Trois points pour remettre en route la machine OM

Amine Gouiri décisif, deuxième match sans encaisser de but pour la défense. Et victoire au bout.

En données brutes, la soirée de l’OM, vendredi contre Auxerre, a été parfaite. Les trois points ont permis aux hommes de Habib Beye de conserver leur troisième place. Le but d’Amine Gouiri montre le retour en forme de l’attaquant. Mais là s’arrête le positif de la soirée.

Car face à une formation qui lutte pour sauver sa place en Ligue 1, le candidat marseillais à la prochaine Ligue des champions a encore montré des faiblesses. À commencer par la prestation collective de la première période.

Une première période où l’OM a été au diapason du Vélodrome : amorphe. « C’était mou, nous n’avions pas les supporters avec nous » a noté Timothy Weah. Le latéral marseillais est lucide. « Les supporters font l’équipe, c’était dur en première mi-temps. Sans eux, nous ne sommes rien. »

Un but à l’instinct

Heureusement, durant les 45 premières minutes où il ne s’est strictement rien passé côté phocéen, Auxerre n’en a pas profité. Les Bourguignons sont restés dans leur moitié de terrain. Faisant preuve d’une timidité qui a aidé les hommes de Habib Beye à tenir bon. Comme si ces derniers attendaient l’acte II, et sa promesse de retour à la normale en matière d’encouragements du stade.

« Ils ont le droit d’être en colère » a admis l’international États-uniens. Mais le désamour a été oublié au retour des vestiaires. Et quand le Vélodrome a retrouvé sa voix, l’OM a retrouvé son jeu. Du moins en partie. Suffisamment pour aller chercher une brèche dans la défense icaunaise.

Habib Beye reconnaît la métamorphose de la seconde période. « Elle nous a permis, à l’image des supporters qui nous ont soutenus, d’emballer un peu plus le match mais en étant toujours conscients que nous pouvions être pris en transition. Le changement de système et les entrées nous ont fait du bien. » Tout en restant réaliste sur la manière dont son équipe s’est comportée. « Maintenant c’est un match que nous gagnons par la plus courte des marges mais qui est important pour nous aujourd’hui. »

Un homme a permis à l’OM de sortir la tête de l’eau. Grâce à son but, Amine Gouiri a débloqué la situation et rendu le sourire à l’ensemble des coéquipiers. L’intéressé y est allé à l’instinct. « Je ne me dis rien du tout. Je me dis juste qu’il faut juste que j’enfonce. Le ballon arrive, il y a du monde dans la surface. En revoyant l’action, il passe entre des jambes. Il y a un peu de réussite, mais l’essentiel, c’est que ça finit au fond », a-t-il confessé en zone mixte.

L’OM a gravi la première des neuf marches qui doivent le conduire à la prochaine Ligue des champions. Il en reste huit à négocier. Dont la prochaine encore une fois au Vélodrome, face à Lille. Un adversaire qui sera plus coriace. Mais qui sera un véritable test sur la capacité d’aller au bout du rêve de podium.

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