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  • À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    C’est une parenthèse qui suscite forcément une excitation particulière. La Champion’s Cup reprend ses droits ce week-end, et les prolonge jusqu’au suivant. « On change de compétition, de format, d’arbitrage, d’intensité, et on s’entraîne dur pour ça depuis 15 jours. C’est notre rythme, notre obligation, donc c’est un changement d’état d’esprit », affirme Pierre Mignoni. Et c’est en Écosse, à Édimbourg, que le RCT débute son aventure européenne. Actuellement dans le ventre mou du United Rugby Championship (10e), le Édimbourg Rugby n’est, sur le papier, pas l’adversaire le plus impressionnant. L’historique parle cependant pour les Écossais, qui avaient battu les Varois lors de leurs deux confrontations dans cette compétition, en 2018/2019 (40-14 à Édimbourg, 17-28 à Mayol).

    Six ans plus tard, les deux effectifs ont changé, et du côté de la Rade, on avoue connaître assez peu cette équipe. Mais le staff toulonnais a de la ressource : « Je me sers d’Andrea Masi [entraîneur des trois quarts du RCT, Ndlr] car il a joué dans ce championnat avec Trévise, et à travers la vidéo. On a préparé notre game plan pour que les joueurs soient à 100%. Ce n’est pas une préparation d’une semaine, mais de toute une saison. Sur ce qu’on a vu, Édimbourg est une équipe qui joue très vite, fort, sur une surface synthétique très rapide. Ils mettent beaucoup de pression sur l’adversaire, ne te laissent pas beaucoup d’oxygène pour faire ton jeu. On se sait attendu, ce sera un gros défi pour nous », détaille Pierre Mignoni.

    Autre atout : la présence de Ben White, qui connaît bien ses futurs adversaires, qu’il côtoie, pour certains, en sélection : « Je connais beaucoup de joueurs, c’est un match cool à jouer contre mes amis. Pour préparer le match, j’ai présenté l’état d’esprit de l’équipe, parlé des joueurs, du stade, les petites choses comme ça. On est prêt pour tout, on n’a pas d’excuses », certifie l’international écossais, qui définit ce premier adversaire européen comme « une équipe costaude, qui aime le combat. Ils jouent beaucoup au pied, il faudra contrôler les 9 et 10 pour avoir nos momentums ».

    « L’an dernier, on a montré qu’on avait progressé »

    Il faudra aussi tenir compte des règles propres à la Champion’s cup (bonus d’un point pour toute équipe inscrivant quatre essais, et pour les équipes perdant avec moins de 7 points d’écart), et un arbitrage différent de celui du Top 14 : « Il faut habituer les joueurs à l’arbitrage sur les mauls, le jeu au sol, les mêlées… Il ne faudra pas être surpris, on a travaillé avec ça, il n’y aura pas de tolérance à ce sujet », prévient l’entraîneur toulonnais.

    Pour cette première mission européenne de la saison, ce dernier pourra compter sur le retour d’une grande partie de ses internationaux, qui doivent, selon lui, reprendre le train en marche : « On verra après le match si on y est parvenu. Il faudra voir comment ils s’intègrent dans l’équipe, comment sont-ils en termes de fraîcheur. Tous les internationaux doivent amener un plus, car ils ont l’habitude de ces matches au niveau international. » Seul Charles Ollivon manquera finalement à l’appel, ce qui ne manque pas d’agacer Pierre Mignoni : « Le RCT a pour priorité la santé des joueurs. Après sa commotion, on a pris le relais de l’Équipe de France, et Charles était considéré apte. Mais une commission externe doit donner son aval, et elle nous a dit non mercredi. La commotion est un aspect important, on ne fait pas de politique là-dessus. Mais quand on suit un protocole classique, que le joueur s’entraîne à 100%, il est apte à jouer. Je ne ferai jamais jouer un joueur qui n’est pas à 100%. Donc là, on [cette commission, Ndlr] est dans la politique, on se couvre. Nous, on n’est pas là pour se couvrir, mais pour protéger les joueurs et pour performer. »

    Si les supporters se rêvent déjà à une quatrième étoile, l’objectif sera avant tout de montrer que le club franchit des paliers, après une aventure européenne cruellement stoppée en quart de finale par Toulouse l’an dernier : « Ce match nous avait fait vraiment très mal. C’était pour moi un bon match pour retrouver le très haut niveau, le genre par lequel le groupe a besoin de passer. Mais ça avait mis le moral de certains joueurs à zéro. L’objectif, c’est de faire du mieux possible. L’an dernier on a montré qu’on avait progressé, j’espère qu’on va encore le montrer cette année. »

    Champion’s cup, 1ère journée

    18h30, Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Carley (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans (C), Alainu’uese ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Garbisi ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Jaminet.

  • Magali Brunel, tête de liste Toulon en Commun : « C’est par nos propositions et le collectif que nous convaincrons »

    Magali Brunel, tête de liste Toulon en Commun : « C’est par nos propositions et le collectif que nous convaincrons »

    La Marseillaise : Vous inaugurez ce jour votre nouveau local de campagne. Que va-t-il vous apporter ?

    Magali Brunel : On veut ce local ouvert à tous, qu’il soit un point de rencontre et de départ, car il ne s’agit pas de s’ancrer dans le centre-ville mais de s’ouvrir vers les différents quartiers et l’ensemble des habitants. Il est en plus situé rue Jean Jaurès, un heureux hasard car le quartier de l’opéra est le cœur battant de Toulon. Et aussi car Jean Jaurès est celui qui croyait à l’éducation et aux luttes sociales, qui s’est battu contre la corruption et la peur de l’étranger. Ça correspond à notre vision de l’avenir.

    Votre début de campagne est mouvementé, avec des attaques envers la gauche dans le département, qui vous ont touché personnellement avec l’arrachage du panneau de la rue d’Oradour-sur-Glane déposé devant chez vous. Comment vivez-vous cela ?

    M.B. : Il y a de la tension, de l’inquiétude. On m’a cisaillé mes pneus récemment. Ça renforce ma détermination. Je suis résolue et je me dis que quand cette agitation se manifeste, c’est un signe de fébrilité et que notre message porte. Ça traduit la dynamique d’un projet dont la maturité est perçue par tous.

    LFI a aussi décidé de mener
    sa propre liste, en vous mettant en cause, en tant que socialiste. Que pensez vous de ce choix
     ?

    M.B. : Je suis tête de liste de Toulon en commun avant tout et c’est bien à Toulon en commun que LFI a tourné le dos, pas au PS. On regrette ce retrait, et que les militants LFI aient cédé aux directives nationales. Dans leurs rangs, certains sympathisants s’interrogent. Nous les accueillons à bras ouverts s’ils se retrouvent dans notre projet.

    Peut on encore imaginer une candidature unique à gauche ?

    M.B. : Nous l’espérons. Nous appelons à l’union la plus large possible. Le rassemblement doit se faire autour de valeurs et d’orientations. Il s’adresse à tous les progressistes, les humanistes, les encartés ou pas, parfois sensibles aux idées du centre, qui refusent les petits arrangements, ne veulent pas céder aux sirènes de la xénophobie, et veulent ouvrir une nouvelle page de l’avenir, plus sociale et plus écologique, à Toulon.

    L’extrême droite est donnée favorite sans avoir officialisé
    sa candidature, quelles sont vos armes pour remporter l’élection
     ?

    M.B. : C’est le projet. Nous y travaillons depuis des mois avec 400 personnes qui nous accompagnent dans nos actions. On développe un projet solide pour changer le quotidien des Toulonnais, et qui correspond à leur identité. On travaille sur le fond, et c’est à la fois par notre méthode, collective et participative, et par les propositions émanant du collectif, que nous convaincrons, et pas à coups de selfie. Le RN ne propose rien, madame Lavalette s’agite dans les médias nationaux, mais je ne la vois pas parler d’idées pour Toulon. Pour convaincre les gens de voter pour nous, on leur parle des réalités du quotidien. On s’attaque aux problèmes, on ne rejette pas la faute sur le national. Les problèmes de logement, d’éducation, de transport, de sécurité, c’est cela le quotidien. Des leviers existent et nous allons les activer.

    Votre liste est-elle prête ?

    M.B. : C’est l’étape suivante. Lors de la dernière assemblée nous avons établi des critères. L’idée n’est pas que chacun sauve sa place, mais de faire gagner l’équipe. La prochaine assemblée aura pour but de constituer une première équipe, avec un bouquet de compétences pour m’encadrer. Dans un dernier temps, on fera la liste complète. Chacun pourra y prétendre. Notre appel à l’ouverture n’est pas qu’un mot, Toulon en commun est un collectif de citoyens où on retrouve des personnes du monde associatif, encartées ou non, des syndicalistes. C’est cette diversité que nous représentons.

    « Nous appelons à l’union la plus large possible »

  • Fréjus Riposte s’oppose au projet d’hôtel haut de gamme à la Base Nature François Léotard

    Fréjus Riposte s’oppose au projet d’hôtel haut de gamme à la Base Nature François Léotard

    Il était dans les tuyaux depuis de longs mois, il est désormais en voie de réalisation : le projet de complexe hôtelier de luxe sur la Base nature François-Léotard a été voté en conseil municipal le 27 novembre. Il doit être mis sur pied pour le premier semestre 2030, en lieu et place des hangars désaffectés de la base. De quoi provoquer une levée de boucliers d’une large partie de l’opposition, qui a marqué son désaccord de longue date, à l’image du conseiller municipal Emmanuel Bonnemain (DVC), qui fustigeait déjà, il y a un an, un projet qui « privilégie les intérêts des promoteurs immobiliers au détriment de l’intérêt général ».

    Un projet « qui montre le vrai visage du RN »

    La liste de gauche Fréjus Riposte, candidate à la mairie, dénonce elle aussi une volonté « de favoriser le tourisme de luxe, de contenter la clientèle des ultra-riches sur un domaine public et sur le dos des Fréjussiens ».

    Selon elle, ce complexe hôtelier n’aurait aucune légitimité en ce lieu emblématique de la commune : « Les Fréjussiens méritent et ont besoin d’un espace de détente pour s’oxygéner, se retrouver en famille. Cet espace exceptionnel est le poumon de la population. On y libère le stress après une dure semaine de travail. C’est aussi un espace de nature dans un environnement où le béton domine, où le réchauffement climatique compromet notre quotidien. »

    Ce projet montre, selon elle, « le vrai visage du RN », un parti « antisocial et au service des plus riches, ignorant les besoins des Fréjussiens ». « La base nature doit rester un bien populaire et public dont les projets qui la concernent doivent être conçus avec et pour le plus grand nombre de Fréjussiens. Le RN ne nous la confisquera pas, c’est notre bien commun », conclut Fréjus Riposte.

  • Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Financé pour plus de 500 millions d’euros par les entreprises de la Métropole TPM, via une taxe transports, depuis 2002, le projet de tramway dans l’aire toulonnaise est désormais enterré. Jugé trop cher et plus d’actualité par la majorité au conseil métropolitain, qui justifie cette position par l’augmentation des coûts entre le projet initial et ce qu’il serait nécessaire d’investir aujourd’hui, il a été remplacé par un bus à haut de niveau de service (BHNS), déclaré d’utilité publique par le préfet en octobre.

    Un projet à 395 millions d’euros, financé pour 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région Sud, et donc 345 par la Métropole. Soit, au bas mot, plus de 150 millions d’euros de moins que la somme récoltée depuis 2002 par la Métropole, dont « il conviendra de savoir comment elle a été utilisée », botte en touche son président Jean-Pierre Giran (LR). La première pierre a été posée mercredi 3 décembre, à Ollioules, pour un tronçon de 7 km (ligne 1a) qui reliera le Technopôle de la Mer à Bir-Hakeim, à Toulon. Il desservira les secteurs Geffrier, Escaillon, Herriot, XVe corps, Villevieille et les Grands Boulevards.

    Livraison prévue en 2037

    Ces premiers travaux consistent en la réalisation d’un mur de soutènement à hauteur de Geffrier, livré en juin 2026. L’ensemble du tronçon, lui, sera opérationnel d’ici 2029. Deux autres sont prévus dans le projet global, qui compte 28 km d’infrastructures : le plus long entre l’Espace Marine, à La Seyne-sur-Mer, et la gare de la Pauline-Hyères (ligne 1), et un autre entre le campus universitaire de la Garde et la gare La Garde-Centre (ligne 1b). 44 véhicules électriques y circuleront. Ils desserviront 65 stations dans cinq communes (Toulon, La Garde, Ollioules, La Seyne et La Valette), pour un trajet à 70% en site propre. Loin des 100% prévus par le tramway, ce qui implique une vitesse et une efficience moindres, comme le pointe l’opposition. Enfin, quatre parkings relais en silo (Porte d’Ollioules et de Toulon, Sainte-Musse, gare la Pauline-Hyères et Espace Marine à La Seyne) verront le jour d’ici 2037, date prévue pour la finalisation du projet.

  • Les retraités mobilisés à Toulon pour transformer la colère en action

    Les retraités mobilisés à Toulon pour transformer la colère en action

    « L’objectif de notre conférence de presse c’est de continuer l’action qu’on a enclenchée depuis un certain temps, notamment le 6 novembre », commence Gilberte Mandon (FSU). Elle annonce d’ailleurs la reprise vendredi matin en bas du marché, à Toulon, de la distribution de tracts. Il s’agit, poursuit-elle, d’informer la population sur les conséquences pour les retraités de ce qui est en train de se décider au Parlement, que ce soit « la suppression de l’abattement de 10%, le gel de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées versée aux plus modestes ou encore le doublement des franchises médicales ».

    Et ce que rencontrent sur le terrain les militants, ajoute la syndicaliste, c’est « une vraie colère ». À ses côtés Brigitte Cheinet (CGT) prend le relais : « Le problème c’est que pour l’instant cette colère ne se traduit pas aujourd’hui suffisamment en acte, trop peu participent aux manifestations alors qu’il faudrait qu’on soit en masse dans la rue. » Les militants syndicaux et associatifs du groupe des 9 vont donc à leur rencontre pour leur expliquer « qu’il y a d’autres manières de trouver l’argent, entre autres en récupérant les 211 milliards versés aux grandes entreprises sans contrepartie ».

    « Ce n’est plus possible ! »

    « Aujourd’hui, on est sur une situation de lutte des classes », reprend Brigitte Cheinet (CGT), avec « d’un côté, ceux qui gouvernent avec ceux qui détiennent l’argent, et de l’autre, le reste de la population ».

    Et de poursuivre : « Quand tu as quelqu’un qui a une toute petite retraite, qui t’explique qu’il a 100 euros de dépassement pour les médicaments, et qu’il fait un choix entre se soigner et manger. Un mois, il prend les médicaments, et le mois d’après, il achète à manger. Ce n’est plus possible ! » Christian Godmet (Solidaires) est revenu, lui, sur le financement de la Sécurité sociale : « On demande qu’il soit assuré par les seules cotisations afin d’éviter le hold-up d’un pouvoir aux abois », lance-t-il.

    Françoise Denis (FGR) a également mis en avant la déclaration liminaire du groupe devant le conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) qui s’est réuni la semaine dernière.

    L’occasion de mettre en garde, là encore, sur « les conséquences que risquent de faire peser certaines annonces sur la situation des retraités ». Mais aussi plus largement sur les finances des collectivités et dans les domaines de la protection sociale et de la santé. La mobilisation va donc continuer.

    * Le groupe des 9 regroupe lq CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FCR, LSR, et Ensemble & Solidaires-UNRPA

  • Le quartier de l’Escaillon, à Toulon, retrouve sa boîte aux lettres de relevage

    Le quartier de l’Escaillon, à Toulon, retrouve sa boîte aux lettres de relevage

    « Après 16 mois de mobilisation collective, la boîte aux lettres de relevage a retrouvé sa place à l’angle du boulevard de la Convention et de l’avenue Édouard-Herriot, face à la pharmacie », annonce avec satisfaction Claude Franchitto, le président du comité d’intérêt local (CIL) des quartiers du Pont Neuf et de l’Escaillon.

    Pour mémoire, depuis son retrait par la Poste en juillet 2024, suite à un problème de fixation ayant entraîné sa chute, le CIL se bat pour que les habitants de ce quartier continuent de bénéficier de ce qu’il considère comme « un service public essentiel », en dénonçant une décision unilatérale, et donc jugée parfaitement arbitraire.

    Une mobilisation, ici, exemplaire qui a été menée conjointement par le comité d’intérêt local et la municipalité toulonnaise, insiste le président de l’association. Avec des courriers, pétitions et conférences de presse qui se sont succédé pour alerter la population sur la politique de la Poste visant à toujours plus restreindre les services non rentables. Et ce faisant mettre la pression sur la direction de cette entreprise publique. Et ça a marché.

    « Nous avons obtenu le rétablissement de cet équipement indispensable », se félicite le CIL. Pour Claude Franchitto « cette réinstallation constitue une victoire importante pour la population » et témoigne une fois encore « de l’efficacité de la mobilisation citoyenne dans la défense du service public de proximité ».

  • [Théâtre] « Phèdre », aux racines de la scansion à Toulon

    [Théâtre] « Phèdre », aux racines de la scansion à Toulon

    « Cette pièce raconte un empêchement. Le personnage, Phèdre, souffre de ne pouvoir dire, de ne pouvoir jouir de son désir. Oenone souffre de ne pouvoir garder Phèdre. Hyppolite souffre de ne pouvoir être libre et Thésée souffrira d’avoir perdu son fils par sa faute. Chacun est en prison de lui-même », résume Muriel Mayette-Holtz au sujet de Phèdre. Jusqu’ici, rien de nouveau pour ce classique écrit en 1677 par Racine. Sauf que cette metteur en scène mêle les alexandrins du grand tragédien au slam pour cette pièce qui se joue au Théâtre Liberté du jeudi 4 au samedi 6 décembre.

    « Un chant du cœur »

    Après Andromaque, puis plus récemment Bérénice, Muriel Mayette-Holtz aime décidément se frotter au répertoire racinien. Dans Phèdre, elle dote son spectacle d’une distribution reluisante : Eve Pereur dans le rôle-titre, Nicolas Maury qui prête ses traits à Oenone et Charles Berling incarne le sanguin Thésée. « Rouge sang », comme le thème des décors et costumes de la pièce, symbole de « l’étouffement » qui enserre tous les personnages, animés tour à tour par le désir, la folie et la perfidie. Sans oublier le rôle pivot de Théramène, interprété par le slameur Jacky Ido, qui « casse d’emblée le quatrième mur en s’adressant directement au public », pose la metteur en scène. « L’alexandrin est un chant tout comme le slam, un chant du cœur. »

    Les 4 et 5 décembre à 10h.
    Le 6
     décembre à 18h. Entre 5 et 30 euros. www.chateauvallon-liberte.fr

  • Stéphane Sacco s’engage à bâtir rapidement un groupe scolaire à La Seyne

    Stéphane Sacco s’engage à bâtir rapidement un groupe scolaire à La Seyne

    Samedi dernier dans nos colonnes, le collectif « Élémentaire Verne et Maternelle Mabily » interpellait les candidats à la mairie de La Seyne pour leur demander de se positionner sur la construction d’un groupe scolaire pour remplacer des établissements vétustes voire dangereux, en tout cas inadaptés à recevoir les élèves en sécurité et dans de bonnes conditions d’apprentissage. Le premier à dégainer est le chef de file des progressistes Stéphane Sacco (GRS).

    « Sans hésitation, je ferai en sorte que ce projet voit enfin le jour », répond-il, en reconnaissant que « la situation actuelle des écoles Verne et Mabily n’est plus tenable ». L’occasion de rappeler pour le candidat de la gauche que « l’éducation est un droit fondamental et que donc la responsabilité d’un élu doit être de garantir à chaque enfant des conditions de travail et d’accueil dignes et sécurisées ».

    Pas question pour lui, une fois aux manettes, d’accepter de faire perdurer plus longtemps cette situation qui fait recevoir des enfants dans des locaux délabrés dans lesquels la présence d’amiante est avérée, les salles de classe et les cours sont trop petites, sans compter le manque d’isolation, d’espaces partagés et de sanitaires.

    Une priorité absolue

    « Ce ne sont pas de simples défauts mais des obstacles au bien-être des enfants et au travail des personnels de l’Éducation nationale et des agents communaux », insiste-t-il. Un manque d’investissement public qui n’a que trop duré, dénonce la tête de liste de « Uni.e.s à gauche pour La Seyne ». Et de poursuivre : « Pour nous, l’école publique doit être une priorité absolue du budget municipal, au même titre que la santé, le logement ou les services de proximité. » Cela fait partie des valeurs avec lesquelles les progressistes ne transigent pas. Étant bien entendu qu’« investir dans un groupe scolaire moderne, fonctionnel et écologique, ce n’est pas une dépense mais bien un choix politique en faveur de l’avenir et de l’égalité ».

    C’est pourquoi, dit-il, il s’engage clairement à lancer la construction, sur un même site, d’un nouveau groupe scolaire équipée d’une restauration scolaire permettant de réduire les déplacements, les pertes de temps et la fatigue des enfants. Des bâtiments conçus avec des matériaux durables, dans une logique écologique pourvus bien entendu d’espaces pédagogiques, spacieux, lumineux et bien isolés mais aussi d’une salle d’éducation sportive et physique et de sanitaires t en nombre suffisant.

    Bref, des écoles répondant tout simplement aux besoins des enfants et des personnels. Un projet qui, assure Stéphane Sacco, sera réfléchi avec les enseignants dans « une approche fondée sur la concertation, réunions publiques et ateliers », pour « un véritable service public de proximité, digne des familles du quartier et de la ville ». Sur le délai pour donner corps à cette promesse électorale, le candidat s’engage à mettre en branle le chantier dès le début du mandat dans la transparence.

  • « Solliès-Pont cœur à gauche » bat campagne

    « Solliès-Pont cœur à gauche » bat campagne

    « Notre collectif regroupe des militants associatifs, politiques, des acteurs de la vie sociale et économique et des citoyens guidés par l’intérêt général », annonce l’équipe de Solliès-Pont cœur à gauche. Un large rassemblement qui s’est opéré sur la base des valeurs de justice sociale, de solidarité, d’engagement écologiste et humaniste, qui se réclame de gauche. « Nous voulons mettre en place des politiques locales pour planifier en vue d’atténuer le changement climatique, de le combattre efficacement et de s’y adapter », explique Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes).

    L’élan citoyen

    Mais également, précise Alain Bolla (PCF), « protéger la qualité de vie, garantir un logement décent, l’accès aux soins et une politique de la jeunesse ». Sans compter la transformation des mobilités et l’accélération de la transition écologique et la préservation de la biodiversité. Avec en ligne de mire, entre autres, la protection des ressources en eau et de permettre aux habitants de mieux manger. Bref de travailler de concert, l’écologie, la justice sociale et la solidarité, en s’appuyant sur un bien commun qu’est le service public.

    Tout cela en faisant fonctionner une réelle démocratie de proximité fondée sur la concertation et la participation active des citoyens, avec des budgets participatifs et des conseils de quartiers.

    Des propositions susceptibles de créer « un nouvel élan pour une ville plus citoyenne, plus juste, plus verte et plus solidaire ». L’invitation est lancée pour les rejoindre et coconstruire un avenir en commun.

    Contact : contact@sollies-pont-coeur-a-gauche.fr

  • Des actions pour sortir les jeunes des réseaux dans le Var

    Des actions pour sortir les jeunes des réseaux dans le Var

    La loi narcotrafic du 13 juin 2025 confère de nouveaux ressorts aux préfets : les injonctions d’expulsion des bénéficiaires de logements sociaux impliqués dans le trafic, la fermeture de commerces, et les interdictions de paraître. Un arsenal déjà usité par le préfet du Var, à six reprises dans le premier cas, cinq pour le deuxième, et 22 pour le troisième. Ces mesures administratives complètent un cadre législatif qui a permis la saisine 1,3 million d’euros et de 2,06 millions d’euros de biens immobiliers dans le cadre d’enquêtes judiciaires. Mais aussi de 713 kg de cannabis, 474 de cocaïne, et de près de 17 millions d’euros d’avoirs criminels, notamment.

    Prévention puis sanction

    « Il faut assécher par la base, les consommateurs, par le haut, les avoirs, et par les prestations sociales. En somme, par l’argent », affirme Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon. C’est le sens de la convention signée ce mercredi entre les institutions judiciaires et la CAF du Var. Cette dernière pourra prendre en compte les revenus et patrimoines illicites, et recalculer les prestations, repérer d’éventuels trop-perçus, et établir des sanctions, voire des poursuites. « Cela concerne l’ensemble du foyer, donc aussi les fraudes des mineurs », précise Julien Orlandini, directeur de la CAF du Var.

    Des mineurs qui bénéficient de dispositifs de prévention, notion « qu’il ne faut pas opposer à la répression. Elles fonctionnent ensemble », prône Nicolas Prisse, directeur de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). De nombreuses actions de sensibilisation ont été mises en place, ainsi que deux projets d’accompagnement de jeunes sujets aux addictions et à l’exclusion sociale, institués en 2024 en Provence Verdon et dans les quartiers prioritaires toulonnais. Pour compléter, un dispositif expérimental vient d’être engagé par le Parquet de Toulon, la mairie et la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). À l’intention des jeunes de 13 à 16 ans, il consiste en un accompagnement de six mois, à l’issue duquel la procédure pénale est classée sans suite si le concerné ne récidive pas. Mais dans le cas contraire, le mineur sera, cette fois, poursuivi devant le juge des enfants.