
Progressivement, la grande esplanade se végétalise : 10 000m2 de parking (1 800 places) sont désasphaltés, remplacés par une couche drainante ocre. L’an prochain, la zone arrière d’exposition des piscines doit devenir une « oasis » de biodiversité. Un regret : oubliées dans le programme, les grilles Art Déco de Louis Trichard font grise mine. Leur restauration urge.
-

Art Explora, un rendez-vous culturel au parc Chanot à Marseille
Après deux ans d’absence, la fondation Art Explora est de retour à Marseille pour deux journées placées sous le signe de la culture. Une culture que la fondation souhaite accessible au plus grand nombre, c’est pourquoi ces samedi et dimanche ils investissent le parc Chanot à Marseille autour de trois grands rendez-vous immersifs à destination des familles et gratuits. « L’objectif de la fondation est de lever les barrières qui peuvent exister sur différents plan en ce qui concerne l’accès à la culture et aux musées », explique Lucie Avril, responsable des MuMo de la fondation Art Explora. « Il y a la barrière sociale, la barrière financière mais aussi une barrière symbolique autour des thématiques des expositions, c’est pourquoi nous en avons choisi une qui peut plaire et attirer le plus grand nombre. »
Les arts du cirque à l’honneur cette année
Ainsi, avec son musée mobile (MuMo) – Centre Pompidou, ce n’est pas le public qui va à l’art mais l’art qui vient au public et ce week-end, petits et grands pourront découvrir l’exposition « Pompidou Circus ». « Chaque année, le Centre Pompidou, musée national d’art moderne à carte blanche pour trouver une thématique. Cette année c’est Anne Lemonnierqui est attachée de conservation aux collections modernes qui a imaginé l’exposition », continue-t-elle. « On pourra donc découvrir des peintures, des photographies, des vidéos mais aussi des affiches, aquarelles et papiers découpés de grands artistes comme Matisse, Chagall, Dufy ou encore Bombois tous représentant les athlètes ou arts du cirque. »
En parallèle de l’exposition deux ateliers seront proposés au sein du Palais des Arts du parc Chanot, le premier est une expérience immersive en réalité virtuelle pour plonger au cœur des cultures méditerranéennes intitulé « Merveilles de Méditerranée » et accessible dès 10 ans. Autre activité, un atelier de papier découpé autour de la série « Jazz » d’Henri Matisse en écho aux œuvres présentées dans le camion musée.
Samedi et dimanche de 10h à 12h30 et de 17h à 21h. Le MuMo ouvrira ses portes à 11h30. Gratuit.
-

L’essor de l’hospitalisation à domicile au cœur des débats à Marseille
Professionnels de santé, responsables d’établissements et représentants institutionnels se retrouvent au Parc Chanot, les jeudi 18 et vendredi 19 juin à Marseille, pour échanger sur les enjeux de l’hospitalisation à domicile (HAD), à l’occasion des Universités d’été de la FNEHAD.
15 470 patients l’an passéL’HAD est une hospitalisation à part entière permettant à des patients de recevoir, à leur domicile, des soins médicaux et paramédicaux complexes qui auraient autrement nécessité un séjour dans un établissement de santé. Chimiothérapies, soins palliatifs, pansements complexes, assistance respiratoire ou encore rééducation peuvent ainsi être réalisés sur le lieu de vie du patient, grâce à une coordination entre médecins, infirmiers et autres professionnels de santé.
La région Sud figure parmi les territoires où cette activité progresse le plus rapidement. En 2025, les 22 établissements d’hospitalisation à domicile de la région ont réalisé 740 016 journées d’hospitalisation, soit une hausse de 9,2% en un an, au bénéfice de 15 470 patients (+14,7%).
Porté par le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques et la nécessité de désengorger les hôpitaux, ce développement s’accompagne de besoins croissants en personnel.
Les structures d’HAD emploient notamment des infirmiers, aides-soignants, médecins coordonnateurs, cadres de santé, psychologues, assistants sociaux et logisticiens. Elles travaillent également avec de nombreux professionnels libéraux.
-

La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite
Le projet Marseille Basketball, présenté le mois dernier afin de pouvoir permettre à la cité phocéenne de retrouver le plus haut niveau français d’ici 2031, commence par une défaite sur le plan sportif. Les pensionnaires de la section basket du Stade Marseillais Université Club, cinquièmes de Nationale 2, ont été défaits samedi soir (77-91), pour leur grande première historique au Palais des Sports de Marseille, face à l’USO Rognonas, onzième du championnat. « On a malheureusement manqué de dureté », reconnaît Patrick Galin, pour sa grande première sur le banc marseillais. Il a succédé au trio Kanté-Nicolas-Michée en début de semaine pour les trois derniers matches de la saison. « Au début, on a tenu un peu les duels. Malheureusement, sur le troisième quart-temps, on a beaucoup insisté sur les tirs extérieurs, peut-être trop. On n’a pas trouvé de solution à l’intérieur, alors que je leur avais demandé de jouer poste haut. Mais ça ne s’est pas produit », déplore le technicien marseillais, figure de la formation au Smuc Basket. Les 18 points inscrits par l’ailier Geoffrey Cavanna et l’intérieur Jonathan Radjouki, deux visages emblématiques de la formation smuciste, n’ont pas empêché cette sixième défaite de suite, malgré le soutien des 3 000 spectateurs qui ont assisté à ce premier rendez-vous du projet Marseille Basketball. « La fin du match et le fait qu’on n’ait pas gagné, ça met un petit peu de froideur à cette grande fête, mais l’organisation a été top et le public a répondu présent. Ça fait des années que je suis au club et je n’avais jamais vu ça », lance le capitaine Hakim Sayah, habitué à évoluer devant quelques centaines de personnes seulement au Technosport de Luminy. « C’est une ambiance incomparable. C’est un régal. C’est vraiment des conditions de haut niveau. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut une équipe à Marseille. Il y a tout pour en tout cas », estime l’ailier fort marseillais, qui aimerait que l’opération soit rééditée la saison prochaine.
Vallier et Chanot étudiés« On ne s’attendait pas à une telle réussite. Ça montre bien que la Marseille mérite du basket et on l’a prouvé en remplissant la salle en quinze jours », lâche Charles-Antoine Assailly, président du directoire Marseille Basketball. Sans compter les nombreux invités, seize clubs de basket du territoire métropolitain ont été invités à assister à la rencontre depuis les tribunes. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de toucher un maximum de jeunes marseillais au travers du projet marseillais qui fait beaucoup de bruit à l’échelle nationale. « On a reçu beaucoup de messages de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants qui veulent nous rejoindre », glisse l’ancien directeur Paca de l’Union financière de France. Ce dernier envisage d’organiser au moins trois matches la saison prochaine au Palais des Sports de Marseille. « Je veux surtout que l’on soit sûr de jouer dans un environnement correct. On voit bien qu’il y a du monde dans les tribunes quand on joue au centre-ville. Il faut trouver une solution », souligne Assailly, en ayant en tête deux options : le Parc Chanot et la salle Vallier. Si le premier s’avère complexe sur le papier, avec la gestion du groupe Marseille Events, le deuxième site envisagé serait « parfait » selon le président.
-

Les petites entreprises veulent surfer sur les Alpes 2030
« Comment transformer un événement mondial en levier économique local ? » C’est la question que se posaient les petits et moyens entrepreneurs régionaux, réunis lors du salon « Made in PME » en vue des Jeux olympiques d’Hiver de 2030 dans les Alpes.
Le grand raout annuel de la CPME SUD (Confédération des petites et moyennes entreprises de la région), qui accueille des milliers de représentants d’entreprises au parc Chanot à Marseille ce jeudi, se penchait sur l’épineux sujet de la captation des marchés par les boîtes locales en vue de l’événement sportif, lors du premier débat de la journée. « 50% de nos marchés devront être attribués à des TPE-PME sur la totalité des 2,4 milliards d’euros d’achats à venir », rappelle Elie Patrigeon, directeur « Impact, héritage et durabilité » du Cojop (Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques). Avant de développer : « C’est une organisation de toute une chaîne de valeurs sur plusieurs années autour d’une livraison, dans les temps et dans le budget, d’un événement mondial. Il y a donc une mobilisation totale des ressources pour cette livraison. »
Autant dire que les enjeux économiques sont grands pour les entrepreneurs du coin, qui devront faire face à une concurrence internationale…
« L’ambition initiale de la Région est d’utiliser ces Jeux comme levier de transformation du territoire et de développement. (…) Désenclaver les Hautes-Alpes fait partie du budget des JO », abonde Alexis Rouque, directeur régional de la Banque des Territoires, filiale de la Caisse des Dépôts. Il met en exergue le fait que « l’ensemble des services doivent être mis à niveau » citant les réseaux télécoms, comme d’eau ou d’électricité. Et cite « le village olympique au Fort de Briançon, classé Unesco qui sera transformé en logements, c’est du jamais vu ».Un ruissellement vert ?D’où l’espoir du monde économique local d’un « ruissellement » des budgets faramineux prévus pour, et autour, de ces JO. Elie Patrigeon plaide pour une « logique d’anticipation » et un « groupement des filières locales » en lien avec la plateforme mise en place par la Solideo et le Cojop « Marchés 2030 » (notre article du 26/03). Reste qu’il rappelle que les marchés publics sont bien cadrés légalement et ne permettent pas de favoritisme local : « On respecte la commande publique, on ne veut pas aller en prison. » Pas de fatalisme pour autant : « Elle nous permet quand même de travailler la localisation des fournisseurs : Quand on travaille sur la décarbonation, plus la chaîne logistique est courte, plus elle est vertueuse, plus elle est locale évidemment. » Le lien est tout trouvé avec l’aspect environnemental et écologique prévu : « Il faut que les JO soient décarbonés, c’est pour ça qu’on a des critères environnementaux très élevés pour nos achats. » Wait and see donc.
-

À Marseille, la logistique électorale s’active avant le vote
Seul le bruit du papier qu’on remue résonne dans l’immense entrepôt du Parc Chanot où, ce samedi matin, s’activent quelque 1 000 personnes. À une semaine du premier tour des élections municipales, la mise sous plis des professions de foi a commencé dès 7h30, explique Carine Laurent, directrice adjointe de la citoyenneté, de la légalité et de l’environnement à la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui supervise les opérations avec son équipe.
Il y a là 550 fonctionnaires « toute fonction publique confondue », précise-t-elle, qui se sont portés volontaires et ont été autorisés à venir avec un accompagnant. Avec 13 documents de propagande à mettre par enveloppe, chaque binôme ayant une part de 1 000 plis à réaliser, « c’est quand même un travail important, même s’il est un peu plus rapide que d’autres élections nationales que certains ont pu connaître », estime Carine Laurent.
Pour ces premières municipales organisées après le passage de la loi PLM qui instaure un double scrutin à Marseille, soit 1 094 206 enveloppes à envoyer pour 547 103 inscrits recensés, cette mise sous plis à Chanot concerne uniquement la liste pour la mairie centrale et « trois communes, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes » précise-t-elle. Le travail pour les listes marseillaises par secteur se faisant à Toulouse, confié à une entreprise privée, la société SMS. Tout comme la propagande destinée aux communes de Barbentane, Châteaurenard, Eyragues, Graveson, Noves et Rognonas indiquait dès décembre le préfet, dans un communiqué. Préfet qui a choisi de faire appel à « un marché régional qui existe, utilisé par beaucoup de préfectures, avec un prestataire qui a l’habitude de travailler sur les élections, qui le fait déjà depuis plusieurs années pour d’autres préfectures », indique la directrice adjointe, de ce côté-là, tout est déjà terminé depuis la veille se félicite-t-elle. Dans le département, la mise sous plis s’organise également par îlots, dans chaque sous-préfecture, complète-t-elle.
La rémunération motive la plupart des troupesÀ l’intérieur, sur les grandes tables tout en longueur, des tas de feuilles soigneusement ordonnées ou classées dans des casiers en plastique. Chacun y va de sa méthode pour gagner en efficacité : le casque sur les oreilles, les gants fins, la glycérine pour éviter que le papier glisse, jusqu’à cette jeune femme équipée d’une petite boîte hermétique remplie d’eau, d’une éponge, pour mouiller les rabats encollés des enveloppes et mieux les sceller…
On retrouve là David et Caroline. « Ça avance bien, c’est répétitif, il suffit d’être bien concentré, ne pas perdre le rythme », confient-ils. Un peu plus loin, Frédéric et Céline sont des habitués. « C’est mon mari qui est dans la fonction publique, et c’est comme dans les mariages, on a le droit d’amener un ami, on fait ça depuis dix ans », racontent-ils. Ils ont fait le déplacement aux aurores depuis Salon-de-Provence, râlent car ils n’ont pas eu accès au parking pour cause de salon de l’Étudiant.
Ce qui les motive, comme la plupart, c’est la rémunération : très exactement 33 centimes par enveloppe. Même si, glisse quand même notre couple, ils ont aussi le sentiment de participer un peu au process démocratique. À 11h du matin, ils ont déjà atteint les 500, remplissant allègrement l’un des bacs à roulettes mis en bout de table. Une fois plein, les équipes de la Poste, positionnées à l’arrière du bâtiment, viendront les récupérer. « C’est fait au fil de l’eau », précise Carine Laurent. Une fois les 22 camions remplis, dont certains vont faire des rotations, « la Poste commence à livrer dans les centres de distribution. Elle n’attend pas », poursuit-elle. De quoi démarrer la distribution dès le lundi, quand tout devait être bouclé le dimanche en début d’après-midi, assurait, sereine, Carine Laurent.
Sur l’organisation des élections en général, « les services de la préfecture ont l’habitude, on l’a vu même en cas de dissolution en 2024 », rappelle-t-elle. Tout est déjà calé pour les échéances logistiques, prévues les 18 et 19 mars, avant le second tour du 22 mars.
Au Rove, les procurations s’anticipentÀ l’occasion des municipales, la commune du Rove, en lien avec la gendarmerie, met à disposition un service pour valider ses procurations, préalablement effectuées en ligne (maprocuration.fr). Accueil à l’Hôtel de Ville le lundi de 9h à 10h et le mercredi de 15h à 16h. Se présenter muni de la carte d’identité ou du passeport, le QR Code reçu après votre demande en ligne. Cette vérification, rapide et simplifiée, est assurée par des gendarmes spécialement mobilisés. Pour les personnes en difficulté, un agent municipal peut aider sur rendez-vous (04.91.46.80.00). Se munir de vos identifiants FranceConnect ainsi que des données d’état civil du mandataire.