[Sénatoriales] Le candidat LFI Michel Pons souhaite conforter la place des communes

« Je n’ai pas forcément rêvé d’être sénateur », amorce Michel Pons, le candidat de La France insoumise (LFI) pour les élections sénatoriales. Originaire de la commune de Manteyer, ce fils d’agriculteurs a travaillé près de quarante ans en tant que physicien. Il a rejoint LFI à sa création en 2016 et a été à plusieurs reprises conseiller municipal à Manteyer, poste qu’il occupe aujourd’hui dans l’opposition. Il a également été maire de la commune de fin 2024 à 2026.

S’il se présente aux élections, avec comme suppléante Andrée Resterenko, c’est parce qu’il trouve important de faire progresser LFI dans ce territoire où le parti « n’est pas implanté », mais aussi parce qu’à 72 ans, il estime n’avoir « rien à perdre ». Il ne se fait pas d’illusion : « On ne va probablement pas gagner ! C’est un peu un système féodal, certains maires peuvent avoir peur de penser différemment des barons locaux, et de perdre ainsi des subventions ».

« On souhaite répondre à l’urgence écologique, sociale et démocratique », explique-t-il. Concrètement, il aimerait remettre les communes au centre de l’action publique, renforcer le statut des élus, développer les transports en commun ou encore rapprocher les citoyens des élus en créant le référendum d’initiative citoyenne. Il considère « l’attelage des Écologistes, du PCF et du PS », porté par le candidat Jean-François Baudin, comme « un ovni », même s’il admet avoir des engagements communs avec les Écologistes et le PCF. Quant au grand favori, le sénateur sortant centriste Jean-Michel Arnaud, il ne lui « donne pas la moyenne ».

Agathe Di Lenardo

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *