Tag: Sapeurs-Pompiers

  • Airbus et l’Entente Valabre s’allient contre les incendies

    Airbus et l’Entente Valabre s’allient contre les incendies

    Les nouvelles technologies pourraient jouer un rôle croissant dans la prévention et la lutte contre les feux de forêt. C’est dans cette perspective que l’Entente pour la forêt méditerranéenne (Entente Valabre), basée à Gardanne, a conclu un partenariat de trois ans avec Airbus. La convention a été signée le 1er octobre à l’occasion du Mondial Secours et Protection, organisé à La Roche-sur-Foron et à Annecy.

    Quelques semaines plus tard, au Centre euroméditerranéen de simulation des risques (Cesir) de l’Entente, une délégation d’Airbus découvre cet espace dédié à la simulation de crise et à l’entraînement des décideurs de la sécurité civile. Depuis plusieurs années, Airbus fournit déjà à la Sécurité civile et aux sapeurs-pompiers des aéronefs, des systèmes de communication et diverses technologies. Cette coopération franchit aujourd’hui une nouvelle étape.

    « Après la saison noire de 2022 en France, comme tout citoyen, on s’est dit : “qu’est-ce qu’on peut faire de plus ?” On voyait bien que le changement climatique était en train d’arriver (…). En tant que fournisseur de technologie, on s’est demandé ce qu’on pouvait apporter pour pouvoir préparer les prochaines saisons de feux », explique Olivier Chalvet, chargé des missions feux de forêt chez Airbus Defence and Space.

    Affiner la décision

    En 2024, à Nîmes, cette équipe rencontre pour la première fois les Sdis et l’Entente Valabre « pour nous éduquer, comprendre les enjeux », précise Olivier Chalvet. Deux ans plus tard, en mars, une première expérimentation menée à Nîmes-Garons, en partenariat avec l’Entente, a permis de « tester des changements dans la façon dont on peut interconnecter le sol et l’air ». Objectif, « montrer comment, sans 4G ni 5G, on pouvait réussir à créer une bulle tactique », résume Olivier Chalvet. Concrètement, les technologies développées par Airbus doivent constituer des « outils d’aide à la décision ». « La réponse technologique va nous permettre d’aller plus vite, d’aller dans les secteurs ou l’on ne va pas encore », précise Luc Langeron, chef du département information et prévention de l’Entente. De son côté, l’Entente apportera son expertise de terrain afin de tester les solutions développées par Airbus, d’évaluer leur pertinence opérationnelle et de les adapter aux besoins des acteurs de la sécurité civile. Parmi les thématiques travaillées dans le cadre de cet accord – « certaines sont encore confidentielles, d’autres se construisent conjointement parce que c’est une problématique aujourd’hui importante », précise en amont le colonel Ludovic Ines – la « coordination aéroterrestre dans le cadre de la sécurisation des largages opérationnels, des pompiers au sol et de l’efficacité de l’action aéroterrestre menée par les pompiers et par les aéronefs. On appelle cela la déconfliction », poursuit le colonel.

    Les travaux porteront aussi la détection précoce des feux naissants et le « travail sur l’approche dronisée ». « 95% des feux sont éteints avant qu’ils ne fassent 5 hectares. Notre ambition avec Airbus est d’étendre cette statistique et si possible l’améliorer au niveau national pour faire en sorte que, de la détection au traitement de l’alerte et à l’arrivée des premiers engins, aériens ou terrestres, on puisse avoir une action précoce sur les départs de feux. »

  • 400 pompiers provençaux ont manifesté à Paris avec les leurs

    400 pompiers provençaux ont manifesté à Paris avec les leurs

    Ils étaient près de quatre cents pompiers des Bouches-du-Rhône à rejoindre, la semaine dernière le cortège parisien pour réclamer plus de moyens. Les renforts matériels, surtout humains, ont cruellement manqué sur les feux de forêts en Gironde notamment, dont les images ont inondé les médias. Une « belle mobilisation », « respectueuse et propre », selon la CGT du Sdis 13. « Il y a quand même une prise de conscience, de la part du ministère, des problèmes que nous avons soulevé tout l’été », souligne Laurent Guilloteau, secrétaire général de la CGT au Sdis 13. Pour autant « aujourd’hui, c’est juste une volonté gouvernementale de ne pas donner plus d’argent à la Sécurité civile », estime le syndicaliste et pompier. Dans le projet de loi de finances (PLF) qui vient d’être présenté, le gouvernement envisage de débloquer 200 millions d’euros pour renforcer les moyens des Sdis. Une première étape, mais « d’un autre côté, les caisses des services publics sont vidées. Il faut taper là où ça fait mal, sur les superprofits des grandes entreprises, faire payer les pollueurs. S’il y a un effet domino, ce sera la Sécurité civile qui sera en première ligne. Aujourd’hui, ça a un coût. Équiper des casernes comme Martigues, Fos ou Rognac, d’un fourgon mousse grande puissance c’est 4 fois 700 000 euros d’investissement pour les Sdis qui ne peuVENT absorber seuls ce coût. » Selon la CGT, aucune réponse claire sur les moyens humains n’a été donnée. Sur le territoire national, 21 000 sapeurs-pompiers volontaires manquent à l’appel selon la CGT. « Tous les ans, les concours ouvrent entre 2 500 et 3 000 places. Si les Sdis avaient de l’argent ils ouvriraient les concours à 4 000 personnes comme ça arrivait dans les années 2000. On a divisé par deux le nombre de recrutements. » Situation « impossible » dans un contexte, rappelle Laurent Guilloteau où « on a tourné, cet été, à 500 interventions par jour ». Le représentant de la CGT promet de s’atteler à sensibiliser les parlementaires sur ce qu’est la Sécurité civile.

  • Les communistes de Gardanne sur le pont

    Les communistes de Gardanne sur le pont

    « La centrale thermique fait ses vœux en février, on s’est dit qu’on allait faire notre rentrée en octobre. » Ce samedi, Amélie Barbey, secrétaire de la section communiste de Gardanne, prend avec humour le « traditionnel retard gardannais » à l’occasion de son discours qui officialise la rentrée des communistes de la ville.

    Avec humour, mais aussi avec du fond puisque cela permet justement « d’avoir du recul » sur ladite rentrée. « Les lycéens nous ont rattrapés avec leur actualité. Et ce n’est pas une étincelle qui a pris feu comme ça », campe la secrétaire. « Ils ont des revendications très claires : que les effectifs par classe n’excèdent pas 25. Dans toutes les classes du lycée Fourcade, cela dépasse 30 ! Ils veulent que des infirmiers et des psychologues soient présents dans les établissements. On a beau jeu de pleurer sur la santé mentale des adolescents mais rien n’est mis en place », développe-t-elle. Les communistes seront d’ailleurs de la partie pour la journée de mobilisation du 6 octobre aux côtés des lycéens gardannais qui devraient se retrouver devant la mairie. Elle en profite pour « dénoncer les violences » qui ont eu lieu en marge des blocus, la semaine dernière : « Il ne faut pas attaquer les pompiers… Ni quand ils interviennent, ni quand ils manifestent ! ». Référence aux charges répétées par les forces de l’ordre à l’encontre des sapeurs-pompiers lors de leurs différentes mobilisations, notamment pendant la réforme des retraites de 2023.

    Solidarité avec Cuba

    Amélie Barbey a aussi dénoncé « l’impérialisme américain » notamment en Amérique du Sud. De quoi faire le lien avec l’après-midi dédiée à la solidarité avec les Cubains avec la présence de représentants de l’association France Cuba 13, dont Nicolas Maury qui a animé un débat sur le sujet. Et la projection d’un film De la Camargue à la Cienaga de Zapata en présence du réalisateur Alain Sabatier. Ce dernier a documenté « l’état de siège » subi par les Cubains. « Il y a des menaces croissantes des États-Unis sur Cuba. Depuis fin janvier, Trump a mis un blocus énergétique, la situation sociale devient très tendue pour les Cubains », explique-t-il. Avis partagé par Nicolas Maury : « La pression contre Cuba est énorme. » Claude Jorda, figure des communistes de Gardanne, précise qu’une antenne de France Cuba a été créée sur la commune.

  • Ils manifestent aujourd’hui pour la fonction publique

    Ils manifestent aujourd’hui pour la fonction publique

    Manon Magagnosc, hospitalière
    CGT Toulon

    « C’est 20 ans de gel du point d’indice. Quand on nous annonce un budget avec 54 milliards d’économie… Responsable de l’UD CGT Var, je travaille à l’hôpital de Sainte-Musse. On nous demande encore de faire plus avec moins. Les gens ne font pas le lien avec l’austérité alors que les effets sont concrets, comme la fermeture des urgences. L’été quand ça brûle ou quand il y a le Covid, là on se rappelle qu’on a des fonctionnaires. Le mépris, il n’y a rien de pire. À la CGT, on dit qu’il faut un appel massif à la grève, qu’on mesure ce que c’est un jour sans eux. »

    Sophien Abid, technicien territorial FO
    Marseille

    « Le point d’indice est gelé depuis bien trop longtemps. Tout a augmenté de façon exponentielle mais pas notre salaire. Le 10 du mois, beaucoup de mes collègues fonctionnaires sont à zéro sur le compte. On subit aussi le manque de moyens humains : des départs à la retraite ne sont pas remplacés, les recrutements ne sont pas réalisés… On charge toujours plus les personnels mais sans mettre les bras avec. Ça vaut aussi pour les moyens techniques : on a un service espace vert qui n’a plus de tronçonneuse pour couper des arbres ! On en est là ! On n’a plus les moyens d’assurer nos missions comme il le faudrait. »

    Mélanie Saïsse, professeure des écoles
    CGT Educ’action Vaucluse

    « Jeudi dernier, notre syndicat a tenu son assemblée générale. Le bilan dressé confirme la nécessité de la mobilisation de ce mardi. Elle doit permettre de faire entendre une exigence simple : l’école publique ne peut plus reposer sur la capacité des personnels à compenser indéfiniment le manque de moyens alors que les besoins augmentent et que les personnels se sentent abandonnés par leur hiérarchie. Des élèves sans accompagnement, des enseignants qui travaillent dans des salles à 40 °C, des postes non pourvus, des personnels en souffrance, des établissements qui bricolent pour tenir. Une école qui tient uniquement parce que ses personnels la tiennent à bout de bras, ce n’est pas une école qui fonctionne. »

    Christelle Brotons, agent du Sdis
    Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels
    Digne

    « Nous sommes des fonctionnaires mais un peu différents. Au Sdis 04 [Service départemental d’incendie et de secours], je fais partie des personnels administratifs, techniques et spécialisés (Pats), on a le même rythme de travail que les autres, mais s’il y a une grosse intervention, on nous rappelle. Sans Pats pas de pompiers et inversement. Nous demandons des moyens matériels et humains parce qu’il y a les incendies mais aussi le secours à la personne. Si l’État ne revoit pas sa copie sur le financement des Sdis… On continuera. »

    Philippe Angelleli, agent territorial CFTC
    Marseille

    « Cela fait des années que le point d’indice n’a pas été revu, et on se rend bien compte de l’augmentation du coût de la vie, au point que les gens ne peuvent plus s’alimenter correctement sans compter les prix à la pompe, le prêt immobilier quand ils ont pu acheter. La plupart des territoriaux de Marseille sont des agents de catégorie C, au Smic. Face à des administrés en demande, dans les écoles, les crèches, les bureaux de proximité, on manque de postes. Les dossiers prennent plus de temps. Même si les agents assurent leur mission. On est en survie administrative. Il s’agit de l’avenir du service public. »

    Cécile Braca, enseignante d’anglais Snes-FSU
    Miramas

    « La principale revendication, c’est la revalorisation du point d’indice, indexé sur l’inflation. On en a marre que nos salaires soient bloqués. Ça a été le cas pendant dix ans. Ils l’ont un peu débloqué pour finalement le geler de nouveau dans le budget 2027. Le métier n’est plus attractif. C’est pas un métier facile, si en plus l’Éducation nationale paye mal les enseignants en début de carrière alors qu’ils ont fait un bac+5, ça n’aide pas. Pour compenser, et parce qu’il y a des matières où c’est vraiment la pénurie, comme les maths, le français ou les lettres modernes, leur solution consiste à recruter un peu plus tôt ou à embaucher des contractuels, qui sont encore moins payés que les autres. Ce n’est pas non plus optimal pour les élèves. »

  • Pompiers : dans l’Hérault, le service public en bout de chaîne

    Pompiers : dans l’Hérault, le service public en bout de chaîne

    On est les derniers à récupérer tout ce que les autres administrations ne peuvent plus assurer. » Pour Gautier Néolas, le constat est celui d’un service public arrivé en bout de chaîne. Président du SA SPP-PATS 34 et sapeur-pompier professionnel à Béziers, il participe au mouvement national lancé le 8 septembre et appelé à durer jusqu’au 20 octobre.

    Après un été marqué par les mégafeux et la mort de quatre pompiers en France, la colère a gagné en visibilité. Mais les difficultés sont anciennes : budgets contraints, effectifs insuffisants et missions récupérées à mesure que d’autres services publics s’essoufflent. « Or nous non plus, on ne nous augmente pas les budgets. Automatiquement, on se retrouve à ne plus pouvoir assurer tout ce qu’on nous demande. » L’intersyndicale réclame un financement renforcé des Sdis par l’État, davantage de professionnels et une meilleure prise en compte de la santé des agents : fumées toxiques, fatigue, usure physique ou encore risques psychosociaux.

    Toujours plus de missions

    Dans l’Hérault, les chiffres donnent corps à l’alerte. 87 165 interventions ont été réalisées en 2025, soit environ 240 par jour et 15% de plus qu’en 2024, dont près de 80% consacrées au secours d’urgence aux personnes. Une activité déjà bien supérieure aux hypothèses de planification, établies autour de moins de 75 000 interventions annuelles.

    Les 16 centres mixtes concentrent à eux seuls 84,5% de l’activité départementale. Pour le syndicat, cette charge impose de renforcer les effectifs sans opposer professionnels et volontaires, ces derniers servant trop souvent de « variable d’ajustement lorsque les recrutements de professionnels ne suivent pas ». Son rapport recensait, en 2025, 643 sapeurs-pompiers dans les centres pour une cible de 668 : un déficit de 25 agents.

    Cela reste une grève particulière, puisque les secours continuent. Banderoles, inscriptions sur les véhicules, tractages et rencontres avec la population constituent l’essentiel des moyens d’action. Le 29 septembre, les pompiers rejoindront la mobilisation de la fonction publique : « On est en bout de chaîne. Après nous, les missions qu’on ne pourra plus faire, personne d’autre ne les fera. Si la sécurité civile est en danger, la population l’est aussi. » Au-delà du 20 octobre, la colère pourrait se déplacer vers les échelons locaux si aucune réponse nationale n’est apportée.

  • Des pompiers satisfaits de l’échange avec le préfet

    Des pompiers satisfaits de l’échange avec le préfet

    Après près de deux heures d’échanges intenses avec le représentant de l’État, quelques sapeurs-pompiers sont ressortis rassurés. Un mouvement de grève a été lancé le 8 septembre par l’ensemble des organisations syndicales de la profession. Pour le syndicat autonome des employés (SAE 13) du service départemental d’incendie et de secours (Sdis), il était essentiel de faire remonter plusieurs difficultés, notamment le manque d’effectifs et la forte sollicitation des sapeurs-pompiers volontaires.

    Cyril Bardo, vice-président du syndicat autonome des employés du 10-13 et pompier, déplore l’état global de la profession : « On observe que le financement des services d’incendie n’est pas suffisant. Il y a un fort manque de personnel, en quelque sorte la protection civile et les services d’incendies sont les parents pauvres de l’état. Il faut que le préfet prenne en considération la problématique et qu’il le fasse remonter au plus haut niveau étatique. » Une rencontre qui aura permis de faire remonter différents problèmes.

    « Étonné de beaucoup

    de choses »

    Présent à l’entrevue, Pierre Davisseau, président du SAE 13, se dit confiant pour la suite : « Il a entendu toutes les recommandations qu’on avait au niveau national et départemental. D’ailleurs, en rédigeant la synthèse qui sera envoyée au cabinet du ministre dans les prochains jours, il a été étonné de beaucoup de choses. Nous sommes satisfaits de l’échange, il a compris qu’on n’était pas là pour soutirer des sous, on veut pérenniser ce qu’on peut et faire les emplois statuaires pour compléter les gardes ».

  • Les dogmes du RN défendus ou remodelés en conseil municipal de La Seyne

    Les dogmes du RN défendus ou remodelés en conseil municipal de La Seyne

    Parmi les surprises, un peu feintes, il faut bien l’avouer, le contenu du vœu exprimé par la majorité en fin de séance, concernant « un soutien indéfectible aux sapeurs-pompiers et la valorisation de leur engagement citoyen ». La conseillère municipale d’opposition Alternative progressiste, Brigitte Cheinet (PCF), se félicitant au passage avec ironie que le maire adopte cette position, glissant toutefois que le groupe RN en novembre 2025 a voté contre l’augmentation du budget des Service départementaux d’incendie et de secours.

    Recevant la pique, Dorian Munoz cherche un peu à se défendre, puis abdique : « On a voté contre un projet plus global. Mais ce n’est pas grave on ne va pas se reprocher des choses. Votre camp politique a bien appelé à voter pour les macronistes contre le Rassemblement national. »

    On ne va donc pas chipoter. D’autant que le texte précise : « À l’heure où les crises climatique, sanitaire et environnementale se multiplient… » Terminé donc aussi le climatoscepticisme du parti d’extrême droite, apparemment. Serait-ce une inflexion idéologique ou une navigation au gré des courants ? Concernant le rapport social 2025 présenté, le conseiller municipal d’opposition Cédric Turco a déploré la faiblesse de l’analyse accompagnant les chiffres et surtout l’absence de véritable perspective. « Nous serons donc très vigilants sur l’évolution des effectifs et la défense du service public communal », prévient-il.

    « On m’a un peu forcé la main »

    Parmi les points positifs de la séance, on peut retenir, le projet de construction Altavilla, qui prévoit 41 logements sociaux pour jeunes actifs. Avec une livraison théorique du programme en 2028-2030.

    Mais aussi les 26 autres qui vont être réalisés en centre-ville dans le cadre de la convention pluriannuelle de renouvellement urbain conclue avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Cela va se passer entre autres sur le site de l’ancienne école Eugénie Cotton. Mais difficile d’en attribuer un quelconque mérite au maire en place qui en refuse d’ailleurs catégoriquement la paternité en précisant qu’il a été contraint de soutenir au final leur réalisation après s’y être fermement opposé lorsqu’il était dans l’opposition. « On m’a un peu forcé la main », déclare-t-il. Au risque sinon de perdre les 50 millions de l’Anru.

    « Avez-vous chiffré la pénalité SRU que la Ville devra payer en 2027 », interroge Stéphane Sacco (GRS) pour Alternative progressiste. Elle devait diminuer de moitié et passer de 1,2 million à 600 000 euros, annonce le maire de la 2e ville du Var.

    Concernant la mise en place de la taxe plutôt vertueuse sur les locaux commerciaux vacants en centre-ville, c’est l’intervention de l’ancien maire de droite Joseph Minniti qui a surpris tout le monde. Ce dernier s’emparant du vocabulaire du RN pour appeler à ne pas sanctionner « les propriétaires qui protègent notre ville »… De quoi ? « De l’arrivée des barber-shops », selon lui. Affligeant.

  • Les pompiers à la préfecture des Bouches-du-Rhône

    Les pompiers à la préfecture des Bouches-du-Rhône

    « On veut interpeller la population et les élus sur notre situation ! » Ce mardi, les sapeurs -pompiers des Bouches-du-Rhône entendent taper du poing sur la table. Dans le cadre du mouvement de grève, lancé le 8 septembre dernier par l’ensemble des organisations syndicales des pompiers, le syndicat autonome des employés (SAE13) du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) appelle à la mobilisation, devant la préfecture à Marseille où ils devraient être reçus. « La colère est là après tout ce qu’on a vécu cet été. Même si dans les Bouches-du-Rhône, il y a des embauches, on manque quand même de moyens », explique Pierre Davisseau, président du SAE13. Car ce sont bien des mesures pour une meilleure reconnaissance de la profession qu’ils revendiquent. « Juste pour notre département, il nous manque 300 sapeurs-pompiers professionnels idéalement. Cela permettrait de soulager les pompiers volontaires à qui l’on demande toujours plus d’heures et de disponibilités », développe le syndicaliste.

    « En nombre à Paris »

    Avec toujours en fond la question du rôle des pompiers professionnels comparé aux pompiers volontaires : « Les volontaires ne restent que 2 à 5 ans tant la charge de travail est grande. Ils finissent par partir et les embauches ne compensent pas le manque de pompiers professionnels. » De quoi bien se préparer à la manifestation nationale qui se déroulera à Paris, le 29 septembre prochain où les pompiers du département risquent d’être nombreux. « On est plus de 170 adhérents à monter à Paris », conclut Pierre Davisseau.

  • Martine Vassal réclame plus de moyens pour les pompiers

    Martine Vassal réclame plus de moyens pour les pompiers

    C’est une cérémonie qui arrive sur le tard, mais qui est hautement symbolique. Ce mercredi 16 septembre, les pompiers d’Istres ont enfin pu inaugurer officiellement leur nouvelle caserne, située dans la zone du Tubé. En réalité, ils avaient quitté leurs anciens locaux du centre-ville dès le 1er avril 2025.

    Le directeur du Sdis 13 (Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône), Jean-Luc Beccari, explique : « La tour était isolée, on ne pouvait plus l’utiliser pour des raisons de sécurité, l’emplacement compliquait parfois la circulation des véhicules, il était difficile de sortir rapidement… » Désormais, 3 240 m² de bâtis modernes et fonctionnels construits à proximité de la N569 accordent « de meilleures conditions de travail aux pompiers en leur offrant un lieu de vie, de préparation mais aussi de cohésion », salue le maire (LR) d’Istres, Robin Prétot.

    Le président du Sdis 13 Richard Mallié souligne : « Derrière la construction d’un centre de secours, il y a une politique de protection de nos populations au prix de nos investissements. » En l’occurrence, 8,9 millions d’euros ont été financés par le Département, et 400 000 euros par le Sdis 13 en matière d’équipement.

    Des recettes adéquates

    Cet effort s’inscrit dans une dynamique engagée depuis 2021, avec la construction de six casernes pour un montant de 40 millions d’euros. À la tête du conseil départemental, premier financeur du Sdis, Martine Vassal (DVD) passe un message : « Ce sont des sommes très importantes, en fonctionnement et en investissement. Les collectivités territoriales sont mises à mal, on nous pressure (…) et on arrive à un moment où le matériel coûte très cher. » Alors qu’au niveau national, la grève des pompiers se poursuit, la présidente dit travailler à une forme « d’uniformisation du traitement sur l’ensemble du territoire » avec l’association des Départements de France et appelle de ses vœux « une prise en compte des risques au niveau national pour que les territoires en retard puissent se mettre à la page ». Martine Vassal attend une « considération différente » de la part de l’État, demande plus d’adéquation entre les dépenses des Départements et leurs recettes et l’application du Beauvau de la sécurité civile.

    Ces revendications arrivent après une saison estivale particulièrement difficile. Les pompiers du 13 sont intervenus sur près de 500 feux d’espaces naturels, dont plus de 200 feux de forêt, un chiffre en « progression importante », note Martine Vassal. Malgré cette tension et la multiplication des journées à risque, dans plus de 9 cas sur 10, les départs ont pu être maîtrisés avant d’atteindre un hectare de végétation. « Ce résultat est le fruit d’une règle : détecter tôt, intervenir très vite et frapper très fort dès le départ. » La mobilisation a permis de limiter la surface totale brûlée à 366 ha dans le département, contre 966 ha en 2025. « On a le savoir-faire, il faut écouter les élus locaux, affirme Martine Vassal. La séparation entre le national et le local est de plus en plus importante et peut porter préjudice. »

  • Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla est l’actuel adjoint avignonnais chargé de la sécurité et des risques majeurs, mais fut aussi lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers et chef de la caserne d’Avignon.

    Seul candidat, il succède à Joël Guin dans la délicate mission de remettre de l’ordre au sein de la SPL, dans le viseur de la justice depuis juillet et l’ouverture d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité. Comme nous le révélions, des perquisitions simultanées ont été menées, début juillet, aux sièges du Grand Avignon, de Tecelys, mais aussi du domicile de Joël Guin. Jean-Luc Queyla aura fort à faire en s’appuyant aussi sur les recommandations de la Chambre régionale des comptes, qui a transmis son rapport provisoire sur la SPL. Déjà, l’audit commandé par le précédent exécutif avait tiqué sur le cumul de casquette entre président et directeur général, plaidant pour scinder les deux fonctions « afin de bénéficier d’une séparation claire des pouvoirs entre stratégie/surveillance (président) et opérationnel (DG) ».