Le ballon ovale à l’honneur sur les plages du Prado

Les maillots et écharpes pendent au plafond. Beaucoup de nations sont représentées et des souvenirs de clubs de tous les continents sont accrochés au-dessus des têtes. Le pub irlandais O’Brady’s (8e) accueille, ce jeudi matin, dans une ambiance colorée, la présentation du South beach rugby five de Marseille (17-21 juin). Comme inscrit dans le nom de l’événement, le rugby de plage est à l’honneur avec un grand tournoi qui se tiendra, la semaine prochaine, sur la plage du Prado David.

Cette compétition s’inscrit dans le cadre du tour européen de la discipline. La première étape se dispute à Marseille, en concurrence avec Porto, « c’est pour ça que l’on n’a pas beaucoup d’équipes étrangères en lice », lâche Lionel Laugier, le fondateur, président du club local et de l’European beach rugby association (Ebra). D’autres dates sont prévues au cours de l’été, à travers l’Europe.

Les 19 équipes

en compétition samedi

La journée du samedi sera consacrée à cette première étape des Ebra Series avec un tournoi masculin à 13 équipes et un autre féminin avec six formations engagées. Le reste du temps, les jeunes de clubs de la ville occuperont le terrain avec de nombreuses compétitions au programme les mercredi, jeudi, vendredi et dimanche. Pour cette 26e édition, le South beach rugby five a choisi une marraine bien locale. Joueuse du LOU et internationale française en rugby à 7, la Marseillaise Cléo Hagel, en partie formée au Smuc, a accepté de porter cette casquette. « Je suis ravie parce que c’est une ville qui compte beaucoup pour moi », a-t-elle simplement dit dans un message vidéo.

Aujourd’hui, Marseille est l’épicentre du beach rugby en France. L’histoire a pourtant commencé par un parfait hasard, lors d’un voyage en Afrique du Sud de Lionel Laugier. « En 1996, je pars pour le travail en Afrique du Sud, à ce moment je suis encore joueur du Smuc. Un jour, lorsque je vais faire mon footing près de l’océan je vois des gens jouer au rugby sur la plage et je leur demande si je peux jouer avec eux. Ça me plaît bien et je me dis que je pourrais ramener ça à Marseille. » L’aventure se poursuit maintenant depuis plus de 25 ans. L’événement revient chaque année grâce à un parterre de partenaires (une cinquantaine) et des bénévoles motivés pour tenir la baraque. Le montage de l’arène de 4 000 places doit débuter dès lundi, pour que le village éphémère soit prêt 48 heures plus tard.

Lors de cette matinée de jeudi, le tirage au sort des groupes s’est également tenu. Les six équipes féminines sont placées, ensemble, dans une poule unique. Concernant les hommes, trois poules sont prévues, deux de quatre et une de cinq. L’Ovale Marseille affrontera les Italiens d’Alpos, les Espagnols de Celtiberos Vacceos et les Jardiniers. Les Minots, autre équipe française, double championne en titre, joueront les Perroquets sauvages, le MRM et les Aigles de Carthage. Les marins-pompiers de Marseille feront face à Akatsuki, le RC Marseillais, l’équipe B du MRM et Curaçao. Outre la Coupe du monde de football, l’ancienne colonie néerlandaise va découvrir la compétition française de rugby de plage grâce à un mécène comptant envoyer une sélection de joueurs.

Quelles règles pour le beach rugby ?

Le beach rugby dispose de ses propres règles et diffère du rugby classique, sur gazon. Tout d’abord, les joueurs s’affrontent, pieds dans le sable, sur un terrain de 40 mètres de long et 30 de large. Les matches se disputent à 5 contre 5 avec minimum deux joueurs sur le banc. Dynamique et spectaculaire, le sport oblige à de nombreuses rotations pour reposer les compétiteurs.

Les rencontres durent deux fois cinq minutes et le plaquage est remplacé par un toucher à deux mains. Au bout de trois touches, le ballon change de camp. Chaque essai vaut un seul point et les scores sont donc semblables à ceux du hockey, puisque les essais peuvent être nombreux.

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