Un sans-faute pour Lauriane Nolot cette saison. La kitesurfeuse varoise de 27 ans a réalisé une année exceptionnelle, remportant toutes les compétitions internationales auxquelles elle a participé. « J’ai senti que j’ai réussi à monter en puissance au fur et à mesure de l’année », confie la lauréate des étapes de Coupe du monde à Palma, de la Semaine olympique française (SOF) et de Los Angeles, avant de triompher, en mai, aux championnats du monde au Portugal, puis en septembre aux championnats d’Europe en Turquie. « La concurrence aussi est montée en puissance, mais j’ai réussi à garder le contrôle sur ce qui se passait sur l’eau, avec notamment des formats de finales que j’arrive vraiment à maîtriser et à dominer », poursuit-elle.
Mais comment expliquer une telle domination ? « Le secret, c’est de prendre du plaisir », répond Nolot. « Moi, le kitefoil, c’est vraiment ma passion, j’adore ça. Je ne compte pas le nombre d’heures que je passe sur l’eau et j’essaie d’en faire autant à la salle. Il y a énormément d’entraînement, forcément, et puis il y a cette envie de gagner. Mes concurrentes sont féroces, elles sont coriaces, donc j’ai toujours envie de finir devant. Et même quand c’est très serré, j’arrive à trouver ce petit truc, ce feu intérieur qui fait que je vais chercher encore un peu plus loin, que je m’arrache jusqu’au bout », ajoute la native de Toulon, désormais triple championne du monde dans sa discipline.
Impériale sur l’eau, Lauriane Nolot a toujours soif de victoires. Elle vise notamment les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, seule échéance où elle n’a pas encore décroché l’or. Dans la rade marseillaise, lors des JO de Paris 2024, elle n’était « que » repartie avec l’argent. « Si j’étais aux Jeux, j’étais là pour la médaille d’or. J’étais vraiment très déçue », se souvient la Hyéroise, en larmes sur la plage après la finale.
Heureusement, l’expérimentée Charline Picon a su trouver les mots pour lui faire prendre conscience du chemin parcouru. « Les Jeux, c’est vraiment une expérience à part entière. Ça t’apprend à rester connectée avec toi-même malgré les sollicitations des médias, de ton entourage et la pression des résultats. Une partie de ma déception, c’était aussi de me dire que tout le monde s’attendait à ce que je gagne et que j’avais déçu tout le monde », explique Nolot, actuellement en Sardaigne pour préparer les futurs championnats du monde au Brésil (15 au 23 janvier 2027), qualificatifs pour l’échéance olympique.
La sergente, réserviste opérationnelle au sein de l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) et du Bataillon de Joinville, poursuivra sa préparation à Fuerteventura, dans les Canaries, un spot venteux où elle a ses habitudes depuis plusieurs années, avant de rejoindre le Brésil vers le mois de décembre « pour essayer de passer un maximum de temps sur place ». De quoi continuer à surfer sur la vague du succès.

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