Tag: pistes cyclables

  • Sur le boulevard Rabatau à Marseille, la voiture va enfin laisser une place au vélo

    Sur le boulevard Rabatau à Marseille, la voiture va enfin laisser une place au vélo

    Le boulevard Rabatau est en travaux. La Métropole Aix-Marseille-Provence a engagé la semaine passée un chantier de réaménagement entre le square Paul-Mélizan et la place du Général-Ferrié. Une opération à 2,7 millions d’euros qui doit s’achever au printemps 2027 avec l’objectif affiché de « redonner de l’espace aux mobilités douces et améliorer le cadre de vie des habitants » et sécuriser les abords de l’école Teisseire.

    Piste cyclable bidirectionnelle

    Sur près de 400 mètres, soit un peu plus de la moitié du boulevard, une voie de circulation sera supprimée pour créer une piste cyclable bidirectionnelle de trois mètres de large, séparée de la chaussée. Le projet prévoit aussi une réorganisation du stationnement, l’installation de 40 arceaux à vélos, la désimperméabilisation de certains espaces et la plantation d’arbres autour du square. La Métropole précise que les accès aux logements et aux commerces seront maintenus pendant les travaux.

    Au-delà du réaménagement de voirie, le tronçon concerné par l’opération à la particularité de s’inscrire dans la ligne cyclable n°5 dite « Nord-Est ». Destinée à relier les plages du Prado à Château-Gombert, elle est intégrée au Plan vélo de la Métropole adopté en 2019 pour structurer un réseau sécurisé à l’échelle du territoire. Or sept ans après son lancement, le déploiement du Plan vélo est toujours au ralenti et emprunter son tracé relève de l’exercice à trous.

    Il y a sept ans, la Métropole s’était engagée à doubler la part modale du vélo grâce à un investissement de 60 millions pour la création progressive d’un vaste réseau cyclable de seize grandes lignes représentant plus de 280 kilomètres, à l’horizon 2030. Huit traversent Marseille. Mais comme le note le collectif Vélos en ville qui suit l’avancement du programme avec son observatoire du Plan vélo, seuls 47 kilomètres ont à ce jour été réalisés, soit 39% du total.

    Les critiques portent moins sur l’ambition du plan que son exécution, car plusieurs tracés structurants, destinés à offrir des continuités cyclables sécurisées dans une ville pensée pour l’automobile, peinent à voir le jour. Rabatau illustre bien cette situation. Axe majeur du sud marseillais, très fréquenté et marqué par une circulation dense, il ne compte aujourd’hui qu’une « bande cyclable à hauteur de trottoir » sur 463 mètres entre le rond-point du Prado et le square Paul-Mélizan où elle se termine sèchement.

    Les travaux engagés devraient permettre de la connecter à d’autres aménagements déjà réalisés. Il sera en effet possible de rejoindre en sécurité la ligne 3 qui traverse la place du Général-Ferrié le long du nouveau tracé du tramway entre Dromel et Castellane, ouvert en 2025. Ils permettront aussi de se rapprocher de la ligne 5 dont la portion la plus aboutie a vu le jour sur le Jarret entre 2020 et 2022, avec les réaménagements des boulevards Maréchal-Juin, Sakakini, Françoise-Duparc et Jean-Moulin : une piste cyclable qui n’avait alors pas été raccordée à la place du Général-Ferrié.

  • Piste cyclable à Toulon : qui cherche à faire dérailler l’intérêt général?

    Piste cyclable à Toulon : qui cherche à faire dérailler l’intérêt général?

    « Après plus de vingt ans, nous avons enfin obtenu ce que nous réclamions : une traversée cyclable sécurisée du centre-ville sur l’avenue de la République », explique très enthousiaste le président de Toulon Var Déplacement (TVD) Daan Wynen, en notant que « Toulon vit actuellement un moment particulier et positif ». Un avis partagé par l’ensemble du monde associatif qui milite pour une diminution de la part de l’automobile dans la ville, donc de la pollution et des embouteillages.

    Une immense satisfaction quelque peu ternie par ce qui ressemble à une véritable campagne de dénigrement visant à faire capoter le projet en phase de test cet été. À voir le nombre de commentaires sur les réseaux sociaux on peut en effet s’interroger sur qui est à la manœuvre pour attiser les mécontentements et jouer la carte de la division. Pour les observateurs éclairés, il va sans dire que l’attaque semble être menée en sous-marin par l’opposition municipale RN.

    Éperdument climatosceptique, l’extrême droite n’a en effet que mépris pour la transition écologique comme le démontrent ses élus dans leurs interventions en séances publiques. Ainsi la création de cette voie réservée très attendue a largement été décriée prétextant que ce n’était pas le bon endroit, pas le bon moment. Bref, que le mieux était de tout laisser en l’état. C’est-à-dire sans véritable solution.

    Pour le président de TVD, les réactions des internautes sont complètement « déconnectées de la réalité et souvent inacceptables dans leur tonalité ».

    Stop au vélo bashing

    Parmi ces milliers de commentaires, poursuit-il, se retrouvent mêlés mauvaise foi, hostilité pure et simple envers les cyclistes, mensonges et idées reçues. Mais aucun des arguments ne résiste à un examen approfondi, souligne le représentant associatif qui reste persuadé que c’est en créant les conditions du changement qu’il peut advenir. Ainsi, permettre une pratique sécurisée du vélo en milieu urbain permet non seulement de répondre aux droits des usagers actuels, mais aussi d’attirer de nouveaux adeptes de ce mode de déplacement vertueux, bon pour la planète, la santé et l’intérêt général.

    D’autant que c’est aussi une façon de lutter contre les embouteillages avec un meilleur report modal.

    Qu’en est-il justement des bouchons déplorés sur l’avenue de la République ? La circulation devient en effet difficile aux heures d’embarquement des ferries. Mais il faut avoir la mémoire courte pour ne pas se souvenir qu’il en était de même l’été dernier, comme les précédents. Compliqué donc d’en rendre responsable la perte d’une voie de circulation au profit d’une piste cyclable bidirectionnelle.

    Tout cela pour souligner le courage politique de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Courage qui a tant manqué à son prédécesseur Hubert Falco, abandonnant le projet tramway après l’avoir fait voter à l’unanimité par crainte d’être vilipendé.

  • Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Végétalisation, nouvelles places de stationnement et pistes cyclables : à Toulon, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny se refait une beauté. Les travaux engagés par la métropole Toulon Provence Méditerranée et la Ville de Toulon ont débuté au mois de juin. Un chantier d’envergure, qui s’étend du boulevard Bazeilles jusqu’au stade Mayol. Objectif : transformer « cet axe très routier en un axe tourné vers les mobilités douces », explique la mairie sur son site internet. L’opération devrait coûter aux collectivités 7 millions d’euros.

    Pour conjuguer « déplacements et végétalisation », la métropole et la ville veulent planter une centaine d’arbres : jacarandas, ficus australiens ou savonniers, afin de créer des îlots de fraîcheur. Autre point clé de cette transformation, l’ancienne station-service, au niveau du rond-point Bonaparte, devrait disparaître, remplacée par un « espace partagé ». Au programme : des places de stationnement et un lieu arboré.

    Si de nombreux travaux sont nécessaires pour cela, Josée Massi, maire (DVD) de Toulon et présidente de la Métropole l’assure : « Notre volonté est que cette requalification entraîne le moins possible de perturbations sur la circulation ». Les travaux doivent en revanche permettre de délimiter les « zones réservées à la voiture de celles octroyées aux piétons », argumente la mairie.

    Vers les mobilités douces

    Passant de quatre à trois voies, « un abaissement naturel de la vitesse » devrait être constaté, selon Josée Massi, permettant « l’accueil d’autres modes de déplacement, à savoir les bus et les vélos », précise-t-elle.

    « Longtemps perçue comme un simple couloir de transit automobile entre le Mourillon et le port, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny accusait un déficit de continuité pour les piétons et les cyclistes », affirme la mairie, qui souhaite « s’attaquer à cette rupture ». Une fois la partie sud de l’avenue terminée, ce sera au tour de la partie nord d’être transformée, pour une fin des travaux prévus fin 2027.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • Quasi unanimité pour le futur Service express métropolitain

    Quasi unanimité pour le futur Service express métropolitain

    Michaël Delafosse (PS) espérait « l’unanimité » pour « donner de la force » au projet de Service express régional métropolitain (Serm). Le président de la Métropole de Montpellier a été entendu. Mardi 23 juin, à l’exception de l’abstention de LFI, le Conseil de Métropole a voté sa feuille de route qui va être aussitôt transmise au ministère des Transports dans l’espoir que le grand Montpellier soit retenu parmi l’un des 10 projets de Serm en France (lire aussi page 16).

    Autour des grandes villes, il s’agit de bâtir un réseau de transports en commun qui maille les territoires avoisinants, une sorte de « RER métropolitain », selon le souhait d’Emmanuel Macron exprimé fin novembre 2022. Ici, le ferroviaire occupe une place de choix. En raison de la saturation de l’axe littoral Montpellier-Sète, la réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan (horizon 2034 jusqu’à Béziers et 2040 vers Perpignan), jugée indispensable par Julie Frêche, sera la pierre angulaire. « Elle permettra de libérer des sillons sur la ligne historique avec 4 à 6 TER par heure. Les trois gares de Nîmes (centre, Saint-Césaire et Pont du Gard) seront associées pour travailler sur les RER entre Nîmes et Sète », précise la vice-présidente aux transports. « La ligne nouvelle n’a été que trop retardée. N’oublions pas le fret. La question du lien avec le port de Sète reste entière », rappelle l’élu PCF, Fabrice Lecomte. Enfin, Julie Frêche mise sur les pôles d’échanges multimodaux (PEM).

    Si elle souhaite « réduire la forte dépendance à la voiture » (90% des déplacements), l’élue PS songe aussi à améliorer le trafic routier, notamment les trajets domicile travail (150 000 quotidiens à Montpellier). Outre le Lien cher au maire de Saint-Géniès-des-Mourgues, Yvon Pellet (PS), le dossier prévoit la réalisation du contournement routier ouest (COM) de Vinci censé « sortir le trafic de transit des quartiers et communes » mais décrié par l’écologiste Delphine Esselin qui préférerait une « deux fois deux voies limitées à 70 km/h » plutôt qu’une liaison autoroutière entre l’A709 au Sud et l’A750 au Nord. Un serpent de mer qui affole aussi l’élue Emmanuelle Mysona (DVD). « En passant de 25 000 à 95 000 véhicules par jour, St-Jean de Védas sera sacrifiée. Il faut requalifier ce projet ».

    Un rare consensus

    Quoi qu’il en soit, l’A709 doit être requalifiée avec des sorties et entrées supplémentaires (déjà promises lors du doublement de l’A9 !) afin de « désaturer les ronds-points du Zénith et des prés d’arènes », expose J. Frêche. Pour relier Balaruc-le-Vieux à Garcia Lorca ou Baillargues à la gare Sud de France (…), des lignes de cars sur voies réservées sont prévues toutes les 10-15 minutes en heures de pointe (20-30 minutes le reste du temps de 5h à 23h). Les 4 lignes de bustrams restantes compléteront le maillage à l’Est (Le Crès, Vendargues, Castries) et à l’Ouest (Pignan, Lavérune, Cournonterral). De quoi ravir les maires sans étiquette de Cournonsec (Richard Paul) ou Saussan qui pointe les temps de trajets excessifs pour les lycéens. « Plus de pistes cyclables, c’est aussi moins de voitures sur les routes », insiste Sandrine Esserméant.

    Tout en se disant « pas opposé au Serm », Antoine Bertrand et les Insoumis de Montpellier se sont abstenus, Rhany Slimane pointant une « vision incomplète, injuste et myope ». « On nous présente un projet déjà conclu qui s’appuie au moins autant sur la voiture que sur le train », regrette Nathalie Oziol, favorable à une véritable « étoile ferroviaire » et opposée au COM. La députée parle d’une « coquille vide » en raison de l’incertitude des financements de l’État. Si Michaël Delafosse (PS) ne nie pas le sujet, il retient le positif. « Cette carte est le fruit d’un travail colossal entre 9 intercommunalités*. Quand avons-nous obtenu un document qui faisait autant consensus ? ». Une référence à Georges Frêche qui avait échoué à faire sortir le tramway de la Métropole. Une hypothèse désormais possible. « Des échanges sont prévus avec Stéphan Rossignol [président du Pays de l’Or] cet été…».

    * Sète Agglo, Pays de l’Or, Lunel Agglo, Lodévois Larzac, Clermontais, Vallée de l’Hérault, Pic-Saint Loup, Nîmes Métropole et Montpellier Métropole (avec la Région Occitanie ou la SNCF)

  • La maire de Toulon vivement applaudie pour la nouvelle piste cyclable

    La maire de Toulon vivement applaudie pour la nouvelle piste cyclable

    Bravo et merci, Madame le maire, d’avoir le courage de faire ce projet que nous demandons depuis plus de 20 ans. » Une première dans le Port du Levant, puisque les félicitations émanent de Maurice Franceschi, président de Toulon Var déplacement et du Collectif tramway, un farouche militant habitué à ferrailler avec les politiques pour tenter de réduire la place de la voiture en ville au bénéfice des transports en commun et du vélo. On a bel et bien changé d’ère. C’est une véritable « vélorution », puisqu’une voie de circulation va être supprimée pour rendre la pratique de la petite reine sécurisée sur l’avenue de la République, dès la mi-juillet. « C’est un choix que j’assume », explique la 1ère magistrate, Josée Massi (SE).

    La piste cyclable bidirectionnelle va être implantée, à titre expérimental, sur la partie nord de cette artère très fréquentée, qui passe devant la mairie. Dès le mois d’octobre, un retour d’expérience sera réalisé afin de procéder, si besoin, à des ajustements, voire à un déplacement de la piste vers le sud.

    Ce projet, élaboré en concertation, nécessitera toutefois de faire appliquer strictement la réglementation concernant les livraisons, qui sont interdites hors emplacements réservés, de 7h à 9h et de 16h à 19h.

    Les travaux, d’un montant de 500 000 euros, débuteront le 17 juin.

    Sur la bonne voie, Toulon doit poursuivre sa transformation afin de favoriser, comme ici, un report modal accru vers le vélo. Des investissements bénéfiques pour l’environnement, la santé et le porte-monnaie. Grincheux s’abstenir, donc.

  • À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    La maire de Toulon Josée Massi l’annonçait en exclusivité dans nos colonnes le 29 mai : la très réclamée piste cyclable sur l’avenue de la République va bel et bien être aménagée d’ici cet été. Une expérimentation en situation réelle qui répond ainsi à une très ancienne demande des associations et collectifs militant pour la création d’un réseau connecté permettant la pratique sécurisée du vélo et son essor comme mode de déplacement à part entière dans le Port du Levant.

    Une avancée que son prédécesseur Hubert Falco (DVD) avait toujours refusée ou renvoyée aux calendes grecques. Avec au final en 2023 une simple bande matérialisée sur le sol dans un seul sens.

    Son adjoint au transport d’alors, Yannick Chenevard, consentait en 2003, après le « Clou rouillé » qui venait d’être décerné à la ville, qu’il manquait effectivement un tronçon permettant de traverser Toulon par l’avenue de la République. Mais il ne pourra être réalisé que lorsque le deuxième tube de la traversée souterraine serait ouvert, justifiait-il.

    À Toulon, on dépasse les autos ?

    « Aujourd’hui avec 45 000 voitures qui passent sur l’avenue de la République, et il faut avoir un peu de bon sens pour comprendre qu’il serait extrêmement difficile d’installer une piste cyclable », poursuivait-il.

    Ce que l’équipe manquait donc, pour reprendre son phrasé, ce n’était pas de bon sens mais de volonté politique. Et surtout le respect de la parole donnée puisque le deuxième tunnel a ouvert en 2014 et que pour autant rien ne s’est passé.

    Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec l’aménagement cyclable mis en œuvre.

    « On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau », explique Josée Massi. Et non plus de jolis tronçons non raccordés qui jettent brusquement le cycliste dans la circulation automobile.

    L’antenne de proximité de la métropole Toulon Provence Méditerranée va réaliser les travaux du 17 juin au vendredi 31 juillet, sauf intempéries.

    Alors même si ce dispositif est instauré à titre expérimental, les choses avancent dans le bon sens pour les cyclistes urbains. Le monde associatif ne cessant de saluer la qualité d’écoute de la municipalité sur ce sujet.

    La politique du tout automobile est en tout cas de toute évidence bien terminée. Sacrifier une voie de circulation au bénéfice des vélos est un signe fort.

  • Une nouvelle piste cyclable réversible aux Aigues-Douces

    Une nouvelle piste cyclable réversible aux Aigues-Douces

    Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Il en va de même en matière de transition écologique. « Chaque effort, aussi infime puisse-t-il paraître, pèse dans la balance pour engager un réel changement de paradigme et ralentir le changement climatique », affirme le maire (PCF), Laurent Belsola, lors de l’inauguration de la nouvelle piste cyclable des Aigues-Douces.

    Longeant l’avenue du Golfe, le long du littoral, cet aménagement d’environ 400 mètres est totalement réversible grâce à des matériaux modulaires et démontables, permettant de modifier, déplacer ou retirer la piste à l’avenir, selon l’évolution des besoins du quartier.

    L’infrastructure se raccorde au couloir cyclable existant, l’objectif étant, à terme, de créer « une boucle qui permettra de desservir la gare, de faire le tour de la presqu’île et de rejoindre le port de plaisance en toute sécurité, apprend Laurent Belsola. Nous souhaitons que jeunes et moins jeunes s’approprient cette piste afin de se rendre au collège Frédéric-Mistral, sur nos plages et au parc de la presqu’île. »

    Pour l’édile, « engager une démarche de développement durable de grande ampleur dans nos quartiers populaires est un impératif. (…) Nous devons abandonner la bétonisation pour créer des lieux où le végétal et les matériaux naturels permettent le rafraîchissement des lieux de vie. » En l’occurrence, cette nouvelle piste semi-perméable favorise la gestion naturelle des eaux pluviales et intègre des matériaux recyclés réemployés provenant d’autres chantiers locaux. La plantation d’une micro-forêt expérimentale d’essences littorales, visant à créer des îlots de fraîcheur, s’y est adossée.

  • À Digne, le double sens cyclable supprimé sur Gassendi

    À Digne, le double sens cyclable supprimé sur Gassendi

    À compter du 1er juin, le double sens cyclable sera supprimé sur le boulevard Gassendi à Digne-les-Bains. Cette décision -très attendue et discutée pendant la campagne des municipales- fait suite « à une évaluation des conditions de circulation dans cet axe très fréquenté, où la cohabitation entre usagers s’est révélée insuffisamment sécurisée en raison de la configuration des voiries et des flux importants », précise la mairie. « L’objectif est de renforcer la sécurité et la lisibilité des déplacements pour l’ensemble des usagers, tout en poursuivant une réflexion globale sur des itinéraires cyclables mieux adaptés en centre-ville. »

    « Partager l’espace public »

    La municipalité « a fait le choix de la responsabilité afin de prévenir tout accident plus grave et garantir un partage plus serein de l’espace public. La protection des piétons, notamment des personnes âgées et des familles, demeure une priorité. » Julien Di Benedetto précise que « le rôle d’un maire est d’adapter les principes nationaux aux réalités locales de terrain. Lorsqu’une configuration urbaine devient dangereuse, la collectivité a le devoir d’agir, même si cela suppose d’adapter certains dispositifs. Nous refusons d’attendre qu’un accident dramatique se produise avant d’intervenir. »

    Pour autant, cette décision « ne remet aucunement en cause l’action en faveur des mobilités actives et douces », assure le maire.

    « Il ne s’agit pas d’opposer sécurité et vélo : il s’agit de construire des aménagements réellement adaptés et durables. Pour cela le déploiement progressif du schéma directeur cyclable se poursuivra avec des aménagements sécurisés, cohérents et adaptés aux réalités urbaines de Digne-les-Bains », insiste Julien Di Benedetto.

  • Le vélo à l’honneur pour pédaler en roue libre à Martigues

    Le vélo à l’honneur pour pédaler en roue libre à Martigues

    Jean-Luc Hanrard est sans appel : « C’est encore trop compliqué de pédaler entre son domicile et son travail dans l’Ouest de l’étang de Berre. » En participant à la manifestation nationale « Mai à vélo », avec son association Les Vélos des étangs, le cycliste compte bien sensibiliser le public à cette problématique.

    Vendredi 8 mai, à 18h30, le vernissage de l’exposition métropolitaine itinérante l’Utopiste Cyclable sera suivi de la projection de deux films documentaires : Mécanique solidaire et When we cycle, à la Cascade. Le lendemain, le cours du 4 septembre sera interdit aux voitures, du cinéma à la rue Lamartine, pour permettre aux enfants de s’amuser à vélo en toute sécurité.

    Des connexions intercités demandées

    Le coprésident des Vélos des étangs aimerait que les élus locaux se saisissent de la question de la mobilité. « Il y a six villes à relier en urgence : Martigues, Saint-Mitre-les-Remparts, Fos, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Dans notre secteur, les routes sont larges pour que les poids lourds circulent, mais il y a très peu de petites routes. Comme il n’y a quasiment pas d’aménagement, souvent, on est obligés de prendre ces routes au trafic dense, ce qui est dangereux. »

    L’association, qui imagine des itinéraires sur son site, participe aux réunions de travail organisées dans le cadre du Plan vélo de la Métropole, mais « rien ne se passe », déplore Jean-Luc Hanrard. En 2022, l’administration affichait l’objectif d’aménager 500 km d’axes structurants et 200 km basés en grande partie sur les réseaux de Véloroutes et voies vertes. Depuis sa mise sous tutelle et les récentes élections, ces questions semblent « à l’arrêt ». Mais le président associatif attend beaucoup de ces nouveaux mandats.

    « Il y a quelques mois, la route qui longe l’A55 entre Châteauneuf-les-Martigues et La Mède a été transformée en voie centrale banalisée avec deux pistes cyclables et une voie de circulation au milieu par le conseil départemental, note-t-il tout de même. La preuve que c’est possible. »