« Si ce bureau ferme, je sais pas comment faire. Si ça ferme, je devrais aller à celui du Pont des Deux Eaux, à 78 ans, c’est pas l’idéal », confie Nadine, 78 ans, devant le bureau de poste de son quartier, Saint-Jean, à Avignon. L’établissement fait partie des huit bureaux pour lesquels une « transformation » est prévue pour la période 2026-2027.
« Transformer, ça veut dire que soit les horaires vont être réduits, soit que ça devient une agence communale ou encore que ça ferme », précise Bruno Verdi, secrétaire départemental Sud PTT, à l’occasion d’un rassemblement d’une trentaine de personnes lancé à l’initiative du PCF. Sont concernés, en plus de Saint-Jean, celui de la place Pie et ceux de Gordes, Rasteau, Lapalud, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Fontaine-de-Vaucluse ou encore Jonquières. « Ici, c’est emblématique car on est en plein quartier prioritaire et le guichet humain permet de régler beaucoup de problèmes, notamment au niveau bancaire. Si on se bat comme à Saint-Ruf, on peut au moins gagner du temps », poursuit le responsable syndical. Ce dernier a rencontré les maires de Jonquières et Lapalud et espère rencontrer le maire d’Avignon.
Une ribambelle d’élus de gauche étaient également présents. Devant les manifestants, le conseiller d’opposition municipal et départemental Rémy Blanc (PCF) est venu apporter son soutien. Et rappelle que « l’agence communale ou un bureau de tabac remplit beaucoup moins de missions qu’un bureau de poste ».
Oukacha Rtili, élu d’opposition (LFI) avignonnais, pointe de son côté « la responsabilité de l’État qui poursuit sa politique anti-service public ». « Ici, ils sont très prévenants. Ils prennent du temps pour nous et dire qu’il n’y a pas de fréquentation, c’est faux car il y a tout le temps du monde quand je viens », ajoute Roselyne, habitante du quartier.

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