À Avignon, David Fournier joue la rengaine du vote utile

À quatre jours d’un premier tour plus incertain que jamais, David Fournier (PS) et ses soutiens jettent leurs dernières forces dans la bataille. Illustration, ce mercredi soir, par une ultime réunion publique dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville. Avec comme principal enjeu : arriver largement en tête de la gauche pour s’éviter des nœuds à la tête au soir du 1er tour en vue ou pas d’un éventuel rapprochement avec Mathilde Louvain (LFI). Adjoint au maire sortant, David Fournier conduit une liste, ayant le soutien des principaux partis de gauche, hors PCF et Génération.s, appuyant Mathilde Louvain.

Parmi les présents, la venue remarquée de Joël Guin, maire (DVD) de Vedène et surtout président du Grand Avignon. « Je souhaite que David gagne », glisse-t-il, se disant déjà prêt à s’opposer à la présidence d’Olivier Galzi (DVD) qui s’il est élu maire d’Avignon souhaite aussi prendre les rênes de l’agglo. Un appui local qui tranche avec les soutiens nationaux qui ont défilé ces dernières semaines. Et ce mercredi soir encore, avec Raphaël Glucksmann (Place publique), qui dans un message vidéo, a appelé à voter David Fournier.

Social et solidarité en étendards

Question vote justement, « les élections ne seront pas une formalité », sait bien David Fournier. D’où les appels successifs au « vote utile ». Dans la foulée, vendredi dernier, du militant écologiste et antinarcotrafic, Amine Kessaci, Amin Mbarki, numéro 3 du PS et Cécile Helle ont claironné « le vote utile, dès le premier, c’est nous », insiste la maire, chaudement ovationnée. « Nous n’avons pas de leçon à recevoir dans le combat contre le fascisme, en 2014 et en 2020, c’est nous qui avons battu l’extrême droite », rappelle-t-elle. « Toute dispersion au 1er tour sera en faveur de la droite et de l’extrême droite », prévient Amin Mbarki tout en louant les qualités de fin connaisseur de terrain de David Fournier, « quelqu’un dans l’hyper proximité, pas vu à la TV ».

Le procès en « imposture » avignonnaise s’est poursuivi à l’encontre d’Olivier Galzi (DVD). « Quand on aime sa ville, on y vit pleinement », glisse Cécile Helle. « Olivier Galzi est un candidat hautain, parachuté, c’est le Pascal Praud de la campagne », tance David Fournier. Le candidat de la majorité sortante veut s’inscrire dans la lignée des maires avignonnais de gauche. Il se pose en véritable acteur social de la campagne, regrettant que la solidarité soit un impensé des autres programmes. « Pour les plus fragiles, nous avons un devoir impérieux de victoire », enjoint-il. « Un printemps humain de proximité arrive », conclut-il, extatique.

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