De « Sans jamais rien lâcher » à « Nous sommes les Marseillaises », il n’y a finalement qu’un pas. L’Olympique de Marseille apprécie visiblement les documentaires en immersion au sein de ses équipes. Cette fois-ci, les féminines ont eu l’honneur des caméras avec une plongée complète dans leur exercice 2025-2026, celui du maintien en Arkema Première Ligue. Disponible sur YouTube depuis mercredi soir, le documentaire long de 2 heures et 24 minutes, a bénéficié d’une avant-première au cinéma.
Aux 3 Palmes, à la Valentine, à Marseille, enfants, adultes, joueuses, staff technique et journalistes ont pu assister à une projection intégrale, en présence du réalisateur Guillaume Vittot, vidéaste du club depuis 2018 : « Ça tenait à cœur à tout le monde de faire ce film. On a remarqué que c’était plus qu’une simple équipe. On a de la chance d’avoir des filles qui sont tops, je n’ai jamais eu de problème. On est dans une philosophie de tout montrer et de promouvoir l’équipe féminine. Elles ont joué le jeu et je les remercie. »
Dans ce film XXL, Ninon Blanchard, Salomé Elisor, la meilleure buteuse Mathilde Bourdieu et la pure marseillaise Jenny Perret reviennent sur les nombreux événements au cours de la saison. Chaque match, chaque histoire est raconté à travers des images immersives et des anecdotes sur les rencontres, avec le retour des joueuses, mais aussi celui de l’entraîneur adjoint Dalin Anrifani et de la coach arrivée en septembre : Corinne Diacre. L’ex-sélectionneuse de l’équipe de France a été une figure centrale du documentaire. Sa prise de fonction, ses nombreuses causeries, ses coups de gueule – celui de la mi-temps du match au Vélodrome est mémorable – et sa place dans le groupe, entre sourires et tension permanente, rythment le récit.
Comme leurs homologues masculins, les Marseillaises ont connu un psychodrame dès l’entame de la saison. Lors du stage en Catalogne, l’OM affronte un club local, le CE Europa. La partie, déjà agressive, dégoupille sur la fin avec une bagarre. Le film démarre sur cet événement où Guillaume Vittot capte un coup de poing d’une Espagnole portée à Mathilde Bourdieu. « Ça a traumatisé quelques joueuses, ce n’est pas quelque chose que l’on voit souvent », racontait après coup Salomé Elisor. Un moment qui a soudé l’équipe, mais qui a aussi conduit au départ de l’entraîneur de l’époque, Frédéric Gonçalves.
Le documentaire propose des images en immersion lors des entraînements et jours de match, tout en s’attardant sur la personnalité des joueuses. Un point qui aurait pu être développé plus longuement, la partie consacrée à Jenny Perret étant rafraîchissante. « L’une de mes plus belles satisfactions », dira d’elle Corinne Diacre, dans « Nous sommes les Marseillaises ». La prise du Vel’ a aussi été évoquée avec cette désillusion face à Montpellier (1-2), le 28 mars, devant les 35 713 personnes, boulevard Michelet. Le directeur général Stefano Petruzzo parlait « du secret le moins bien gardé de la saison ».
Le documentaire se boucle sur le maintien obtenu à Lens et la joie de tout un groupe, qui a vécu « 4 saisons en une ». En somme, c’était l’an I des Marseillaises.

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