[Entretien] « Il faut investir à Peyruis ou la commune meurt »

La Marseillaise : Comment vous sentez-vous à trois jours du premier tour ? Êtes-vous confiante ou inquiète ?

Lila Desjardins : C’est toujours difficile de le dire, mais je suis assez confiante. On a eu d’excellents retours tout au long de cette campagne. Il faut dire qu’on a fait le job, on s’est efforcés de faire une communication de qualité. On a distribué la présentation de la liste en décembre. Mi-février, on a fait un point d’étape sur les projets avancés. Début mars, on a distribué notre programme de huit pages.

Comment s’est déroulée votre dernière réunion publique jeudi soir ?

L.D. : J’ai présenté ma liste en développant les compétences que chacun va apporter à la commune, en partant de leur vécu et de leur expérience. Ensuite, j’ai détaillé une étude de la population. On a étudié les chiffres de l’Insee pour savoir qui était la population de Peyruis aujourd’hui, en termes d’âge, de profession, de catégorie socioprofessionnelle, d’habitat… Pour pouvoir construire et bien cibler notre programme, on pensait que c’était indispensable. Après, on a donné les résultats de notre consultation qu’on avait faite en ligne. On a eu 220 répondants, soit 10% des votants. On a présenté quelques axes prioritaires : les écoles, les équipements… Contrairement à ce que dit le RN, « 75% des gens se sentent en insécurité », nous on a complètement l’inverse. 80% des gens nous disent qu’ils sont en sécurité à Peyruis.

Que répondez-vous aux habitants qui ont peur que vous augmentiez leurs impôts ?

L.D. : On entend beaucoup « vous avez beaucoup de projets, vous allez augmenter nos impôts ». On veut rassurer les gens et leur dire qu’effectivement, le maire actuel a fait baisser la dette, c’est son grand leitmotiv, mais si on ne fait rien, on ne s’endette pas. La dette baisse automatiquement quand on n’investit pas. Une commune qui n’investit pas est une commune qui s’appauvrit et qui meurt. En passant par l’emprunt et le maximum de subventions, on n’augmentera pas les impôts. Certes, la dette par habitant va augmenter, mais ça c’est normal.

Quelle est votre mesure phare ?

L.D. : On insiste sur la santé et comment anticiper le départ des médecins si jamais ils devaient partir. L’idée est d’accompagner à l’installation et d’aller chercher des jeunes médecins dans les facultés de médecine, recevoir les internes et voir s’ils veulent s’installer ici.

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