À Morières, Annick Dubois veut remettre le RN à la porte

Le déficit de notoriété ? Annick Dubois ne connaît pas. « On se rend compte à chaque fois que c’est quelqu’un de très connue et appréciée », commentent de concert Salima Ouannai et Carinne Serrat. Ce mercredi en fin de journée, les deux colistières accompagnent Annick Dubois dans une séquence de porte-à-porte. La candidate (PS), qui mène une large liste d’union de la gauche, est loin d’être étrangère. Installée à Morières depuis plus de 40 ans, l’actuelle élue d’opposition a longtemps été impliquée dans la vie associative avant d’être élue dans l’ex-majorité en 2001 puis 2008, en charge des affaires sociales puis des festivités.

Autour de la résidence de la Bastide des Cépages, Annick Dubois connaît bon nombre d’habitants derrière les portes ou portails. « Pas besoin ici, il est déjà avec nous », glisse-t-elle régulièrement, prenant le soin aussi d’éviter la demeure de l’ancien maire Joël Granier (DVG), qui s’était présenté contre elle en 2020, contribuant notamment à voir le RN de Grégoire Souque accéder à la mairie. « Il a gagné par défaut », aime à rappeler Annick Dubois. Sa liste, Engagés et solidaires pour Morières, compte bien faire mentir le maire sortant qui lors de son lancement de campagne s’imaginait déjà réélu avec 70% des voix. « On ne le voit pas ou peu sur le terrain, par contre, il nous attaque fort sur les réseaux sociaux, nous accusant d’être de la gauche qui tue », déplore Salima Ouannai. « C’est un signe de fébrilité, veut croire Annick Dubois. On a beaucoup de retours de déçus qui ont essayé Souque et qui s’aperçoivent bien que la ville ne s’est pas améliorée même sur la sécurité. »

Un tract sur les promesses non tenues

C’est donc par le terrain que celle qui est aussi conseillère départementale entend reconquérir la mairie. « Il n’y a que deux listes, donc il n’y aura qu’un tour », prévient-elle à l’adresse d’une dame âgée que la candidate… reconnaît. « Ne vous trompez pas [de vote] », « Ah ben ça, non ! », réplique l’habitante, inquiète le soir face à l’absence d’éclairage public. « C’est prévu dans notre programme de le remettre, le maire le dit aussi alors que c’est lui qui l’a coupé », ironise Annick Dubois. La petite délégation fait face à plusieurs portes closes ou résidents grincheux qui rejettent tous les politiques.

« On nous parle beaucoup du manque de festivités et d’animations dans le centre-ville », note Carinne Serat qui, si elle est élue, sera en charge de ce volet qui vise à remettre « du lien social », un des fils rouges du programme. L’équipe d’Annick Dubois prévoit la diffusion prochaine d’un tract sur les promesses non tenues du maire RN. « Il sera épais ! », prévient-on déjà.

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