Ces officiers pompiers formés au cœur de l’Arbois

Sur le plateau de l’Arbois, à proximité immédiate de la D9 et du Stadium de Vitrolles, un drôle de carrefour se trouve en pleine pinède. Plusieurs bâtiments en béton, à l’allure plus de bunkers que de gais foyers, se dressent aux quatre coins, avec une laverie d’un côté, ou un hall d’immeuble de l’autre. Une station-service à la pompe désuète termine l’ensemble.

Une infinité de scénarios

Tout autour, des pompiers et leurs véhicules terminent leur exercice, encore possible ce mercredi 24 juin au matin avant de subir les chaleurs de la journée. La boucle passant par cette ville factice du plateau technique de l’École nationale des officiers sapeurs-pompiers (Ensosp) forme un parcours-type pour les escadrons de combattants du feu placés sous les ordres des élèves officiers en formation. « Ici, on n’apprend pas à ouvrir une lance. On apprend à de futurs lieutenants chefs de groupe à gérer 4 engins », explique le commandant Frédéric Puel directeur du plateau technique.

Sur les 24 hectares du centre, plusieurs simulateurs permettent d’aborder presque toutes les situations du quotidien du pompier. « Nous avons une base de 130 scénarios différents avec une possibilité de variation quasi infinie : une, deux, cinq victimes, avec ou sans propagation du feu », illustre le commandant. Tout est question d’évolution pédagogique : « On travaille sur trois niveaux de difficulté. La première mise en situation comporte une seule évolution » prévue dans le scénario, comme par exemple une victime en plus de ce qui était prévu. Le deuxième échelon prévoit jusqu’à trois évolutions. Enfin, le troisième échelon prévoit « une situation complexe de plusieurs évolutions pour forcer l’élève officier à réorganiser son chantier » indique Frédéric Puel.

Chaque exercice est simulé en conditions proches du réel. Une alerte est créée par un formateur, envoyée par le centre de traitement et réceptionnée à la base opérationnelle sous forme d’un ticket comprenant les infos essentielles. Dans le hangar attenant, sept centres de secours sont simulés, chacun disposant d’une voiture de commandement, d’une ambulance et de deux pompes. « Chaque officier doit produire une stratégie et prendre des décisions, seul. La finalité est qu’il ressente la solitude du chef », détaille Frédéric Puel. Tout est prévu pour accueillir entre 6 et 7 000 élèves officiers par an en formation initiale ou complémentaire sur site, sur des périodes de quinze jours en moyenne.

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