Le PCF mobilisé sur les stations Total pour partager ses propositions

Malgré la pluie battante, un groupe de militants du Parti communiste français de Gap s’est mobilisé sur les deux stations Total de la ville, ce mercredi. « Carburant : stop au racket », peut-on lire sur les tracts distribués aux conducteurs.

L’opération s’inscrit dans une action nationale lancée par le PCF, qui se déroule du 5 au 11 octobre, dans le but de faire connaître les propositions du parti concernant les carburants : blocage du prix à 1,60 euro le litre, baisse des taxes prélevées par l’État sur les carburants, et surtout nationalisation de l’entreprise Total pour « faire primer l’intérêt général sur la rapacité des actionnaires » et préserver la maîtrise nationale sur cette énergie nécessaire à la population.

« Il faut arrêter cette escalade capitaliste de distribution des dividendes », alerte Catherine Dufour, secrétaire de section à Gap, alors que les actionnaires du géant pétrolier ont engrangé plus de 10 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre 2026. « Certes, ce n’est pas simple, cela coûterait cher et ça nécessiterait un emprunt, explique la militante. Mais on aurait des retombées immédiates qui bénéficieront non pas aux actionnaires, mais au pays ! » Elle dénonce une « prise d’otage », alors que la population fait la queue dans les stations Total, qui affiche contrairement à ses concurrents un prix de 1,99 euro le litre : « Mais cette baisse des prix ne coûte absolument rien à Total. Pour la population qui a déjà un budget serré, ça n’est pas assez ! » D’autant plus que la majorité des personnes reste encore très dépendante de la voiture et donc du carburant, particulièrement dans les Hautes-Alpes, où « les transports publics ne sont pas à la hauteur ».

La plupart des automobilistes prennent le tract et certains disent soutenir l’idée d’une nationalisation. Plus tôt, un jeune homme a montré son opposition, estimant qu’il fallait moins défendre le carburant que développer les mobilités douces. « Mais on ne dissocie pas la volonté de nationaliser Total de la lutte contre le changement climatique, explique Catherine Dufour. On a conscience que le fait que la population soit obligée de circuler en voiture est un problème. »

Pour les militants, cette action n’a pas qu’une visée électoraliste : « C’est aussi pour aller à la rencontre des gens ! »

Agathe Di Lenardo

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