Tag: JO

  • [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    Dimanche 11 octobre, près de 250 personnes étaient mobilisées au pied du fort des Têtes à Briançon pour montrer leur désaccord face à son réaménagement en village des athlètes en vue des Jeux 2030. Cette opposition se reflète dans le bilan de la concertation publique, publié quelques jours après que le Conseil municipal ait validé le projet. Sur un total de 268 contributions, 176 avis s’opposent explicitement au projet, et 41 s’opposent aux Jeux olympiques 2030 dans leur ensemble. 31 contributions sont favorables au projet du fort des Têtes, et 20 sont « sans avis ». Les inquiétudes concernent notamment les effets sur l’environnement et sur le patrimoine historique, ou encore le coût financier jugé trop important.

    « Ce bilan intervient après le Conseil municipal décisif sur les opérations foncières concernant le Fort, alors même que les contributions étaient censées éclairer les choix, dénonce le groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Une concertation digne de ce nom doit éclairer la décision avant qu’elle ne soit prise. Elle ne doit pas devenir une formalité destinée à légitimer après coup des choix politiques. Le rôle d’un bilan est de restituer les désaccords, de permettre un véritable débat démocratique, pas de produire un plaidoyer en faveur du projet. »

    « Voilà, les citoyens se sont exprimés contre, mais on nous explique gentiment qu’ils s’en fichent et que le projet va continuer. De qui se fout-on ? », a réagi le collectif citoyen engagé contre cet aménagement.

    De son côté, la majorité municipale estime que ce projet bénéficiera aux habitants, car il permettra la création de logements sociaux et la préservation du fort, autrement impossible à financer.

    Agathe Di Lenardo

  • François de Canson pour succéder à Renaud Muselier

    François de Canson pour succéder à Renaud Muselier

    Avant même que ne soit lancée pleinement la bataille des sénatoriales, Renaud Muselier (Ren.) avait clairement annoncé son soutien à François de Canson, « le meilleur de très loin », lançait-il, en juin, à la veille de sa dernière séance. Devant la presse, après avoir démissionné officiellement de son poste car élu sénateur, Renaud Muselier mettait logiquement en avant « un maire réputé, un élu local reconnu qui sera un président compétent ».

    Maire (DVD) de La Londe-les-Maures (Var), président de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, troisième vice-président de la Région Sud et président du comité régional du tourisme, François de Canson s’est dit prêt à prendre la suite et sera donc candidat, ce lundi 12 octobre. Il fait indéniablement partie des fidèles de l’ex-président de la Région, qui n’entend pas s’éloigner totalement des affaires régionales. Depuis le Palais du Luxembourg, Renaud Muselier restera ainsi « conseiller régional spécial » sur les fonds européens, les Jeux olympiques d’hiver 2030 et le département des Bouches-du-Rhône.

    Son poulain compte néanmoins mettre sa patte. Il assurait, dès avril sur l’antenne d’Ici Provence, qu’il serait « un président de terrain, au contact des habitants et du territoire, quelqu’un qui connaît les bassins de vie ». Il indiquait également se « préparer » sur le tourisme, l’économie et mettait en avant sa connaissance des « grands dossiers », entendre « les équilibres budgétaires, les contraintes de l’action publique, les attentes des habitants ». Et d’enfoncer le clou : « Continuité ne veut pas dire immobilisme. Je ne serai pas un clone, il y aura un style François de Canson. »

    Un candidat unique ?

    Reste à savoir s’il sera le seul candidat. Premier vice-président de la Région, Christian Estrosi (Horizons) assure actuellement l’intérim. En 2019, il avait laissé la présidence à Renaud Muselier afin de se consacrer à son mandat de maire de Nice. Battu et « trahi » par son ex-bras droit, Éric Ciotti (UDR), qui lui a ravi la place et basculé à l’extrême droite, il pourrait vouloir reprendre son fauteuil à la Région, même s’il n’a rien déclaré officiellement. En mai dernier, trois de ses proches, conseillers régionaux et élus dans les Alpes-Maritimes, Roger Roux, Bruno Bettati et Colette Fabron, ont aussi quitté la majorité de Renaud Muselier, lui imputant « l’échec des JO », laissant entrevoir des dissensions au sein du groupe. De son côté, l’opposition RN n’a rien laissé filtrer sur une éventuelle candidature.

    Pour être élu au premier ou au deuxième tour, le candidat devra obtenir la majorité absolue des 123 membres du conseil régional. Si aucun ne l’obtient, un troisième tour est organisé, à la majorité relative. La majorité de Renaud Muselier compte 80 sièges et le groupe RN-UDR-Indépendants 39.

  • Lauriane Nolot surfe sur les vagues du succès

    Lauriane Nolot surfe sur les vagues du succès

    Un sans-faute pour Lauriane Nolot cette saison. La kitesurfeuse varoise de 27 ans a réalisé une année exceptionnelle, remportant toutes les compétitions internationales auxquelles elle a participé. « J’ai senti que j’ai réussi à monter en puissance au fur et à mesure de l’année », confie la lauréate des étapes de Coupe du monde à Palma, de la Semaine olympique française (SOF) et de Los Angeles, avant de triompher, en mai, aux championnats du monde au Portugal, puis en septembre aux championnats d’Europe en Turquie. « La concurrence aussi est montée en puissance, mais j’ai réussi à garder le contrôle sur ce qui se passait sur l’eau, avec notamment des formats de finales que j’arrive vraiment à maîtriser et à dominer », poursuit-elle.

    Mais comment expliquer une telle domination ? « Le secret, c’est de prendre du plaisir », répond Nolot. « Moi, le kitefoil, c’est vraiment ma passion, j’adore ça. Je ne compte pas le nombre d’heures que je passe sur l’eau et j’essaie d’en faire autant à la salle. Il y a énormément d’entraînement, forcément, et puis il y a cette envie de gagner. Mes concurrentes sont féroces, elles sont coriaces, donc j’ai toujours envie de finir devant. Et même quand c’est très serré, j’arrive à trouver ce petit truc, ce feu intérieur qui fait que je vais chercher encore un peu plus loin, que je m’arrache jusqu’au bout », ajoute la native de Toulon, désormais triple championne du monde dans sa discipline.

    Revanche olympique

    Impériale sur l’eau, Lauriane Nolot a toujours soif de victoires. Elle vise notamment les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, seule échéance où elle n’a pas encore décroché l’or. Dans la rade marseillaise, lors des JO de Paris 2024, elle n’était « que » repartie avec l’argent. « Si j’étais aux Jeux, j’étais là pour la médaille d’or. J’étais vraiment très déçue », se souvient la Hyéroise, en larmes sur la plage après la finale.

    Heureusement, l’expérimentée Charline Picon a su trouver les mots pour lui faire prendre conscience du chemin parcouru. « Les Jeux, c’est vraiment une expérience à part entière. Ça t’apprend à rester connectée avec toi-même malgré les sollicitations des médias, de ton entourage et la pression des résultats. Une partie de ma déception, c’était aussi de me dire que tout le monde s’attendait à ce que je gagne et que j’avais déçu tout le monde », explique Nolot, actuellement en Sardaigne pour préparer les futurs championnats du monde au Brésil (15 au 23 janvier 2027), qualificatifs pour l’échéance olympique.

    La sergente, réserviste opérationnelle au sein de l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) et du Bataillon de Joinville, poursuivra sa préparation à Fuerteventura, dans les Canaries, un spot venteux où elle a ses habitudes depuis plusieurs années, avant de rejoindre le Brésil vers le mois de décembre « pour essayer de passer un maximum de temps sur place ». De quoi continuer à surfer sur la vague du succès.

  • [Entretien] Luc Tardif Senior : « Fier de voir que le hockey est de plus en plus mondial »

    [Entretien] Luc Tardif Senior : « Fier de voir que le hockey est de plus en plus mondial »

    La Marseillaise : Quel bilan dressez-vous de votre passage à la tête de la Fédération internationale de hockey ?

    Luc Tardif Senior : Il faut d’abord poser le contexte de mon arrivée à la tête de la fédération. J’ai fait cinq années de mandat, depuis 2021. On avait les conséquences du Covid. On a été obligé d’annuler le Mondial en Suisse puis de déplacer le suivant de Minsk à Riga, sans spectateurs, dans une bulle. En 2022, nous avons eu les Jeux Olympiques de Pékin, également dans une bulle. Elle était superbe avec deux tests PCR quotidiens, mais il fallait gérer les protocoles, les quarantaines. Ces JO étaient tout de même un succès, puis la guerre en Ukraine a éclaté dans la foulée. Nous avons dû revoir toutes nos compétitions dans un court laps de temps avec l’exclusion de la Russie. En tout cas, nous pouvons être fiers de voir que le hockey est de plus en plus mondial. On y joue sur tous les continents, même en Afrique, dans les pays du Golfe. L’avenir s’annonce assez bon, même si on espère que la situation géopolitique s’améliore. Maintenant que mon mandat se termine, je vais prendre un peu de recul. Mais je reste membre à vie de la Fédération internationale de hockey.

    Après la période Covid, l’engouement autour du hockey sur glace a pris encore plus d’ampleur, non ?

    L.T. : Depuis 2024, nos championnats du monde sont revenus à la normale. À Prague, à Zurich, au Danemark, les réussites ont été immenses et ont généré des recettes pour financer toutes nos activités de développement. Les JO de Milan ont été ensuite une fierté. Ça a été deux ans de travail avec le CIO, les associations de joueurs, pour enfin ramener les joueurs de la ligue nord-américaine. Ils étaient absents depuis Sotchi 2014. Le niveau de la compétition a été extrêmement élevé, avec un impact médiatique énorme, à travers les réseaux sociaux et la télévision. Concernant les négociations pour 2030, je ne suis absolument pas inquiet. Les joueurs ont goûté à ce qu’est l’esprit olympique, je reste optimiste.

    Deux ans après les Mondiaux 2028 à Paris et Lyon, la France accueillera les Jeux Olympiques d’hiver. Comment voyez-vous cette compétition ?

    L.T. : Il y a eu un départ chaotique. On a eu des réunions avec le comité d’organisation pour s’assurer que les tournois masculin et féminin se déroulent dans des conditions dignes d’une telle compétition. Ça va être le cas et nous avons validé les sites. Ils sont déjà construits et, à Lyon, nous aurons donc une grande répétition avec les Mondiaux, deux ans avant. C’est un grand luxe. Je suis très confiant pour le hockey et puis il y aura d’autres compétitions comme le short-track, le patinage artistique, donc il y aura vraiment un esprit olympique dans la ville. Mon seul regret, c’est que si le hockey était resté à Nice, il y aurait eu une patinoire en plus qui serait restée pour les Aigles, le club de la ville.

    Comment jugez-vous l’évolution de la Ligue Magnus ?

    L.T. : Je la vois grandir et mûrir. Le niveau global se resserre, il y a toujours une ou deux équipes au-dessus, mais aucun match n’est joué d’avance. L’apport des Spartiates est essentiel car cela amène un souffle nouveau. Il n’y a jamais rien d’écrit, parce que certains pensaient que ce n’était pas une place du hockey, mais ils ont revu leur copie. Globalement, les équipes sont beaucoup plus professionnelles et ça permet l’éclosion de jeunes joueurs. Il faut continuer de faire en sorte qu’il y ait des équipements. Surtout que les patinoires ont un taux de remplissage que l’on a jamais vu.

    Quel regard portez-vous sur le rôle de votre fils, Luc Tardif Junior, au sein des Spartiates ?

    L.T. : Quand Luc est arrivé à Marseille, l’équipe évoluait en Division 3 [la 4e division française, Ndlr]. Il y avait peu de budget, pas d’organisation. Il était coach, chauffeur de bus et sa femme lavait les maillots. Après, il y a eu des aides, une reconnaissance des pouvoirs publics. Tout s’est amélioré, ils sont montés jusqu’en Division 1. Jonathan [Zwikel, son beau-fils, Ndlr] est arrivé pour professionnaliser le club. Je trouve qu’ils sont montés en puissance et ils ont eu la chance de trouver Eric Lagache, chef d’entreprise passionné, pour monter en Ligue Magnus.

  • Course contre la montre après la démission de Grospiron

    Course contre la montre après la démission de Grospiron

    Après la démission d’Edgar Grospiron, qui sera choisi pour incarner les Jeux Olympiques 2030 ? En attendant la décision des instances olympiques, c’est son numéro deux, l’ex-préfet Vincent Roberti qui assure l’intérim en tant que directeur général du Comité d’organisation des JO (Cojop).

    Pour remplacer Edgar Grospiron, « il faut la bonne personne » même si « c’est clair qu’on est dans le temps court, il ne faut pas non plus prendre trop de temps », a déclaré Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux Olympiques au sein du CIO. « Il faut quelqu’un avec une autorité naturelle et un charisme personnel », avait mis en avant mardi Renaud Muselier, président (Ren.) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, faisant état d’un nombre « impressionnant » de candidatures. Ce ne sera « pas obligatoirement un sportif », avait ajouté Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), mais il faudra impérativement « une dimension sportive » et « montagne ». Pour la ministre des Sports Marina Ferrari, « il faut prendre le temps, il ne faut pas s’endormir non plus car il faut quand même que nous ayons une incarnation pour le projet des Jeux ». « On n’a pas de retard, mais pas de marge de manœuvre », a résumé Damien Robert, président de la Solideo, chargé de livrer les ouvrages olympiques.

    « Ne pas perdre de temps supplémentaire »

    « L’important est d’avancer au plus vite pour garantir aux porteurs de projets, sur le terrain, le soutien nécessaire au bon déroulement des chantiers olympiques qui sont, partout ici dans les Hautes-Alpes, sur le point de démarrer, ont réagi conjointement le maire de Briançon Arnaud Murgia, le maire de La Salle-les-Alpes Emeric Salle et la maire de Montgenèvre Muriel Jourdain. Nous souhaitons donc témoigner notre confiance à Vincent Roberti qui est sans aucun doute l’homme de la situation. » C’est avec « une grande tristesse » que les élus ont pris acte des désaccords qui ont mené à la démission d’Edgar Grospiron. « Nous tenons à saluer son action, sa vision de la montagne tout comme l’engagement sans faille qui a été le sien en faveur du projet olympique dans le Briançonnais. » Ils souhaitent par ailleurs que la nomination d’un ou d’une nouvelle présidente intervienne au plus vite « afin de ne pas perdre de temps supplémentaire, car celui-ci nous est compté », ont-ils conclu.

    Agathe Di Lenardo

  • Les JO perdus pour Nice agitent l’hémicycle régional

    Les JO perdus pour Nice agitent l’hémicycle régional

    Les oreilles d’Éric Ciotti, maire extrême droite de Nice, ont dû siffler toute la matinée… La perte du pôle glace pour les Jeux olympiques de 2030, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.) ne la digère pas, et il l’a fait largement savoir lors de la plénière ce vendredi 26 juin, pour sa dernière séance en tant que président de la collectivité, l’élu se lançant dans la campagne des sénatoriales.

    L’équipement niçois, « pouvait générer entre 350 000 et 400 000 nuitées touristiques cumulées et des retombées directes de l’ordre de 180 à 280 millions d’euros avec un impact bien au-delà de l’événement lui-même », attaque en introduction Renaud Muselier, pointant « une perte d’investissement et d’activité économique ». Le retrait du pôle glace « supprime environ 300 millions d’euros d’investissements directs structurants, notamment le projet d’une nouvelle patinoire olympique, le coût du complexe omnisports olympique et le village olympique », poursuit-il. Pour « l’emploi, l’insertion et les TPE et PME locales, dont 80% étaient concernées par la totalité des marchés », 20% étant réservées à l’économie sociale et solidaire, ce sont 550 millions d’euros d’opportunités disparues dénonce-t-il.

    À l’occasion du vote d’un rapport sur un investissement de 40,3 millions pour accélérer les chantiers ferroviaires et routiers dans le cadre des JO, le RN renvoie la balle. Cette situation « démontre les limites d’une gouvernance trop politisée des jeux », estime Virginie Leclerc Escalier, « le symbole d’une guerre d’influence entre, d’un côté, les responsables nationaux et régionaux, et de l’autre, les acteurs locaux ».

    Pas touche à l’aigle de Nice

    Et d’enfoncer le clou : « Le nouveau maire de Nice a eu raison de rappeler qu’un projet, quel qu’il soit, ne peut se pas se construire contre les collectivités locales, ni contre les réalités financières. » Résultat : des Azuréens privés « d’une partie de l’héritage olympique annoncé » et « en plus, ils sont insultés dans leur identité », assène-t-elle. Elle fait référence à la récente sortie de Renaud Muselier : « L’aigle de Nice ? Il est plumé aujourd’hui. C’est un poulet frit. » Éric Ciotti s’était alors fendu d’une vidéo sur les réseaux sociaux, brandissant un aigle en métal. Laurent Merengone (RN), adjoint au maire de Nice, fait la même dans l’hémicycle. L’extrême droite ira jusqu’à présenter une motion sur cette histoire.

    La majorité, elle s’est fendue d’un vœu, demandant que « le maire de Nice cesse, au nom de ses ambitions politiques personnelles au plan national, de créer un conflit permanent, violent, agressif, malsain avec la région, l’État et l’Europe, c’est-à-dire toutes les institutions qu’il ne peut pas contrôler », gronde la vice-présidente Jacqueline Bouyac (DVD). Elle rappelle que « durant ces six dernières années, la région a consacré 700 millions d’euros pour aider la ville ». Les élus d’extrême droite ont marqué leur désapprobation en quittant l’hémicycle condamnant ce texte « sur le fond et la forme ».

    Quant à Renaud Muselier il a estimé que s’il devait « présenter des excuses, c’est plutôt à Monsieur Ciotti. Parce que dans la vie politique, il ne faut jamais parler de physique, c’est blessant… Et là, effectivement, j’ai fait une comparaison où il n’est pas un aigle ». Il enchaîne : « L’aigle, c’est un animal majestueux, que je respecte comme tous les emblèmes de la Région. » Jouant l’outrage, les élus RN ne se lèveront pas pour la première standing ovation saluant son mandat de président…

  • Glissa Nissa

    Glissa Nissa

    Inimaginable. La deuxième ville de la région, Nice, qui devait être le cœur battant des Alpes du Sud à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2030, s’est auto-sabordée.

    Par entêtement, courte vue, inimitié politique, le nouveau maire d’extrême droite de Nice, Éric Ciotti, a pris la responsabilité de faire perdre à sa ville le pôle glace olympique. Une glissade qui emporte dans sa chute la cérémonie de clôture des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. Un moment d’exposition mondiale pour Nice quand on sait que pour les Jeux d’hiver de Milan-Cortina, près de 3 milliards de téléspectateurs cumulés à travers le monde ont suivi la compétition et que la seule cérémonie de clôture représentant une audience mondiale estimée à 600 millions de téléspectateurs.

    Au-delà de la bérézina

    Un non-sens alors que tous les maires du monde envient une telle promotion de leur ville à l’international.

    Pire, la situation va engendrer une perte, selon les estimations, de 800 millions et 1,1 milliard d’euros pour Nice et la région, en investissements, en retombées touristiques, en héritage dans les infrastructures et les logements… Le choix du recroquevillement, de l’immobilisme, de l’isolationnisme chers à l’extrême droite équivaut à punir les habitants et le tissu économique de toute une partie de la région.

    Face à ce grand gâchis, la proposition de repositionner la cérémonie de clôture à Marseille ou sur le lac de Serre-Ponçon doit être étudiée collectivement pour transformer cette bérézina niçoise en réussite collective pour nos territoires.

  • Éric et Clara, deux champions aux JO nomades d’Awalé

    Éric et Clara, deux champions aux JO nomades d’Awalé

    N’y aurait-il qu’un pas entre montagnes kirghizes et celles qui surplombent Gap ?

    Éric et Clara Socota, joueurs gapençais d’awalé, feront dans tous les cas le grand saut, pour représenter le drapeau tricolore lors des Jeux Olympiques Nomades au Kirghizistan. Ce rassemblement se déroule début septembre en Asie centrale, au bord d’un lac kirghize et réunira près de 90 pays autour d’épreuves nomades. Parmi elles, l’awalé, le célèbre jeu de plateau africain.

    De parties en tournois

    Alors que Clara n’a que 10 ans, ce jeu de plateau rentre dans leur quotidien. Offert en cadeau à Éric, l’awalé devient une passion commune entre père et fille. De parties en tournois locaux, la famille commence à s’entraîner sérieusement, jusqu’à participer au tournoi national de Cannes en 2014, puis à celui de Bilbao où Clara arrive première et devient championne européenne. « C’était un hasard qu’on nous offre ce jeu et qu’il y ait cette compétition à Gap. Au départ on voulait juste s’amuser, mais au fil des victoires on a participé à des compétitions de plus en plus importantes », retrace Eric. Puis, en 2024, ils sont repérés par les organisateurs des Jeux Olympiques Nomades du Kazakhstan. « C’est moi qui lui apprends qu’on part au Kazakhstan ! D’abord on n’y croit pas mais une fois qu’on s’assure que c’est une vraie proposition, c’est le rêve qui commence », évoque Clara émerveillée. Ils se retrouvent alors projetés sur la scène mondiale des jeux nomades, acclamés par plus de 30 000 spectateurs dans un immense stade… « Lors de la cérémonie d’ouverture, on est au milieu de 3000 athlètes, derrière un cheval qui nous ouvrait le chemin. On ne voyait même pas la fin du stade tellement c’était grand. On est quand même partis de Gap avec notre awalé qu’on découvrait et on se retrouve athlètes officiels à l’autre bout du monde, c’est quand même une histoire dingue ! »

    Une communauté

    Plus qu’un jeu, l’awalé est devenue une véritable communauté. De retour du Kazakhstan, Éric décide de lancer l’association Jeux Nomades France, « on peut faire un parallèle entre le jeu de l’awalé et le jeu de la vie. Ce jeu rassemble une communauté bienveillante qui transmet des valeurs ancestrales. À mon tour, j’ai voulu fonder cette association », explique-t-il.

    L’objectif est de populariser le jeu d’une part, mais aussi de former les futurs athlètes qui iront concourir lors des futures épreuves olympiques. C’est justement cette communauté que Clara apprécie : « Quand on fait des tournois, on revoit souvent les mêmes joueurs, on s’entraide, on étudie les techniques des autres ». Pour elle qui, contrairement à son père, joue à l’instinct, observer les autres participants lui permet de s’imprégner des stratégies afin d’améliorer sa propre technique, décrit-elle.

    Afin de consolider la communauté et de « perpétuer les valeurs de l’awalé », Éric Socota a lancé la journée mondiale de l’awalé. Un rendez-vous annuel tous les 24 juin pour célébrer un jeu ancestral, rassembler les personnes et s’entraîner ensemble. Les deux Gapençais n’en oublient pas pour autant leur objectif : repartir en septembre représenter la France au Kirghizistan, avec l’ambition cette fois de gravir les marches du podium.

  • Pierre Vaultier, le virage d’une vie dans les Hautes-Alpes

    Pierre Vaultier, le virage d’une vie dans les Hautes-Alpes

    S’il n’est pas né avec, la planche de snowboard a toujours été un attribut caractéristique de Pierre Vaultier. « Je suis né à 500 mètres de la télécabine, alors, glisser a été rapidement ma seconde nature, après avoir appris à marcher » confie le natif de Serre-Chevalier. Sa première ? « J’avais 4 ans, mon voisin, de 7 ans mon aîné, a été mon premier instructeur », enchaîne-t-il. Dès sa première descente, « sur des skis normaux, j’ai kiffé ». Très vite, le petit Pierre va opter pour le snow, « à l’âge de 6 ou 7 ans, c’est devenu ma philosophie de vie. Ma planche était devenue un prolongement de moi-même. »

    Il a appris à maîtriser un outil qui « naturellement a tendance à filer tout droit. Or, il faut savoir faire des tours et des détours, dans un savant jeu d’équilibre, sans être vraiment un équilibriste », détaille-t-il. L’objectif, « savoir gérer la vitesse et les trajectoires, sachant que la glisse peut te faire aller très vite et monter très haut ». Avec en compétition, un autre élément à prendre en compte et non des moindres. « Là, tu n’es plus seul en piste. Il faut donc anticiper ce que les autres vont faire. » Le plus dur ? « Éviter les chutes, surtout celles des autres lorsqu’ils ne maîtrisent plus rien. »

    Déblocage olympique

    À ce petit jeu, Pierre Vaultier a su aller plus haut, plus vite et plus loin. À l’image de la devise des Jeux olympiques, il s’est forgé un des plus beaux palmarès mondiaux. Après avoir connu quelques claques qui lui ont permis de rebondir. « La première, c’était en 2006 à Turin. Je l’ai prise en pleine poire. J’ai très mal géré ce rendez-vous alors que j’avais des ambitions », se souvient-il.

    Pierre Vaultier continuait à récolter les trophées, mais il lui manquait ce petit quelque chose lors des joutes olympiques. « Je suis arrivé aux Jeux de Sotchi avec une blessure au genou. Paradoxalement, ce handicap a été mon atout. J’y suis allé en laissant mes soucis au village car, dans ma tête, j’étais au top. » Et là, les titres ont suivi, notamment un second sacre olympique en Corée du Sud, à Pyeongchang. « Jusqu’à cette fichue blessure, en 2019. Celle qui m’a fermé définitivement la porte de la compétition. »

    Aujourd’hui consultant télé, Pierre Vaultier n’est jamais loin d’une piste. Il est surtout devenu un expert en nivologie et connaît sur le bout des doigts les caractéristiques de chaque type de neige. Sa préférée en France, « celle du Puy-Saint-Vincent. C’est mon spot favori, même si je suis de Serre-Che, je le trouve plus propice à la pratique de mon sport. » Il garde aussi des « souvenirs bluffants de Fukushima et sa neige très particulière avec son goût de reviens-y. C’est une poudreuse avec une bonne humidité. Tu as la sensation d’être posé sur un matelas à mémoire de formes. »

    Ailleurs, il retient la Finlande « et sa neige qui permet de faire des trucs super sur une planche et en Iran, c’était carrément furieux ». Il n’a qu’un regret, « ne jamais avoir testé la neige en Nouvelle-Zélande ».

  • JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques

    À l’approche des JO 2030, il faut que nous ayons ensemble un véritable discours positif et constructif en faveur des Jeux, parce que même si on nous reproche de ne pas être terre d’accueil, vous aurez des retombées », a promis la présidente du département, Eliane Barreille (LR), à l’ouverture des rencontres départementales de l’achat public, mardi. 115 entreprises y étaient présentes, selon elle. « Puisque nous n’avons pas de compétition, nous devons nous positionner comme des hôtes », a-t-elle martelé. La présidente s’est également réjouie des travaux réalisés sur la ligne des Alpes pour les JO. Eliane Barreille a d’ailleurs été désignée coprésidente du comité des territoires non-hôtes des JO.

    Des retombées grâce à l’hébergement touristique

    « On veut et on peut vous financer pour qu’il y ait des retombées économiques », a de son côté assuré la Région, représentée par Sandrine Scholly et Fleuriane Del Peloso de la direction des entreprises. La Région finance notamment la rénovation énergétique et l’emploi saisonnier pour l’hébergement touristique, ont-elles affirmé. La priorité est mise sur la vallée de l’Ubaye, frontalière des Hautes-Alpes. Selon la Région, les retombées économiques sont estimées à 3,6 milliards d’euros et à la création de 50 000 emplois sur l’ensemble du territoire.

    Chambre de l’agriculture, SDIS, DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération), Provence Alpes Agglomération, CCI… De nombreux acteurs locaux étaient présents pour ces troisièmes rencontres départementales de l’achat public, dont l’objectif est de faciliter les liens entre entreprises et collectivités pour mener à bien de nouveaux projets.