Débordante d’énergie et de passion, Christine Rollais, présidente de La Marseillaise des Femmes, courait dans tous les sens, samedi après-midi à la Villa M, pour peaufiner les derniers détails de la deuxième édition de La Marseillaise des femmes en rose, organisée en partenariat avec la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM).
Dans le cadre d’« Octobre Rose », campagne annuelle de sensibilisation au dépistage et de soutien à la lutte contre le cancer du sein, son association proposait un entraînement musical dans l’une des grandes salles de l’hôtel, suivi de rencontres avec quinze associations spécialisées et expertes du sujet, comme T’Hâtez-vous, Au Sein d’Elle ou Collectif Triplettes Roses. Plus d’une centaine de personnes, très majoritairement des femmes, ont suivi la chorégraphie de la coach sportive Charline.
Petite nouveauté cette année : grâce à la course connectée, les participants étaient challengés en amont, avec 5,4 km à réaliser en marchant ou en courant, entre le 19 septembre et le 2 octobre, via leur smartphone et la plateforme Sports’N’Connect. « Il y a toujours de l’engouement, ça fait plaisir à voir », sourit Christine Rollais, tout en constatant une baisse de la participation par rapport à la première édition.
Cette diminution s’explique notamment par la multiplication récente des événements autour d’Octobre Rose. « Bien sûr qu’en tant qu’organisatrice, j’aimerais remplir la salle, mais le plus important, c’est que la campagne, la prévention, la cause et la parole des femmes aient du succès », insiste-t-elle. Devenue incontournable depuis quelques années, La Marseillaise des Femmes – course éponyme qui reviendra en mai prochain pour sa 17e édition – se distingue par son engouement, son message inclusif et surtout sa patte marseillaise.
Des éléments que l’on a retrouvés samedi lors de cette Marseillaise des Femmes en rose. « Prévention, dépistez-vous, c’est le béaba », lance la présidente Rollais. « La prévention peut permettre d’éviter 20 000 cancers du sein par an », complète Marie Batoux, adjointe (DVG) au maire de Marseille, chargée de la lutte contre les discriminations, de l’égalité de genre et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. « Un tel événement permet aussi de lever quelques tabous. Quasiment 75% des hommes qui apprennent le cancer de leur femme partent et les laissent seules face à la maladie. Il faut les accompagner », martèle l’élue marseillaise.

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