À l’arrivée de la directrice générale des Finances publiques (DGFIP), Amélie Verdier, à la Cité administrative d’Avignon ce jeudi 28 mai, les militants syndicaux se sont empressés de lui tendre, à travers la fenêtre de sa voiture et sur les essuie-glaces, un tract sur les conditions de travail difficiles dans les services.
En Vaucluse pour visiter le service des impôts fonciers, celui de la publicité foncière, des brigades départementales de vérification ou encore l’accueil du Service des impôts des particuliers, elle a été accueillie avec ce flyer intitulé « DGFIP obtient le label Syndrome France Télécom » pour « avoir excellé dans la souffrance au travail. » Contactée, la direction vauclusienne de la DGFIP n’a pas répondu à nos sollicitations.
Devant l’accueil du service des impôts, un barnum a été monté où les trois forces syndicales, à savoir Solidaires, FO et la CGT, se sont rassemblées autour pour l’occasion. « On subit des suppressions d’emplois depuis 20 ans à un rythme effréné », témoigne Henri Santucci de la CGT. « Au début des années 2000, on était 900 en Vaucluse. Là, on n’est plus que 612. Et encore, il y a eu la création du centre de contact des professionnels », abonde Christain Pernot, secrétaire FO. « Cette visite n’est qu’un coup de com interne. Des services et des rendez-vous ont été ouverts juste pour l’occasion », assure Laurent Derbes, secrétaire adjoint Finances Publiques Solidaires. Les organisations syndicales ont été recues en fin de journée par la directrice nationale. « Le rendez-vous risque d’être rapide. On va lui faire remonter toutes nos problématiques. D’autant que cela impacte les usagers » insiste le Christain Pernot.

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