« Je suis candidat à la prochaine élection municipale. j’ai pris ma décision et la transparence vaut mieux que l’ambiguïté », commence Jean-Pierre Giran. Le maire (LR) sortant d’Hyères, précise toutefois qu’il n’entrera vraiment en campagne qu’en janvier prochain, « afin d’honorer le contrat passé avec les électeurs ».
Il repart donc au combat pour un troisième mandat, explique-t-il, après avoir essayé en vain de trouver un successeur sur sa liste. Les élus approchés auraient tous décliné l’invitation du « patron ». Peut-être ont-ils senti qu’il n’avait, au fond, aucun désir de raccrocher, « pour la ville » et « pour l’intérêt général ».
« J’ai envie de savoir comment la population a reçu mon action et si elle l’approuve », ajoute Jean-Pierre Giran, insistant sur « la stabilité fiscale », « l’écrasement de la dette », tout en poursuivant « un investissement très important ». L’élu met en avant, parmi les réalisations, le musée de la Banque, la fête du livre ou encore la requalification de la place Clemenceau. Il évoque aussi, en termes d’animations populaires, la guinguette et les nuits blanches.
Sur un plan plus politique, Jean-Pierre Giran affirme : « Je suis de ceux qui feront tout pour que notre ville et notre métropole soient les plus épargnées possible par les idées du RN ». Et de prévenir : « Si d’aventure, certaines villes venaient à passer dans ce rang-là, les résultats obtenus par les minorités dans les communes seront très importants pour le choix du futur président de la Métropole. »
L’extrême droite pourrait alors capitaliser, en nombre d’élus, sur les villes conquises mais aussi sur les oppositions dans les autres communes. « Donc, plus on fera de voix, mieux on se portera de ce point de vue », assure l’actuel président de la Métropole.
Et de répondre à ses détracteurs : « Pour moi, la politique, ça a toujours été, et je défie quiconque de démontrer le contraire, des actes, des idées, des projets. Mais pas de postures, ni de critiques systématiques. »
Concernant ses 78 ans, qui pourraient être pointés du doigt, le maire sortant préfère y voir un atout. « J’aimerais avoir 30 ans de moins. Ce serait mieux pour tout, d’ailleurs. Mais, je dois dire que je suis en pleine forme physique et je me crois en pleine forme intellectuelle », souligne-t-il, ajoutant que l’âge apporte aussi des avantages : l’expérience acquise et l’absence d’ambitions personnelles futures. La campagne est bel et bien lancée et le vieux briscard n’a assurément rien perdu de son mordant.









