[Tribune] Le monde du travail a tout à perdre avec l’extrême droite !

Le premier tour des élections municipales l’a montré sans ambiguïté, l’extrême droite est aux portes de nombreuses mairies, y compris à Marseille et dans notre département. C’est un danger réel, immédiat, pour le monde du travail.

Nous sommes syndicalistes, présents dans les entreprises, dans les services publics, sur le terrain. Ce que nous voyons chaque jour, c’est une colère sociale profonde et légitime : salaires insuffisants, services publics fragilisés, logements inaccessibles, conditions de travail qui se dégradent. Cette colère, nous la comprenons mais nous refusons qu’elle soit confisquée et détournée contre ceux qui la vivent.

Car l’extrême droite n’apportera aucune réponse à ces réalités. Elle s’oppose à l’augmentation des salaires, à la justice fiscale, au renforcement des services publics. Son seul moteur, c’est la division, opposer les travailleurs entre eux, désigner des boucs émissaires, détourner la colère vers les plus fragiles plutôt que vers les véritables responsables. Pendant ce temps les droits reculent. C’est pourquoi nous combattons le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination. Notre syndicalisme se bat pour l’égalité réelle des droits, quand l’extrême droite promeut une société fondée sur les inégalités et les injustices sociales.

Ce n’est pas une hypothèse. Partout où l’extrême droite exerce des responsabilités, les conséquences sont concrètes : subventions aux associations réduites, politiques sociales remises en cause, services publics locaux fragilisés, habitants dressés les uns contre les autres… Ce qui se décide dans les communes touche directement nos vies, qu’il s’agisse de l’accès aux soins, au logement ou à l’éducation. Laisser l’extrême droite s’en emparer, c’est accepter que ces choix soient utilisés contre nous !

Nous appelons l’ensemble des citoyennes et des citoyens à se mobiliser massivement dans les urnes le 22 mars.

Dimanche, notre responsabilité est claire, ne laisser aucune ville à l’extrême droite là où elle peut être battue

Signataires

Ryad AOUADI, Secrétaire général adjoint CGT Lyondellbasel Berre

Stéphane BERTOLINO, Secrétaire général CGT Chantier naval de La Ciotat

François CANU, Secrétaire général de l’UL CGT d’Aix-en-Provence/Secrétaire UD CGT

Christophe CLARET, Secrétaire général CGT Dockers de Fos

Serge COUTOURIS, Secrétaire général adjoint Fédération CGT Ports et docks

Stella ESTAQUE, Secrétaire générale CGT La Poste

Pascal GALÉOTÉ, Secrétaire général CGT GPMM/Secrétaire UD CGT 13

Nicolas GUGLIELMACCI, Secrétaire général CGT CPMM

Monia HADDAOUI, Co-secrétaire générale CGT Educ13

Renaud HENRY, Secrétaire général
CGT Energie

Rémy HOURS, Secrétaire général CGT Cheminot

Noël KOUICI, Secrétaire général CGT Réparation navale de Marseille

Frédéric LARIVÉE, Secrétaire général CGT Finances publiques

Ludovic LOMINI, Secrétaire général CGT Dockers de Marseille

Sabrina MANCA, Secrétaire UD CGT

Stéphane MARTINS DE ARAUJO, Secrétaire général CGT Arcelors

Claude MAS, Secrétaire général CGT USR

Marc PETROSINO, Secrétaire général UD CGT 13

Jean-Michel ROCCASALVA, Secrétaire général CGT Centrale de Gardanne

Marie RUGGIU, Co-secrétaire générale CGT Territoriaux de Marseille

Messaoudi ZOHEIR, Secrétaire général UL CGT Quartier nord

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