Tag: Var

  • Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne repart en campagne

    Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne repart en campagne

    « Notre liste sera menée par Pascal Cabras [sympathisant communiste, chef de file du PCF, Ndlr] qui se met avec modestie et humilité au service de notre collectif », explique le conseiller municipal d’opposition Philippe Comani (PS).

    Une liste, argumente-t-il, née de la volonté de militants de gauche et de citoyens de perpétuer l’action menée par les élus depuis 2020 déjà sous l’étiquette Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne. L’objectif étant de « faire entendre une autre voix que celle de la droite extrême ou de l’extrême droite et continuer à être la véritable opposition au maire LR Jean-Sébastien Vialatte ».

    Une campagne dans laquelle les colistiers comptent « susciter des réflexions sur un certain nombre de thèmes afin que les habitants s’en emparent, en débattent ou les amendent pour construire avec eux un projet ambitieux pour Six-Fours, en apportant un nouveau souffle démocratique à la commune ».

    Parmi ces sujets, le logement occupera une bonne place.

    « En raison d’une politique ultra-libérale du maire sortant conduisant à une sélection par l’argent, il est quasiment impossible à nos jeunes salariés, avec ou sans enfants, de se loger sur notre commune », déplore Philippe Comani.

    Une commune carencée en logements sociaux qui doit impérativement investir dans ce type de construction pour à la fois se conformer à la loi et éviter de s’acquitter de lourdes pénalités. Mais surtout pour répondre aux besoins de la population.

    La liste de gauche se positionne également pour la création d’un commissariat de police, « pour une police de proximité au contact de la population ».

    Le développement des transports collectifs et leur gratuité fait aussi partie des propositions portées Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne. Une mesure sociale, économique et écologique. « Nous souhaitons également arrêter le bétonnage de notre ville en sanctuarisant certaines zones sensibles », conclut Philippe Comani.

    La bataille pour 2026 est lancée.

  • Le PCF soutient la candidature de Stéphane Sacco

    Le PCF soutient la candidature de Stéphane Sacco

    Les enjeux sont nombreux à La Seyne, tant au niveau de la solidarité, du vivre ensemble et de la sérénité, souligne dans un communiqué la fédération varoise du PCF. L’occasion de mettre en avant l’importance du développement des services publics de proximité, dont l’abandon touche en tout premier lieu les personnes vulnérables.

    Et de rappeler que depuis près d’un an, l’ensemble des partis de gauche de la Seyne, dont LFI, travaillent ensemble sur l’élaboration d’un nouveau projet alternatif à celui de la droite en appui du programme de rupture du Nouveau front populaire adapté aux réalités locales.

    Les communistes insistent sur le fait que dans ce cadre ils se sont engagés sans réserve pour la construction d’une seule liste de rassemblement des forces de gauche et écologistes. Tout en déplorant la décision de LFI au niveau national de casser la dynamique construite avec ses militants au niveau local, en tentant de créer sa liste à côté de celle des autres composantes de la gauche. Cela a été annoncé samedi dernier par le coordinateur national Manuel Bompard à la cité Berthe. Ce qui constituerait « une démarche d’affaiblissement organisée de la gauche à La Seyne et sur le plan départemental, et interrogerait sur les objectifs d’un tel choix politique ». La fédération dit regretter cette situation au moment où l’extrême droite est aux portes du pouvoir et entend prendre des positions importantes aux municipales. « Après de nombreuses réunions, les adhérents du PCF de la section de La Seyne ont décidé en assemblée générale de continuer à porter l’exigence d’une seule liste à gauche », déclare la fédération. Concernant la personne qui aura la responsabilité de porter et d’animer cette démarche collective, ils annoncent soutenir la candidature de Stéphane Sacco (GRS).

  • Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Alors qu’aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020, la section PCF de Cuers, menée par Alain Bolla, son responsable, et Amaryllis Cimbron, tous deux membres de la direction de la Fédération du PCF Var, comptent y remédier en 2026. Sur un territoire où la gauche a une « légitimité importante » puisqu’« aux législatives, le NFP est arrivé deuxième derrière le RN », rappelle Alain Bolla, l’idée n’est pas d’imposer un programme, mais de le construire avec les forces de gauche et les citoyens partageant la volonté d’ériger « un projet nouveau pour Cuers, alternatif aux projets libéraux du national au local, une alternative de gauche, sociale, écologique et démocratique. »

    Les deux meneurs se disent ainsi « convaincus que face à la droite et à l’extrême droite, un autre chemin est possible. » Un chemin qui doit passer par l’échelon communal : « la commune est le cœur de la démocratie de proximité, mais elle est asphyxiée par les coupes budgétaires et les transferts de compétences. Les citoyens sont de plus en plus éloignés des décisions et des pouvoirs financiers », constatent les communistes. « Pour autant, elle peut être un pôle de résistance, de construction d’une alternative par des projets novateurs, solidaires, écologiques, répondant aux besoins sociaux et aux enjeux sociétaux. »

    Dans cette optique, de nombreuses questions se posent : « Comment la commune pourrait rendre du pouvoir d’achat aux citoyens ? Comment la repenser dans sa transition écologique et solidaire ? Comment aborder les questions liées à la santé ? Comment développer les services publics et reprendre la main sur les biens communs ? » Une liste non exhaustive à laquelle les Cuersois sont invités à réfléchir mardi 30 septembre à 18h30.

    Informations par mail : gauchecuers2026@gmail.com

  • Toulon en Commun, l’unité face aux droites… dure ou extrême

    Toulon en Commun, l’unité face aux droites… dure ou extrême

    Dans le paysage politique qui s’est largement reconfiguré ces derniers temps dans le Port du Levant, Toulon en Commun (TEC) a souhaité rappeler hier matin dans son nouveau local de campagne son positionnement, et faire « l’état des lieux des camps qui se dessinent ». Avec « plusieurs listes qui se composent du côté de la droite dure », commence la tête de liste de TEC Magali Brunel (PS). Dont Michel Bonnus, le sénateur candidat LR qui a voté, insiste-t-elle, les restrictions financières qui étranglent les collectivités.

    Concernant Pierre-Jacques Depallens, elle pointe que « le Modem c’est Bayrou, celui qui veut supprimer deux jours de repos, augmenter les franchises sur les médicaments, durcir les conditions du chômage ».

    Quant à la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, Magali Brunel rappelle qu’elle est bien la porte-parole du Rassemblement national même si elle tente de se faire extrêmement discrète sur son appartenance politique.

    Un côté de l’échiquier politique où les valeurs sont très marquées du côté du conservatisme avec la volonté d’abîmer le pacte social, décrypte-t-elle.

    Face à cela « Toulon en Commun devient la force politique de rempart » pour s’opposer aux discours d’exclusion et aux manœuvres politiques. Et d’insister : « Nous incarnons ce rassemblement républicain, humaniste, progressiste et la véritable alternative sociale pour Toulon. » Avec une liste qui veut « changer la vie des Toulonnais au quotidien » et « proposer un grand projet d’avenir pour la ville ».

    Dans la clarté et l’unité

    « On est clairement une liste de gauche ouverte à toutes les bonnes volontés, nous pensons qu’il y a beaucoup de Toulonnais qui n’ont pas forcément voté à gauche à d’autres élections et qui peuvent s’intéresser à une équipe dynamique, compétente et honnête », insiste André de Ubeda (PCF).

    Une volonté de rassemblement « dans une France en très grande souffrance et divisée » qui se passe plutôt bien à Toulon. « Mieux en tout cas que dans d’autres villes », ajoute-t-il.

    L’élu d’opposition poursuit l’analyse en constatant « le tournant à droite » de l’ancien maire de Toulon Hubert Falco (DVD) : « Il soutient de nouveau les Républicains qui dans le Var font des accords avec le RN. »

    En ce qui concerne le projet, Toulon en Commun est revenu sur le dossier mobilités, notamment le transport collectif. « Nous sommes les seuls à soutenir le tram », souligne André De Ubeda. « Les conclusions de l’enquête publique sur le BHNS montrent que le Bus à haut niveau de service n’est pas une solution qui prend en compte les enjeux pour l’avenir », intervient Magali Brunel (lire page 15).

    Le référent de la commission éducation à Toulon commun, Christophe Ruiz (citoyen non encarté) annonce la poursuite des conférences-débats. Avec, après les transports, le logement et la culture, un prochain rendez-vous le 3 octobre à 18h (salle Méditerranée) tourné tout entier sur l’éducation. Un temps d’échange qui permettra de voir ce qui se fait ailleurs, avec les témoignages des élus de Lyon, de Marseille et de Gentilly.

  • Le bus à haut niveau de service sur la voie de l’utilité publique

    Le bus à haut niveau de service sur la voie de l’utilité publique

    C’était la délibération la plus attendue, bien que son issue ne fît guère de doute. La déclaration de projet et la réitération de la demande de déclaration d’utilité publique du bus à haut niveau de service (BHNS) étaient à l’ordre du jour mercredi. Ce projet prévoit la création d’une ligne de transport en commun en site propre (TCSP) de 28km entre La Seyne-sur-Mer à l’ouest (Bois-Sacré) et La Garde à l’est (gares de La Garde et de La Pauline-Hyères), en passant par Ollioules, Toulon et la Valette-du-Var. Les travaux doivent démarrer fin 2025 pour la première phase (Technopôle de la Mer – Bir Hakeim), qui devrait être mise en service début 2029. L’ensemble du projet doit être livré fin 2037.

    L’enquête publique qui a précédé cette demande de déclaration soulignait quelques points positifs : meilleure attractivité économique, augmentation de l’utilisation des transports en commun, tracé sans conséquence écologique qui dessert les quartiers prioritaires…). Pour autant, la gauche et Toulon en commun n’ont pas manqué de critiquer cette mouture qui « n’est pas à la hauteur des défis attendus ». En tentant de remettre sur les tapis le tramway plutôt que le bus. Et de pointer au fil des échanges : « des travaux très longs » (13 ans), et un projet qui pose question puisque seulement « 70% du trajet sera en site propre, ce qui réduit la vitesse de trajet à 17km/h [quand un haut niveau de service implique 20km/h] ». Lors de son intervention, le représentant du RN a souligné que le service allait passer « de 80 000 utilisateurs par jour avec le tramway à 35 000, avec une enveloppe doublée, de 400 à 800 millions d’euros ».

    « Le BHNS est sur les rails »

    Doublé, car la Métropole a prélevé 400 millions d’euros aux entreprises pour la création d’un TCSP depuis 2005, et annonce en même temps que le projet de BHNS coûtera 395 millions d’euros, financés à hauteur de 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région, et le reste par la Métropole. « Il conviendra de savoir comment a été utilisée cette somme », botte en touche le président Jean-Pierre Giran (LR), qui ajoute, non sans ironie, qu’« aujourd’hui, le BHNS est sur les rails, on a les investissements. 60% des électeurs toulonnais n’ont pas trouvé à redire en votant Hubert Falco. Peut-être faut-il réfléchir aux améliorations, mais il faut aller au bout. » Avant un vote largement favorable à la délibération. La demande de déclaration d’utilité publique sera ainsi bientôt transmise au Préfet.

    Pour rappel, le projet d’un transport en commun en site propre sur ce tracé date de 2002. Des expropriations et certains ouvrages d’art avaient alors été réalisés. Mis sur pause pendant 15 ans lors de la réalisation du tunnel de Toulon, le projet a été relancé en 2016 sous la forme d’un BHNS puis mis en sommeil jusqu’en juillet 2020 pour des contraintes réglementaires mises en exergue par le Conseil d’État. Relancé en 2021, il a ensuite fait l’objet de deux phases de concertation réglementaires, d’études d’impact environnemental et d’une enquête publique menée du 26 mai au 25 juin dernier…

    Grand prix et littoral

    Autre sujet : celui du versement d’une avance d’1,23 millions d’euros au Grand Prix de France – qui a eu lieu au Castellet de 2018 à 2022 – afin de contribuer au remboursement de sa dette. De quoi échauder certains membres de l’assemblée qui pointent la gouvernance défaillante de Renaud Muselier et de Christian Estrosi. Enfin, une délibération a été votée concernant l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises appartenant à ce dernier, dans le cadre du projet Mayol à Pipady, qui prévoit l’aménagement d’une partie du littoral pour relier Mayol au Mourillon.

  • Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Espaces de réflexion et d’échange sur les Objectifs du développement durable (ODD), nés en France avant de s’étendre aux autres États (Allemagne, Brésil, Espagne, Équateur, Mexique et Pays basque prochainement), les assemblées de la Terre, portées par le programme Onusien Harmonie avec la nature, sont vouées à préparer le sommet de la Terre 2030 de l’ONU, qui dessinera les lignes directrices pour l’avenir en matière de développement durable.

    Une restitution par an

    Après un coup d’envoi donné le 2 juillet à l’université de Toulon par Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’initiative du projet et responsables de son comité scientifique, elles connaîtront ce jeudi leur première réunion de personnes qualifiées, qui abordera le premier lot d’ODD : santé et bien-être (ODD 3), eau propre (ODD 6), changement climatique (ODD 13), vie aquatique (ODD 14) et vie terrestre (ODD 15) avec des possibilités de transversalité.

    « D’ici décembre, on veut avoir une synthèse concernant le premier lot d’ODD, qui pourra encore évoluer, et qui sera présentée le 2 juillet 2025. Il y aura une restitution par lots d’ODD chaque 2 juillet jusqu’en 2030 », expliquent les deux scientifiques. Des sommets régionaux auront ensuite lieu (2029 en Amérique, 2028 en Europe) en vue du Sommet de la Terre 2030.

    Les citoyens, quant à eux, participent déjà en faisant remonter leurs observations via des formulaires qui leur sont régulièrement adressés. Ils seront auditionnés en novembre et pourront ensuite participer à des ateliers.

  • Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Incendie, délinquance, routes… l’État fait son bilan estival

    Au crépuscule de la saison estivale, l’heure est au bilan pour les services d’État décentralisés du Var. « Nous avions plusieurs enjeux : un exercice de transparence et de volume sur les contrôles, et des sanctions effectives et rapides », retrace le Préfet, Simon Babre. Et ses exigences ont été satisfaites sur plusieurs plans.

    Tout d’abord, celui de la sécurité routière. Le nombre de morts sur la route reste stable : 12 décès contre 11 l’été passé. « On est à 44 décès sur les routes cette année » note la directrice de cabinet du Préfet, Joséphine Guigliano-Boutonnet, mettant en exergue que ce chiffre correspond à la moyenne en cours (5,5 décès sur les routes par mois). Plus de 28 000 contrôles ont été effectués (environ 4 000 stupéfiants, 17 000 alcoolémies et 7 000 excès de vitesse), pour 657 suspensions de permis, soit une augmentation de 37% par rapport à 2024, dont 24,6% liés à l’alcool, 90,5% liés aux stupéfiants…

    En ce qui concerne ces derniers, 950 amendes ont été infligées. Les services des douanes annoncent par ailleurs la saisie de 198kg, dont 34kg de cannabis et 158kg de cocaïne, substance « en plein développement dans le Var » alertent-ils. Le tabac de contrebande n’est pas en reste avec 391kg saisis.

    La délinquance recule

    Si la délinquance routière a malheureusement progressé, celle du quotidien, elle, connaît un net recul selon la préfecture : entre autres,
    -4,24% de délinquance sur la voie publique, -21,12% de cambriolages, dont -37% à Toulon, -18% de vols avec violence,
    -9,7% des atteintes aux biens, -15% des violences sexuelles ou encore de -42,5% d’atteintes à l’environnement. « Ce sont de vrais résultats sur des faits qui ont l’été comme période propice », se satisfait le Préfet. Autre invité estival malencontreux : les feux de forêts. 183 incendies ont été relevés, pour 152 hectares brûlés. Une nette augmentation par rapport à l’an dernier (65 hectares), maîtrisée grâce à des moyens renforcés : 26 151 interventions des sapeurs-pompiers, quatre hélicoptères bombardiers d’eau (deux en 2024) pour 900 largages. Des renforts de départements voisins ont été mobilisés à hauteur de 12 journées. La carte d’accès aux massifs cessera d’ailleurs ses mises à jour le 29 septembre. En mer, 57 personnes ont été convoquées pour comportements dangereux suite à des contrôles, avec à la clé des suspensions de permis. On déplore 114 victimes de noyades, avec 9 décès après réanimation. 112 416 appels au Smur ont été décomptés (pour 2 153 sorties), et 1 812 appels par jour au Samu.

    Enfin, sur l’aspect sanitaire et environnemental, un cas de dengue a été relevé à Sanary et 71 cas de chikungunya. Au sujet de l’eau, 2 360 prélèvements ont été effectués en piscines (85% conformes), 2 650 en sites naturels (98% conformes). Des alertes renforcées ont été émises à la mi-août sur les zones Siagne, Arc Amont et Huveaune Amont. Le Gapeau, placé en alerte sécheresse, s’est quant à lui renfloué grâce aux récentes pluies et va voir les restrictions levées.

  • Des cumuls de pluie record à Toulon et au Castellet

    Des cumuls de pluie record à Toulon et au Castellet

    Déclenchée à 16h dimanche, la vigilance orange orages, pluie et inondation s’est achevée lundi à 3h du matin. Entre temps, les importants cumuls d’eau tombés sur le Var, notamment sur le littoral, ont provoqué de sérieux dégâts. 50 000 foyers ont été privés d’électricité, dont 15 000 sur le secteur Six-Fours – Sanary. Il n’y en avait plus que 1300 lundi midi. Entre 20h et minuit, le SDIS 83 a traité plus de 500 appels et réalisé 300 reconnaissances, 165 interventions, 6 sauvetages (véhicules immergés) et 72 mises en sécurité. 105 engins ont été mobilisés en plus de l’hélicoptère de reconnaissance Dragon 06. Aucune victime n’est heureusement à déplorer.

    Procédure de catastrophe naturelle enclenchée

    Parmi les villes les plus touchées, Toulon, où on recense 122 mm de pluie, dont 90 mm en une heure, un record. Le quartier du Pont de Las a particulièrement souffert, avec des centaines de logements et caves inondés et des voitures immergées. L’école des Œillets, seul établissement touché, rouvrira ses portes jeudi. Le rez-de-chaussée du centre Mayol n’a pas pu ouvrir, de nombreuses boutiques ayant subi des dégâts.

    Dans la même zone, le match entre le RC Toulon et La Rochelle a dû être annulé, malgré la décision originelle de la Préfecture de le maintenir. Les 13 000 supporters présents au stade Mayol ont été évacués sans incident, mais non sans colère : « La Préfecture nous a rassuré quant aux conditions de sécurité, alors que le match aurait dû être annulé bien avant,. C’est de l’inconscience et de la mise en danger de la vie d’autrui ! », pestait notamment Frédéric, venu de Draguignan, ville plutôt épargnée, à l’image du centre-Var dans son ensemble. Au total, six secteurs ont fait l’objet, tout au long de la journée, d’opérations de recherche, d’assistance et de pompage sur les communes de La Garde (où le plafond de l’EHPAD du Mas de Senes s’est effondré) – La Valette ; La Seyne – Ollioules ; Saint-Cyr – Evenos – Le Beausset ; Sanary – Six-Fours ; Toulon et Toulon Ouest. Plusieurs communes ont ainsi déclenché le plan communal de sauvegarde (Toulon, La Farlède, La Valette-du-Var, La Garde).

    Le Haut-Var et le massif de la Sainte-Baume ont aussi subi d’importants cumuls, avec 136 mm à Signes, 95 mm à Saint-Maximin et 96 mm à Varages. Mais c’est au Castellet qu’on a déploré les plus fortes quantités de pluie, avec 148 mm, dont 127 mm en trois heures, records absolus. Le réseau de défense incendie est notamment impacté.

    En conséquence, le préfet a décidé d’enclencher la procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ce lundi.

  • Un budget à l’équilibre pour le département

    Un budget à l’équilibre pour le département

    À l’aube d’un dernier trimestre qui approche au grand pas avait lieu ce lundi l’assemblée plénière du département du Var. Celle-ci revêtait plusieurs intérêts : aborder des sujets mis à l’ordre du jour et qui concernent le quotidien des Varois (ressources, éducation, subventions, financements…) et corriger le budget 2025 présenté en début d’année, eu égard aux dépenses déjà réalisées et à celles à venir.

    Objectif : parvenir à l’équilibre. Les dépenses s’élèvent à 1,569 milliard d’euros : 1,339 milliard de frais de fonctionnement, 192 millions pour le Plan pluriannuel d’intervention (l’ensemble des projets d’investissements prévus), et 38 millions pour le remboursement de la dette. Les recettes se chiffrent à 1,546 milliard d’euros : 1,426 milliard de recettes de fonctionnement, 25 millions de subventions et dotations d’investissement et 95 millions liés au résultat cumulé des exercices antérieurs. Un emprunt de 23 millions d’euros a donc été réalisé pour parvenir à l’équilibre.

    L’Aide à la vie partagée presque doublée

    Ce budget doit assurer la pérennité des projets du département. Au premier rang, le dispositif Var eau solidaire, qui vise à anticiper une maîtrise des besoins en eau, et dont les orientations stratégiques pour la période 2025-2028 ont été votées. Elles consistent en cinq points : améliorer la connaissance des ressources et usages, renforcer la sobriété, sécuriser l’alimentation en eau, préserver la qualité des milieux et développer la gouvernance. Les municipalités en sont parties prenantes. 20 millions d’euros leur ont été octroyés pour la poursuite du dispositif.

    Également à l’ordre du jour, le programme Var insertion travail, qui favorise le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA, a vu son budget à horizon décembre 2027 rallongé de plus de 6,5 millions d’euros. Dans la même optique, le marché d’accompagnement social a été revalorisé à hauteur de 807 000 euros pour répondre aux nouveaux besoins. Enfin, le dispositif d’Aide à la vie partagée, qui consiste à permettre à des personnes dépendantes de vivre dans des habitats inclusifs (logements privés avec espaces communs en partage) a presque été doublé, passant de 10,7 à près de 20,1 millions d’euros. Le nombre d’aides passera ainsi de 244 à 444 d’ici 2028. Un appel à manifestation d’intérêt va être lancé, afin de retenir les projets d’habitat inclusif qui bénéficieront des 100 premières aides à la vie partagée, sur les 200 prévues au total.

  • Toulon. Un village pour informeret débattre

    Toulon. Un village pour informeret débattre

    La CGT a toujours été pour la paix entre les peuples », rappelle Richard Roméo-Giberti, le secrétaire général de l’UD varoise. Un engagement sans faille contre la guerre qui prend encore hélas cette année une importance capitale au regard de « la situation génocidaire en Palestine », insiste-t-il. Le village pour la paix dressé ce dimanche matin sur la place d’Armes à Toulon est là pour mettre en avant l’urgence de « s’occuper des questions qui sont en rapport à la chose militaire ». Ce qui rejoint les revendications de la CGT avec le Pôle public national de Défense. C’est-à-dire du contrôle de la vente des armes par les représentants de la nation.

    « J’ai été embauché à l’arsenal dans les années 80 par le ministère de la Défense. Je travaillais pour la défense de mon pays », intervient à ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal). Or, ajoute-t-il c’est devenu depuis quelque temps, le ministère des Armées. Un changement d’intitulé pas si anodin que ça parce que ça se traduit dans les faits par une tout autre logique, déplore le syndicaliste, « avec un budget basé sur l’export ». « Et ça, pour nous, c’est contre-nature, parce que quand on fait de l’export d’armes, on sait très bien que malheureusement, un jour ou l’autre, ceux à qui on importe, ils vont s’en servir », conclut-il.

    « La paix, ce n’est pas un état qui se définirait par l’absence de guerre mais un objectif qui passe forcément par la justice », rappelle Éric Brune pour la Fédération nationale des Travailleurs de l’État.

    Parmi les stands présents, celui aussi de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa), un combat qui s’inscrit tout naturellement, explique Pascal Brun, dans la Journée internationale pour la paix dans le monde. « L’antifascisme, c’est lutter contre les différences, contre la haine, contre les nationalismes qui sont la plupart du temps à l’origine des guerres », rappelle-t-il