À Avignon, l’attente n’affaiblit pas la colère

C’est le Premier ministre le plus lent pour nommer son gouvernement. Il laisse un peu couler les choses mais la colère, elle, ne disparaît pas », lance Étienne Raoul, secrétaire général Force ouvrière de Vaucluse, lors d’un point presse ce mardi 30 septembre. Et ce, à propos de la mobilisation prévue ce jeudi 2 octobre à 10h30 au départ de la place Jean-Jaurès, à Avignon.

Un propos partagé par les autres représentants de l’intersyndicale présents. « La forte colère présente dans notre société aujourd’hui, ainsi que dans nos organisations syndicales, ne peut pas être ignorée ». D’autant que, « dans les tiroirs, il y aura toujours des régressions sociales en prévision. On ne sent ni une rupture, ni de nouveaux engagements. Ce n’est pas le casting qui va changer la politique de Macron », poursuit ainsi Laurence de Villèle, secrétaire générale CGT de Vaucluse.

Le 18 septembre dernier, plus de 5 000 personnes avaient déambulé dans les rues d’Avignon et la situation n’a, depuis, que très peu évolué. « On s’attend à quelque chose dans la continuité du gouvernement précédent. Cette journée est là pour faire entendre à nouveau nos revendications », confie de son côté Sylvain Barthet, secrétaire départemental de la FSU.

« Devant nous, le ministre a reconnu qu’il était affaibli. C’est le moment pour nous de construire un véritable rapport de force, car l’argent, on sait qu’il y en a. Et ce, dans la rue, mais aussi bien sûr dans les entreprises, en bloquant la production. Ce n’est pas aux salariés de payer la dette », ajoute Étienne Raoul.

« Il faut continuer à mettre cette pression. On a tracté à Auchan Avignon Nord mercredi dernier et on a rarement reçu autant de soutiens avec de bons retours de la population. Ce qui avait été noté aussi avec des personnes mobilisées le 10 septembre qui nous ont rejoints le 18 », poursuit également Laurence de Villèle.

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