Cent jours après le début de leur mandat, les élus insoumis de secteur ont tenu une conférence de presse ce jeudi pour faire le bilan. Ils dénoncent notamment un manque de débat au sein des conseils d’arrondissement.
« Nous avons besoin d’une exigence démocratique et de partage des informations », exige Paola Hartpence, élue dans les 2e et 3e arrondissements. Ils demandent notamment le rétablissement de la captation vidéo des conseils d’arrondissements, arrêtée par manque de moyen, selon la Ville. Présents dans quatre mairies de secteur : les 1e et 7e arrondissements, les 2e et 3e, les 4e et 5e, et le 15e et 16e et non à la mairie centrale suite au désistement de Sébastien Delogu, les élus veulent faire de leur mandat de secteur un moyen de porter leur programme. « Nous avons décidé de porter conjointement dans ces conseils trois vœux », explique Aurélien Bourneuf, élu dans les 1-7.
Dans tous les secteurs où ils sont élus, ils ont réclamé la fin du jumelage avec la ville d’Haïfa. Ils ont également demandé la mise en place d’un plan local de réduction des risques pour les consommateurs de drogues avec notamment l’ouverture d’une halte soin addiction et de nouvelles places d’hébergement pour les personnes addicts. Et enfin, ils ont demandé la mise en place d’une campagne d’inscription sur les listes électorales. Des propositions parfois débattues, mais qui selon les insoumis n’ont jamais été soumises au vote.
S’ils reconnaissent que les façons de faire diffèrent selon les mairies de secteur, les élus dénoncent des « conseils d’arrondissement verrouillés où les habitants ne sont pas présents », affirme Charlotte Deweerdt, élue dans les 1-7.

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