À peine les derniers échos de la Feria dissipés, les arènes changent de peau. La piste antique devient scène géante, les gradins se préparent à vibrer, tandis que le Festival de Nîmes a ouvert, jeudi 11 juin, une édition 2026 annoncée comme l’une des plus denses de son histoire. Jusqu’au 26 juillet, 31 soirées feront défiler artistes internationaux, grandes voix populaires, rockers cultes, orchestres, humour et ballet sous les pierres romaines.
Le coup d’envoi a été donné par Theodora, figure montante d’une scène française qui mêle rap, pop, afro et électronique. Dès le vendredi 12 juin, Vanessa Paradis partagera l’affiche avec Gaëtan Roussel, avant une première séquence très francophone, marquée notamment par Feu ! Chatterton et Benjamin Biolay. Entre les deux, le 13 juin, les arènes accueilleront aussi Clair Obscur : Expedition 33 – A Painted Symphony, phénomène venu du jeu vidéo, porté sur scène par le compositeur Lorien Testard, la chanteuse Alice Duport-Percier et l’Orchestre Curieux. Une parenthèse symphonique et visuelle pour le titre montpelliérain devenu événement culturel au-delà des manettes, et soulignant l’éclectisme de l’événement.
Un été à guichets serrés
Le festival confirme son pouvoir d’attraction. Plusieurs soirées affichent déjà complet, dont The Cure, attendu trois soirs de suite, mais aussi Sting, Katy Perry, Julien Doré, Jamiroquai ou encore Joe Hisaichi accompagné de l’orchestre national d’Avignon-Provence pour jouer des musiques des films du Studio Ghibli et de Miyazaki. D’autres rendez-vous restent accessibles, permettant encore de trouver sa place dans cette grande traversée musicale.
La programmation balaye large : Sabaton pour le metal, Lenny Kravitz et Nick Cave & The Bad Seeds pour la classe rock, Pixies pour la mémoire indie, Lorde pour une pop féminine et radicale, Charlotte Cardin et Sébastien Tellier pour les élégances électro-pop. Plus rare dans les arènes, le Béjart Ballet Lausanne viendra offrir un temps suspendu autour des grandes chorégraphies de Maurice Béjart. Et, surprise ajoutée à l’affiche, l’humoriste Paul Mirabel investira lui aussi l’amphithéâtre le 12 juillet.
Avec ses 11 000 places les soirs de concert, le Festival de Nîmes reste une machine culturelle impressionnante. Une vitrine populaire, parfois vertigineuse, où l’été gardois se joue à ciel ouvert.

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