Tag: Var

  • La lecture mise à l’honneur dans le quartier de la Serinette

    La lecture mise à l’honneur dans le quartier de la Serinette

    « La lecture ça fait partie des stimulations indispensables parce que, pour l’enfant, ça organise le temps, la temporalité », explique le pédopsychiatre toulonnais Marcel Rufo. Il précise : « Au début, la prise en charge du corps concerne l’espace, puis rapidement il faut passer à la lecture et au livre, au conte, après avoir chanté les histoires pour s’endormir, les sérénades. »

    Invité d’honneur du CIL, l’auteur de l’ouvrage Être parent – pour les Nuls (First Editions) a tout de suite captivé l’auditoire réuni sur la place Béguin, pour cette première édition de la fête de la lecture organisée par le CIL de la Serinette – la Barre – les Amoureux.

    Son président, Romain Turpin, a mis en avant, lors de sa prise de parole, sa passion pour la lecture, qu’il souhaite partager avec le plus grand nombre. Il a souligné combien « elle enrichit notre culture personnelle, développe l’esprit critique et élargit nos horizons ». Une invitation, poursuit-il, à voir le monde sous un autre angle, à questionner nos certitudes et à rêver plus grand.

    De « ce trésor qui se multiplie quand on le partage », la maire de Toulon, Josée Massi (SE), en parle aussi avec ferveur : « C’est le meilleur ami de l’homme après le chien. Celui qui est le plus fidèle. Celui que vous pouvez abandonner. Vous y revenez quand vous voulez, il vous attend, il est là. » Un attachement que l’on retrouve dans la gestion de la ville par l’ancienne professeure toujours pédagogue, avec notamment l’installation de boîtes à livres dans toutes les écoles et aux quatre coins du Port du Levant. « On a six médiathèques, mais les lecteurs, il faut continuer à aller les chercher partout, comme ici dans les quartiers », conclut-elle.

    Parmi les auteurs présents, Virginie Peyre, qui poursuit sa lutte contre les violences sexuelles sur mineurs, avec son dernier livre Chut, c’est un secret (Peyre point), outil de sensibilisation contre l’inceste accessible au plus grand nombre.

    Une belle manifestation qui a attiré beaucoup de monde et éveillé les consciences de manière saine et constructive.

  • Les orages reportent aussi RC Toulon-Stade Rochelais

    Les orages reportent aussi RC Toulon-Stade Rochelais

    C’était à craindre, certainement à prévoir. Après le report d’OM-PSG et la vigilance orange pour orage, pluie et inondations émise dimanche matin, la préfecture du Var avait tout de même décidé de maintenir la rencontre de clôture de la 3e journée de Top 14 entre le RC Toulon et La Rochelle, prévue à Mayol à 21h05, à l’issue de deux points situationnels, à 15h et 18h.

    Mais, après un échauffement sous des trombes d’eau, et à l’écoute des menaçants bruits d’orage, Jérémy Rozier, l’arbitre, a d’abord décidé de reporter la rencontre de 15 minutes.

    Match reporté au 8 ou 15 novembre ?

    La situation ne se calmant pas, avec une pelouse et même des vestiaires inondés, l’homme en noir a finalement pris la décision d’annuler définitivement la rencontre, peu avant 21h30, renvoyant chez eux les 13 000 spectateurs venus se masser tout en haut des tribunes de Mayol pour s’abriter. Une décision pour laquelle les deux entraîneurs, Pierre Mignoni, pour le RCT, et Ronan O’Gara, pour La Rochelle, poussaient en coulisses depuis quelques minutes, face à un risque de blessure avéré pour leurs joueurs. Du côté de ces derniers, certains semblaient tout de même prêts à chausser les crampons. À l’image d’Antoine Frisch, sûrement impatient de retrouver le terrain après de longs mois de convalescence : « En Irlande, ça joue ! », plaisantait-il.

    Aucune date n’a encore été officialisée pour le report de la rencontre, mais celle-ci devrait se disputer le week-end du 8, ou celui du 15 novembre, durant la trêve internationale.

  • Top 14 : Le match entre le RC Toulon et La Rochelle reporté

    Top 14 : Le match entre le RC Toulon et La Rochelle reporté

    D’abord repoussé d’un quart d’heure, le coup d’envoi du match de clôture de cette 3e journée de Top 14 entre le RC Toulon et le Stade Rochelais, qui devait se dérouler ce dimanche soir, n’aura pas lieu.

    La Préfecture du Var avait pourtant décidé de maintenir la tenue de la rencontre à l’issue des deux points presse de l’après midi, à 15h et 18h. Mais face aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Stade Mayol avant le match, l’évidente impraticabilité de la pelouse et les conditions de sécurité qui n’étaient pas réunies pour les joueurs et les spectateurs a conduit l’arbitre Jérémy Rozier à prendre la décision d’annuler la rencontre.

    Aucune date de report n’a encore été officiellement annoncée, mais il se pourrait que le match se joue le week-end du 8 ou du 15 novembre, pendant la trêve internationale.

  • [Biodiversité] À la découverte des oiseaux des Salins d’Hyères

    [Biodiversité] À la découverte des oiseaux des Salins d’Hyères

    Des tadornes aux flamants roses, en passant par les sternes, les hérons ou encore les goélands : au total, près de quatre cents espèces d’oiseaux peuvent être observées dans les anciens salins d’Hyères au fil des saisons. Si certains ne sont que de passage au cours de leur migration, le site varois compte plus de 70 espèces nicheuses, dont une dizaine classées protégées en France.

    Mais les véritables vedettes de la presqu’île de Giens restent les flamants roses. Observables par milliers jusqu’à la fin de l’été, puis par centaines au cours de la saison hivernale, ces oiseaux doivent la coloration si particulière de leur plumage à une alimentation composée de plancton, d’algues et de petits crustacés contenant des pigments caroténoïdes. À leurs côtés, les limicoles, autres espèces phares de la saison appartenant à l’ordre des charadriiformes, fouillent les vasières pour y puiser toutes sortes de petits invertébrés. Le caractère sursalé, humide et vaseux des salins en fait un environnement privilégié pour l’épanouissement et la prolifération de ces espèces.

    Un espace naturel hautement protégé

    Longtemps consacrés à la pêche et à la production de sel, les Salins d’Hyères ne deviennent une réserve biologique qu’au début du siècle. Alors que ses activités industrielles prennent progressivement fin entre les années 70 et 1995, le Conservatoire du littoral en fait l’acquisition en 2001 avec pour objectif de protéger sa faune et sa flore, menacées à l’époque par des projets immobiliers. La richesse écologique des Salins d’Hyères, en effet, ne se limite pas à ses oiseaux : les 800 hectares de marais salants abritent également diverses espèces de poissons, d’insectes et de petits mammifères, ainsi que des centaines d’espèces de plantes, dont certaines variétés d’orchidées sauvages particulièrement rares en Méditerranée.

    Depuis 2004, la gestion des deux zones du site (le Salin des Pesquiers et les Vieux Salins) est assurée par la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée, qui met un point d’honneur à développer des actions tant en termes de sauvegarde de son patrimoine que d’éducation à la biodiversité dans son ensemble.

    Les visites proposées, au tarif de 7 à 12 euros, s’inscrivent pleinement dans cette démarche de mise en valeur. À travers un parcours de marche accessible à tous les publics et grâce à des équipements adaptés (jumelles, longues-vues, marchepieds pour les enfants), les guides spécialisés de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) invitent petits et grands à venir observer et mieux comprendre les espèces qui peuplent cette réserve ornithologique d’exception.

    Prochaines dates des visites guidées : lundi 22 et samedi 27 septembre au Salin des Pesquiers et mercredi 24 septembre aux Vieux Salins, de 8h45 à 10h45 — sous réserve de conditions météo favorables. Réservation obligatoire sur provencemed.com.

  • Tom Baldetti : « La justice et l’égalité c’est dans mes gênes »

    Tom Baldetti : « La justice et l’égalité c’est dans mes gênes »

    Tom Baldetti : Je suis un humoriste originaire de Toulouse installé à Paris depuis 5 ans maintenant, j’y suis en spectacle toutes les semaines et en tournée dans toute la France actuellement.

    Vous avez explosé sur les réseaux avec le personnage de la Sardine, comment est venue l’idée ?

    T.B. : C’est un personnage que je fais à mes amis depuis petit et que j’ai décidé de mettre en scène sur les réseaux sociaux dans l’objectif de remplir ma salle de spectacle. Il s’avère que ce personnage a pris un peu d’ampleur, c’est grâce à lui que le grand public me découvre mais ce n’est pas ce que je suis dans mon entièreté. Il incite les gens à venir me voir en spectacle et c’est là que l’on découvre ce qu’il se passe dans ma tête.

    Quelle est la différence entre la Sardine et Tom Baldetti ?

    T.B. : La Sardine est peut-être une partie de moi qui dit des choses un peu absurdes avec un parler qui lui est propre et notamment l’accent marseillais. Moi je suis quelqu’un de plutôt sensible qui parle de sujets assez personnels avec des anecdotes qui sont quand même faites pour que tout le monde puisse s’identifier, que chacun puisse se repérer dans toutes ces histoires et la Sardine vient agrémenter tout ça de manière un peu… piquante !

    Pourquoi avoir un tel attachement à Marseille et à son accès ?

    T.B. : D’une manière générale je suis très attaché au Sud, bien que je vienne du sud-ouest (rires). Mon père est originaire de Marseille et j’ai toujours aimé la région, l’accent, les gens. Tout ce qui touche à cet endroit de la France. Pour moi c’est un hommage à cette ville et à cette région que j’apprécie tout particulièrement.

    Au-delà de l’accent marseillais vous faites aussi l’accent québécois et russe. C’est une passion l’imitation ?

    T.B. : Disons que ça me fait beaucoup rire donc je le fais et je m’amuse. C’est quelque chose qui me vient de mon père, on faisait ça à longueur de journée quand j’étais petit et ça m’amuse toujours autant donc si ça fait rire, tant mieux !

    Vous avez beaucoup de dates dans le Sud dans le courant de l’année et en 2026, ces dates ont-elles une saveur particulière pour vous ?

    T.B. : Avant même d’être confronté à une certaine notoriété j’aimais particulièrement m’y produire parce que les gens sont beaucoup plus chaleureux dans la vie d’une manière générale et dans les salles de spectacle. Dans les réactions, les rires… Ils sont moins coincés que dans d’autres régions. C’est vrai qu’à Paris ils ont quand même un petit balais dans le cul, pour être le plus franc possible. Les gens sont chauds et c’est aussi pour ça qu’on se met une pression différente.

    Il y en a plus de pression ?

    T.B. : Bien sûr ! Il y en a à chaque fois mais d’autant plus dans cette région parce que le personnage, parce que les réseaux sociaux etc. Ils ont certainement une attente particulière et l’idée c’est d’être à la hauteur de ce qu’ils attendent et jusque-là j’ai l’impression d’avoir fait le travail. Ils sont contents de découvrir vraiment qui je suis au final…

    Justement à quoi on doit s’attendre en venant voir « Tome 1 » ?

    T.B. : C’est un spectacle autobiographique car c’est le premier, c’est de l’humour de situation. C’est une ode à ma famille, mon rapport à la parentalité, mon prisme entre l’âge adulte et l’adolescence parce que je suis adulte selon l’aspect juridique mais dans ma tête je suis loin de l’être et toutes ces anecdotes me racontent.

    Dans l’un de vos sketchs vous vous moquez d’Eric Zemmour et des racistes, quel regard portez-vous sur la montée des extrêmes en France ?

    T.B. : De manière générale je suis contre et pas qu’en France. Je suis pour l’égalité à tous les niveaux, pour la paix et la justice. Je ne pense pas que tout cela soit propice avec la montée des extrêmes qui effectivement montent beaucoup en France. J’essaie de m’engager sur certains de mes sketchs mais c’est quelque chose qui fait partie de moi.

    A contrario, dans l’une de vos chroniques sur France Inter vous parlez de votre grand-mère soixante-huitarde avec beaucoup de tendresse, La France est dans la rue en ce moment pour plus de justice et d’égalité. Qu’en pensez-vous ?

    T.B. : Je soutiens tous ces mouvements, je suis le premier à rejoindre ces manifestations d’ailleurs, c’est ancré en moi. Je sais que je ne suis pas le plus engagé dans ce que je dis et dans ce que je fais mais c’est dans mes gênes, dans ma famille depuis toujours. Je viens d’une famille engagée et militante et moi je suis dans cette lignée-là.

    Une punchline qui reflète bien Marseille et le Sud ?

    T.B. : Je suis empégué ! C’est pas mal ça (rires)

  • Top 14 : Un premier gros test pour le RC Toulon face à La Rochelle

    Top 14 : Un premier gros test pour le RC Toulon face à La Rochelle

    Si le RCT a réussi ses débuts dans son antre – et son début de saison -, sa victoire face à Castres samedi dernier (16-12) s’est construite dans la douleur et sans grande maîtrise. « Il faudra changer ce qu’on a fait en fin de match, garder notre solidarité, mais changer le déplacement de nos avants, le territoire… On s’est mis sous pression. Même si le ballon glisse, il faut le tenir un peu plus, mettre les adversaires sous pression. On a aussi perdu trop de ballons. Il faut remonter nos standards un peu partout car on sait qu’on est passé entre les gouttes », analyse Pierre Mignoni, lucide.

    Mais ces débuts poussifs à Mayol, ses joueurs y sont habitués, à l’image de la saison dernière (victoire 30-28, déjà face à Castres) ou de la précédente (victoire 19-14 face à Bayonne). « C’est un peu notre routine » se remémore Esteban Abadie, de retour ce week-end après avoir manqué le début de saison pour un petit pépin. « On a joué sur la retenue, on n’a pas réussi à mettre notre jeu en place. Castres est venu avec de grosses intentions et a réussi à nous contrer. Il faut qu’on occupe plus et surtout qu’on ait plus de possession, car on ne peut pas défendre pendant 60 minutes. Mais le groupe est bien et doit surfer sur la dynamique de ces deux victoires. »

    Pour cela, Pierre Mignoni, qui sera privé de Mathias Hallagahu pendant de longs mois (lire par ailleurs), pourra compter sur plusieurs retours, dont celui de son 3e ligne international, qui a réalisé « un rêve de gosse » et « engrangé beaucoup d’expérience » en affrontant les All Blacks cet été lors de la tournée des Bleus. Sur son apport en touche, mais pas que : « il peut nous aider là-dessus, mais je ne veux pas qu’on l’identifie qu’à ça. Je veux aussi qu’il soit dans le lien avec les trois quarts, qu’il ferraille. »

    Autre retour, celui d’Antoine Frisch, dans le groupe pour la première fois depuis sept mois : « On ne voulait pas changer les centres de suite. Il sort d’une saison à oublier, il est prêt, il s’agit de choix. Il aura des opportunités, à lui de montrer », explique son coach, qui récupère aussi Charles Ollivon, enfin apte après de longs mois de convalescence, même s’« il n’y a rien de définitif le concernant. »

    Et au-delà de ces retours, le collectif toulonnais misera aussi sur ses éléments en forme, comme Gaël Dréan, auteur d’un gros début de saison après avoir connu quelques problèmes personnels à la fin de la dernière : « C’est le même que l’an dernier. Il est arrivé de Nationale il y a trois ans. Il a fait des progrès car il travaille énormément. Il doit encore progresser sur les ballons longs. Il a de la vitesse, du talent. Comme on n’a pas de facteur X, je pense qu’il en fait partie », soutient Pierre Mignoni, qui serait bien heureux de voir son ailier lui donner raison dimanche.

  • C’est l’heure de la reconnexion à La Seyne

    C’est l’heure de la reconnexion à La Seyne

    « Une reconnexion profonde à la nature »

    Créée fin 2024 et soutenue par un comité international de scientifiques, artistes et éducateurs, ReconnectNature souhaite « favoriser une reconnexion profonde à la nature et promouvoir une transition écologique systémique en mêlant art, science et éducation ». Partant du constat qu’« un tiers des enfants de 8 à 12 ans ne savent plus distinguer une figure d’une courgette » ou encore que « dans le Var, moins de 10% de l’alimentation est produite localement », elle invite à créer des synergies entre acteurs engagés mais « souvent isolés », dans l’optique de « réussir la transition écologique, sociale et économique ».

    Pour ce faire, l’association insiste sur l’importance de créer des liens « avec la nature, entre générations et disciplines, d’entraide et de coopération », afin que l’environnement devienne une source d’inspiration plutôt que d’anxiété. Elle promeut ainsi l’approche dite des « 5 chemins » (contact, émotion, sens, compassion, beauté) et collabore pour l’événement avec… Jean-Louis Masson – homonyme du président du département, artiste engagé dans les transitions – qui adapte son concept « À Travers Champs », consistant lui aussi à relier les acteurs engagés.

    Au-delà des discussions entre acteurs, qui auront lieu de 9h à 17h, le grand public, des plus aux moins jeunes, est également invité à participer, de 13h30 à 16h30, avec une balade animée, des stands d’informations et un atelier land art (conception d’œuvres avec des matériaux naturels). Afin que chacun puisse entamer sa reconnexion.

    Infos sur reconnectnature.org

  • Un homme menaçant et armé d’une machette abattu

    Un homme menaçant et armé d’une machette abattu

    Jeudi après-midi, peu après 16h30, un homme a été abattu par les policiers de la Seyne-sur-Mer, dans le quartier Berthe. L’individu aurait été vu en train de déambuler avec une machette à la main. Il aurait également menacé et giflé des enfants de 10 ans devant l’école maternelle Pierre Semard.

    Les policiers de la Brigade Spécialisée de Terrain de la Seyne-sur-Mer, prévenus par une mère de famille, sont rapidement intervenus et ont tenté de maîtriser l’individu, à proximité du Collège Henri-Walon. Celui-ci proférant des propos incompréhensibles et se montrant toujours agressif et menaçant au moyen de son arme, et ce, même après avoir subi deux tirs de taser, les policiers ont ouvert le feu en sa direction à six reprises, dans le jardin d’une maison désaffectée, tentant, selon les informations transmises par le procureur de la République de Toulon, d’atteindre le suspect au niveau des jambes. Malgré l’intervention des sapeurs pompiers, qui ont tenté de le réanimer, l’homme est décédé quelques minutes plus tard.

    Deux enquêtes ouvertes par le procureur

    Aucun policier n’a été blessé et le suspect ne serait pas entré en contact avec les élèves de l’établissement scolaire tout proche. Pour l’instant, aucune information concernant son profil, son âge, ses antécédents judiciaires ou toute prise de substance psychoactive n’a pu être confirmée. Pas davantage que les motivations de l’individu.

    Le Procureur de la République de Toulon a décidé d’ouvrir deux enquêtes pour établir les circonstances de ce drame : la première pour les violences commises par le suspect à l’encontre des policiers, confiée à la division de la criminalité territoriale de la Direction interdépartementale de la Police nationale du Var (DIPN). La seconde, confiée en co-saisine à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) et au cabinet de discipline du directeur interdépartemental de la Police nationale, sur les circonstances de l’ouverture du feu par les fonctionnaires de police.

  • Debout à Toulon pour le progrès social et le bien commun

    Debout à Toulon pour le progrès social et le bien commun

    « La casse des services publics ? En tant qu’enseignante je suis bien placée hélas pour vous en parler », commence Carine Siviliano (FO) en pointant qu’« avec 30 à 40 gamins par classe on ne peut plus faire le boulot comme on le faisait avant ». Et de poursuivre, remontée : « C’est exactement comme dans les hôpitaux, quand tu as 75 patients pour deux infirmiers sur un étage… Le soir quand ils rentrent chez eux, ils peuvent avoir fait tout ce qu’il leur était possible, n’empêche qu’ils n’ont pas correctement accompli leur mission faute de moyens. »

    « Un mouvement comme ça, ça donne toujours de l’espoir, en tout cas c’est le moment ou jamais », conclut-elle, ragaillardie par la belle participation qui s’annonce et en rêvant déjà à « une grève générale ».

    « Je suis là parce que je pense que la société va très très mal et que ça fait des années que la situation s’enlise. On a moins d’argent, on peut moins vivre », s’indigne Lætitia, qui se revendique comme apolitique et non syndiquée. Et d’ajouter : « Éduquer la jeunesse et soigner les citoyens ça devrait être leur priorité, alors que c’est un naufrage total. On se tire une balle dans le pied et on saborde l’égalité des chances. »

    Il y a déjà du monde sur la place de la Liberté. Même si une partie des manifestants sont rassemblés devant le commissariat central pour protester contre l’arrestation d’une rare violence de deux lycéennes en fin de matinée devant Dumont d’Urville alors qu’ils organisaient avec leur camarade une opération de blocage partiel. La police a jugé l’une de leurs pancartes insultante à son égard.

    « On est là aussi pour mener la lutte antifasciste en réaction à tous ces mouvements d’extrême droite qui montent en Europe et sur l’emprise de cette idéologie jusque dans le macronisme », nous expliquait Issem, l’une des jeunes filles placées en garde à vue. Nous l’avions rencontrée tôt le matin devant l’établissement. Maxence, 19 ans, lance : « C’est bien qu’on soit là tous ensemble contre ce système ultra-capitaliste. Il faut taxer les riches ! Quand on voit dans quel état sont les hôpitaux, il y a de quoi se révolter. Ma mère travaille dans une maison de retraite, c’est pareil, elle galère. »

    « Nous aussi, on a le droit à un avenir », clame Julia en fustigeant les injustices sociales et l’inaction climatique. La jeunesse est dans la rue.

    Le secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var Richard Roméo-Giberti livre son analyse : « C’est une journée de mobilisation qu’on a souhaité implanter dès ce matin dans les entreprises pour aller au contact des salariés et leur faire reprendre conscience que le seul moyen d’impacter le capital qui est arrosé à coups de milliards d’euros par l’État pour un résultat proche du zéro, eh bien c’est de faire grève. » Pour le responsable syndical, « la séquence qui s’ouvre si on reste sur les mesures annoncées par feu François Bayrou cet été, ça va conduire à moins de lits à l’hôpital, moins de vie sociale, moins de solidarité devant les aléas de la vie ».

    Un beau cortège est à présent formé. « Ça montre qu’il y a une exaspération forte et une volonté de défendre nos conquis sociaux et particulièrement la Sécurité sociale », constate Brigitte Cheinet (CGT-retraités). « À chaque déclaration de nos gouvernants, on touche un peu plus le fond et on nous promet de nous faire payer tous les dégâts commis par les classes dirigeantes de ce pays depuis des années », tempête Alain Tournay le secrétaire départemental de la FSU, en expliquant que pendant ce temps les services publics sont saccagés. Et de conclure : « Dans l’éducation on a eu 6 et bientôt 7 ministres en l’espace de quelques années avec à chaque fois l’objectif non pas d’investir dans l’Éducation nationale mais de faire des économies. Chaque année, c’est à peu près 2 000 à 3 000 postes qui sont supprimés dans l’Éducation nationale.

    « Hôpitaux saturés, classes surchargées, transports dégradés… Les inégalités explosent et de plus en plus de familles basculent sous le seuil de la pauvreté », a rappelé Jean Innocenzi (CFDT) lors de la prise de parole de l’intersyndicale. « Alors pas question que les travailleurs et les plus précaires, qui servent toujours de variable d’ajustement, paient les frais d’une politique qui sacrifie délibérément le bien commun, les services publics et l’avenir des jeunes au bénéfice d’obscurs intérêts privés et financiers », conclut-il.

    « Le seul moyen d’impacter
    le capital c’est de faire grève »

  • Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    En conférence de presse, ce mercredi à Marseille, le président du Medef Sud, Stéphane Benhamou, a décidé d’envoyer les pieds à l’encontre de différents partis de gauche, sur fond de débat autour du budget et des consultations du Premier ministre, Sébastien Lecornu. « La démagogie, le clientélisme, l’incurie et l’inculture des politiques, notamment LFistes, m’insupportent de plus en plus. Raconter à ce point des bêtises, ce n’est pas possible ! », entame-t-il, visiblement remonté. Il fait notamment référence au passage d’Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sur BFMTV, le 11 septembre dernier, qui s’était pour le moins emmêlé les pinceaux à propos du fonctionnement de la taxe Zucman. « LFI, Mélenchon, Coquerel… Ils surfent sur les angoisses des gens qui ne voient pas de perspectives et qui considèrent que faire payer les riches peut apporter des réponses à leurs difficultés, ce qui est totalement faux », développe Stéphane Benhamou. Il s’attaque également à l’économiste Gabriel Zucman et ses soutiens. « Ce nouvel économiste… Un pikettyste punaise ! [sic, référence à l’économiste classé à gauche Thomas Piketty] Il n’a jamais vu une entreprise. Il ne sait pas faire la différence entre un résultat d’exploitation et le patrimoine virtuel. » En passant, le PS en prend aussi pour son grade puisque l’entrepreneur varois dénonce ses « gesticulations ». « On ne peut pas se revendiquer élu de la république et tenir des propos clientélistes comme ça », tacle-t-il, accusant les socialistes de « surfer à 6 mois des municipales ». En bref, Stéphane Benhamou suit les traces de Patrick Martin, président du Medef, dans sa montée au créneau contre une potentielle reprise de mesures proposées par la gauche par le nouveau Premier ministre.

    « Ils veulent la stabilité fiscale »

    Mais il va bien plus loin dans son raisonnement, dressant un cordon sanitaire à l’encontre de LFI : « Je reconnais le travail des élus locaux et régionaux, de toutes couleurs politiques confondues, à l’exception de LFI. » Par contre, il n’a visiblement aucun problème à tendre l’oreille en direction d’élus d’extrême droite. « Je discute très régulièrement avec des députés du RN, tous me disent qu’ils veulent la stabilité fiscale, qu’ils demandent à ce que les entreprises ne soient pas davantage taxées », explique-t-il sans sourciller. De quoi contraster avec la position de son prédécesseur, Jean-Louis Maurizi, qui pointait un « programme économique vide et [qui] n’a aucun sens » du côté du RN lors des dernières élections européennes. Après l’invitation de Jordan Bardella à l’université d’été de l’organisation patronale, espérons que le grand patronat ne reprenne pas des positions que l’on croyait révolues depuis 1944…