Serge Andrieu face aux lecteurs à Carpentras

Rémi Martin : Dans mon quartier, au hameau des Vignes, je suis confronté à un problème de ramassage des déchets. On a l’impression d’être les vilains petits canards sans containers de tri. Que comptez-vous mettre en place sur ce sujet ?

Serge Andrieu : Ce n’est pas la compétence de la ville, c’est celle de l’intercommunalité. Je ne peux rien faire. Si ce n’est tirer les oreilles du président qui gère tout ça, et c’est le maire du Barroux. Donc lui, c’est judicieux de l’appeler en disant : « Nous, on voudrait ça, ça, ça et ça. Si tu le fais, moi, après, j’appuie ». Mais ça, c’est parce que des malins, là-haut, ont décidé de nous enlever la compétence. On avait investi dans une station d’épuration pour 26 millions d’euros, pour l’équivalent de 70 000 habitants. Et du jour au lendemain, la Communauté d’agglomération Ventoux-Comtat Venaissin (Cove) a décidé d’y raccorder 4 communes voisines. Ce qui veut dire qu’en un rien de temps, elle sera obsolète et la population devra encore payer. Il y a des malins là-haut qui ont décidé ça comme ça. Mais je n’irai jamais à la tête de la Cove. Pas parce que je ne les aime pas, mais parce que je considère que c’est beaucoup de travail des deux côtés et que celui qui prétend pouvoir faire convenablement les deux, c’est un menteur.

Rémi Martin : Avez-vous prévu de mettre en place plus de consultations avec les habitants dans les projets municipaux ?

Serge Andrieu : Tous les ans, on tire au sort 35 personnes afin de participer à la coalition citoyenne. Et pendant cette année, un professeur de l’Université d’Avignon vient expliquer le fonctionnement de la collectivité, sans aucune intervention d’une personnalité politique. Et ce groupe a beaucoup de pouvoir. Je leur donne 700 000 euros par an pour gérer des projets qui ont un intérêt public. Il faut bien expliquer le concept. Au début, ils ont du mal, mais à la fin, ils adorent. Et je les rencontre avant chaque conseil municipal, avant tout le monde, et je leur explique chaque délibération. Car si vous ne faites pas souvent ça, vous ne savez pas forcément ce que telle ou telle chose veut dire. Et ils ont un droit d’amendement sur une délibération et même un droit de référendum. Ce qui est arrivé une fois. Donc j’ai retiré la délibération et hop, on n’en parle plus. Donc je donne vraiment le pouvoir à la population qui propose des projets et nous, on fait les travaux. Ce qu’on fait n’est pas totalement original. C’est surtout la somme qu’on donne aux gens qui représente un vrai projet. Si on avait donné 100 000 euros, ça ne ressemblerait à rien. À chaque fois, on sort des choses conséquentes, avec beaucoup de jeunes qui votent. Question démocratie, on a même reçu un prix à Grenoble.

Sylvain Espenon : On a la sensation d’un manque de dialogue entre usagers et services publics. Que comptez vous faire pour leur amélioration ?

Serge Andrieu : Le gros projet est dans la santé. On a un terrain de 2 000 mètres carré à proximité de l’hôpital où on veut construire un bâtiment où les médecins qui ne veulent plus s’enquiquiner avec la gestion et les factures s’installeront. Ils veulent juste faire leur métier et pourront le faire à cet endroit, tandis que nous, on fait tout le reste. On va faire autant de bureaux que l’on peut. On prendra rendez-vous auprès du personnel de la mairie. « Vous voulez qui ? Le docteur Dupont ? Venez à telle heure. ». Mais on n’est pas fermé à l’idée que s’il y a une urgence et plusieurs médecins, on pourrait aussi s’y rendre. Et le médecin aura comme seule charge de payer un loyer chaque mois, car il faut quand même amortir la construction du bâtiment. On est naïfs mais pas à ce point ! Ce service qu’on leur apporte, il faudra le payer. On est en train d’évaluer les coûts et de voir ce qu’il faut faire sur ce fameux terrain. On a pour l’instant échangé avec trois médecins qui nous ont énormément aiguillés sur ce qu’il faudrait faire. Et eux, ça les arrange car on va tout faire pour eux. On souhaiterait qu’il soit sous la forme d’une sorte de fleur. Le cœur de la fleur, c’est là où il y a le personnel. Et dans les feuilles, les médecins. On doit encore faire un plan, savoir où mettre des stationnements. Le terrain doit être nivelé car il est par endroits un peu bosselé. Le but est de faire un bâtiment en rez-de-chaussée. Surtout pas d’étages. Ce sont des escaliers donc pas accessibles à tout le monde, sauf avec un ascenseur qu’il faut entretenir, qui peut tomber en panne…

Pour ce qui est de La Poste, nous avons mis en place il y a quelques années, au hameau de Serres, un bureau de poste avec une employée communale qui gère le lieu. Les gens viennent aussi bien y chercher le courrier que les recommandés et déposer ce qu’ils veulent expédier. Et ce avec les horaires de la mairie, pas ceux de La Poste. On l’a mis en place à cet endroit car c’est un peu excentré du centre-ville. Les habitants peuvent venir chercher sans avoir à prendre leur voiture et se garer là où ils peuvent. C’est vraiment un service à la population.

Joëlle Guerrin : Il y aura seulement des médecins généralistes dans ce bâtiment médical ?

Serge Andrieu : Pour ce qui est des autres spécialités médicales, il y a juste à côté le bâtiment Atlas. Et il y aura Axis, une clinique sœur, qui est en train de se construire juste à côté, qui ne concernera pas la tête et le cou, spécialité d’Atlas, mais le reste du corps. On ne va pas créer de doublon.

Ludovic Lemaître : On voit beaucoup de commerces fermés en centre-ville, comme si les Carpentrassiens n’avaient pas envie de l’investir et c’est assez triste. Avez-vous prévu quelque chose pour redonner aux habitants l’envie de vivre leur ville ? Que les gens de l’extérieur arrêtent de se dire : « Qu’est-ce que c’est que cette ville ? »

Serge Andrieu : Notre ville est une pépite, entre l’Inguimbertine et la synagogue qui est la plus ancienne de France en activité, qui est une merveille. Il faut la visiter ! On tente d’éduquer les commerçants parce qu’on a l’impression que ce sont les premiers à dire du mal de leur ville. On demande qu’ils changent de discours car c’est comme s’ils disaient à leurs clients : « Ne venez plus chez nous. » Mais certains ne comprennent pas. On a 2 600 places de parking gratuites. Cherchez une autre ville de 32 000 habitants qui a autant de places. Mais ça ne suffit pas pour le commerce. Il n’y a aucun stationnement payant. Zéro ! Le centre-ville est aussi entouré d’une voie rapide qui est un frein pour y entrer. Moi, je suis assez naïf en me disant qu’en mettant du stationnement, les gens prennent la peine de se garer dans une ville qui est piétonne. Et ça, c’est confortable. Plutôt qu’une ville où tu te croises, tu te mets sur le bord pour laisser passer les voitures. Ce qui engendre aussi des nuisances. Il y a des bornes qui empêchent les véhicules de rentrer. Après, je les ouvre de temps en temps et je laisse rentrer tout le monde. Donc on fait énormément d’animations qui ramènent du monde et c’est aussi aux commerçants de faire en sorte que ces gens rentrent dans leurs commerces, de faire le nécessaire. Après, être commerçant, c’est un métier. Et beaucoup se disent commerçants mais ne savent pas faire…

Après, je pense que les loyers sont exagérés, notamment dans la rue de la République où c’est calme, avec, par exemple, 40 mètres carrés à 2 600 euros par mois, donc c’est normal si ça ne marche pas. Mais les propriétaires ne veulent rien savoir et préfèrent attendre plutôt que de baisser les prix. Donc ce que l’on fait et que l’on souhaite poursuivre, c’est de racheter les commerces qui se vendent. On les réhabilite, et après on les loue à 5 euros le mètre carré pendant 3 ans. Ensuite, on adapte au chiffre d’affaires. On en a huit et ils sont tous occupés. Ce que l’on veut faire aussi, c’est aider à réhabiliter les bâtiments mal entretenus par leurs propriétaires. Et après les travaux, on demande que les loyers soient baissés en contrepartie pour que les commerces restent. Quelque part, ils vont payer ce qu’on leur a donné. On va aider les propriétaires bailleurs à améliorer leurs commerces. Et ceux qui ne veulent pas ouvrir, nous, on les prend. Je sais que c’est parfois difficile de trouver un restaurant ouvert le soir. Mais je ne parviens pas à comprendre pourquoi. Pourtant, tous les restaurateurs, je les connais. On me dit que le personnel coûte cher et que l’on ne veut pas ouvrir pour faire quatre repas. Ce n’est pas le rôle de la municipalité mais si on ne le fait pas, personne ne le fait.

Alain Bottgen : Il y a la question des espaces de démocratie. Par exemple avec la mobilité, on aimerait bien plus d’échanges sur le sujet. Je suis pour les pistes cyclables mais il y a des soucis, avec des chicanes trop étroites, il y a quelques mois avec une nouvelle voie. Un espace démocratique est-il prévu là-dessus ?

Serge Andrieu : Pour ce qui est de cette piste, je suis allé voir chaque habitant en trois soirs pour expliquer ce qui allait se passer. J’ai dit ce qui allait se passer dans la rue avec un prospectus, un plan, tout. Après, ils ne l’ont pas adoptée pour des raisons qui leur sont propres. Nous, on a continué notre projet. On a recruté une personne qui travaillait à Avignon et qui nous a expliqué comment faire avec telle ou telle norme. Ça n’a pas plu donc on a enlevé, à la demande générale, les éléments qui posaient problème, à savoir les ralentisseurs. Pourtant, on s’était mis en relation avec l’association des cyclistes. Et c’est obligatoire car ils étaient mis à des sorties de propriété. S’ils sortent en marche arrière, ce qui n’est pas improbable, ils ne voient pas arriver le cycliste. Les gens savent que c’est la loi. Mais il y a des lois stupides ou inapplicables… S’il y a un accident, je suis responsable. Si j’avais su que ça allait être décrié comme ça, je ne l’aurais pas fait. Tant pis si ce n’est pas confortable, mais je ne pourrai pas faire une autoroute. S’il y a un accident, j’y ai droit.

Aziz El Ghaddar : On entend beaucoup parler de l’insécurité. Qu’en est-il et que souhaitez-vous faire ?

Serge Andrieu : C’est à 80% du ressenti. J’ai toujours habité en centre-ville et mes filles allaient au lycée à pied de jour comme de nuit, été comme hiver, et il n’y a jamais eu de problèmes. Il y a des gens qui disent, et je peux les comprendre, que quand ils marchent, ils voient des attroupements de trois ou quatre hommes et qu’ils ressentent de l’inquiétude. Mais ça, c’est partout. C’est national, voire même international. J’ai fait beaucoup de choses et j’ai été très critiqué, comme avec le couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans dans certains quartiers par exemple. Si on les croise après 23 heures non accompagnés, on les arrête, les amène au commissariat et on appelle les parents. C’était sur une durée de 6 mois et on a voulu le reprendre. Et pour cela, il fallait le justifier. La police a noté une baisse de délinquance de 76%. Et l’administration nous a répondu qu’on n’en a pas besoin, parce que tout va bien. Alors que ça marche. Alors j’ai dit que si on ne le remettait pas, ça va revenir comme c’était avant-hier et on devra recommencer. On nous a finalement autorisés à le remettre en place. Car on voit des jeunes de 13 ou 14 ans qui ont été happés par le trafic de drogue moyennant de l’argent. Quand ils essaient d’en sortir, ils se font tabasser dans des caves. Aujourd’hui, tous les jeunes qui font les choufs, c’est-à-dire les guetteurs sur les points de deal, ce sont des mineurs. Pour la bonne raison qu’on ne peut rien leur faire. On a aussi agi contre les braseros. Ils les font quand même, mais quand on les attrape, on verbalise. Ce que l’on ne pouvait pas faire avant.

On a également interdit les épiceries de nuit après 22 heures et ça, ça a été un grand moment. C’est très efficace et ça permet surtout à la police de pousser la porte de ces établissements. Le trafiquant qui la journée est dehors, le soir, il est dans les épiceries et on sait qu’il y a du trafic dans certains d’entre eux. J’ai même été menacé par des gens à cause de cette décision. On a également énormément de caméras, environ 250. Cela nous permet aussi, quand on a des mariages difficiles, de noter les plaques d’immatriculation et de savoir qui traverse la ville à une vitesse monstrueuse. J’aurais voulu installer un radar, mais on m’a dit que je n’ai pas le droit. On les sécurise en fermant le centre-ville pour éviter qu’il n’y ait trop de panique.

J’ai aussi interdit le protoxyde d’azote. Et quand on attrape des mineurs qui en consomment, on appelle les parents. Dans la même rengaine, on reçoit les élèves souvent absents dans les lycées. On les convoque avec leurs parents devant un policier municipal qui les gronde et ça les marque. J’ose espérer que l’on sauve des enfants comme ça.

Si j’en ai sauvé un seul, c’est déjà une réussite. Le jour où j’ai sorti l’arrêté sur la fermeture des épiceries, j’ai reçu des coups de fil de beaucoup de villes de France. Comme il avait été attaqué et qu’il est passé, car il est inattaquable. De La Ciotat à Rennes. Donc je l’ai diffusé à travers le pays.

Sylvie Montard : Je m’occupe de nourrir des chats de rue et je rencontre des soucis quand ils ont besoin de soins. Qu’est-il fait dans ce sens ?

Serge Andrieu : Il y a des conventions avec des associations et des vétérinaires. On leur donne une somme précise et ils s’occupent des stérilisations. Et ces subventions n’ont jamais baissé. Bien sûr, on contrôle si ces investissements sont utilisés correctement, avec la présence d’élus aux assemblées générales par exemple. En étant « mairie », on vous ouvre la porte. Vous n’êtes pas dehors. C’est notamment le cas avec les associations sportives où l’adjoint au sport sait que l’on a donné tant d’argent à telle structure et demande puis justifie cette somme.

Sylvie Montard : On a entendu que l’association Art et Vie était en difficulté à cause d’une baisse de subventions…

Serge Andrieu : Ce n’est pas nous. Ce sont les autres collectivités qui ont baissé les subventions.

Sylvie Montard : J’ai vu dans le programme que vous souhaitez accueillir des animaux sauvés. Vous pouvez nous en dire plus ?

Serge Andrieu : On possède 6 hectares de terres cultivables. Au-dessus, on a du maraîchage pour les cantines des écoles. Vous savez, on a fait un miracle. On a fait manger de la salade aux enfants à l’école primaire. Comment ? On les a emmenés là-bas et on leur a donné une graine chacun. Dans les rangées ouvertes, ils ont tous posé une graine. Et ils sont revenus couper la salade dont ils se rappelaient que c’était la leur. Puis à la cantine, les petits disaient que c’était une bonne salade. Ils ont adoré et reviennent chaque année. Tout est bio. Pour qu’elles soient classées bio, on a dû laisser « dormir » le terrain pendant 6 ans. Il n’y a aucun produit, juste des haies et quelques herbes folles dans lesquelles il y a toutes les bêbêtes. Le souci, c’est qu’on produit trop et que les cantines sont fermées quand les enfants sont en vacances. Donc on donne à toutes les associations de la ville. Et puis quand c’est tardif, on donne à ce fameux espace où on aide les animaux. Qui accueille de tout, que ce soit poules, moutons et animaux domestiques. Celui-ci est pour l’instant chez un particulier. Mais on va le basculer sur ces 6 hectares de terrain. Et quand il y aura de la salade en trop, on la donnera à ces chèvres ou cochons et tout le monde va se régaler. D’autant qu’on va cultiver de plus en plus d’hectares. On va partir sur 5 000 mètres carré. Il faut faire en fonction du nombre de stagiaires que nous avons. Quand ça va s’étoffer, on poussera la clôture.

Sylvie Montard : La mairie financerait cela ?

Serge Andrieu : La mairie, elle fait tout ! Elle clôture, elle possède le foncier et elle nourrit. Même si je ne suis pas sûr que les canards aiment bien les poireaux. Car on produit vraiment trop. À un point où on va créer une cuisine pour pouvoir stocker les produits en surplus dans des frigos, notamment en juillet et en août. Ça pousse, ça pousse et on en donne un peu à tout le monde. Mais il faut aussi qu’on en garde.

Sylvie Montard : Et le projet d’un cimetière pour animaux ?

Serge Andrieu : Les gens achèteront une concession, comme dans tous les cimetières. Des tombes voire des caveaux si les gens veulent faire des caveaux. On n’a pas encore défini le coût selon les moyens. Il faudra se rapprocher des associations qui sont en capacité de nous aiguiller.

Rémi Martin : Je me fais le porte-parole des associations sportives qui voudraient un espace pour dialoguer avec la mairie. Pouvez-vous l’envisager ?

Serge Andrieu : Je discute avec elles. Ceux qui ont un problème ont un rendez-vous avec moi ou un adjoint, ici l’adjoint au sport. L’une des priorités est aussi de reconstruire l’espace Auzon qui a brûlé à cause de trois jeunes qui y ont mis le feu sans aucune raison. Sur les 14 millions d’euros que cela a coûtés, les assurances nous ont donné 4 millions.

Sylvie Montard : Dans les écoles, l’été dernier, il a fait très chaud. Travailler dans ces conditions-là est très compliqué. Dans des villes comme Aubignan, les écoles sont climatisées. Y a-t-il une réflexion à ce sujet ?

Serge Andrieu : Je vais le dire tout de suite, on ne va pas climatiser les écoles. Pourquoi ? Car il y aura des parents qui porteront plainte à la mairie car leurs enfants seront malades. Ce n’est pas moi qui gère les climatisations. Si l’instituteur a chaud, il va appuyer sur le bouton, mais on ne sait pas comment les enfants vont réagir. Ils rentrent, ils sortent et ils tombent malades. Et je serai responsable. Ce que l’on va faire, c’est installer de gros ventilateurs qui ne tournent pas très vite et qui brassent l’air. Et c’est très efficace. Par contre, il faut les laisser en marche sinon, le temps que l’inertie arrive… Donc selon la taille de l’école, on en mettra deux ou trois. Ce sont de gros engins d’un mètre cinquante de diamètre.

Rémi Martin : Il faudrait aussi végétaliser les cours d’école…

Serge Andrieu : On va s’occuper de ça également. Il y a 21 groupes scolaires à Carpentras. Tous sont aux normes en termes d’isolation. Mais il faut d’abord s’assurer de l’isolation. On les isole depuis l’extérieur désormais, on l’a déjà fait. Car à l’époque de la construction des bâtiments, les murs en parpaing avec un doublage en briques rouges, il y avait aussi 10 centimètres de laine de verre. Je suis convaincu qu’aujourd’hui, cette laine de verre est descendue. Il faudra peut-être y revenir, mais je ne me vois pas casser toutes les cloisons.

Sylvain Espenon : Est-ce que les écoles privées reçoivent des financements ?

Serge Andrieu : Elles reçoivent 1 000 euros par an et par enfant. C’est la loi. Ça fait partie des lois particulières que j’évoquais tout à l’heure, sans vouloir en dire plus. Il n’y en a qu’une ici, mais c’est un monstre. On donne plus de 500 000 euros par an. On donne beaucoup d’argent. Mais attention, on n’est pas des sauvages ! S’ils ont besoin d’un gymnase, on le prête. S’ils ont besoin d’aide, on la donne volontiers, car ce sont des enfants.

Nos lecteurs de Carpentras

Sylvain Espenon, employé à Etex et représentant CGT

Rémi Martin, retraité

Ludovic Lemaître, antiquaire

Sylvie Montard, retraitée

Aziz El Ghaddar, chauffeur de bus

Alain Bottgen, retraité de Eurenco

Joëlle Guérin, retraitée

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *