Tag: Var

  • Mieux connaître les chiens de protection

    Mieux connaître les chiens de protection

    Si vous êtes un amateur de sport nature, vous êtes peut-être tombé nez à nez avec un patou, un chien de protection de troupeaux. Ces chiens imposants (jusqu’à 80 cm au garrot et 75 kg) ont de quoi effrayer, se montrant agressifs avec les individus étrangers et très protecteurs à l’égard des troupeaux. Un randonneur a ainsi été gravement blessé par quatre patous dans les Hautes-Alpes en octobre.

    Depuis le retour des loups en France en 1992, ils constituent le meilleur moyen pour garder les troupeaux face à ces animaux « inoffensifs pour l’homme », dont certains « n’ont jamais attaqué un troupeau. Ils s’entretuent s’ils ne sont pas de la même meute. Une meute peut donc être un moyen de protection si elle est inoffensive », affirme Manon Rolet, de Terre de Vie et Nature.

    Pour éviter tout problème avec ces chiens « d’instinct, qui ne connaissent que la bergerie » et qui « sont perdus s’ils ne sont pas entourés d’animaux », comme l’explique Céline Troin, éleveuse bergère à Solliès-Toucas, des réflexes simples s’imposent. Au contact des troupeaux, il faut rester calme, éviter les gestes brusques (mains ou bâtons en l’air par exemple), signaler sa présence au chien, contourner le troupeau, en faisant face au chien sans le regarder dans les yeux, lui parler pour l’apaiser et mettre un objet entre vous et lui. Il est conseillé de se renseigner sur sa présence et de ne pas se balader seul. Si vous êtes à vélo, descendez et positionnez-vous derrière.

    Si vous êtes avec un chien domestique, le tenir en laisse mais le lâcher si conflit « car sa posture, sans aller jusqu’au combat, va vous protéger », appuie Manon Rolet. De même, si votre enfant entre en contact avec le chien, essayez d’attirer l’attention de l’animal et évitez de lui tourner le dos car vous devenez vulnérable. Il ne faut surtout pas l’agresser car il va se montrer plus agressif avec les prochains humains croisés, et ne pas lui donner à manger, ou le caresser, « car il peut prendre ça comme signe de domination, ou au contraire aller demander des caresses ou à manger à tous les promeneurs », prévient Manon Rolet.

  • La Valette en Action fustige des carences de sécurité

    La Valette en Action fustige des carences de sécurité

    Le parvis et les bâtiments de l’espace culturel Albert-Camus fleurent bon les années 1970. Problème : 61 ans après sa construction, en 1964, la vétusté du lieu, symbolisée d’emblée par la piscine désaffectée qui se trouve devant, n’apparaît pas moins éloquente lorsqu’on pénètre dans l’enceinte. L’humidité a gagné murs et plafonds et l’accueil du public n’est pas au niveau des attentes, notamment pour les personnes à mobilité réduite, qui ne bénéficient que d’un simple monte-charge menant à un parking… fermé depuis 2021 pour des risques de départ de feu.

    Signalements au procureur et au préfet

    En 2020, la commission communale de sécurité avait préconisé la fermeture de plusieurs ERP sur ces lieux : la médiathèque, le cinéma-théâtre, les archives, le parking et les salles Costagutta et Henri-Guérin, comme en témoignent les procès-verbaux, rédigés par des membres du Sdis. En 2024, une nouvelle commission a confirmé ces constats. Mais ces PV, « dont on a eu connaissance qu’il y a dix jours », indiquent Olivier Lutersztejn et Lucien Lesur, conseillers municipaux La Valette en Action, n’ont qu’une valeur consultative. Les lieux restent donc ouverts, exceptés le parking et les archives. La mairie précise avoir réduit « la jauge du cinéma à 50% », renforcé le personnel de sécurité et réalisé des travaux (mur coupe-feu et isolation des installations électriques du parking, changement des portes de secours, révision des installations électriques et du désenfumage).

    Du côté de La Valette en Action, on milite pour la destruction de l’édifice – que la mairie prévoit de rénover pour un montant de 12 M d’euros – et le transfert des activités vers d’autres lieux. « Au vu de la situation, nous quittons le jury du comité de réhabilitation. Tout est à revoir. Il y a de l’amiante et du plomb partout, et avec les fuites d’eau et les installations électriques vétustes, le risque d’incendie est majeur, et les alarmes n’étant pas reliées entre elles, s’il y a le feu au parking, elles ne sonnent pas au cinéma. De plus, le seul accès au cinéma-théâtre n’est pas conforme à la loi handicap de 2005 », détaillent d’une seule voix les deux conseillers municipaux. « Des experts ont étudié les PV et nous ont dit qu’on pourrait déposer une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui », précisent-ils, ce qu’ils ne feront pas, préférant d’abord réaliser un signalement au procureur de la République de Toulon et au préfet du Var.

  • L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    Avec près de 30 prélèvements par an, la Coordination hospitalière des dons d’organes et de tissus du Centre hospitalier intercommunal de Toulon -La Seyne-sur-Mer (Chits), aux côtés des équipes médicales, chirurgicales et soignantes, joue un rôle crucial dans l’organisation des activités de prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffes. « La coordination du don d’organes du Chits a été créée en 2000 pour recenser tous les donneurs potentiels d’organes et de tissus, d’accueillir et accompagner les proches, d’organiser les prélèvements, de former les professionnels de santé, d’informer le grand public. Et également, d’être dans un réseau avec d’autres lieux de soins, l’hôpital d’Hyères, l’hôpital Sainte-Anne, l’hôpital de Brignoles et les cliniques », détaille Yann Le Bras, directeur du Chits.

    Une coordination qui a permis, en 2024, 102 prélèvements d’organes et 182 prélèvements de tissus au Chits, qui s’est récemment doté d’une nouvelle salle de prélèvements. « Derrière cela, il y a bien sûr des réalités humaines, mais ces chiffres montrent l’activité et un élément très fort d’engagement des équipes », salue Yann Le Bras. C’est pourquoi le Chits a formalisé son engagement, vendredi, en signant, aux côtés du « Collectif Greffes+ », une charte faisant de l’hôpital un ambassadeur du don d’organes, afin d’intensifier la sensibilisation de l’ensemble de son personnel, des patients et des visiteurs.

    « Devenir ambassadeur du don d’organes est pour nous un élément majeur. C’est participer à un mouvement solidaire national permettant de sauver des milliers de vies chaque année », se félicite Yann Le Bras. Un pas de plus pour un hôpital déjà engagé dans cette démarche depuis 25 ans : « Cela marque l’intensification de l’effort de notre établissement pour sensibiliser l’ensemble de la communauté hospitalière, ainsi que les patients et visiteurs. » « Quelle plus belle chose que de donner la vie, mais quelle plus belle chose aussi que de redonner la vie à des personnes qui sont en attente d’un organe et qui souvent décèdent avant », appuie Dominique Andreotti, pneumologue et adjointe à l’action sociale à la mairie de Toulon.

    2 à 3 décès chaque jour

    en France faute de dons

    Il faut tout de même rappeler que nous sommes tous, de fait, présumés donneurs d’organes par la loi, sauf opposition de notre vivant. Cependant, celle-ci prévoit aussi que les proches des défunts soient systématiquement consultés. Mais bien que plus de 80% des Français y soient favorables, moins d’une personne sur deux en a parlé, si bien que leur volonté ne peut être respectée. Dans un tiers des cas, les proches, dans le doute, s’y opposent, et le prélèvement ne peut avoir lieu. « Peu importe ce qu’on en pense, il faut que chacun interroge autour de soi et se pose la question, petit et grand, car il n’y a pas de minimum d’âge pour le prélèvement d’organes, et on peut prélever jusqu’à 90 ans. Il faut aussi se sentir concerné par la solidarité humaine, avoir envie de donner ce qui ne nous a servi et ne nous servira plus », martèle Odile Desrue médecin coordinateur du don d’organes et de tissus, qui rappelle qu’il y a « 20 000 demandeurs chaque année en France, et ce nombre tend à augmenter petit à petit, car on greffe moins de gens qu’il y en a sur liste d’attente. Chaque jour, deux à trois personnes meurent en attente d’organe. »

    Cependant, la situation s’est légèrement améliorée ces dernières années, même si le chemin reste encore long, passant par l’éducation, mais aussi, certainement, par des décisions législatives : « Le Covid a fait beaucoup de mal à la greffe et au don, mais on remonte petit à petit les chiffres, et on a passé la barre des 6 000 greffes en 2024. On espère continuer à progresser, mais ça ne va pas aussi vite que la demande. 80% des Français sont pour mais le taux de refus est de 36%. En Espagne, où le don a été inscrit dans la citoyenneté, il y a 20% de refus », souligne le docteur Desrue.

  • Châteauvallon et la soif d’apprendre

    Châteauvallon et la soif d’apprendre

    En préambule, une maxime de Maria Montessori, mère de l’éducation positive, qui indiquait qu’« une manière de mesurer la pertinence d’un modèle éducatif est le niveau de bonheur d’un enfant ». Mais trouve-t-on vraiment le temps de cultiver ce bonheur d’apprendre dans notre quotidien ? Comment libérer ce goût de la connaissance dès l’enfance, puis tout au long de la vie ? Comment enseigner à celle ou à celui qui n’a pas envie d’apprendre ? Et de quelle manière marier plaisir, effort, compétition et transmission sans angélisme éducatif ?

    Théâtre, conférences, jazz…

    L’arrivée fracassante dans nos vies d’internet, et plus récemment de l’intelligence artificielle, conduit ainsi à une autre interrogation : est-il encore nécessaire d’approfondir nos connaissances ? Tout l’enjeu devient-il d’aiguiser notre travail intellectuel et d’exercer un esprit critique ?

    Des questions qu’aborde la programmation de ce théma, qui propose, ce week-end, la pièce de théâtre L’Écriture ou la vie, de Jorge Semprùn, résistant communiste espagnol, déporté à Buchenwald durant la Seconde Guerre mondiale, qui s’est interrogé sur la nécessité vitale d’écrire et transmettre la douloureuse mémoire à la Libération. Toujours au théâtre, du 12 au 20 novembre, Bérengère Warluzel porte au plateau la voix et la pensée de Maria Montessori, avec l’appui de Charles Berling, directeur de Châteauvallon-Liberté.

    Le 20 novembre, quatre spécialistes de l’éducation se réuniront autour d’une table ronde sur le thème « Quelles alternatives pour transmettre la soif d’apprendre ? » L’une d’entre elles peut être l’art, comme veillera à le démontrer la Nuit du Jazz, orchestrée par le saxophoniste Raphaël Imbert le 5 décembre, qui s’articulera autour d’une conférence suivie d’un concert. Le théma se conclura par la soirée des 60 ans du lieu extraordinaire qu’est Châteauvallon par la soirée projection « Do you know Châteauvallon ? », alors que l’exposition « Récréations » du photographe James Mollison, se poursuivra jusqu’au 20 dans le Hall du Théâtre Liberté.

    Programme complet sur chateauvallon-liberté.fr

  • La Valette, les salariés de Primark font progresser la CGT de huit points

    La Valette, les salariés de Primark font progresser la CGT de huit points

    On fait une belle progression en passant de 17% à 25% », se félicite Anaïs Pascual, la secrétaire générale du syndicat CGT de Primark. Les élections professionnelles viennent en effet de voir progresser de 8% la Confédération générale, qui se retrouve donc dans la boîte avec cinq élus titulaires et cinq élus suppléants au Comité social et économique (CSE). L’instance représentative du personnel a pour rôle la défense l’emploi et les conditions de travail des salariés, veiller à la préservation de leur santé et de leur sécurité, mais aussi s’assurer du respect du droit du travail.

    Une augmentation qui vient récompenser tout le travail sur le terrain d’écoute et d’accompagnement mené dans les 30 magasins de l’enseigne ainsi que les combats engagés pour s’opposer à la pression de la direction sur la force de travail afin de réduire les coûts au détriment des personnels. « Et ça montre la confiance que nous accordent nos collègues », poursuit la responsable syndicale.

    La lutte continue

    Elle déplore en revanche la manœuvre orchestrée pour passer d’un CSE par région à un CSE aujourd’hui national avec la perte d’élus de proximité qui avait compétence, insiste la secrétaire générale, d’emmener l’employeur au tribunal ce que n’ont pas les simples délégués du personnel.

    Et de préciser : « Ça a été décidé et signé par la CFTC qui était le syndicat majoritaire. Le syndicat maison qui a à sa tête le directeur adjoint, alors que nous, on demandait le retour à un CSE par magasin au plus proche des salariés et surtout pour pouvoir emmener chacun des magasins au tribunal si on avait à faire des actions juridiques. » La syndicaliste ajoute : « Ça indique aussi au patronat qu’il va falloir nous écouter un peu plus. »

    En tout cas cette progression, assure Anaïs Pascal, vient renforcer la détermination du syndical à poursuivre la lutte et donne confiance aux salariés. De quoi reprendre la bagarre contre des conditions de travail très dégradées du fait d’un sous-effectif chronique organisé. La secrétaire générale de la CGT Primark La Valette pointe en plus l’arrivée des caisses automatiques qui va s’opérer par le non-renouvellement des postes. « Donc, ça fait des années qu’on travaille en étant toujours moins. Et là, ça va continuer », peste-t-elle.

    Et cela bien sûr, toujours pour un salaire de misère : « On continue à faire le travail de deux ou trois tout en étant payé au Smic. » À suivre, donc.

  • Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    La donne était simple pour le RC Toulon : une victoire ce samedi après-midi face à la Rochelle lui permettait de prendre la deuxième place du Top 14, face à une équipe qui, elle, pouvait même prendre la tête en cas de victoire bonifiée. Un défi périlleux eu égard à l’historique récent entre les deux équipes, les coéquipiers de Dillyn Leyds s’étant imposés lors de cinq des dix dernières confrontations à Mayol.

    D’entrée, le match est très engagé, les mauls se succédant au détriment du jeu au pied. Et à ce jeu-là, ce sont les Varois qui se mettent en évidence les premiers. Sur une touche à quelques mètres de l’en-but, le groupé pénétrant du RCT est conclu par Ollivon, mais l’arbitre refuse l’essai pour un écran sur le maul, sanctionnant néanmoins une faute préalable de Skelton. Mêlée introduction toulonnaise à venir, on écarte vers l’aile, et Jaminet conclut, cette fois, sans contestation (5-0, 9e).

    Alors en supériorité numérique, Favre écopant d’un carton jaune pour accumulation de fautes rochelaise, les hommes de Mignoni, comme trop souvent, n’en profitent pas, Jaminet relâchant une balle de doublé à quelques mètres de la ligne (19e), après une pénalité manquée par Hastoy (17e). Mais quelques minutes après le retour de Favre, le break est fait grâce au quatrième essai en trois matches de l’homme en forme du RCT, Mathis Ferté, trouvé en bout de ligne (12-0, 21e).

    Les Rouge et noir paraissent prendre l’ascendant. Et alors qu’on semble proche d’un troisième essai, les Maritimes reviennent dans le match grâce à Cancoriet, en force, après un 50-22 gagné par Hastoy (12-7, 29e). De quoi installer le doute dans les têtes des coéquipiers de Charles Ollivon, qui plient à nouveau quatre minutes plus tard, mais l’essai est refusé pour une obstruction de Lavault. Cet avertissement sans frais passé, Toulon se remet en ordre de bataille. Et sur la sirène, Ribbans s’infiltre et inscrit un nouvel essai qui permet aux siens de rentrer aux vestiaires avec un peu plus de sérénité (17-7, 40e).

    Toulon fait mieux que résister
    Dès l’entame du second acte, et après avoir manqué deux de ses trois coups de pieds en première période, Jaminet offre trois points supplémentaires au RCT (20-7, 45e). L’ancien toulousain est en feu, et fait parler sa vitesse, dans la foulée, pour aller conclure, de justesse, un coup de pied à suivre de Smaïli (27-7, 47e).
    Le bonus offensif provisoirement en poche, Mayol est surchauffé. Et dans ces conditions, les joueurs de la Rade semblent désormais intouchables. Ils font à nouveau parler la puissance sur une touche menée au bout par Priso (34-7, 59e). Touché mais pas coulé, les hommes de Ronan O’Gara réagissent par Leyds (34-14, 68e).
    Il reste alors 13 minutes à tenir pour conserver le bonus offensif. Et les choses se compliquent lorsque Nonu écope d’un carton jaune (75e). L’air, si doux il y a quelques minutes, devient irrespirable. Mais à 14, le RC Toulon fait mieux que résister. Et a l’envi, Dréan, en bout de ligne, porte l’estocade (39-14, 80e). Mayol exulte. Mission réussie pour le RCT, désormais dauphin d’un Stade Toulousain qui ne le devance qu’à la différence de points.
    RC Toulon 39 – 14 Stade Rochelais (MT : 17-7)
    3e journée de Top 14 (match en retard du 21 septembre)
    Samedi 8 novembre, 16h30
    Stade Félix-Mayol, Toulon, 16 749 spectateurs
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points RCT : 6E Jaminet (9e, 47e), Ferté (21e), Ribbans (40e), Priso (59e), Dréan (80e) ; 3T Jaminet (21e, 47e, 59e) ; 1P Jaminet (45e)
    Points la Rochelle : 2E Cancoriet (29e), Leyds (68e) ; 2T Hastoy (29e, 68e)
    Cartons jaunes : Favre (9e) pour la Rochelle ; Nonu (75e) pour Toulon
    RC TOULON : Brennan (Priso, 41e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Ametlla, 69e) ; Ribbans, Alainu’uese (Javakhia, 64e) ; Ludlam (Mercer, 56e), Abadie, Ollivon (c) (Ludlam, 76e) ; Serin (Le Bail, 72e), Garcia ; Ferté, Sinzelle, Smaïli (Cowie, 61e), Dréan ; Jaminet (Nonu, 64e)
    LA ROCHELLE : Kaddouri (Luaki, 68e), Lespiaucq (Sutidze, 58e), Sorin (Kuntelia, 45e) ; Lavault, Skelton (Kante-Samba, 61e) ; Cancoriet (Haddad, 61e), Andjisseramatchi (Botia, 48e), Haddad ; Berjon, Hastoy ; Lagivala (Bosmorin, 50e), Daunivucu, Favre, Nowell ; Leyds (c)
  • Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Un mois et demi après sa date initiale*, le troisième round de ce championnat entre le RC Toulon et le Stade Rochelais va enfin avoir lieu. Et ce, malgré la menace d’un forfait maritime, qui n’était finalement qu’un coup de bluff de Ronan O’Garra, dimanche dernier, au sortir de la victoire face au Racing (33-6) : « On devait avoir 15 jours de vacances. Est-ce qu’on les prend dès demain ? Je vais demander à mon vestiaire. On peut juste accepter la défaite et prendre deux semaines de vacances. » Il n’en sera rien et les doubles champions d’Europe 2022-2023 seront bien à Mayol, ce samedi après-midi.

    Des déclarations qui crispent côté toulonnais, Pierre Mignoni se fendant d’un « je n’en pense rien du tout », peinant à masquer son agacement. Esteban Abadie, lui, se montre beaucoup plus cash : « Soit tu fais du cinéma comme certains, soit tu comprends ce qu’il s’est passé, c’est-à-dire des aléas météo, et heureusement qu’on n’a pas joué, car ça aurait pu être dangereux. Je pense que (ces déclarations) étaient plus un levier de motivation pour ses joueurs qu’autre chose. » Et accepte sans sourciller les conséquences de ce report : « On a une semaine de moins, mais ce n’est pas grave, on s’est préparés comme si c’était prévu. On doit absolument gagner ce match avant de couper un peu, surtout devant notre public. »

    Gagner pour intégrer le top 2. Actuellement 7e, les Rouge et Noir peuvent faire un bond au classement et se hisser, après neuf journées, à hauteur de leur objectif de demi-finales. De quoi mettre davantage de pression sur leurs épaules ? « Non, tous les week-ends, c’est comme ça. Il ne faut pas se concentrer sur le résultat ou le top 2, mais sur ce qu’on doit faire », martèle Pierre Mignoni. « Non, même si évidemment, on regarde le classement, reconnaît Esteban Abadie. On a pour objectif de finir cette première phase le plus haut possible. On a plutôt bien réussi ce bloc, on se doit de le terminer au mieux. Il nous reste peut-être la plus grosse marche depuis le début de saison. »

    14 absents à Toulon,

    12 à La Rochelle

    Pour la franchir, le RCT sera privé de près de 14 joueurs, entre les blessés et les six sélectionnés en équipe nationale (Gros, Brex, White, Garbisi, Gigashvili, Tuicuvu), contre douze côté rochelais (lire ci-dessous). Pas la meilleure situation pour préparer une rencontre importante, mais la donne est similaire pour les deux équipes : « On joue avec des équipes avec lesquelles on ne s’entraîne pas forcément la semaine. On a récupéré Charles et Gaël, qui ne se sont pas entraînés avec nous. Mais on a appris à le gérer saison après saison, on s’entraîne avec les espoirs qui font du bon boulot. Merci à eux, on s’entraîne bien depuis deux semaines grâce à ça », salue Esteban Abadie.

    * Rencontre initialement prévue le 21 septembre et reportée en raison d’un violent orage

  • Var : une amende pour Jean-Louis Masson

    Var : une amende pour Jean-Louis Masson

    Une amende 30 000 euros avait été requise par le procureur lors de l’audience devant le tribunal correctionnel de Toulon, le 17 octobre dernier, ainsi qu’un an d’inéligibilité, mais sans exécution provisoire. Dans son délibéré rendu le vendredi 7 novembre, le tribunal correctionnel a condamné Jean-Louis Masson, président du conseil départemental du Var et patron de la fédération LR 83, à 15 000 euros et n’a pas prononcé de peine inéligibilité.

    Entre juillet 2020 et octobre 2022, alors qu’il était maire de La Garde, Jean-Louis Masson a participé au scrutin sur dix délibérations concernant les deux sociétés qu’il présidait et pour lesquelles il touchait une rémunération : l’attribution de subventions publiques, de garanties d’emprunts et d’avance de trésorerie, pour des sommes allant jusqu’à deux millions d’euros, et jusqu’à sa propre nomination et rémunération au conseil d’administration.

    Le septuagénaire, qui avait été élu à la tête du conseil départemental du Var en octobre 2022, suite à la condamnation de son prédécesseur, Marc Giraud (LR), pour détournement de fonds publics, avait défendu sa bonne foi devant le tribunal, assurant n’avoir « jamais eu le sentiment de voter pour un intérêt autre que l’intérêt public ». Son avocat a indiqué qu’il n’a pas encore décidé s’il faisait appel de cette décision.

    Représentant sept parties civiles, des élus d’opposition, Me Thomas Callen avait fustigé à l’audience un « mélange des genres qui a duré pendant des années ». Devant le jugement, il s’est félicité de l’existence d’une condamnation. Cette condamnation s’ajoute à celles des maires de droite des deux plus importantes villes varoises, Toulon, Hubert Falco (ex-LR), et La Seyne-sur-Mer, Nathalie Bicais (LR). Tous deux été démis de leurs fonctions, ces dernières années, pour des questions de probité.

  • Toulon : une conférence sur le cadmium, métal toxique méconnu mais mortel

    Toulon : une conférence sur le cadmium, métal toxique méconnu mais mortel

    « Lorsqu’on installe un dos-d’âne pour faire ralentir les automobilistes, la voiture libère des microparticules en freinant et en réaccélérant, et donc plus de toxiques dans l’air. » Les mots du Docteur Pierre Souvet mettent le bon sens à l’épreuve. Ce cardiologue de 69 ans à la gouaille charmeuse a fondé l’Association Santé Environnement France (Asef) – dont il est le directeur – en 2008, afin d’alerter sur les dangers quotidiens auxquels nous expose notre environnement. Avec, parfois, comme pour le cas des dos-d’âne, des contradictions entre l’aspect vertueux d’un objet dans un champ (en l’occurrence la sécurité) et sa nocivité (sanitaire) dans un autre.

    Ces facteurs de risque se trouvent partout dans notre environnement (air, eau, sols, nourriture animale comme végétale…) et représentent, selon l’OMS, la principale cause de mortalité avec plus d’un décès sur quatre dans le monde devant le tabagisme. Il faut donc agir, et pas seulement dans les hôpitaux : « Les élus et les acteurs de santé ont un rôle majeur », explique le docteur Souvet.

    Les taux de cadmium doublent

    Cependant, certains partis politiques sont davantage guidés par les logiques industrielles, comme l’illustre la question des particules fines, responsable de 48 000 à 97 000 décès par an en France : « En France, on est à un taux de 25 microgrammes par mètre cube. L’OMS préconise 5 pour diminuer 80% des pathologies cardio-vasculaires et respiratoires liées aux particules. L’Europe a décidé de s’aligner à 10, et un parti français [le RN, Ndlr] a voté contre », déplore le docteur.

    Mais Pierre Souvet ne se dit « ni optimiste, ni pessimiste, mais déterminé ». En mai, il a transmis, avec des confrères, une lettre au Premier ministre pour l’alerter sur l’explosion des contaminations au cadmium, un métal toxique naturellement présent dans notre environnement, mais dont la concentration est favorisée par les activités industrielles, et surtout agricoles, via l’épandage d’engrains minéraux phosphatés. Entre 2006 et 2014, la contamination des Français à cette molécule hautement cancérigène a doublé, selon l’OMS, passant de 0.29 microgramme/g de créatinine à 0.57, prenant une part croissante dans l’incidence des 483 000 nouveaux cancers par an diagnostiqués dans le pays. La durée de sa demi-vie étant de 18 à 30 ans.

    Un sujet méconnu, que le cardiologue explicitera mercredi prochain, à 19h30, à l’Espace Neptune, lors d’une conférence coorganisée avec la Communauté professionnelle territoriale de santé Toulon Littoral intitulée « Comment protéger ma santé des pollutions du quotidien ? » qui s’inscrit dans un paradigme de justice sociale défendu par Pierre Souvet, car « ce sont toujours les plus favorisés qui peuvent prendre soin de leur santé, et cela, un médecin ne peut pas l’accepter », conclut-il.

    Conférence gratuite. Infos au 06.08.15.25.15