Une autre voie s’ouvre

Dans le Var, l’agroforesterie s’impose comme une solution de bon sens pour contrer les incendies à répétition. Cette pratique apparaît moins comme une innovation que comme une évidence.

Faire cohabiter arbres, troupeaux et cultures : voilà une réponse simple, efficace et écologique. Une solution que les territoires méditerranéens connaissent depuis des siècles, mais que nos politiques agricoles productivistes ont marginalisée.

L’enjeu dépasse le Var. C’est l’ensemble de notre modèle agricole et agroalimentaire qui montre ses limites. Celui construit sur la monoculture, la dépendance aux intrants et la course au rendement.

Incendies, effondrement de la biodiversité, précarité paysanne : les signaux d’alerte s’accumulent. À l’inverse, l’agroécologie, qui restaure les sols, crée de l’emploi local et valorise des produits de qualité, représente une voie concrète pour réconcilier agriculture et vivant.

Bien commun

Remettre les arbres au cœur des fermes, valoriser le pastoralisme, relocaliser les chaînes alimentaires… Ces pistes peuvent être les bases d’une agriculture résiliente qui refuse d’être un rouage de l’agro-industrie pour redevenir un bien commun.

Cette transformation ne pourra se faire sans ceux qui travaillent la terre, transforment les produits ou assurent leur acheminement. Alors que la Fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT tient congrès dans les Bouches-du-Rhône, au même moment que le Salon de l’agriculture, une évidence s’impose : sans travailleurs, pas de filière.

Le Var en donne un aperçu : quand on fait confiance aux territoires et à ceux qui y travaillent, une autre voie s’ouvre.

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